Cividale del Friuli

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Cividale del Friuli
Cividale depuis le Pont du Diable
Cividale depuis le Pont du Diable
Noms
Nom allemand Sibidat
Nom frioulan Cividât
Nom slovène Čedad (Staro Mesto)
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Bandiere dal Friûl.svg Frioul-Vénétie julienne 
Province Udine 
Maire Balloch Stefano
17 mai 2010
Code postal 33043
Code ISTAT 030026
Code cadastral C758
Préfixe tel. 0432
Démographie
Gentilé cividalesi
Population 11 615 hab. (31-12-2010[1])
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 00″ N 13° 26′ 00″ E / 46.1, 13.4333346° 06′ 00″ Nord 13° 26′ 00″ Est / 46.1, 13.43333  
Altitude Min. 135 m – Max. 135 m
Superficie 5 000 ha = 50 km2
Divers
Saint patron Saint Donat
Fête patronale 21 août
Localisation

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Liens
Site web site institutionnel

Cividale del Friuli (en frioulan Cividât) est une commune de la province d'Udine dans la région Frioul-Vénétie julienne en Italie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

C’est la romaine Forum Julii. À proximité de la cité, des fouilles ont permis de découvrir des sites préhistoriques du Paléolithique et du Néolithique, avec de nombreux témoignages de l’âge du fer et de la culture paléo-vénète, sur laquelle se développa la culture celtique à partir du IVe siècle av. J.-C., avec les Carni.

Vers 50 av. J.-C., Jules César, proconsul de Gaule cisalpine, y établit un centre de commerce, un forum, devenu plus tard un municipe rattaché à la tribu Scaptia, qui faisait partie de la 10e région d'Itale. Le lien entre César et cette terre est souligné par le fait que le nom du Frioul dérive justement de Forum Iulii ou forum de César, l'actuelle Cividale del Friuli.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle, après la destruction d'Aquilée de la part des Huns, puis celle de Zuglio de la part des Avars au VIe s., Cividale s’agrandit en nombre d’habitants et d’importance stratégique. Les Lombards arrivèrent en 568, et Cividale fut la capitale du premier duché lombard d’Italie avec Gisulf, neveu de Alboïn. En cette époque, le nom devient Civitas, la cité par excellence, qui deviendra ensuite Cividale. En 610, Cividale est pillée et incendiée par les Avars du khagan Bayan qui, après avoir battu et tué le duc Gisulf II, s'empare de Romilda, femme du duc.
Détruite par les Avars, elle restera un important centre connu sous le nom de Civitas Forumiuliana, pour devenir ensuite un centre militaire et politique de la Vénétie.
Durant le règne du roi lombard Liutprand, elle devient en 737, diocèse et caput Venetiae, héréditaire de Aquilée. Callisto, patriarche d'Aquilée, arrive dans la cité pour fuir les incursions byzantines, suivi de l’archevêque de Zuglio. Le siège du Patriarcat d’Aquilée y restera même après le départ des Lombards.
En 769, s’y tînt le concile qui reconfirma l'indissolubilité du mariage. Sous les Francs, Cividale fut le chef-lieu d'un duché. Le duc du Frioul Bérenger Ier de Frioul devint roi d'Italie (888-924) et puis empereur en 915. Selon la Gesta Hungarorum, les Magyars s'emparèrent de la ville au début du Xe siècle. À partir du IXe siècle, la cité prit le nom de Civitas Austriae, d’où dérive son nom actuel. En 1077 le Patriarcat reçut l'investiture impériale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir du XIIe siècle, Cividale devient une commune libre et le centre d’un important marché ; et depuis ce moment, le plus grand centre politique et commercial de tout le Frioul, au point d’obtenir de l’empereur Charles IV l'ouverture de l’Université en 1353. En 1238 les patriarches se transférèrent à Udine, ce qui entraîna des rivalités et luttes avec cette cité. En 1419, durant la guerre avec Venise, pour chasser les Magyars du roi Sigismond qui l’assiégeait, Cividale se rendit à Venise.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, elle fut l'objet de querelles entre le Saint-Empire romain germanique et la Sérénissime ; en juillet 1509, elle fut assiégée par les troupes impériales du duc de Brunswick, mais les habitants, après d’épiques luttes, réussirent à rompre le siège allemand. Au terme de la guerre, il ne restait que la domination vénitienne.

Avec la paix de Worms (1530), elle perdit le château de Tolmin sur le fleuve Isonzo et les mines de mercure d'Idrija. Dans les siècles suivants, elle subit plusieurs incursions des turcs. Durant la période vénitienne elle fut un centre d’études très renommé.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1797, avec le traité de Campo-Formio entre Napoléon et l'Autriche, Cividale passa à l’Empire Habsbourg, auquel, après une brève période où elle fit partie du napoléonien Royaume d'Italie, elle fut confirmée par le Congrès de Vienne (1815). Entre 1848 et 1866, il y eut la présence d’un vif mouvement risorgimental; en 1866, après la troisième guerre d'Indépendance italienne, fut annexée au Royaume d'Italie avec la Vénètie et le Frioul. Durant la Première Guerre mondiale elle fut le siège, pour une période brève, du commandement de la IIe armée et sera endommagée par les bombardements aériens et fut occupée par les autrichiens à la suite de la défaite à la bataille de Caporetto.

Lieux intéressants[modifier | modifier le code]

Statue de Jules César
  • Ipogeo celtico, catacombes datant de l'époque celtique, ambiance riche de fascinations et de mystères issus des fouilles
  • Oratoire de Santa Maria en Valle (Temple Lombard), ensemble d’architecture et sculptures du haut médiéval.
  • Duomo di Santa Maria Assunta (XVe - XVIe siècle), après l’effondrement de 1502, elle fut reconstruite par l’architecte Pietro Lombardo de Carona (Tessin).
  • Museo Cristiano, contigu au Duomo, il héberge le Baptistère de Callisto (VIIIe siècle) et l'Ara di Rachtis (730-740 environ), chef d’œuvre de la sculpture lombarde
  • Palazzo comunale, construit entre 1545 et 1588, sur un ancien édifice de 1286. À l’intérieur de la cour des fouilles ont mis au jour les restes d’une Domus romaine remontant au Ier-IIe siècle après J.-C.
  • Palazzo dei Provveditori veneti, construit entre 1565 et 1596 sur un projet attribué à Andrea Palladio, il héberge le Museo archeologico nazionale de Cividale del Friuli (objets de l’époque lombarde et médiévale)
  • Maison médiévale, au Borgo Brossana, remontant au XIVe siècle.
  • Ponte del Diavolo avec vue sur le Natisone, que la légende veut qu’il fut construit par le diable en échange de l’âme du premier passant. Mais les habitants auraient dupé le diable en faisant passé en premier un chien.
  • Museo archeologico nazionale qui abrite le fameux psautier d'Egbert (Xe siècle)

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Messa dello Spadone (6 janvier), rite religieux et cortège en costume d’époque pour l’évocation de l’histoire de l’entrée à Cividale du Patriarche Marquardo von Randeck (1366).
  • Gioco del Truc (Pâque), jeu antique et traditionnel qui se déroule sur la place de la cité.
  • Mittelfest (juillet), important rendez-vous international de spectacle.
  • Palio di San Donato (août), évocation historique en costume médiéval, boutiques artisanales, jeux, course pédestre et tir à l’arc, dans une atmosphère médiévale.
  • Fiera di San Martino (novembre), foire à la brocante et antiquité dans les rues du centre historique.
  • Baule del diavolo (la male du diable) chaque quatrième dimanche du mois, brocante et marché aux puces sur la place du centre historique.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Roberto Chiacig, basketteur
  • Paul Diacre (720-799), historien
  • Adelaide Ristori (1822-1906), Actrice théâtrale
  • Vittorio Podrecca (1883-1959), Marionnettiste
  • Fiore dei Liberi (1350-1420), Maître d’armes
  • Leone Morandini dit Leo (1889-1971), Architecte
  • Eugenio Cefis (1921-2004), Président ENI et Montedison
  • Jacopo Stellini (1699-1770), écrivain et philosophe
  • Antonio Mattioni (1880-1961), pionnier de la technique aéronautique

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
13 mai 1985 6 mai 1990 Pascolini Giuseppe Democrazia Cristiana maire
7 mai 1990 23 avr 1995 Pascolini Giuseppe Democrazia Cristiana maire
24 avr 1995 3 dec 1997 Bernardi Giuseppe Liste civique maire
4 déc 1997 14 juin 1998 Colli Edoardo -- commissaire
15 juin 1998 16 avr 2000 Pascolini Giuseppe Liste civique maire
17 avr 2000 22 mai 2005 Vuga Attilio Forza Italia maire
24 mai 2005 16 mai 2010 Attilio Vuga Liste civique maire
17 mai 2010 en cours Balloch Stefano Liste civique maire
Les données manquantes sont à compléter.

Elements de Ministère des Affaires étrangères de l'Intérieur[2]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Rualis, Grupignano, Rubignacco, Gagliano, Purgessimo, Sanguarzo, Spessa, Carraria, Fornalis, San Giorgio

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Corno di Rosazzo, Moimacco, Premariacco, Prepotto, San Pietro al Natisone, Torreano

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]