Abbaye Saint-Philibert de Tournus

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Abbaye Saint-Philibert de Tournus
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Philibert de Tournus
Façade de l'église abbatiale
Présentation
Culte Catholique
Type Monastère
Style dominant Architecture romane
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Commune Tournus
Coordonnées 46° 33′ 50″ N 4° 54′ 38″ E / 46.563889, 4.910556 ()46° 33′ 50″ Nord 4° 54′ 38″ Est / 46.563889, 4.910556 ()  

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Saint-Philibert de Tournus est un ancien monastère bénédictin situé à Tournus, dans le département français de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. De nombreuses parties de ce monastère sont conservées (réfectoire, cellier, cloître, salle capitulaire, etc.), et son église abbatiale est l'un des plus grands monuments romans de France.

Saint-Philibert de Tournus fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 175, les Romains ont implanté un camp fortifié sur le site. Il sert de relais pour les légions et les courriers de l'Empire.
  • En juin 177, début des persécutions contre les chrétiens, en particulier à Lyon. Certains s'enfuient vers le nord, dont un certain Valérien qui s'installe à Tournus. Valérien évangélise à Tournus.
  • En 179, saint Valérien est décapité Il est inhumé à l'emplacement de la crypte actuelle de l'église. Le tombeau du martyr devient alors un lieu de recueillement clandestin pour les chrétiens. On en connaît très peu de chose, et aucun vestige matériel sauf un sarcophage, actuellement déposé dans la crypte. Le site ayant été peu fouillé, on ignore tout des édifices qui ont vraisemblablement occupé une partie de l'assiette de l'abbatiale actuelle entre la fin de l'Antiquité et la fin de la période carolingienne, soit un demi-millénaire.
  • Au IVe siècle, construction probable du premier oratoire sur la tombe du saint après l'édit de tolérance de Milan. (313)
  • Au VIe siècle, Grégoire de Tours mentionne la présence d'un sanctuaire. Le roi de Bourgogne Gontran implante un communauté monastique sur les lieux. C'est un monastère de fondation royale ne dépendant pas des puissances locales.
  • En 731, invasions des Sarrasins qui remontent le Rhône et la Saône. Elles endommagent probablement le monastère.
  • Le 19 mars 875, l'abbaye de Saint-Valérien et ses dépendances ainsi que la ville de Tournus et son castrum sont donnés par l'empereur Charles II le Chauve à la communauté des moines de l'abbaye Saint-Philibert de Noirmoutier. Les moines fuyaient depuis 836 pour se protéger des invasions vikings.
  • En mai 875 Les moines de saint Filibert s'installent à proximité des moines de Saint-Valérien. Ils apportent les reliques de saint Filibert. L'empereur confirme aux moines le privilège d'élire leur abbé.
  • Entre 889 et 1316, les abbés se donnent le droit de battre monnaie.
  • De 928 à 946, abbatiat d'Aimin.
  • En 936 - 937, invasions hongroises qui endommagent les bâtiments.
  • En 960, élection de l'abbé Etienne qui est désigné par tradition comme le premier constructeur de l'abbaye.
  • 979, translation des reliques de saint Valérien du sarcophage à l'autel du fond de la crypte. Le corps de saint Filibert est déposé dans le chœur : un conflit éclate à ce propos avec les partisans de saint Valérien. Le problème est réglé par le dépôt du corps de Valérien dans la crypte.
  • 980 à 1008, abbatiat de Wago.
  • Le 16 octobre 1006, un incendie oblige à faire de nouvelles constructions dans l'abbaye et à restaurer le chevet de l'église. La plupart des bâtiments conventuels datent des XI-XIIe siècles.
  • Entre 1008 et 1028, élection de l'abbé Bernier. Il entreprend la reconstruction en commençant le chevet, les cinq chapelles rayonnantes et le transept avec pour chaque bras une abside semi-circulaire orientée.
  • Le 29 août 1019, consécration du chœur de l'église par les évêques de Chalon et de Mâcon.
  • Entre 1028 et 1056, saint Ardain est élu abbé de Tournus. Il modifie le projet de reconstruction. Il fait entreprendre l'avant-nef (narthex) à l'ouest et construit la chapelle supérieure (Saint-Michel).
  • Entre 1030 et 1033, une terrible famine décime la population.
  • De 1066 à 1108, construction des voûtes de la nef centrale pendant l'abbatiat de Pierre Ier (1066-1105).
  • Avant 1114 et après 1120, abbatiat de Francon de Rouzay.
  • Le 11 février 1120, consécration de nouvelles constructions par le pape Calixte II. Deux tours, une sur la croisée et l'autre au nord de la façade, sont ensuite ajoutées.
  • En 1140, translation des reliques de saint Ardain dans l'église.
  • La salle capitulaire est refaite au XIIIe siècle.
  • En 1339, construction de la chapelle du Saint Sacrement dans le collatéral gauche par Geoffroy de Berzé.
  • En 1425, construction de deux autres chapelles dans le collatéral gauche et de la chapelle Saint-Vincent.
  • Le dimanche 14 avril 1482, passage du roi Louis XI effectuant un pèlerinage vers Saint-Claude[2]
  • Au XVe siècle, le palais abbatial actuel est construit.
  • En 1498, l'abbaye est donnée en commende.
  • En 1562, l'abbaye est saccagée par les Huguenots.
  • L'abbaye est supprimée en 1627. Les moines sont remplacés par un collège de chanoines.
  • En 1722, le sol de l'église est refait.
  • Le collège de chanoines est supprimé en 1785.
  • L'église devient une propriété communale en 1790.
  • En 1802, l'église est restituée au culte.
  • De 1841 à 1851, restauration de l'église par l'architecte Charles-Auguste Questel et reconstruction du portail de la façade occidentale, de l'escalier tournant de la chapelle St-Michel.
  • Entre 1908 et 1915, le service des Monuments historiques font une décapage général de l'intérieur.(architecte Ventre)

Description de l'abbatiale[modifier | modifier le code]

Monument complexe, l'abbatiale de Tournus est constituée d'une crypte, elle-même composée de plusieurs espaces, d'un rez-de-chaussée, comportant chœur à déambulatoire avec quatre chapelles rayonnantes, transept à chapelles orientées, nef à trois vaisseaux augmentée de deux chapelles au nord, et enfin avant-nef à trois vaisseaux également. Cette dernière comporte de plus un étage, à trois vaisseaux se superposant aux précédents. Il y a trois tours, dont deux sont du XIIe siècle, et la troisième plus ancienne encore. Toute l'église est couverte de tuiles creuses, sauf les deux tours du XIIe siècle, qui ont des flèches pyramidales couvertes en tuiles plates. La tuile creuse a régné sur Saint-Philibert dès sa construction. Il en va de même de la plupart des maisons de la ville ancienne de Tournus ; c'est là d'ailleurs que s'arrête, vers le nord, la zone rhodanienne où ce mode de couverture, à pente très faible, est utilisé. Au nord de la ville commencent les toits à forte pente couverts en tuile plate.

La crypte[modifier | modifier le code]

L'accès à la crypte se faisait primitivement par deux escaliers permettant un parcours processionnel à sens unique. Celui du sud ayant été muré, on n'accède plus actuellement que par celui s'enfonçant dans le sol du bras nord du transept. La crypte n'est pratiquement pas enterrée, car l'église est établie sur un terrain descendant vers la Saône. Cette crypte est composée de plusieurs espaces contigus et structurés pour la circulation liturgique ; c'est une des plus anciennes de ce genre.

Peintures murales dans la crypte

Extérieurement, les murs de la crypte sont en petits moellons assemblés avec beaucoup de mortier. Ils renferment des pierres de réemploi et des assises en arête de poisson (opus spicatum). À l'intérieur, des voûtes couvrent la totalité de l'espace de la crypte. À l'exception des chapelles, ces voûtes sont brutes de décoffrage. Le mortier a conservé l'empreinte du couchis de planchettes qui couvrait les moules, et même quelques fragments de bois. Les blocs de moyen appareil blanc que l'on observe dans beaucoup de parties du bâtiment (nef, avant-nef et tous les parements intérieurs de la crypte) pourraient être des remplois d'un état antérieur de l'abbatiale, état dont la crypte pourrait, par ailleurs, être elle-même un vestige.

Au milieu de la crypte se trouve une salle centrale à trois nefs voûtées de même hauteur, portées par deux files de cinq colonnes et les murs de pourtour. Ce voûtement supporte le chœur de l'église. À chaque extrémité, les paires de colonnes galbées sont des réemplois romains de provenance inconnue, retaillés à longueur. Les trois paires de colonnes centrales, cylindriques, en calcaire blanc, sont par contre médiévales. Cette salle est largement ouverte sur un déambulatoire, qui la circonscrit, par cinq portes et deux petites baies. À l'est, dans l'axe, se trouve une de ces cinq portes, de part et d'autre de laquelle sont deux petites niches-absides concaves, évidées dans l'épaisseur du mur de pourtour et percées chacune par une petite baie donnant dans le déambulatoire.

À l'ouest de cette salle, empiétant sous la croisée du transept, se trouve un puits assez profond, qui se trouve au centre topologique de l'église.

Le déambulatoire inférieur est éclairé par quatre baies qui prennent jour entre les chapelles rayonnantes. Il donne accès, par trois ouvertures, à trois chapelles rayonnantes, à l'est. Ces chapelles sont de plan rectangulaire, à chevet plat, et voûtées en berceau. Elles sont éclairées chacune par une fenêtre axiale. La chapelle axiale renferme aujourd'hui le sarcophage attribué à Valérien, martyr du IIe siècle, dont les reliques ont été détruites par les Protestants au XVIe siècle. Ce sarcophage ne comporte aucune inscription ni décoration. Le couvercle manque. Dans les sections droites du déambulatoire se trouvent, au nord comme au sud, deux portes donnant accès à un couloir, parallèle au déambulatoire, reliant entre elles deux chapelles exiguës : celles situées à l'ouest sont au-dessous des chapelles orientées du transept. Les deux couloirs et ces quatre chapelles sont éclairés chacun par une petite baie. Au total il y a donc, au niveau de la crypte, 7 chapelles, toutes accessibles par le déambulatoire inférieur.

Le chœur[modifier | modifier le code]

Le chœur reprend le plan de la crypte. Il y a donc également, autour du sanctuaire, un déambulatoire, autour duquel rayonnent cinq chapelles. Sauf le cul-de-four de l'abside et la coupole de croisée, tout ce niveau (transept, chœur, déambulatoire et chapelles) est voûté de berceaux plein cintre.

Les chapelles, étant superposées à celles de la crypte, sont donc également à chevet plat. La chapelle axiale, autrefois dédiée à Saint-Pourçain, est aujourd'hui la chapelle Saint-Philibert. Elle est fermée par de lourdes grilles, qui protégeaient jusqu'à récemment les reliques du saint patron. À la fin du XXe siècle, la tête trépanée de Saint Philibert a été volée ; nous espérons qu'elle sera un jour restituée à sa vénérable sépulture de Tournus. Depuis la dernière restauration de 2000, les reliques subsistant de Filibert ont retrouvé, dans le sanctuaire, la place qui a sans doute été la leur pendant une partie du moyen âge. Elles sont enfermées dans une châsse moderne.

À la gauche de la chapelle axiale est la Chapelle Saint-Joseph. À sa droite, la Chapelle du curé d'Ars, autrefois Chapelle Saint-Pierre. La petite Chapelle nord est aujourd'hui la Chapelle de l'Agonie. Sa correspondante, au sud, sert de sacristie.

Le déambulatoire supérieur est superposé à celui de la crypte ; partant du transept, il longe les deux travées droites du chœur, décrit un demi-tour et retourne au transept. La paroi interne de sa partie courbe est formée d'un muret sur lequel se développe l'arcade du rond-point du chœur ; la paroi externe comporte une banquette, interrompue par les entrées des chapelles rayonnantes, banquette sur laquelle reposent des colonnes plaquées à la muraille et portant une arcature. Cette arcature encadre alternativement les baies d'éclairage direct du déambulatoire et les ouvertures des chapelles. Cette partie est attribuée au début du XIe siècle et les chapiteaux de l'arcature sont d'un style corinthisant archaïque. Les chapiteaux du rond-point ont été pour leur part très restaurés au XIXe siècle.

Mosaïque (détail)

Le sol du déambulatoire supérieur était recouvert d'une splendide mosaïque (fin du XIIe siècle) représentant les signes du zodiaque et les mois de l'année en alternance, symbolisés dans des médaillons circulaires. Ce somptueux revêtement du sol a été usé par la circumambulation des pèlerins autour des reliques. Il suit le parcours du soleil, les médaillons du printemps étant à l'est, ceux de l'été au sud, et indique donc le sens de circulation. Son état nécessita, assez tôt, des réparations, puis finalement il disparut sous un dallage de pierre. Cette mosaïque fut signalée une première fois en 1722 lors de la réfection de ce dallage ; elle fut redécouverte en 2000 lors de travaux d'électricité. Elle est aujourd'hui mise en valeur et observable à partir d'une passerelle la surplombant. Seule une petite partie des motifs est conservée : quatre médaillons sur les 24 que devait constituer l'ensemble complet.

Le chœur reçoit l'éclairage direct grâce à un étage supérieur (1110-1120), surplombant le toit du déambulatoire et des chapelles. Cet étage est beaucoup plus travaillé, comportant des frises et corniches sculptées du début du XIIe siècle, fortement apparentées à la partie correspondante de l'église Saint-Martin d'Ainay à Lyon. Ce rehaussement du chœur a nécessité l'ajout, à l'extérieur, de grands et larges arcs de contrefortage le long des deux travées droites de chœur. Sur l'abside, on note aussi des contreforts-colonnes supportant une frise d'arceaux formant corniche.

À l'extérieur, les parties anciennes des murs, soit du sol jusqu'au haut du premier niveau du chœur, sont en maçonnerie grossière avec beaucoup de mortier et des assises d' opus spicatum. À l'inverse, la partie haute, du XIIe siècle, est en moyen appareil de pierre de taille blanc comportant un opus sectile rouge et blanc formant une frise de carrés sur pointe, apparentée aussi à l'église de Saint-Martin d'Ainay. À l'intérieur, la rénovation récente a rétabli le badigeon, interdisant la lecture des maçonneries sous-jacentes, mais une grande partie de celles-ci avaient déjà été remplacées au XIXe siècle par l'architecte Questel.

Le transept[modifier | modifier le code]

Les quatre sobres piles cruciformes de la croisée ne sont pas originales. Elles ont été presque entièrement reprises, et notamment entre 1846 et 1849, à un moment où la coupole a bien risqué de s'effondrer. Les demi-colonnes engagées montant jusqu'aux arcs ont parfois été coupées en partie basse et reprises par des consoles, pour permettre l'installation de grilles (XVIIe siècle) qui ont aujourd'hui disparu. La croisée est coiffée d'une tour-lanterne. L'étage des baies de cette tour-lanterne est somptueusement orné d'une quantité de colonnettes en délit. Cet étage est surplombé par une coupole hémisphérique sur trompes qui clôt l'espace intérieur de l'église, tout en ménageant un oculus prévu pour hisser des cloches au-dessus.

Croisée du transept, vue vers le sud

La tour de croisée, du XIIe siècle, aujourd'hui désaffectée et inaccessible, a donc été un clocher, dont les six cloches furent volées en 1562 par les Calvinistes. Ses façades expriment le plein épanouissement de l'art roman. Ses trois étages ont été construits au cours de chantiers différents, au long du XIIe siècle. Les deux du haut, largement ouverts de trois baies par face, sont finement décorés de frises, chapiteaux etc comportant des motifs antiquisants : palmettes et surtout pilastres cannelés. Le répertoire formel est assez proche et contemporain de Cluny III. Le dernier étage introduit des jeux de bichromie rouge-blanc.

Les deux bras du transept sont fort différents l'un de l'autre.

Le bras nord du transept est séparé du bas-côté nord de la nef par un mur diaphragme percé d'une arcade modeste au rez-de-chaussée, surmontée d'un arc légèrement brisé à double rouleau, et de deux baies géminées en plein cintre au-dessus, le tout d'une sobriété totale, sans chapiteaux ni colonnettes, avec de simples impostes. Cette sobriété se prolonge sur le mur occidental. Un système différent règne du côté sud. La façade nord a été remplacée à l'époque gothique par une immense baie à remplages.

La chapelle orientée du bras nord du transept, chapelle de Saint Ardain, donne la liste et les dates d'abbatiat de tous les abbés de Tournus depuis 875 jusqu'à la dissolution du monastère.

Le bras sud du transept a été plusieurs fois modifié et constitue un casse-tête archéologique. Il est empâté dans des constructions adjacentes et possède des ouvertures, aujourd'hui murées, disposées d'une façon étrange. Il est séparé du bas-côté sud de la nef par un très haut arc à double rouleau reposant sur deux colonnes engagées à socles, bases et chapiteaux. Le socle de celle du sud porte une inscription se développant sur deux faces : RENCO ME FECIT.

La chapelle orientée du bras sud du transept est dédiée au Sacré-Cœur.

La nef[modifier | modifier le code]

Le plan de la nef ressemble beaucoup à celui de la salle centrale de la crypte. La nef de l'abbatiale Saint-Philibert est une vaste salle haute, aérée et lumineuse. Elle est subdivisée en cinq travées dans le sens est-ouest, et en trois vaisseaux dans le sens nord-sud. Toutes les maçonneries verticales, autrefois enduites d'un mortier de chaux et badigeonnées ou peintes, ont été décapées au début du XXe siècle par l'architecte Ventre, et les pierres apparentes jointées. Bien qu'inauthentique, ce décapage, conservé encore aujourd'hui, permet à tout le moins une lecture archéologique des murailles.

La maçonnerie est surtout composée de petit moellon calcaire, avec, dans une partie des surfaces, des bandes horizontales de moyen appareil blanc ressemblant à celui de la crypte.

Le système structurel adopté, outre les murailles extérieures nord et sud, utilise des supports verticaux constitués de colonnes rondes libres ou de demi-colonnes engagées. Ces supports sont uniquement montés en petits moellons, et n'ont pour bases et chapiteaux que de modestes débords, simple en bas, double en haut, eux-mêmes réalisés en petite maçonnerie. Il n'y a aucun chapiteau, aucune partie de pierre de taille. Les trois nefs sont subdivisées entre elles par deux grandes arcades montant des piliers ronds. Les arcs qui composent ces arcades ne sont pas en plein cintre. Ils sont surhaussés à leur naissance tandis qu'ils sont légèrement déprimés au sommet. Leur courbure se rapproche de l'arc en chaînette. Le choix de ce profil d'arc est unique dans l'art roman. Ces deux grandes arcades portent les murs du vaisseau central, percés à chacune des cinq travées d'une baie en plein cintre qui procure beaucoup de lumière, tant par sa dimension que par sa position très élevée.

Les murs extérieurs ont de très grandes baies, vraisemblablement élargies après coup, et qui éclairent abondamment les bas-côtés. Ces bas-côtés sont fort élevés et voûtés d'arêtes. Ces voûtes d'arêtes présentent également un cintre se rapprochant des grandes arcades.

Le vaisseau central est surélevé par des murs portés par les grandes arcades. Des impostes des piliers ronds montent en outre des demi-colonnes engagées dans ces murs. Ces demi-colonnes engagées ont des chapiteaux monolithiques de calcaire blanc, mais ceux-ci ne sont pas sculptés, à l'exception d'un seul. Des chapiteaux de ces demi-colonnes partent de grands arcs diaphragmes à double rouleau, en moyen appareil soigné et apparent, qui articulent les cinq travées de la nef. Du côté de l'avant-nef, le premier arc diaphragme est remplacé par un simple arc de décharge, alors que du côté du chœur le dernier arc diaphragme est identique aux précédents.

Voûtes en berceau en plein cintre transversales

Les arcs diaphragmes portent des murs transversaux formant bahut pour cinq berceaux transversaux, lesquels couvrent le haut vaisseau. Les clés de ces berceaux plein cintre culminent à quelque 18 mètres. L'absence de poussées latérales a permis l'ouverture des baies hautes mentionnées plus haut, sans le concours de contreforts extérieurs ou de tirants. Ces cinq berceaux transversaux se contrebutent mutuellement à leur ligne de contact, sauf ceux des extrémités qui poussent au vide et sont contrebutés par la partie sommitale de l'avant-nef à l'ouest, et par la tour-lanterne de l'autre côté. Ce système de voûtement singulier a procuré à lui seul une place éminente à l'abbatiale de Tournus dans l'histoire de l'architecture médiévale, car il est presque un cas unique, mais, réalisé avec virtuosité et précision, a démontré une très grande stabilité depuis sa construction. Ce système de voûtement nécessite d'être ensuite couvert par un toit soutenu par une charpente, celle-ci réduisant la forme complexe constituée par les extrados des berceaux en une simple bâtière. Il y a neuf fermes de charpente, deux entraits traversant l'édifice de part et d'autre de chaque mur bahut.

Le tracé régulateur de la nef est d'une grande simplicité. On a utilisé un module de 185 cm, correspondant à la taille d'un homme grand, et équivalent à la toise de Besançon. De centre à centre des colonnes rondes, chaque travée de la nef centrale fait 4 toises de large et 3 toises de long. Les bas-côtés ont des compartiments de plan carré, de 3 x 3 toises. La hauteur des colonnes rondes, du socle à l'imposte, est de 5 toises. Le triangle dit égyptien (triangle rectangle de côtés 3 - 4 - 5) forme donc le principe organisateur de la nef, avec probablement des prolongements tant symboliques que pratiques, pour le maître-maçon. Enfin, en comptant 8 toises au-dessous des clés des grands arcs diaphragmes, on arrive à quelques centimètres en dessous du sol actuel, avec 1 % seulement d'écart entre le plus haut et le plus bas de ces arcs. Relevons enfin que les demi-colonnes qui portent ces arcs font une toise de hauteur.

Des énigmes subsistent dans la nef de Tournus. Les sutures de la nef avec l'avant-nef à l'ouest et avec le transept à l'est sont complexes. Elles s'expliquent notamment par le phasage des travaux : il a fallu constamment disposer d'une sanctuaire utilisable alors que d'autres parties étaient en chantier. Mais on retrouve, étrangement, ce même système de sutures asymétriques dans la salle centrale de la crypte. La nef est aujourd'hui un espace aéré, mais il faut se rappeler qu'elle a été autrefois encombrée notamment par deux escaliers droits très importants qui donnaient accès à l'étage de l'avant-nef. La reconstitution de celui du nord reste problématique, car les chapelles nord sont en théorie plus anciennes que la démolition de cet escalier.

L'avant-nef[modifier | modifier le code]

L'avant-nef ou narthex est construite à l'ouest de la nef. C'est un bâtiment qui est à la fois moins large et légèrement plus élevé que la nef.

À l'extérieur, on observe une maçonnerie de petit appareil ocre avec insertion de rangs de moyen appareil blanc, mais d'une manière relativement irrégulière. Les façades sont composées d'un jeu complexe de lésènes et de frises d'arceaux (bandes lombardes) jouant avec les ouvertures. On observe des irrégularités inexplicables dans cette composition, et notamment dans la relation entre la composition murale et les baies. Seules les façades ouest et nord, donnant sur la place, peuvent être appréhendées dans leur ensemble. La façade sud est en partie masquée par deux locaux qui la flanquent, l'actuel vestibule et l'ancien chauffoir, aujourd'hui musée lapidaire.

Voûtes de la chapelle Saint-Michel

L'élévation de l'avant-nef comporte un rez-de-chaussée, faisant actuellement fonction d'espace d'accueil, librement ouvert sur la nef et le sanctuaire. Au-dessus, une salle de même superficie, actuellement dénommée chapelle Saint-Michel. Surplombant cette chapelle aux angles sud-ouest et nord-ouest, deux tours, dont l'une, celle du nord, a été surélevée au XIIe siècle par l'adjonction d'un beffroi.

Le rez-de-chaussée de l'avant-nef est une salle de plan rectangulaire subdivisée en trois vaisseaux de trois travées chacun. Cette salle est peu éclairée, et compte 7 portes dont deux sont aujourd'hui murées. La grande porte occidentale, au milieu de la façade, est une recomposition du XIXe siècle. Le sol est un dallage de pierre comportant beaucoup de dalles funéraires datant des XIIe au XVIIIe siècle. Quatre d'entre elles, en outre, sont de forme circulaire et deux sont ovales.

Les supports du voûtement de pierre sont, comme dans la nef, des colonnes rondes et des demi-colonnes engagées dans les murs de pourtour. Tout est construit en petit moellon, y compris les arcs, où le choix de matériaux plats et calibrés de couleur rose semble vouloir imiter la brique. Les piliers n'ont pas de socle, plongeant directement dans l'actuel dallage de pierre, mais il semble bien que le sol primitif ait été nivelé au XVIIIe siècle par un remblai, à env 55-60 cm au-dessus du niveau primitif. Les socles seraient donc immergés dans le sol actuel, et l'impression faussée, la salle étant primitivement plus haute. Les piliers se terminent en haut par de simples impostes à double ressaut. Tous les arcs sont en plein cintre.

En raison de la présence d'un étage, toutes les voûtes de ce rez-de-chaussée culminent pratiquement à la même hauteur. Sur les bas-côtés règnent des berceaux transversaux alors que la nef centrale est voûtée d'arêtes. Le système de voûtement est donc inversé par rapport à la nef, décrite ci-dessus. Le contrebutement ouest est assuré par le poids de l'étage, sans contrefortage. Des contrebutements nord et sud seraient inutiles, car les voûtes en berceaux transversaux ne poussent pas dans ces directions. À l'est, un massif surépaississant et le poids des murailles jouent la même fonction.

La suture avec la nef est énigmatique. Au centre se trouve une grande porte, construite entièrement en moyen appareil blanc, dont les vantaux de bois ont disparu, mais dont les gonds subsistent. Sur les côtés, deux passages largement ouverts ne conservent par contre pas de trace évidente d'un système de fermeture. À noter également que les piles engagées dans ce mur le traversent de part en part et font saillie au fond de la nef. Sur les voûtes subsistent des peintures, toutes postérieures à la construction.

Ce rez-de-chaussée est un pastiche, c'est-à-dire une copie, à échelle réduite (environ 1 : 5e), de la célèbre basilique de Maxence construite à Rome vers 310-320. La réplique est exacte en ce qui concerne les proportions, tant en plan qu'en élévation, sauf pour la hauteur des bas-côtés. Cette dernière a, en effet, dû être portée presque à la hauteur du vaisseau central, pour recevoir le sol de l'étage. Il y a par contre transposition complète en ce qui concerne les matériaux, puisque la basilique de Maxence était faite de béton parementé de brique et recouvert d'un immense opus sectile de marbre, tous matériaux remplacés à Tournus par la seule pierre calcaire enduite à la chaux et recouverte de badigeons. Le système de voûtement (décrit ci-dessus) est également repris de la basilique de Maxence, ainsi que le contre-butement par des tours du côté ouest. Mainte fois copiée jusqu'à notre époque, la basilique de Maxence ne l'a toutefois jamais été aussi littéralement qu'à Tournus. La présence à Tournus d'une réplique de la basilique de Maxence et Constantin s'explique selon toute probabilité par la croyance, alors bien établie, que la vision céleste apparue à l'armée de Constantin, suivie d'un rêve nocturne de ce dernier, avait eu lieu en 312 aux environs de Chalon-sur-Saône, alors que Constantin descendait sur Rome pour en découdre avec son rival[3]. Ce tournant décisif dans l'histoire du christianisme, s'étant produit à Chalon, rehaussait d'un éclat tout particulier les premiers évangélisateurs de cette région, saint Marcel et saint Valérien.

L'étage, dénommé chapelle Saint-Michel, surplombe la salle du rez-de-chaussée. Il est largement éclairé par une série de meurtrières à large ébrasement intérieur, puis, dans les murs du vaisseau central, par de grandes fenêtres en plein cintre. Le même système de piliers et demi-piliers ronds que dans la nef et dans la salle inférieure se retrouve ici, sauf aux quatre angles. Le vaisseau central, plus élevé qu'au rez-de-chaussée (12,35 m contre 7,30 m), est voûté en berceau plein cintre, alors que les bas-côtés sont partiellement voûtés en demi-berceaux. La travée ouest, surplombée par les tours, n'est voûtée qu'au vaisseau central.

Orgue

Le mur est de la chapelle Saint-Michel est complexe. Au centre, une cloison de bois moderne donne accès à l'orgue. À son emplacement se trouvait autrefois une abside en encorbellement sur la nef, dont seule la console subsiste : elle a été réutilisée pour appuyer le buffet d'orgue du XVIIe siècle et est totalement noyée par celui-ci. Cette abside est encadrée par un arc triomphal (dit « arc de Gerlannus ») qui paraît rapporté, car il ne supporte rien, et qui comprend des éléments sculptés : deux colonnes avec bases et chapiteaux ainsi que, au-dessus, une plaque portant une inscription. De part et d'autre de cet arc s'ouvrent deux baies géminées en plein cintre avec colonnettes, permettant de voir dans la nef comme depuis une tribune. Aux angles de cette façade Est de la chapelle se trouvent les portes d'accès primitives. Pour rattraper autant que possible les bas-côtés de la nef, qui est plus large, les embrasures de ces portes rognent même dans l'extrémité des murs latéraux. Au-dessus de l'arc triomphal se trouve une galerie de bois à double étage, avec des portes donnant accès à l'orgue et au comble de la nef.

En dépit de son aspect actuel, désaffecté et dépouillé, la chapelle Saint-Michel est construite de manière très savante. On y dénote un emploi raffiné des porte-à-faux : pour éviter leur déversement en rez-de-chaussée, les quatre piliers ronds ne sont pas exactement superposés à ceux d'en dessous ; les voûtes s'appuient sur des corniches à modillons, rétrécissant ainsi un peu leur portée ; et même l'arc de Gerlannus s'appuie partiellement sur les voûtes du rez-de-chaussée au lieu d'être superposé au mur de séparation nef - avant-nef. Par ailleurs, le voûtement en berceau du haut vaisseau ne semble pas avoir été prévu au départ, puisqu'aucun contrefortage n'a été mis en place, à l'extérieur, pour lutter contre le déversement d'une voûte. Ce problème a été résolu par la pose de tirants en bois de chêne reliés à des ancres métalliques. Dans la travée ouest, le poids des tours suffit à remplacer l'action des tirants. Bien que les demi-berceaux contrebutassent beaucoup trop bas les poussées obliques du berceau central et que de grandes baies eussent été hardiment ménagées dans les murs porteurs de la voûte en berceau, la construction de la chapelle s'est avérée, grâce notamment aux tirants, d'une extraordinaire stabilité jusqu'à aujourd'hui. Il n'y a aucune charpente : la couverture est posée à même les voûtes, sur les demi-berceaux des bas-côtés comme sur le berceau central. Sans relation architectonique avec la basilique de Maxence, la chapelle Saint-Michel pourrait par contre, par hypothèse, évoquer l'abbatiale de Noirmoutier, où se trouve le tombeau de Saint Philibert, qui y est décédé en 685.

En haut des deux tours se trouvaient deux salles hautes voûtées et très largement éclairées par pas moins de dix baies chacune (trois sur chaque grand côté et deux sur chaque autre). La voûte de la salle haute de la tour sud s'est écroulée suite aux exactions des Protestants en 1562. Elle reposait, comme celles de la chapelle Saint-Michel, sur une corniche en saillie, toujours visible. Ces salles hautes, accessibles par des escaliers de bois, peuvent-elles avoir été primitivement des chapelles dédiées aux archanges, comme celles de Cluny III ?

Au XIIe siècle, la tour nord a été surélevée par la construction du clocher rose. De plan carré, ce clocher, greffé sur une tour de plan oblong, se trouve, du côté est, en porte-à-faux sur un arc. Un vestige de l'ancienne tour continue de couvrir l'espace restant. La couleur rose du clocher de façade provient du matériau utilisé pour ses façades, le "marbre" de Préty. Le premier étage est composé sur chaque face de deux baies géminées surmontées d'archivoltes et encadrées par des pilastres. L'étage sommital reprend le rythme ternaire du clocher du chœur. Richement orné de pilastres, modillons et colonnettes en délit, il comprend de plus des cariatides d'angle et deux statues-colonnes. Ces sculptures ont un canon très allongé, parce qu'elles sont appelées à être vues en forte contre-plongée. Les deux statues-colonnes formant meneau entre les baies représentent les deux saints honorés à Tournus. Les statues originales ont été déposées en raison de leur état, et on peut les admirer de près dans le chauffoir. Au nord, Saint Philibert est reconnaissable à son bâton abbatial, qu'il tient de la main droite. Le visage est austère et émacié, les yeux forés au trépan. Au sud se tient saint Valérien, reconnaissable à la palme du martyre. Le visage de Valérien paraît emprunter à celui de la célèbre statue équestre en bronze de Marc-Aurèle, qu'on croyait au moyen âge être celle de Constantin. À noter que les deux saints sont représentés côte à côte et sur un pied d'égalité. Saint Filibert est logiquement placé au nord alors que Valérien, venu de Lyon, est au sud. À noter aussi l'absence iconographique de Saint Ardain, ancien abbé du monastère, constructeur au XIe siècle d'une partie de l'abbatiale.


Classé Monument Historique dès 1844, le bâtiment connut depuis d'incessantes campagnes de restauration : Questel (1845-1850), Ventre (1908-1915). Ce dernier eut l'idée de faire disparaître les enduits qui protégeaient la totalité des surfaces et de supprimer également les derniers tirants (poutres) de bois qui, dans la nef, rigidifiaient les grandes arcades ainsi que les doubleaux des bas-côtés, depuis la construction.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Cloître[modifier | modifier le code]

Salle capitulaire[modifier | modifier le code]

Bâtiments conventuels[modifier | modifier le code]

Réfectoire[modifier | modifier le code]

Cellier[modifier | modifier le code]

Terriers, dépendances[modifier | modifier le code]

(liste non exhautive)

Abbayes[modifier | modifier le code]

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

  • 875-886 : Geilon ou Gilon de Tournus, fut également évêque de Langres.
  • 886-893 : Blitgaire
  • 893-899 : Gautier
  • 899-915 : Hervé I
  • 915-924 : Guicherand
  • 924-941 : Hervé II
  • 941-948 : Aymon
  • 948-970 : Hervé III
  • 970-981 : Etienne I
  • 981-1007 : Eudes
  • 1007-1019 : Guagon
  • 1019-1028 : Bernaire
  • 1028-1056 : saint Ardain
  • 1056-1064 : Guillaume I
  • 1064-1066 : Gérard I
  • 1066-1108 : Pierre I
  • 1108-1114 : Guillaume II
  • 1114-1125 : Francon de Rouzay
  • 1125-1132 : Théodrad
  • 1132-1171 : Pierre II Hugon de Bellefort
  • 1171-1179 : Letbald
  • 1179-1197 : Gérard II
  • 1197-1200 : Josserand
  • 1200-1202 : Bernard I
  • 1202-1207 : Etienne II
  • 1207-1211 : Pons
  • 1211-1217 : Pierre III
  • 1217-1223 : Guichard I
  • 1223-1250 : Bérard
  • 1250-1260 : Renaud
  • 1260-1271 : Hugues I
  • 1271-1287 : Jean I de Montbelet
  • 1287-1306 : Jean II de Lugny
  • 1306-1312 : Henri de Sénecey
  • 1312-1327 : Nicolas
  • 1327-1330 : Gérard III d’Archies
  • 1330-1343 : Thibaud
  • 1343-1344 : Gérard IV
  • 1344-1351 : Archambaud
  • 1351-1364 : Pierre IV de Cros
  • 1364-1369 : Hugues II de Chiverey
  • 1369-1373 : Jean III Lefebvre
  • 1373-1375 : Bernard II de La Tour d’Auvergne
  • 1375-1377 : Pierre V de Cros
  • 1377-1379 : Bertrand Robert
  • 1379-1413 : Amédée de Courgenon
  • 1413-1427 : Louis I de La Palud de Varambon
  • 1427-1431 : cardinal Louis II de La Palud de Varambon
  • 1431-1471 : Hugues III de Fitigny
  • 1471-1498 : Jean IV de Toulongeon
  • 1498-1530 : Robert Ier de Lenoncourt
  • 1530-1537 : Robert II, cardinal de Lenoncourt
  • 1537-1547 : François Ier, cardinal de Tournon
  • 1547-1553 : Jacques de Tournon
  • 1553-1574 : Louis III de Lorraine, cardinal de Guise[réf. nécessaire]
  • 1574-1630 : François II, cardinal de La Rochefoucauld
  • 1630-1646 : Charles de Rochechouart de Champdeniers
  • 1646-1660 : Louis IV de Rochechouart de Champdeniers
  • 1660-1715 : cardinal Emmanuel-Théodose de La Tour d’Auvergne de Bouillon
  • 1715-1743 : André-Hercule de Fleury
  • 1743-1745 : Vacance
  • 1745-1779 : Jean V Gilles du Coëtlosquet des Isles
  • 1779-1785 : Vacance

Source : Gallia Christiana

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00113488 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI, Librairie Renouard, Paris 1909.
  3. J.-P. Desroches, Le Labarum, étude critique et archéologique..., Paris, Honoré Champion, 1894, fait notamment le point sur cette question

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Henriet, Saint-Philibert de Tournus. L'œuvre du second maître, la galilée et la nef, p. 101-164, Société française d'archéologie, Bulletin monumental, 1992, no 150-2 Lire en ligne
  • Raymond Oursel - Bourgogne romane, p. 67-94, (7e édition) - Éditions Zodiaque - La Pierre-qui-Vire - 1979.
  • Archives Nationales, (1627) - LL.1013.
  • Gérard Denizeau - Histoire visuelle des Monuments de France - Larousse - Paris - 2003 - pp. 44-47 - ISBN 978-2-03-505201-8

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]