Sarrancolin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sarrancolin
Le village de Sarrancolin
Le village de Sarrancolin
Blason de Sarrancolin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton d'Arreau
Intercommunalité Communauté de communes d'Aure
Maire
Mandat
Francis Bossuat
2014-2020
Code postal 65410
Code commune 65408
Démographie
Gentilé Sarrancolinois
Population
municipale
586 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 03″ N 0° 22′ 41″ E / 42.9675, 0.378055555556 ()42° 58′ 03″ Nord 0° 22′ 41″ Est / 42.9675, 0.378055555556 ()  
Altitude 630 m (min. : 600 m) (max. : 1 890 m)
Superficie 32,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte administrative des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Sarrancolin

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Sarrancolin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sarrancolin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sarrancolin
Liens
Site web Le site de la mairie
Autre blason de Sarrancolin.

Sarrancolin est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont les Sarrancolinois et les Sarrancolinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sarrancolin, qui est traversée par le D 929, se situe en vallée d'Aure, au bord de la rivière la Neste au début du canal de la Neste, à 18 km de Lannemezan et à 7 km d'Arreau, son chef-lieu de canton ; à 50 km de l'Espagne, à 136 km de Toulouse, 88 km de Pau et 82 km d'Auch et 50 km de Tarbes. La ville est au pied du col de Beyrède, qui donne accès à la vallée de Campan et du col d'Estivère qui permet, quant à lui, la liaison avec la vallée du Haut Nistos.

Son territoire s'étend de part et d'autre de la vallée, et entoure complètement vers l'est celui d'Ilhet; il atteint ainsi le pic du mont Aspet (1 849 m) qui domine la Barousse ; une petite station de ski dite de Nistos-Cap Nestès a été aménagée sur cette partie orientale du territoire de Sarrancolin, mais son accès se fait par Nistos. La commune de Beyrède-Jumet, qui a eu 650 hab. en 1831 mais se dépeuple encore (-18 hab. de 1999 à 2004), s'étend vers l'ouest et héberge la troisième route en direction de Bagnères par le col de Beyrède, un peu plus bas que l'Aspin (1 417 m). Au-dessus s'élève le signal de Bassia (1 921 m), d'où l'on a une vue étendue, au nord vers les Baronnies, au sud sur la haute chaîne pyrénéenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sarrancolin, bourg médiéval et fortifié, a été longtemps réputé pour son marbre. Sarrancolin s'est développée autour d'un prieuré bénédictin, dont l'existence est attestée dès le XIe siècle par un acte de donation d'Arnaud, comte d'Aure. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Simorre, et était le siège de lieutenance royale et a longtemps donné à la ville le privilège d'être la capitale des quatre vallées (Aure, Neste, Barousse, Magnoac). L'église paroissiale Saint-Ébons, des XIe et XIIe siècles, est contiguë aux vestiges du prieuré dont il reste quelques éléments à l'extérieur.

Contrairement à ce qui a pu être dit, la vallée d'Aure n'a jamais été une voie empruntée par les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle en suivant cette fameuse mais bien hypothétique Ténarèze dont il est depuis longtemps prouvé qu'elle n'a jamais existé[réf. nécessaire].

La tradition industrielle de la ville remonte à la période d'extraction des marbres, au XVIIe siècle. Sur les gisements Beyrède, Ilhet et Sarrancolin. Ces marbres, déjà exploités par les Romains, furent utilisés par Mansart et le duc d'Antin pour la décoration du Petit Trianon du château de Versailles, des châteaux de la Loire, de l'Opéra Garnier à Paris, des hôtels particuliers, et plus récemment, dans les années trente, de l'entrée de l'Empire State Building de New York.

De cette première période industrielle, a fait suite l'implantation de verreries, de fabriques de chapelets avec le buis des vallées adjacentes, de nombreux métiers liés au fil de l'eau, moulins, scieries, filatures.

La configuration géologique de la vallée d'Aure et son verrou glaciaire ont rendue possible, dans les années 1860, la prise d'eau du canal de la Neste qui permet d'alimenter les rivières de Gascogne qui prennent naissance sur le Plateau de Lannemezan. Plus récemment encore, en 1890, la vallée se dote d'un chemin de fer,(abandonné depuis les années 1995 au bénéfice du transport par camion), ligne de Lannemezan à Arreau - Cadéac et gare de Sarrancolin, en direction d'Arreau, grâce aux équipements hydroélectriques du fond de vallées, permettant l'installation d'unités industrielles métallurgiques. Ainsi, au début du XXe siècle, apparaissait la fabrication d'abrasifs de corindon, qui se poursuit actuellement à Beyrède, et qui a influencé considérablement le développement de Sarrancolin et des villages environnants.

Cet impact se retrouve encore en observant l'architecture du bâti tout au long de la traversée de la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à 3 fleurs de lis d'argent[1].
Commentaires : Ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Robert Marquié Parti socialiste Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 586 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
664 821 929 1 492 1 114 1 091 1 079 1 113 1 086
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 016 968 959 896 884 774 733 733 624
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
530 576 564 785 751 832 733 836 888
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 013 1 008 868 772 684 689 660 655 590
2011 - - - - - - - -
586 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune a eu deux pics de population, l'un vers 1 500 hab. en 1820, l'autre à 1 000 dans les années 1960 ; elle perd quelques habitants depuis (-30 entre 1999 et 2005).

Économie[modifier | modifier le code]

Le principal employeur est l'usine Alcan de Beyrède, spécialisée dans les produits abrasifs (corindon) et réfractaires, qui emploie un peu plus de 100 personnes dans une usine créée en 1906.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Sarrancolin possède l'une des dernières filatures artisanales du département des Hautes-Pyrénées. On y trouve également deux scieries de type traditionnel fermées depuis 10 ans.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

 

Église de Sarrancolin
  • La chapelle d'Esplantats, au nord de la ville, fut construite au Xe siècle. Devenue bien national en 1789, l'ouverture de la route impériale nécessita sa démolition. Sa reconstruction date de 1877. Son nom viendrait du fait que lors d'une bataille les morts furent si nombreux que les corps ont été enterrés "debout" (Esplantats = Les Plantés).
  • La Porte Sainte-Quitterie, au sud de la ville, est une tour carrée dont une voûte en plein cintre offre le passage. Elle supporte le blason de France et une date : 1530, à peine lisible, martelée à la Révolution.
  • La prise d'eau du Canal de la Neste se fait à Sarrancolin. C'est le point de départ de tout le système Neste, qui alimente les 17 rivières des coteaux de Gascogne.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

École maternelle, école primaire, centre de loisirs, bibliothèque

Santé[modifier | modifier le code]

Groupe médical, pharmacie, infirmières, ambulances

Sports et Loisirs[modifier | modifier le code]

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Passion Bigorre
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :