Laborde (Hautes-Pyrénées)

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Laborde
Image illustrative de l'article Laborde (Hautes-Pyrénées)
Blason de Laborde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton de Barthe-de-Neste
Intercommunalité Communauté de communes Neste Baronnies
Maire
Mandat
Hélène Duthu
2014-2020
Code postal 65130
Code commune 65241
Démographie
Gentilé Labordais, Labordaises
Population
municipale
96 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 03″ N 0° 18′ 02″ E / 43.0342, 0.300643° 02′ 03″ Nord 0° 18′ 02″ Est / 43.0342, 0.3006  
Altitude Min. 416 m – Max. 610 m
Superficie 1,82 km2
Localisation

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Laborde est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Laborde se trouve en Bigorre, dans les Baronnies des Pyrénées. Il est bordé au nord par Lomné, à l'est par Esparros, et à l'ouest par Arrodets et Bulan. La commune s'étend sur 181 hectares de calcaires aptiens et de schistes albiens.

Laborde possède plusieurs grottes :

  • La grotte du Bouchet, où Cap det Caminaou (où furent découverts les squelettes et poteries du néolithique).
  • La grotte de l'Alabén
  • La Tuta dets Gachassans
  • Houn de Laborde

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le nom du village vient de borde (grange). Cela semble indiquer que le village se développa autour d'une métairie, propriété du baron. Pour trouver l'origine de la vie dans ce village, il faut remonter dans des temps plus reculés. En effet, dans la grotte du Bouchet furent découverts en 1968 des restes de plusieurs squelettes, et des poteries du néolithique (datant d'environ 3 000 ans avant notre ère).

Dans le village, on est étonné par la grande dispersion des maisons. Une légende affirme que le village, au temps où les maisons étaient couvertes de chaume, fut détruit par un incendie ravageur qui n'épargna que deux maisons. Et c'est depuis cet incident que les maisons furent construites éloignées, afin d'éviter qu'un tel désastre se reproduise.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au chardon feuillé de trois pièces cousues de sinople, au chef aussi d'azur chargé d'un roc d'échiquier d'argent accosté de deux bêches du même, celle de dextre en bande et celle de senestre en barre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mandat Nom
Maires de Laborde de 1908 à 2008.
1995-2014 Hélène Duthu
1971-1995 André Duplan
1965-1971 Pierre Gaidon
1947-1965 Jean Pailhé
1925-1947 Jules Duplan
1919-1925 Jean Claverie
1908-1919 Paul Lafforgue

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 96 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
372 438 431 477 579 595 585 574 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
590 578 590 607 530 500 509 506 517
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 464 402 313 305 309 303 234 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
177 157 146 138 95 109 100 99 96
2011 - - - - - - - -
96 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'usine de marbre[modifier | modifier le code]

À Laborde se trouvaient une carrière et une usine de marbre. Cette dernière était située sur les bords de l'Arros mais il n'en reste aujourd'hui que des ruines.

Pour son fonctionnement : Les blocs étaient acheminés en chars à bœufs, par un sentier aboutissant à une tranchée creusée dans la pierre. Ils étaient ensuite amenés sur le site de l'usine. Après, ces blocs pouvant atteindre 70 cm de largeur étaient découpés par trois scies circulaires en diamant. L'énergie nécessaire au fonctionnement était fournie par l'Arros, et un système de poulies. Une dynamo permettait aux ouvriers de travailler jour et nuit. Une fois le marbre découpé, il était placé sur des wagonnets qui l'acheminaient jusqu'à Batsère où s'effectuaient les finitions, puis repartait en char à bœufs jusqu'à la gare de Tournay.

L'usine de marbre,avant qu'elle ne tombe en ruine

En utilisant un système innovant pour leur époque, le système de sciage au fil hélicoïdal, les établissements Michaux espéraient dynamiser l'industrie de la pierre des Pyrénées.

Mais l'usine s'arrêta de fonctionner lors de la Première Guerre mondiale, car les ouvriers partirent au combat. Mais à ce moment les affaires ne marchaient plus très bien car le marbre revenait trop cher et se faisait détrôner par celui de Belgique. Le marbre de Laborde servit par exemple à construire : Le pont de pierre de Bordeaux, la cathédrale d'Anglet, et de nombreux ponts dans la vallée d'Aure

Les Églises[modifier | modifier le code]

A Laborde, il y a deux églises. L'une très ancienne et l'autre beaucoup plus récente :

La vieille église[modifier | modifier le code]

La vielle église est très ancienne, comme en témoigne l'architecture de la charpente, en vaisseau renversé. Elle est aujourd'hui désaffectée. On peut encore y trouver le corbillard du village, le bénitier, l'autel, et de nombreuses fresques sur les murs.

Loisirs et sport[modifier | modifier le code]

Pratique de la quille de neuf[modifier | modifier le code]

Le village comporte un plantier où l'on joue aux quilles de neuf.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Claverie[4][modifier | modifier le code]

André Claverie était l'un des tous derniers représentants de ces tourneurs sur bois qui proliféraient aux XVIIIe et XIXe siècles. Il avait une prédilection pour le buis,le bois sacré. Le petit arbre à feuilles vernissées pousse à foison dans la végétation dantesque des Baronnies. Paysan, artisan, André Claverie travaillait le buis depuis l'âge de 12 ans.

Culture locale et patrimoine[5][modifier | modifier le code]

L'exploitation du buis[modifier | modifier le code]

Bien avant le XXè siècle on exploita le buis des Baronnies pour l'envoyer au Jura. En 1907, un projet de ligne de chemin de fer Tournay-Bulan manqua de peu d'aboutir. Après 1918, les expéditions de buis pour le Jura atteignirent le chiffre de soixante wagons par an. En montagne, des tâcherons abattaient et dégrossissaient le buis, puis le descendaient à Arrodets. Là, il était chargé sur des chars tirés par des boeux, et on l’embarquait à la gare de Tournay, distante de 25 kilomètres.

Pendant ce temps là l'industrie locale essayait tant bien que mal de subsister

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. d'après la monographie de Cazenave, instituteur, 1887
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. La nouvelle République des Pyrénées, 7 aout 2001
  5. Régionale Une, 8 décembre 1958

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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