Pailhac

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Pailhac
Blason de Pailhac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton d'Arreau
Intercommunalité Communauté de communes d'Aure
Maire
Mandat
Isabelle Robin
2014-2020
Code postal 65240
Code commune 65354
Démographie
Population
municipale
63 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 32″ N 0° 22′ 08″ E / 42.9089, 0.368942° 54′ 32″ Nord 0° 22′ 08″ Est / 42.9089, 0.3689  
Altitude Min. 720 m – Max. 977 m
Superficie 0,9 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Pailhac (Palhac [paˈʎak] en occitan) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans les Pyrénées, un peu en amont d’Arreau sur la rive droite de la Neste du Louron, se trouve le modeste village de Pailhac caché dans le creux d’un vallon.

Par sa superficie, Pailhac est la plus petite commune de la vallée d’Aure (99 ha). Le village est situé à 740 m d’altitude et jouit d’un climat tempéré grâce à la protection d’une haute montagne qui l’abrite des rigueurs du vent du nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Pailhac vient peut-être de celui Gallo-romain de Pallius qui aurait fondé un domaine rural sur ce replat glaciaire. Pailhac est placé sous le patronage archaïque de Saint Étienne et fut le prieural de Jezeau au XIVe siècle, puis une annexe au XVIIIe siècle. Les Abayans seigneurs les plus puissants du comté d'Aure, sénéchaux d'Aure depuis le XIVe siècle, avait un château sur Jezeau qui fut détruit par un incendie vers 1530 - 1540. Ils étaient les seigneurs de la seigneurie de Jezeau et donc de Pailhac qui dépendait de Jezeau. Ils avaient comme armoiries un héron de profil, tenant dans une patte une pierre et pour devise " Melior vigilantia sommo " La vigilance est préférable au sommeil. Au XVIIIe siècle la seigneurie est achetée par François Dansin, avocat à Vieille Aure avec les économies paternelles de celui-ci. Pailhac fut entièrement détruit par un incendie en 1867 à l’exception d’une maison et de l’église. L’architecture du village se caractérise par de grosses maisons rurales et des granges implantées le long des voies, parmi les bâtiments les plus anciens on remarque la ferme Daniel de 1822 et la ferme Lamane de 1799. Ce sont des logis à un étage et trois travées, couverts en ardoise.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé, au premier d'azur à un escargot d'or posé sur la ligne de partition, au second de sinople à la fasce d'argent resarcelée de sable, chargée de l'inscription PAILHAC en lettres capitales aussi de sable.
Commentaires : Blason vérifié auprès de la mairie

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Isabelle Robin    
mars 2001 2008 Joseph Loste    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 63 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
54 63 58 70 63 77 82 84 71
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
66 73 68 69 69 73 63 56 53
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
56 54 53 47 49 45 36 25 24
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
21 18 15 21 28 52 71 63 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Pailhac a atteint son niveau le plus élevé au milieu du XIXe siècle (84 hab en 1846) pour tomber à 15 en 1975. Depuis cette date la tendance s’est inversée grâce à la proximité du bourg d’Arreau.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tout à côté au sommet d’un mamelon se dresse comme une sentinelle à son poste la modeste chapelle du village. Église Saint-Étienne du XIIe siècle d’origine romane comme l’indiquent le tympan-chrisme de la porte et la baie jumelée du clocher mur. La sacristie est datée de 1742 par une inscription encastrée dans le mur Ouest Ouest (feuille d’acanthe stylisée en marbre blanc) : « La sacristie a été construite en 1742 Antoine de Lastic étant évêque, Bertrand Corpeyre curé, Exupère Duchan consul et Jean Prugent syndic. »

La cloche unique en bronze à inscription gothique de 1516, mentionne l'inscription suivante :

« PATRINUS.MA. IOHAN †.DE.ABAYAN † ANA.DE.BINOS. TE.DEUM.L'AN.MIL CCCCC XXXXXXXX. »

Les mots sont séparés par des petits caractères gothiques disposés verticalement. Les caractères † sont des médaillons rectangulaires, portant sur le champ une cloche bataillé, marque du fondeur. Le parrain : Noble Jean d'Abayan était seigneur de Jezeau, et la marraine : Anne de Binos fille de noble François de Binos d’Arros avait épousé noble charles d’Abayan fils du précédent suivant contrat passé à Hèches en Mars 1563 devant maitre Dellan notaire.

Il vaut la peine de visiter cette chapelle, non point si vous voulez au titre de pèlerin mais comme touriste si vous cherchez de beaux points de vue. De là vous admirez un panorama délicieux. On découvre au Nord de la gorge de Sarrancolin le Val d’Aspin, le vallon de Barrancoueu à l’Ouest, à l’Est celui de Jézeau et au midi les deux ravissantes vallées d’Aure et du Louron et plus loin un immense amphithéâtre de montagnes toutes poudrées de neige au sommet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011