Lanciers rouges de la Garde impériale

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2e régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale
Un lancier rouge de la Garde (par Hippolyte Bellangé, 1843).
Un lancier rouge de la Garde (par Hippolyte Bellangé, 1843).

Période 1810 – 1815
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Branche Grande Armée
Type Régiment
Rôle Cavalerie légère
Effectif 939 personnes
Fait partie de Garde impériale
Garnison Versailles
Surnom « Lanciers rouges »
« Écrevisses »
Guerres Guerres napoléoniennes
Batailles Bataille de la Bérézina
Bataille de Reichenbach
Bataille de Leipzig
Bataille de La Rothière
Bataille de Craonne
Bataille de Waterloo
Commandant Pierre-David de Colbert-Chabanais

Le 2e régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale, plus souvent appelé les lanciers rouges du fait de leur uniforme à dominante rouge vermillon (ou encore les écrevisses), est un régiment de cavalerie légère de la Garde impériale, créé par décret du 13 septembre 1810 à partir du régiment de hussards de la Garde royale hollandaise.

Les lanciers rouges participent en 1812 à la campagne de Russie où ils subissent de très lourdes pertes. Réorganisé, le régiment est présent à la campagne d'Allemagne, où il se distingue tout particulièrement pendant la bataille de Reichenbach, le 22 mai 1813. En 1814, les lanciers rouges de la Jeune Garde se battent en Belgique, tandis que les escadrons de la Moyenne Garde affrontent les armées coalisées lors de la campagne de France.

Les lanciers rouges sont présents aux Quatre Bras et chargent les carrés britanniques à Waterloo. Après la seconde abdication de Napoléon et le retour des Bourbons, le régiment est dissous le 30 août 1815.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Charge des lanciers rouges de la Garde impériale à Waterloo. Illustration de Job.

En 1810, Napoléon annexe le royaume de Hollande et contraint son frère Louis à abdiquer. Un décret annonce officiellement le rattachement de la Hollande à l'Empire le 14 juillet, et prescrit dans un même temps l'incorporation de la Garde royale hollandaise à la Garde impériale[1]. Organisés en quatre escadrons, les Hollandais fraternisent avec leurs camarades français, et un décret du 13 septembre 1810 transforme les hussards en un deuxième régiment de lanciers de la Garde impériale[2]. Le général Colbert-Chabanais prend le commandement du régiment, et des sous-officiers du corps, instruits par les lanciers polonais du 1er régiment à Chantilly, apprennent le maniement de la lance à leurs hommes[3].

Pendant les Cent-Jours, le régiment est recréé à partir du corps royal et de l'escadron de lanciers polonais ayant accompagné l'Empereur sur l'île d'Elbe, sous le nom de « Régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale ». Après la défaite de Waterloo, il est définitivement licencié.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Charge des lanciers rouges au Mont-Saint-Jean à Waterloo. Par Louis-Jules Dumoulin, Panorama de Waterloo, 1912.

À sa création en 1810, le régiment compte 4 escadrons et 939 hommes. Un cinquième escadron voit le jour en 1815, portant les effectifs du régiment à 1 406 hommes. En 1813, cinq escadrons sont ajoutés au régiment, dont l’escadron de dragons de la Garde municipale de Paris, dissoute après le coup d’État de Malet. Les cinq premiers sont de Vieille Garde et les cinq suivant de Jeune Garde. Le régiment compte alors 2 500 hommes. En 1814, les quatre escadrons du Corps royal des chevau-légers lanciers de France comptent 643 hommes. En 1815, les lanciers polonais prennent rang avant les quatre escadrons français et conservent leur nom.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Lancier rouge, par Théodore Géricault.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pawly 2003, p. 4
  2. Pawly 2003, p. 5 et 6
  3. Pawly 2003, p. 6 et 7

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ronald Pawly (ill. Patrice Courcelle), Napoleon's Red Lancers, Osprey Publishing, coll. « Osprey / Men-at-Arms » (no 389),‎ 2003, 48 p. (ISBN 1-84176-508-2).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]