Lanciers rouges de la Garde impériale

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2e régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale
Un lancier rouge de la Garde (par Hippolyte Bellangé, 1843).
Un lancier rouge de la Garde (par Hippolyte Bellangé, 1843).

Période 1810 – 1815
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Branche Grande Armée
Type Régiment
Rôle Cavalerie
Effectif 939 personnes
Fait partie de Garde impériale
Garnison Versailles
Surnom « Lanciers rouges »
« Écrevisses »
Guerres Guerres napoléoniennes
Batailles Bataille de la Bérézina
Bataille de Reichenbach
Bataille de Leipzig
Bataille de La Rothière
Bataille de Craonne
Bataille de Waterloo
Commandant historique Pierre-David de Colbert-Chabanais (général de division)

Le 2e régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale, plus souvent appelé les lanciers rouges en raison de leur uniforme à dominante rouge vermillon (ou encore les écrevisses), est un régiment de cavalerie de la Garde impériale, créé en 1810 à partir des hussards de la Garde hollandaise. Il est finalement dissout en 1815.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Charge des lanciers rouges de la Garde impériale à Waterloo. Illustration de Job.

En 1810, Napoléon annexe le royaume de Hollande et contraint son frère Louis à abdiquer. Un décret annonce officiellement le rattachement de la Hollande à l'Empire le 14 juillet, et prescrit dans un même temps l'incorporation de la Garde royale hollandaise à la Garde impériale[1]. Organisés en quatre escadrons, les Hollandais fraternisent avec leurs camarades français, et un décret du 13 septembre 1810 transforme les hussards en un deuxième régiment de lanciers de la Garde impériale[2]. Le général Colbert-Chabanais prend le commandement du régiment, et des sous-officiers du corps, instruits par les lanciers polonais du 1er régiment à Chantilly, apprennent le maniement de la lance à leurs hommes[3].

Pendant les Cent-Jours, le régiment est recréé à partir du corps royal et de l'escadron de Polonais qui a accompagné l'Empereur en exil, sous le nom de « Régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale ». Après la défaite de Waterloo, il est définitivement licencié.

Effectifs[modifier | modifier le code]

À sa création en 1810, le régiment comprend 4 escadrons et 939 hommes. En 1812, un cinquième escadron est ajouté, pour un total de 1 406 hommes. En 1813, le régiment compte 5 escadrons, dont l’escadron de dragons de la Garde municipale de Paris, dissoute suite au coup d’État de Malet. Les cinq premiers sont de Vieille Garde et à majorité de Hollandais, les autres de Jeune Garde et à majorité de Français. L'effectif est alors de 2 500 hommes. En 1814, les 4 escadrons du Corps royal des chevau-légers lanciers de France comptent 643 hommes. En 1815, les lanciers polonais prennent rang avant les quatre escadrons français et conservent leur nom.

Colonels[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi dans cette unité[modifier | modifier le code]

Lancier rouge, par Théodore Géricault.

Historique des garnisons et batailles[modifier | modifier le code]

  • 1810 : le casernement est à Versailles
  • 1815 : le régiment est décimé à Waterloo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pawly 2003, p. 4
  2. Pawly 2003, p. 5 et 6
  3. Pawly 2003, p. 6 et 7

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ronald Pawly (ill. Patrice Courcelle), Napoleon's Red Lancers, Osprey Publishing, coll. « Osprey / Men-at-Arms » (no 389),‎ 2003, 48 p. (ISBN 1-84176-508-2).