Bataille de Reims (1814)

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Bataille de Reims (1814)
monticule sur lequel Napoléon campait pour diriger la bataille .
monticule sur lequel Napoléon campait pour diriger la bataille .
Informations générales
Date 13 mars 1814
Lieu Reims
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Commandants
Napoléon Ier Guillaume de Saint Priest(†)
Forces en présence
10 000 hommes 15 000 hommes
Pertes
700 morts[1] 3 000 morts
5 000 prisonniers
Notes
  1. Henry Houssaye, 1814, Librairie Académique PERRIN, 1905.
Sixième coalition
Batailles
Campagne de Russie (1812)

Mir — Moguilev — Ostrovno — Kliastitsy — Smolensk — 1re Polotsk — Valoutino — Moskova — Moscou — Winkowo — Maloyaroslavets — 2e Polotsk — Czaśniki — Viazma — Smoliani — Krasnoï — Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
Dantzig — Lützen — Bautzen — Hoyerswerda  — Goldberg — Gross Beeren — Katzbach — Dresde — Kulm — Dennewitz — Leipzig — Hanau — Sehested — Torgau — Hambourg


Campagne de France (1814)
Metz — Brienne — La Rothière

Campagne des Six-Jours : Champaubert — Montmirail — Château-Thierry — Vauchamps
Mormant — Montereau — Bar-sur-Aube — Craonne — Laon — Reims — Arcis-sur-Aube — Fère-Champenoise —Claye — Villeparisis — Paris
Front italien : Trieste — Mincio

La Bataille de Reims eut lieu le 13 mars 1814, entre les troupes françaises et les troupes russes et prussiennes, durant la Campagne de France de 1814. Les Français conduits par Napoléon furent victorieux.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après la retraite de Russie et après la bataille de Leipzig, les alliés envahissent la France. Avec juste quelque 70 000 hommes, contre 1 million d'hommes pour les armées alliés, Napoléon a peu de chance de les contenir, mais remporte toutefois quelques victoires.

Au début de 1814, les coalisés ont avancé jusqu'à Troyes et Laon. La Champagne est ravagée mais la Campagne des Six-Jours fait reculer l'ennemi jusqu'à Châlons en Champagne. L'échec du Congrès de Châtillon relance les batailles et Napoléon arrête les coalisés le 14 mars à Reims.

Napoléon entrant dans la ville par la porte de Vesle où se fit le principal de la résistance .

La première bataille[modifier | modifier le code]

Le 5 mars le général Corbineau et la division Laferrière entrèrent à Reims venant depuis Fismes ils firent prisonnier quatre bataillons de garde sur le plateau sainte-Geneviève. Le 12, le général comte de Saint-Priest, rassemblant ses troupes à Cormontreuil, entrait par la porte de Paris, le faubourg de Soissons et la route de Rethel au point du jour avec 15 000 hommes. Il y surpris le général Corbineau qui disposait d'un escadron de la Garde, de cinquante gendarmes et de la garde de la ville. L'infanterie se retira par Saint-Brice et se reformèrent sous la protection du général Defrance. Le général Lacoste neuf canons et plusieurs centaines de français furent capturés.

La bataille[modifier | modifier le code]

La ville était importante pour les communications, Napoléon part de Soissons le 12 à la tête de 10 000 hommes avec le duc de Raguse et la cavalerie du général Bordessoult. Il fit faire mouvement à la cavalerie de la Garde, la division Friant la brigade Pierre Boyer et se déplaça en personne. Il reprit la ville le jour suivant. La gauche du mouvement était appuyée par le duc de Trévise sur l'Aisne et le faubourg de Soissons couverte par les divisions Christiani, Curial et Charpentier, la cavalerie du comte Belliard, (la division Roussel, la brigade Pacz et Curély).

La division Merlin arrivait précédée par les cuirassiers du premier corps, ils rencontrèrent les prussiens vers le pont de Sillery ; deux bataillons de prussiens furent capturés, ils étaient en échelon avancés à Rosnay. Le fait que le commandant fut blessé tôt dans la bataille induit de la confusion dans le rang des coalisés. Ivan Panchulitzev, nouveau commandant coalisé, fit se replier les troupes dans la confusion vers la ville, un bataillon d'infanterie de Ryazan sous le commandement du colonel Ivan Skobélev eu une tenue exemplaire face à la cavalerie française. Après une intense fusillade, les troupes coalisées refluèrent vers l'armée de Blücher. Le général Ségur fut blessé dans la poursuite. 3 000 soldats alliés tombèrent dans la bataille, Saint Priest est mortellement blessé. Capturé, il fut amputé d'une jambe, il décèdera 16 jours plus tard ; il fut inhumé en la cathédrale de Laon.

Napoléon faisait son entrée en ville en laissant en tête le 2e régiment de gardes d'honneur de la Garde impériale de Louis Lepic pour faire honneur à leur action décisive .

carte de la bataille.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Dans le même mouvement le général Tettenborn fut chassé d'Épernay par les généraux Vincent et Colbert venant de Château-Thierry ; le Prince de la Moscowa entrait à Châlons à la tête de la cavalerie de Defrance et de l'infanterie de Boyer.

Les troupes étaient épuisées et décimées, Napoléon les fit se reposer et tenta de lever des gardes de la Marne et de l'Aisne mais les équipements manquèrent et ils furent licenciés. Les coalisés marquèrent aussi un temps d'arrêt pour regrouper les armées et décider de la stratégie à mener.

La route vers Paris fut ouverte malgré cette victoire tactique, la Champagne fut occupée, la ville de Reims gouvernée par Serge Volkonsky.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Panckouke et Lecointe, Victoires conquêtes désastres revers et guerres civiles des français de 1789 à 1815, tome douzième, pages 433 et suivantes .