Johann Maria Philipp Frimont

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Johann Maria Philipp Frimont
comte de Palota, prince de Antrodoco
Le général comte de Frimont. Lithographie de Josef Kriehuber, 1832.
Le général comte de Frimont. Lithographie de Josef Kriehuber, 1832.

Naissance 3 février 1759
Fénétrange, Lorraine
Décès 26 décembre 1831 (à 72 ans)
Vienne, Autriche
Allégeance Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Arme Cavalerie
Grade Feld-maréchal lieutenant
Années de service 17761831
Conflits Guerre de Succession de Bavière
Guerre austro-turque
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Insurrection dans le Royaume des Deux-Siciles de 1820
Faits d'armes Bataille de Marengo
Bataille de Caldiero
Bataille de La Rothière
Bataille d'Arcis-sur-Aube
Distinctions Ordre militaire de Marie-Thérèse
Autres fonctions Président du conseil aulique

Jean Philippe Marie de Frimont, comte de Palota, prince de Antrodoco (1759-1831), est un général de l'Empire d'Autriche. En 1831, il fut nommé à la présidence du Hofkriegsrat, le Conseil de guerre de l'Autriche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Dominique de Frimont, Major dans l'armée, puis gouverneur de Fénétrange, Jean Philippe Marie de Frimont voit le jour à Fénétrange en Lorraine, le 3 février 1759[1]. Il suit une formation classique au collège de Pont-à-Mousson. Suivant les traces de son père, il choisit naturellement la carrière des armes, et s'engage le 7 avril 1776, comme simple soldat, dans un régiment de Hussards[1].

Au service de l'Autriche[modifier | modifier le code]

Dans la cavalerie autrichienne, Jean de Frimont participe à la guerre de Succession de Bavière. Promu Oberleutnant, lieutenant, le 1er janvier 1787, il prend part à la guerre austro-turque, où il est nommé Rittmeister en second. Il émigre en 1791, et combat dans l'Armée des émigrés sous les ordres du prince de Condé. Après la dissolution du corps de ce prince, il entre, avec le régiment des chasseurs de Bussy dont il est colonel, au service de l'Autriche[2].

Article détaillé : Chasseurs de Bussy.

Général de cavalerie[modifier | modifier le code]

Johann Maria Philipp Frimont, en uniforme de hussard autrichien.

Au cours des premières campagnes contre les armées révolutionnaires françaises, Jean de Frimont reçoit de nombreuses distinctions. Promu Major, commandant, le 1er mars 1796, il se distingue à la tête de son escadron à Frankenthal, le 12 novembre de la même année, et reçoit la Ritterkreuz de l'ordre militaire de Marie-Thérèse. Le 29 avril 1797, il est promu Oberstleutnant, Lieutenant-colonel. Son courage étant de nouveau reconnu, il passe Oberst, colonel, le 25 avril 1798. Lors de la campagne de 1800, le colonel de Frimont se distingue comme un véritable chef de cavalerie, notamment le 14 juin 1800 à la Bataille de Marengo[1]. Le 9 juin 1801, Jean de Frimont est promu Generalmajor, général de brigade dans l'armée autrichienne. Pendant la campagne de 1805, le général de Frimont sert en Italie et conforte sa renommée, faisant de nouveau preuve de bravoure, lors de la bataille de Caldiero.

Le 13 février 1809, Jean de Frimont est nommé Feldmarschall-Leutnant, feld-maréchal adjoint en Italie et s'illustre à Pordenone et San Daniele. Pour sa bravoure, il reçoit la Commandeurkreuz de l'ordre de Marie-Thérèse. En 1812, Frimont conduit la cavalerie divisionnaire du 12e corps d'armée de Schwarzenberg pendant la campagne de Russie. La cavalerie de la division compte alors huit régiments de cavalerie, ainsi que des compagnies de l'artillerie, du génie et de l'intendance[3].

Il sert lors de la Campagne d'Allemagne (1813), recevant la Commandeurkreuz de Ordre impérial de Léopold le 27 juillet 1813. Le 13 octobre 1813, il est promu au grade General der Kavallerie, général de corps d'armée dans l'armée autrichienne. Le général de Frimont sert ensuite l'Empire durant la Campagne de France (1814). Affecté au haut commandement, il se distingue à la bataille de La Rothière et à la bataille d'Arcis-sur-Aube. Après le traité de Paris en 1814, il devient gouverneur militaire de la place de Mayence. Nommé commandant en chef des troupes autrichiennes en Italie en 1815, il mène son armée en France, jusqu'à Lyon. Pour son action, il reçoit la Großkreuz de l'Ordre impérial de Léopold le 17 juin 1815. Avec l'armée d'occupation, il reste dans l'Est de la France pendant quelque temps. En février 1819, Jean de Frimont reçoit un nouveau commandement à Venise, dans le royaume lombard-vénitien[1].

Commandant des troupes en Italie[modifier | modifier le code]

En 1821, Jean de Frimont dirige l'armée autrichienne qui est déployée contre les carbonari napolitains. Après les batailles de Rieti et d'Antrodoco, le 24 mars, il entre victorieusement dans Naples. Le roi Ferdinand Ier de Naples lui donne le titre de prince de Antrodoco, la croix de chevalier de première classe de l'Ordre de la Couronne de fer, ainsi qu'une dotation de 220 000 ducats[1]. Il est appelé à combattre de nombreux foyers révolutionnaires au nord de l'Italie (duché de Parme, duché de Modène). En novembre 1831, après 56 ans au service de l'empereur d'Autriche, Jean Philippe Marie de Frimont est finalement nommé à la présidence du Conseil aulique de la Guerre, la plus haute institution militaire de l'Empire d'Autriche. Il décédera quelques jours plus tard, le 26 décembre 1831[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Commandeur de l'ordre militaire de Marie-Thérèse.
  • Grand-croix de l'ordre autrichien de la Couronne de fer.
  • Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Frimont, Johann Maria Philipp, in Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, 4e vol, Vienne, 1858, p. 363–366 (en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Frimont, Johann Maria Philipp, in Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, 4e vol, Wienne, 1858 (pp. 363-366).
  2. Jean Chrétien Ferdinand Hoefer  : Nouvelle biographie générale: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter, Firmin Didot frères, 1856, v. 17-18 (FAE-FUA), p.882.
  3. Revue Tradition, La Campagne de Russie 1812, hors série, 1999 (p.76).

Articles connexes[modifier | modifier le code]