Johann Maria Philipp Frimont

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Johann Maria Philipp Frimont

Maria Johann Philipp Frimont, comte de Palota, prince de Antrodoco (1759-1831), général autrichien, entre dans la cavalerie autrichienne comme un simple soldat en 1776, il participe à la guerre de Succession de Bavière, et prend part à la guerre austro-turque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Johann Maria Philipp Frimont émigre en 1791, et combat sous les ordres du prince de Condé. Après la dissolution du corps de ce prince, il entre, avec le régiment des chasseurs de Bussy, dont il est colonel, au service de l'Autriche[1].

Article détaillé : Chasseurs de Bussy.

Au cours des premières campagnes contre les armées révolutionnaires françaises, il reçoit de nombreuses distinctions. À Frankenthal en 1796, il reçoit la croix de l'ordre militaire de Marie-Thérèse. Lors de la campagne de 1800, il se distingue comme un grand chef de la cavalerie à Marengo (14 juin), et l'année suivante il devient major général. Dans la guerre de 1805 il est employé en Italie et conforte sa renommée pour sa bravoure lors de la bataille de Caldiero. En 1809 il est de nouveau en service actif en Italie avec le grade de lieutenant feld-maréchal, et en 1812 il conduit la cavalerie du corps de Schwarzenberg pendant la campagne de Russie.

Il sert lors des campagnes de 1813-1814 auprès du haut commandement, et se distingue à la bataille de La Rothière et à la bataille d'Arcis-sur-Aube. Après le traité de Paris (1814), il devient gouverneur militaire de la Place de Mayence. En 1815, il est commandant en chef des troupes autrichiennes en Italie, et son armée pénètre en France jusqu'à Lyon. Avec l'armée d'occupation, il reste en France pendant quelques années, et en 1819 il est nommé à Venise dans le royaume lombard-vénitien.

En 1821, il dirige l'armée autrichienne qui est déployée contre les carbonari napolitains. Après les batailles de Rieti et d'Antrodoco, le 24 mars, il entre victorieusement dans Naples. Le roi Ferdinand Ier de Naples lui donne le titre de prince de Antrodoco, le grade de général de cavalerie ainsi qu'une grosse somme d'argent. Il est appelé à combattre de nombreux foyers révolutionnaires au nord de l'Italie (duché de Parme, duché de Modène). Il devient président du conseil aulique en 1831, mais décède quelques mois plus tard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nouvelle biographie générale: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter, Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères, 1856, v. 17-18 (FAE-FUA), p.882.


Articles connexes[modifier | modifier le code]