Pierre David de Colbert-Chabanais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pierre David.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Colbert.
Pierre David de Colbert
Édouard de Colbert-Chabanais
Image illustrative de l'article Pierre David de Colbert-Chabanais

Naissance 18 octobre 1774
Paris
Décès 28 décembre 1853 (à 79 ans)
Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17931848
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Conquête de l'Algérie
Commandement 7e hussards
2e chevau-légers de la Garde
Chevau-légers lanciers de France
Distinctions Légion d'honneur
(Grand-croix)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
(40e colonne)
Autres fonctions Pair de France
(1832-1848)
Famille Famille Colbert

Pierre David Édouard de Colbert-Chabanais (° 18 octobre 1774 - Paris28 décembre 1853 - Paris), baron de Colbert et de l'Empire, dit le « comte de Colbert-Chabanais », est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Né noble et issu de la lignée des Colbert-Chabanais, il est le fils du comte de Colbert, riche propriétaire. Il entre dans l'armée, comme c'est la tradition dans sa famille, le 23 août 1793, mais devient suspect à la Révolution française. Il s'enrôle cependant sous la République. Il fait la campagne de cette année à l'armée du Rhin, avec le bataillon de Paris, le Guillaume-Tell. Il passe de ce corps dans le 11e régiment de hussards, est maréchal-des-logis en septembre et sous-lieutenant en octobre 1793.

Après trois ans de services, dans l'armée du Rhin et en Vendée, il est suspendu de ses fonctions par le général Hoche, en 1796. Il quitte le 7e régiment de hussards et l'uniforme pour devenir commissaire des guerres à l'armée d'Orient. Sa tâche est en fait de veiller aux approvisionnements de l'armée du général Bonaparte en en Égypte. Napoléon le prend sous son aile. Il reprend du service, est blessé et nommé capitaine au 3e dragons, puis enfin aide de camp du général Damas. Il passe ensuite comme adjudant-major chez les mamelouks, puis devient l'aide de camp du général Junot en 1803, qu'il suit à l'armée des côtes.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Le baron de Colbert-Chabanais.

Colbert quitte Junot en 1805 et suit le maréchal Berthier avec les mêmes fonctions. Il assiste à la bataille d'Austerlitz où il est blessé et fait chef d'escadron. Il combat à la bataille d'Iéna et à la bataille de Pułtusk, et en 1807, il est fait colonel du 7e hussards d'où il avait été chassé en 1796. De plus, son unité fait partie de la brigade Lasalle, surnommée la « brigade infernale » à cause de sa fougue. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1808 par Napoléon. Créé baron de Chabanais et de l'Empire en 1809, Colbert est fait général de brigade le 9 mars 1809. Placé sous les ordres de Oudinot, il se distingue à la bataille de Raab où il charge et culbute les hussards de Ott et taille en pièces plusieurs escadrons de l'insurrection hongroise, avant de secourir le 9e hussards que les Autrichiens étaient sur le point d'accabler. À Wagram, le général Colbert reçoit trois coups de feu à la tête et est nommé commandant de la Légion d'honneur.

Attaché à la Garde impériale en 1811, il forme le 2e lanciers et conduit la brigade entière en Russie, sous les ordres du duc d'Istrie, participant à de nombreux affrontements. En juin 1812, lorsque son Prince entre en Russie, le général Colbert se trouve à la tête du 2e chevau-légers lanciers de la Garde impériale. Lorsque la Grande Armée se replie, il couvre la retraite avec ses lanciers rouges, surnommé les « écrevisses ». Il est nommé général de division le 25 novembre 1813, au cours de la campagne d’Allemagne. À Bautzen, il rompt, culbute et taille en pièces les Russes.

1814-1815[modifier | modifier le code]

Le général Colbert charge à Montmirail, à Champaubert et à Nangis. Il se rallie aux Bourbons, est créé chevalier de Saint-Louis et reçoit le commandement du corps des lanciers de la Garde royale. Au retour de Napoléon, le général Colbert demeure indécis jusqu'au 23 mars. Lorsqu'il reparaît aux Tuileries, l'Empereur lui dit d'un ton glacial : « Général Colbert, il y a trois jours que je vous attends. ». Toutefois, Napoléon lui conserve le commandement des lanciers rouges. Il combat à leur tête le 18 juin 1815 à la bataille de Waterloo où il est blessé à la tête des 1er et 2e escadrons des lanciers de la Garde formant avec les chasseurs à cheval du général Lallemand la cavalerie légère de la Garde impériale commandée à cette occasion par le général Lefebvre-Desnouettes.

Après le licenciement de l'armée de la Loire, les Bourbons gardent rancune à Colbert, qui rentre dans ses foyers. En 1816, il est arrêté sans motif connu et détenu à la Prison de l'Abbaye pendant deux mois. Libre, il doit s'exiler. L'année suivante, il est rappelé en France.

Restauration et Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Après dix ans de non-activité, sa carrière militaire reprend en 1826 lorsqu'il est employé comme inspecteur général de la cavalerie et commandant d'une division au camp de Lunéville. C'est lui qui est chargé, après la Révolution de Juillet 1830, du licenciement des huit régiments de cavalerie de l'ex-Garde royale. En 1834, le général Colbert devient aide-de-camp du duc de Nemours, accompagne ce prince en Afrique et fait partie de la première expédition de Constantine en 1836. Pair de France en 1838, grand-croix de la Légion d'honneur depuis 1839, il est blessé auprès du roi en 1835 par la machine de Fieschi. Il s'éteint en 1853.

État de service[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason Pierre David de Colbert (1774-1853).svg
Armes du baron de Colbert et de l'Empire

D'or à la couleuvre d'azur en pal vinrée [vivrée] surmontée d'une lambel à trois lambeaux du même franc-quartier des barons tirés de l'armée.[3],[4],[5]

Orn ext Comte (baron-pair) GCLH.svg
Blason Colbert.svg
Armes du « comte » de Colbert-Chabanais pair de France

D'or, à une couleuvre ondoyante en pal d'azur.[6]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Pierre-David de Colbert était un fils puîné (3e) de Louis Henri François (° 27 février 1737 - Paris † 8 février 1792 - Paris), titré comte de Colbert-Chabanais, colonel d'infanterie puis maréchal des camps et armées du Roi puis lieutenant général du Roi, chevalier de Saint-Louis, et de Jeanne (vers 1756-1812), fille de Pierre Félix Barthélémy David (1710-1795), seigneur du Grez, gouverneur du Sénégal (1738-1746), gouverneur général des Mascareignes (1747-1750).

Il n'eut pas de postérité de son mariage, le 23 mars 1831 avec Clémentine Perrotin (1797-1874).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/563/17 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Almanach impérial,‎ 1853 (lire en ligne)
  3. a et b « BB/29/966 page 363. », Titre de baron, accordé par décret du 19 mars 1808, à Pierre, David Colbert. Ebersdorf (28 mai 1809)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  4. « Les amis du patrimoine napoléonien - Premier et Second Empire », COLBERT-CHABANAIS Pierre-David Edouard - Général d'Empire, sur lesapn.forumactif.fr (consulté le 13 août 2011)
  5. Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy
  6. Arnaud Bunel, « Maison Colbert puis de Colbert », sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 11 juillet 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir