Bordeaux-supérieur
| Bordeaux-supérieur | |
Une bouteille de bordeaux-supérieur. | |
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1943 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bordeaux |
| Localisation | Gironde |
| Climat | océanique |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
2 069 heures (à Bordeaux) |
| Superficie plantée | 14 001 hectares (en 2022)[1] |
| Cépages dominants | merlot N[2], cabernet franc N, sémillon B et sauvignon B |
| Vins produits | 99,8 % rouges et 0,2 % blancs |
| Production | 500 343 hectolitres (en 2022)[1] |
| Pieds à l'hectare | 4 500 pieds/ha[3] |
| Rendement moyen à l'hectare | 36 hl/ha en rouge et 24 en blanc (en 2022)[1] |
| Site web | planete-bordeaux.fr |
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Un bordeaux-supérieur[4] est un vin français d'appellation d'origine contrôlée produit sur l'ensemble du vignoble de Bordeaux. Si son aire d'appellation est partagée avec l'appellation bordeaux, le bordeaux-supérieur a un cahier des charges un peu plus strict, avec des vignes plus âgées, un élevage plus long, etc.
Historique
[modifier | modifier le code]L'appellation bordeaux-supérieur a été créée par le décret du . Son cahier des charges a été dernièrement modifié en [5], puis successivement en [6], en [7], en [8], en [9], en [10], en [11], en [12], en [13], en [14], en [15] et en [3].
Vignoble
[modifier | modifier le code]Aire d'appellation
[modifier | modifier le code]| Images externes | |
| Carte des communes concernées | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophotos du parcellaire de l'AOC | |
Le bordeaux-supérieur peut être produit sur la même aire que celle de l'AOP bordeaux, soit un total de 505 communes. La superficie déclarée en 2022-2024 pour les bordeaux-supérieurs rouges est d'environ 9 000 hectares pour une production de 519 000 hectolitres ; pour les bordeaux-supérieurs blancs, la superficie est de 214 ha pour une production de 2 400 hl.
Climatologie
[modifier | modifier le code]Encépagement
[modifier | modifier le code]Pour produire des bordeaux-supérieurs rouges, le cahier des charges autorise comme cépages principaux le cabernet sauvignon N, le cabernet franc N, le carménère N, le côt N (ou malbec), le merlot N et le petit verdot N. Sont aussi autorisées depuis 2021 à titre expérimental pour dix ans cinq « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA), limitées ensemble à un maximum de 5 % de l'encépagement : l'arinarnoa N, le castets N, le marselan N, le touriga nacional N et le vidoc (de) N.
Pour produire les blancs, sont autorisés comme cépages principaux la muscadelle B, le sémillon B, le sauvignon B et le sauvignon gris G ; comme cépages accessoires le colombard B, le merlot blanc B et l'ugni blanc B. Les VIFA autorisés dans la limite de 5 % sont le floréal (de) B, le liliorila B, le sauvignac (de) B et le souvignier gris (en)[3].
Vins
[modifier | modifier le code]Vins rouges
[modifier | modifier le code]
Les vins rouges doivent titrer au minimum 11 % vol. d'alcool. Le rendement de base est révisé tous les ans, il est aux alentours de 55 hectolitres par hectare. Depuis 1965, les vins rouges de l'appellation bordeaux ne peuvent être mis en circulation sans un certificat de qualité délivré par une commission de dégustation.
Les vins présentent un élevage, en cuves ou barriques, allant jusqu'au de l'année suivant la récolte (environ six mois d'élevage).
Par rapport aux bordeaux, les bordeaux-supérieurs doivent normalement présenter une plus grande longévité[3].
Vins blancs
[modifier | modifier le code]Les vins blancs, pour prétendre à l'appellation bordeaux-supérieur, doivent provenir exclusivement des cépages sauvignon, sauvignon gris, sémillon, muscadelle, colombard, ugni blanc et merlot blanc, la proportion des 3 derniers ne devant pas dépasser 30 %.
Les vins blancs doivent titrer entre 12 % et 15 % vol. en alcool. Le rendement maximum à l'hectare est de 49 hectolitres. Depuis 1973, les vins doivent être soumis à une dégustation avant de pouvoir être commercialisés.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Le code international d'écriture des cépages mentionne la couleur du raisin de la manière suivante : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
- « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bordeaux supérieur » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ « Décret n° 2008-1140 du 3 novembre 2008 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Bordeaux », « Muscadet », « Muscadet Coteaux de la Loire » ».
- ↑ Décret no 2011-1292 du relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bordeaux supérieur », publié au JORF no 0239 du .
- ↑ « Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée "Bordeaux supérieur" », homologué par le décret no 2015-1194 du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bordeaux supérieur » », homologué par l'arrêté du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bordeaux supérieur » », homologué par l'arrêté du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bordeaux supérieur » », homologué par l'arrêté du .
- ↑ « Cahier des charges de l'AOP "Bordeaux supérieur" », homologué par l'arrêté du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée "Bordeaux supérieur" », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'AOP "Bordeaux supérieur" », homologué par l'arrêté du , publié au JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'AOP "Bordeaux supérieur" », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bordeaux supérieur » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Vins Bordeaux & Bordeaux Supérieur », sur planete-bordeaux.fr (site de ODG).
- « Vins de Bordeaux », sur bordeaux.com (site du CIVB).
- « BORDEAUX SUPÉRIEUR », sur bordeauxblanc.com.