Saint-Louis-de-Montferrand

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Louis-de-Montferrand
L'hôtel de ville (mars 2014).
L'hôtel de ville (mars 2014).
Blason de Saint-Louis-de-Montferrand
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Presqu'île
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Josiane Zambon
2014-2020
Code postal 33440
Code commune 33434
Démographie
Gentilé Montferrandais
Population
municipale
2 175 hab. (2014 en augmentation de 6,67 % par rapport à 2009)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 12″ nord, 0° 32′ 01″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 5 m
Superficie 10,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

Voir sur la carte administrative d'Aquitaine
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Montferrand

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Montferrand

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Montferrand

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Montferrand
Liens
Site web saintlouisdemontferrand.fr

Saint-Louis-de-Montferrand est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Louis-de-Montferrand au sein de la Bordeaux Métropole.

Commune de l'extrême nord de l'Entre-deux-Mers, dans la presqu'île formée par la confluence entre la Dordogne et la Garonne et sur la rive droite de celle-ci, Saint-Louis-de-Montferrand est également située au nord-est de l'aire urbaine de Bordeaux et dans son unité urbaine, à 17 km au nord de Bordeaux, chef-lieu du département et d'arrondissement[1].

Commune limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Ambès au nord, Ambarès-et-Lagrave à l'est et Bassens. Sur la rive gauche (ouest) de la Garonne se trouvent Blanquefort au sud-ouest, Parempuyre à l'ouest et Ludon-Médoc au nord-ouest.

Communes limitrophes de Saint-Louis-de-Montferrand[2]
Ludon-Médoc Ambès
               Parempuyre               La Garonne Saint-Louis-de-Montferrand[2] Ambarès-et-Lagrave
Blanquefort Bassens
Limites administratives de la commune

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication routière, qui traverse l'est du territoire communal, est la route départementale D113, dite voie rapide Bassens-Ambès qui mène, vers le nord, à Ambès et, vers le sud, à Bassens et Lormont ; la route départementale D10, quasiment parallèle à cette D113, traverse le village en longeant la rive droite de la Garonne ; sur la D113, à environ trois kilomètres au nord-est du village, commence la route départementale D257 qui mène, vers l'est, à Saint-Vincent-de-Paul et au-delà à Cubzac-les-Ponts et à l'autoroute A10 ; le centre-ville d'Ambarès-et-Lagrave, au sud-est, peut être rejointe par la rue montferrandaise Roger-Espagnet et par les avenues ambarésiennes de Jourdane et Jules-Ferry.

L'accès à l'autoroute A10 (Paris-Bordeaux) le plus proche est le no 41, dit d'Ambès - Saint-Vincent-de-Paul, qui se situe à 5 km vers l'est.
L'accès à la rocade de Bordeaux le plus proche est le no 2, dit de Bassens - Carbon-Blanc et se situe à 11 km vers le sud.
Les autoroutes A89 (Bordeaux-Lyon), A62 (Bordeaux-Toulouse) et A63 (Bordeaux-Espagne) peuvent être rejointes par la rocade.

Sur la ligne Coutras-Bordeaux du TER Aquitaine, la gare SNCF la plus proche est celle de La Gorp, sur la commune d'Ambarès-et-Lagrave, distante de 5 km par la route vers le sud-est.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau Transports Bordeaux Métropole (TBM) dessert la commune à travers les lignes de bus 90 et 91. En soirée, la commune est desservie par le Flexo 50.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans la région de l'Entre-deux-Mers, existent plusieurs villages contenant le mot « Barès » : Ambarès-et-Lagrave et Sainte-Eulalie (qui fut d'Ambarès jusqu'à la fin du XIXe siècle) : est-ce là l'origine des Barès, seigneurs de Montferrand ? La terre de Montferrand (proche de Bassens) fut vendue en 1591 aux jurats de Bordeaux. Le premier nom des Montferrand était Barès : Amanieu de Barès, écuyer et seigneur de Montferrand, nom mentionné dans un acte passé à Bordeaux au palais de l'Ombrière le 13 février 1242 ou 1243.

En gascon, le nom de la commune est Sent Loís de Mont Ferrand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le berceau de la famille de Montferrand était la Guyenne ; seigneurs, hauts-justiciers d'une des baronnies les plus importantes du bordelais et, en cette qualité, admis aux premiers rangs de la noblesse ; on voit les aînés de cette maison, durant plusieurs générations, porter seuls le nom de Barès, suivi aussitôt du qualificatif de Montferrand. Les cadets ne retiennent que ce dernier nom. Mais depuis Bertrand II de Montferrand, allié en 1365 à Rose d'Albret, c'est-à-dire depuis le XIVe siècle, le nom de Barès disparaît pour faire entièrement place à celui de Montferrand. Les dignitaires qui nous sont connus sont les suivants :

  • Amaubin Ier de Barès, seigneur de Montferrand, sénéchal de Lannes, gouverneur du comté de Bigorre (1242-1271), marié à Gaillarde de Castillon.
  • Bertrand II de Montferrand (1354-1410) chevalier banneret allié à Rose d'Albret, fille d'Amanieu d'Albret, seigneur de Langoiran et de Podensac
  • Bertrand III de Montferrand (1409-1435), gouverneur de Marmande allié à Marguerite d'Astarac, puis à Isabeau de Preissac. Seigneur de Langoiran
  • Bertrand IV de Montferrand (1435-1474), conseiller, chambellan du duc de Guyenne et Seigneur de Langoiran, marié vers 1450 à Jeanne de Luxe.
  • Gaston Ier de Montferrand conseiller et chambellan du roi de France, gouverneur de Bourg, sénéchal de Bazadais (1471-1504), seigneur de Langoiran épousa Jeanne de Maingot de Surgères.
  • Pierre Ier de Montferrand (1513-1547) capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes, marié vers 1508 à Marie de Carmain et de Foix.
  • Charles II de Montferrand, gouverneur de Bordeaux, seigneur de Langoiran, mort en 1574, épousa sa cousine Marguerite de Montferrand.
  • Guy de Montferrand dit « Langoiran » (frère cadet de Charles II) mort en mai 1591. Un des chefs du parti protestant en Bordelais et en Périgord.
  • Pierre II de Montferrand, dit de Lesparre, gouverneur de Blaye, décapité à Poitiers en 1454.
  • François IV de Montferrand dit de Lesparre, premier panetier du duc de Guyenne, marié vers 1470 à Yolande Carion.
  • Enfin, parmi les descendants de sainte Jeanne de Lestonnac, il faut citer son propre fils :
  • François IV de Montferrand, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et capitaine de chevaux légers, allié en 1600 à Marguerite de Cazalis.
  • Et le petit-fils de sainte Jeanne de Lestonnac :
  • Bernard de Montferrand, enseigne des gendarmes de la Reine, marié en 1647 à Delphine de Pontac[3].

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune a adopté le nom révolutionnaire de Montferrand[4] en omettant la partie à connotation catholique de son nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Louis-de-Montferrand fait partie de l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Lormont modifié au nouveau canton de la Presqu'île[5],[6]. Saint-Louis-de-Montferrand fait également partie de la métropole de Bordeaux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Pierre Soubarère PS  
mars 2014 en cours Josiane Zambon[7] PS Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Louis-de-Montferrand sont appelés les Montferrandais[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2014, la commune comptait 2 175 habitants[Note 1], en augmentation de 6,67 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
981 625 606 693 721 730 686 735 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694 709 774 804 746 746 822 848 871
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832 705 668 673 696 726 731 611 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
993 1 165 1 078 1 340 1 808 1 864 2 008 2 030 2 052
2013 2014 - - - - - - -
2 092 2 175 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Saint-Louis-de-Montferrand se blasonnent ainsi :

Tiercé en barre, au premier de gueules à la colombe contournée essorante d'argent tenant dans son bec un rameau d'olivier de sinople, au deuxième d'azur à l'alose d'argent, au troisième d'or à la grappe de raisin de gueules tigée et vrillée de sinople

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Communay, Notice sur la maison de Montferrand, dans Archives historiques du département de la Gironde , 1888, p. VIII-XV, 344-519 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - La distance orthodromique est de 12,5 km. Données fournies par lion1906.com.
  2. Saint-Louis-de-Montferrand sur Géoportail, consulté le 19 avril 2015.
  3. Histoire O.D.N. (Compagnie des Filles de Marie Notre-Dame - Sainte Jeanne de Lestonnac).
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance.
  6. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du conseil départemental de la Gironde.
  7. Josiane Zambon s’installe, Sud Ouest.fr du 31 mars 2014.
  8. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. « Notice MH du domaine de Margarance », notice no PA00083764, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 17 juillet 2014.
  13. « Notice MH de l'immeuble du Bousquet », notice no PA00083763, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 17 juillet 2014.
  14. « Notice MH du domaine de la Seiglière », notice no PA00083762, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 17 juillet 2014.
  15. « Notice MH du château Peyronnet », notice no PA33000089, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 17 juillet 2014.