Heuliez

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 Ne pas confondre avec Heuliez Bus, qui sont deux entreprises séparées.
Heuliez
Image illustrative de l'article Heuliez
illustration de Heuliez

Création 1920
Dates clés 1998 (séparation des activités bus du reste du groupe)
2010 (la sous-traitance industrielle devient le seul secteur d'activité)
Disparition 2013
Fondateurs Henri Heuliez
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Automotive Ingenuity
Siège social Drapeau de la France Cerizay (Deux-Sèvres) Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Activité Automobile, aéronautique, TP, agricole, ferroviaire, naval, défense
Produits Sous-traitant industriel (ingénierie, prototypage, maquettage, emboutissage, ferrage et modules de carrosseries)
Site web Heuliez ; Heuliez Bus
L'Opel Tigra TwinTop, la dernière production Heuliez

Heuliez est une société française fondée en 1920 et disparue en 2013. Elle travaillait en tant qu'unité de production et de conception pour différents constructeurs automobiles. Son siège social se situait à Cerizay dans les Deux-Sèvres. Son activité s'est définitivement arrêtée le 31 octobre 2013. Les bâtiments et machines de la société ont été repris par une SEM (société d'économie mixte) nommée «Fabrique régionale du Bocage», dont la région Poitou-Charentes est actionnaire majoritaire.

Activité[modifier | modifier le code]

La société créée par Henri Heuliez en 1920 est à ses débuts simplement un carrossier industriel sur châssis Renault, Citroën, Peugeot, Simca, pour camions et camionnettes. En 1952, pour se diversifier, un département « Mobilier Scolaire » est créé, avec la production de tables, armoires, bureaux etc... En 1971 l'activité passe sous la marque ROBUSTACIER. Une production de 500 000 unités sort des ateliers d'assemblage en 1962, pour équiper les écoles communales et privées en remplacement du mobilier d'avant-guerre, avec plus de 60 % du marché, qui va devenir BRM en 1971 et sera délocalisé à Bressuire. Ensuite Heuliez se spécialise dans l'étude et la fabrication de prototypes pour les constructeurs, la production de courtes séries pour des marchés de niche ou dérivés, comme des voitures coupé cabriolet, break en petites séries. Heuliez développe des concepts et des nouvelles technologies en carrosserie, plus particulièrement dans le domaine des toits rétractables, des ouvrants et des systèmes de sièges.

Histoire Heuliez-Bus[modifier | modifier le code]

Heuliez est surtout connu pour les autobus construits, par sa filiale Heuliez Bus, principalement sur la base de châssis Citroën. En 1982, Renault Véhicules industriels prend 49% du capital de la société Heuliez Bus (51% restants propriété de S.A. Holding Henri Heuliez). E, 1992 Heuliez-Bus est propriété de la Holding Henri Heuliez à 34% et 66% par RVI et Volvo. En 1999 Heuliez-Bus devient une filiale d'Irisbus, constituée par Renault (50 % du capital) et IVECO (50 % du capital) afin de regrouper les activités de fabrication d'autobus et d'autocars. En 2001, Iveco rachète la totalité du capital d'Irisbus dont les 50% détenu par Renault. Aujourd'hui les autobus Heuliez (117,3 millions d’euros de chiffre d'affaires en 2006 et 435 salariés sont fabriqués sur le site de Rorthais (Mauléon dans les Deux-Sèvres). En 2014 Heuliez-Bus est filiale à 100% de CNH Industrial.

Heuliez Automobiles de Cerizay[modifier | modifier le code]

De juin 2004 à 2009, grâce à un accord avec le constructeur allemand Opel, Heuliez a produit l’Opel Tigra TwinTop, coupé-cabriolet deux places, entièrement étudié et développé par Heuliez, équipé d’un toit rétractable. Heuliez produit également l’intégralité de la structure de la banquette arrière de la Renault Modus.

L'entreprise a présenté en 2008 l'étude d'un véhicule urbain électrique, la Friendly. Elle s'est montrée précurseur dans ce domaine, en adaptant au mode électrique plus de 10 000 voitures (AX, Saxo, 106), entre les années 1998 et 2004, dont beaucoup ont alors été achetées par des collectivités locales notamment la ville de La Rochelle pour la location, et de nombreuses autres villes Françaises.

En octobre 2007, suite à l'arrêt de la coopération vieille de 50 ans entre Heuliez et PSA Peugeot-Citroën, Heuliez se place en procédure de sauvegarde. En juillet 2008, Argentum Motors Inde s'engage à verser 10 millions d'euros et à investir 10 millions d'euros supplémentaires au cours des 5 années à venir en échange de 66 % du capital d'Heuliez. La crise financière mondiale a stoppé ce processus. Le FSI, dirigé par Gilles Michel (Directeur Général du FSI) avec l'accord de Luc Chatel (secrétaire d'état à l'industrie du gouvernement Sarkozy-Fillon refuse toute aide à Heuliez Automobiles.

Le 8 juillet 2009, le tribunal de commerce de Niort valide le plan de reprise de l'équipementier présenté par le groupe Bernard Krief Consulting. BKC étant l'unique candidat en lice, après le retrait de France Industrie Participations. Le 1er mars 2010, Louis Petiet, PDG de Bernard Krief Consulting, annonce qu'il abandonne son projet de reprise[1].

Bien que l'entreprise risque alors le dépôt de bilan, son carnet de commandes pour des voitures électriques est plein. Elle reste par ailleurs un fournisseur important de Volkswagen et de Lamborghini pour des toits rétractables[2].

La société Heuliez New World dépose le 18 mai 2010 une demande de reconnaissance de cessation de paiement au tribunal de commerce de Niort. Le 21 mai 2010, la société est placée en redressement judiciaire avec continuité d'activité. Cette demande ne concerne pas la société Heuliez Véhicule Électrique.

Le 30 juin 2010, l'affaire Heuliez semble s'éclaircir. Le tribunal de commerce de Niort dévoile l'identité des repreneurs : ce sont le groupe français BGI Baelen-De Gaillard Industries et la société allemande Con-Energy, secondée du groupe Pharma-Kohl. La société est séparée en deux sociétés distinctes et indépendantes : Heuliez, qui abandonne la production d'automobiles pour se recentrer sur la sous-traitance industrielles dans divers domaines, avec pour actionnaire le groupe BGI, et Mia Electric, s'occupant de la conception et production d'automobiles électriques, avec pour actionnaires les sociétés Pharma-Kohl et Con-Energy, ainsi que la région Poitou-Charentes. Cette restructuration est censée simplifier la stratégie de l'entreprise Heuliez et d'augmenter les chances de succès[3].

En avril 2013, Heuliez qui se consacre essentiellement à la transformation de véhicules industriels et emploie environ 300 personnes, annonce son intention de déposer le bilan[4].

Le lundi 30 septembre 2013, la liquidation de l'entreprise a été prononcée par le tribunal de commerce de Niort. Cette liquidation est assortie d'une continuation jusqu'au 31 octobre 2013.

Le 31 octobre 2013, Le tribunal de commerce de Niort autorise la reprise par une société d'économie mixte, dont la région Poitou-Charentes est actionnaire majoritaire, associée à un ensemble de sociétés privées (EURL La Charpenterie, Groupe Millet Industrie, Onex, SA Libner, SBCA, SAS Aphelie, Laboratoire Science et Nature et le député Jean Grellier)[5],[6].

Éléments clés Heuliez (hors Heuliez Bus)[modifier | modifier le code]

  • 460 000 véhicules assemblés depuis 1985
  • 360 salariés (hors Heuliez Bus), principal employeur industriel du département des Deux-Sèvres (jusqu'à 3 000 personnes en 2004)
  • 3 sites de production  : France Cerizay, Espagne Mojados (cédé en 2011), Slovaquie Trenčín depuis 2006 (fermé 2010)
  • 1 bureau d'études à Antony (fermé 2009)
  • Filiales et bureaux de représentations en Allemagne, Chine, Japon, Corée du Sud et États-Unis.

Liste de voitures sur lesquelles Heuliez a travaillé[modifier | modifier le code]

Camionnettes[modifier | modifier le code]

Véhicules de grande série produits par Heuliez[modifier | modifier le code]

Véhicules de petite série produits par Heuliez[modifier | modifier le code]

Véhicules électriques[modifier | modifier le code]

Éléments produits pour des véhicules de grande série[modifier | modifier le code]

Peugeot 206 CC(2001-2007

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Concept-cars[modifier | modifier le code]

Peugeot 607 Paladine.

Bus carrossés par Heuliez Bus[modifier | modifier le code]

Un Heuliez O 305 G à Grenoble

Éléments industriels[modifier | modifier le code]

  • Cabine d'hélicoptère (Eurocoptère)
  • Cabine d'engins de Manutention et TP (Manitou)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://info.france2.fr/economie/heuliez-petiet-jette-l-eponge-61265191.html
  2. http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=141208236
  3. « http://www.heuliez.com/news/pdf/1278667672_18713.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 4 janvier 2014)
  4. Heuliez devrait déposer le bilan dans la journée, Libération, 8 avril 2013
  5. X.L.R, « Fabrique du Bocage (ex-Heuliez) : le directeur choisi », Deux-Sèvres, (consulté le 3 janvier 2014)
  6. [1], La Gazette des communes, 31 octobre 2013
  7. Prospectus Heuliez "Moutonnière cochonnière sur chassis-cabine 404" : le prospectus, imprimé par "Ouest-impressions Bressuire", porte la référence 0005-09-73 et doit donc être de 1973.
  8. Éric Nowak, Années 1970 : une Peugeot du Poitou : La Peugeot 404 Moutonnière/cochonnière Heuliez, dans : Almanach du Poitevin 2015, CPE éditions, 2015. (ISBN 978-2-36572-284-1).
  9. Prospectus Peugeot "404 Peugeot camionnette bâchée" : dans ce prospectus, daté de 1974, on, voit une photo de Peugeot 404 moutonnière/cochonnière qui est bien une Heuliez : elle a la même plaque d'immatriculation que celle du prospectus Heuliez de 1973.
  10. Prospectus Heuliez "Cochonnière 504 Peugeot" : le prospectus, imprimé par "Ouest-impressions Bressuire", porte la référence 10020-05-81 et doit donc être de 1981.
  11. Prospectus Heuliez "Moutonnière 504 Peugeot" : le prospectus, imprimé par "Ouest-impressions Bressuire", ne porte de référence mais le véhicvule représenté est identique à celui du prospectus "Cochonnière 504 Peugeot" .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]