Maux (Nièvre)

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Maux
Maux (Nièvre)
La chapelle d'Abon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Danièle Péraudin
2020-2026
Code postal 58290
Code commune 58161
Démographie
Population
municipale
145 hab. (2020 en augmentation de 2,84 % par rapport à 2014)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 56″ nord, 3° 46′ 57″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 329 m
Superficie 22,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Luzy
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Maux
Géolocalisation sur la carte : France
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Maux
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Maux
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Maux

Maux est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Bunays aujourd'hui Beunas, Chandiou ou aujourd'hui Champdioux, Mont-en-Genevray, Moulin-Mauguin, Robinet, le Grand Massé, l'Huis Griveau, l'Huis Labour, Ursier, Montchamois, Chamnay, Chargeloup, Abon.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

  • Sol en partie calcaire et en partie argilo-silicieux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Veynon, le Morion, le Garat.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Maux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :prairies (80,2 %), forêts (10,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), terres arables (3,2 %)[6]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les noms portés antérieurement par la commune sont Mosium, Mala, Moyes[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est composée de la réunion de deux paroisses : Maux et le siège de la seconde était à Abon.

En 1260, Jean, chevalier, seigneur de Châtillon-en-Bazois, donne pour l'anniversaire de ses parents ce qu'il possède à Urcey, et le fief que tenait la veuve du chevalier Gui de Digoine sis aussi à Urcey. Il cite encore des biens à Montchamois, Vauzelles, Abbon, et Marzy[8]. Cette famille de Digoine, alors possessionnée en Avallonnais (Marmeaux) et Auxois (Nan-sous-Thil) seigneur de Coddes à Cercy-la-Tour s'est ensuite transportée en Charolais à Moleron (Vaudebarrier) .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  • 1710 - Guiller, curé de cette paroisse a laissé des notes sur le désastre de l'hiver 1709, au cours duquel disparut un tiers de ses paroissiens. Il appartenait probablement à la Maison des Guiller du Mont. Il portait «  D'azur, à une cuillère d'argent renversée, posée en pal »[9].

Depuis La Révolution[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Monique Laporte    
mars 2008 En cours Éric Thomas   Directeur de société

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2020, la commune comptait 145 habitants[Note 2], en augmentation de 2,84 % par rapport à 2014 (Nièvre : −5,1 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
583546526466611603648605607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
661672709689762745758716708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
668614561501418396354352282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
247253223165167148146143136
2014 2019 2020 - - - - - -
141144145------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13]. |recens-prem=2004 .)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel de Maux, église paroissiale qui conserve dans ses murs un vase à fleurs en faïence de la poterie de la Montagne de Saint-Honoré-les-Bains.
  • Chapelle d'Abon, ancienne chapelle du prieuré de Saint-Donat, dépendant de l'abbaye saint Léonard de Corbigny. À l'intérieur se trouve une statue en bois représentant saint Donat, datant du XVIe siècle, il lui manque un bras. Fortement remanié, cet édifice privé ne se visite pas.
  • La statue de saint Donat.

    La statue de saint Donat.

  • Détail sculpté.

    Détail sculpté.

Civils[modifier | modifier le code]

  • Château de Chandioux (ou Champdioux), ruines grandioses du XIIIe siècle. Le château est construit par Jean de Champdéo, descendant des ducs de Bretagne.
  • Château d'Abon, construction du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-Felix Baudiau, Le Morvand, Nevers, 1865 ; 3e éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3vol., t.I, pp. 562–568/629.p.
  • Raymond Colas, sous la direction de Françoise Vignier, Guide des Châteaux de France, la Nièvre, éd. Hermé, 1986, pp. 55–56/102.p.
  • Raymond Colas, Châteaux en Nivernais , 1976, pp. 138–141.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Joseph Bruley, Le Morvan Cœur de la France, t.3, Paris, Société amicale et philanthropique La Morvandelle, , 347 p., p. 167.
  8. Gabriel Bulliot, Essai historique sur l'abbaye Saint-Martin d'Autun : chartes et pièces justificatives, vol. II, Michel Dejussieu, (lire en ligne), p. 111-112
  9. Armorial du Bourbonnais
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.