Thaix

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Thaix
Thaix
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
David Joyeux
2014-2020
Code postal 58250
Code commune 58290
Démographie
Population
municipale
50 hab. (2017 en diminution de 20,63 % par rapport à 2012)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 52″ nord, 3° 42′ 38″ est
Altitude Min. 196 m
Max. 256 m
Superficie 20,04 km2
Localisation
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Thaix
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Thaix

Thaix est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie 
Hameaux, villages, écarts, lieux-dits 
  • Couëron - Vroux - la Nocle -

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Gratien-Savigny Isenay Montaron Rose des vents
Cercy-la-Tour N Rémilly
O    Thaix    E
S
Fours

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Thays en 1273 puis Thaes en 1315[1].

Tire son nom d'un mot d'ancien français pour le « blaireau », la forme courte tays, taix, ici employé seul[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Divisée depuis la nuit des temps en plusieurs fiefs, la plus grande partie de cette ancienne paroisse était la possession du prieuré de Mazille, jusqu'à la fin du XVIe siècle. On y trouvait 5 justices relevant du roi et que le duc de Nevers en possédait sept.

Fief de Couëron 

La vaste demeure actuelle remplace une ancienne maison forte construite jadis à proximité de cette dernière. Elle fut construite à la fin du XIXe siècle par Imbart de La Tour. Les seigneurs successifs en furent :

  • 1353 - Jean de Brion, qui tient sa terre du comte de Nevers ;
  • 1582 - Philippe de Charry, fils de Martin de Charry ;
  • 1642 - Ponthus de Couëron, écuyer, et Esmée Popillon de Ryau, dame de Couëron, Martigny et Thaix ;
  • 1646 - Jacques de Rolland, puis sa veuve Anne d'Arcy; François de Rolland, chevalier ;
  • 1688 - Anne Catherine de Rolland, dame de Couëron, elle donna son nom à la troisième cloche de Cery ;
  • 1702 - Étienne Mellon, conseiller du roi, receveur des tailles à l'élection de Nevers ; Antoinette Serpetier ; Martialle Mellon ; Anne Edme Elisabeth Perrette Mellon ;
  • 1773 - Mlle Melon ;
  • 1818 - Imbart de La Tour, époux de Rose Tissier.
Fief près de l'église 

Il s'y trouvait autrefois une motte et une maison forte, avec comme seigneurs :

  • 1289 - Pernin, fils de Guillaume Joannet Geoffroy de Souzy ;
  • 1329 - Jean des Bruères ;
  • 1349 - Philippe Lorgens ;
  • 1353 - Jean Lorgens ;
  • 1357 - Guyot, seigneur de Brion et Thaix ;
  • 1406 - Philibert de Bryon ;
  • 1437 - Jean de Corbigny, citoyen de Nevers à Brion et à Thaix ;
  • 1582 - Pierre de Marcilly, par dot Philiberte du Lac.
Autre fief 

Les seigneurs du Tremblay possédaient un fief à Thaix

Fief des seigneurs de La Nocle 

Ces seigneurs détenaient également un fief à Thaix

  • 1371 - Gauthier de Sautur, rend hommage à Louis II de Flandre, comte de Nevers pour ses terres à Thaix
  • 1411 - Alips de Sautur, dame de La Nocle, épouse de Arnaud de Senneterre. Leur fille Emgarde apporta en dot La Nocle à Guy de Salins. Une de leurs filles épousa Antoine de Rochebaron, seigneur de Berzé-le-Châtel, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, qui devint seigneur de Thaix, La Nocle et Maulaix. Ce fief perdura jusqu'à la Révolution.
Fiefs de Vroux 

Ce fief dit était composé de deux seigneuries distinctes. Il est dit aussi : Vero, Varo, Veroux, Vairo, et était inséparable de celui de La Guette à Cercy-la-Tour. Les seigneurs de Vroux devaient rendre hommage à ceux de Vandenesse, et eurent pour vasseaux les seigneurs de Poussery (Montaron); La Guette, Martigny et Chaumigny (en partie). La plus importante seigneurie possédait une maison forte dite : la Tour Carrée sur une motte avec double enceinte et des fossés remplis d'eau. Ses différents seigneurs furent :

  • 1271 - Guyot de Beaumont, écuyer, au nom de Marguerite, fille de feu Guy de Brechard ;
  • 1291 - Gui de Beaumont qui pria Robert III de Flandre, comte de Nevers de recevoir l'hommage de son fils Jeannot de Beaumont pour sa maison de Vero qu'il lui laissa en partage ;
  • 1331 - Robert de Billy, seigneur de la Tour et maison de Verou ;
  • 1377 - Jean de Billy vend à Pierre de Nourry, seigneur de Vandenesse, une partie de la terre de Verou.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Michel Bourgneuf DVD Agent d'assurance
mars 2008 en cours David Joyeux PS Éleveur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2017, la commune comptait 50 habitants[Note 1], en diminution de 20,63 % par rapport à 2012 (Nièvre : -4,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264270295333312296287270251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243247263235252230265255236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212184178175170150136135118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
115108100917963626263
2017 - - - - - - - -
50--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • 1827 sa population était de 333 habitants,
  • 1946, elle est passée à 135 habitants et en
  • 1954, à 118 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Tournée vers l'agriculture et partuiculièrement l'élevage de race charolaise, elle subit depuis bien longtemps un déclin démographique et la fermeture de ses commerces traditionnels.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

Religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin de Thaix: la paroisse fut érigée en 1083 et possédait déjà une église, possession de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre en 1099. Cet édifice, de style roman date des XIIe siècle et XVe siècle. Le chœur est recouvert d'une croisée d'ogives qui retombent sur des têtes sculptées en pierre et datant du XIVe siècle. Dans la nef se trouvent deux statues en bois polychrome de saint Denis et saint Martin. L'État en 1882 offrit une toile de Théodule Ribot représentant le Martyr de saint Sébastien.

Civils[modifier | modifier le code]

  • Étang de Thaix
  • Château de Couëron :
  • Château de l'Échelle : Construction du XIXe siècle réalisée par le marquis Alexis de Pomereu vers 1865 puis à cause de la guerre de 1870 et du décès du marquis, la construction prendra un énorme retard et ne fut achevée par David de Pénanrun et l'entreprise Danchaud & Peslot que quelques années plus tard. De style Renaissance, ce château se compose d'un corps de logis surélevé flanqué aux angles de tours à machicoulis et créneaux. Un balcon au second étage de la façade sud et des tourelles viennent agrémentés l'édifice.

Son nom lui vient du fait que pour choisir le plus beau point de vue l'architecte fit déplacer une grande échelle à différents endroits du parc. Il fut partiellement incendié en 1936.

  • La Tour Carrée de Vroux :
  • Rendez-vous de Chasse : au nord-est du château de l'Échelle, édifice désaffecté du XIXe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Ducroizet, Robert Pommery (illustration), Le Canton de Fours dans : La Camosine, Les Annales des Pays Nivernais, no 154, p. 36-40.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1279
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.