Biches

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Biche.
Biches
Rivière Aron,  sur le site de Fleury,commune de Biches.
Rivière Aron, sur le site de Fleury,
commune de Biches.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Château-Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Jean-Philippe Panier
2014-2020
Code postal 58110
Code commune 58030
Démographie
Population
municipale
308 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 26″ nord, 3° 39′ 06″ est
Altitude Min. 212 m – Max. 307 m
Superficie 24,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nièvre

Voir sur la carte administrative de la Nièvre
City locator 14.svg
Biches

Géolocalisation sur la carte : Nièvre

Voir sur la carte topographique de la Nièvre
City locator 14.svg
Biches

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Biches

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Biches

Biches est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Alluy Brinay Rose des vents
Tintury N
O    Biches    E
S
Fertrève Montigny-sur-Canne Limanton

Histoire[modifier | modifier le code]

L'annuaire Gillet pour 1890 déclare sans hésiter : Biches ; Bichiis (de bia, doux et chiis cavernes, pluriel de chia) soit que le temple de Villars ait remplacé des cavernes druidiques, soit que le prieuré de Biches ait pris la succession. Aucun argument ne vient à l'appui de cette opinion.

L'abbé J.M. Meunier, spécialiste des parlers nivernais, estime que plus de mille noms de lieux de la Nièvre tirent leur origine de produits naturels. À défaut de texte, on est tenté de faire dériver Biches, Bichia, du bas latin buxea, buxus, buis, lieu où poussaient des buis, plante encore assez rare et difficile à acclimater dans la région. Le nom se retrouve pour un domaine de la Nièvre : les Biches, commune de Dompierre-sur-Nièvre. Il est répandu dans le centre de la France sous les formes Boësse, Bouisse, Bisseuil, Bussière, Boissière, etc.

La grande campagne de fouilles eut lieu de 1839 à 1842. Le commandant Barat{dessinateur,écrivain}, l’un des auteurs du fameux Album du Nivernais, engagea l’ingénieur Job, qui travaillait à l’achèvement du canal dans la vallée de l’Aron (rivière arrosant la commune de Biches), à prendre les terres de remblais aux points indiqués par l’annuaire Gillet, ce qui permit de dégager une partie notable des restes : « Des fouilles récentes, lit-on dans l’album, ont mis à découvert une salle pavée en mosaïque. Ce qui restait des parois avait, à l’intérieur, des fresques si vives qu’on les aurait prises volontiers pour une œuvre moderne. Elles représentaient ici un crocodile que l’ighneumon et des hommes nus, mais armés de sagaies, se disposent à attaquer, là des groupes dans des postures lascives. À l’obscénité des traits, on reconnaît le Venerum, ce réduit secret qui, dans les villas romaines, était consacré au culte de Vénus. On continue les déblais dans les directions de l’ouest et l’on arrive bientôt à un pavillon composé de plusieurs appartements en mosaïque : c’est le fragment de l’une d’elle qu’on voit au musée de Nevers. Dans les décombres ont été recueillis une charmante tête d’enfant en marbre blanc, une clef, un lacrymatoire, des fers de lance, des glaives de formes diverses, une table en marbre blanc sur laquelle sont figurés un dauphin, Vénus surgissant de la mer et un petit temple qui s’ouvre sur le rivage à la déesse (reproduit). Cette habitation n’a encore livré à notre investigation que son aile méridionale ; une citerne a donné la position de sa cour intérieur ; la partie septentrionale est encore inexploitée. »

L’album donne un plan des fouilles entreprises, malheureusement sans repères suffisants : elles s’étendent vers l’ouest jusqu’à cent mètres de l’Aron et vers le nord sur cinquante mètres le long de la rivière. Ce qui reste à déblayer serait sans doute deux fois plus étendu. Regrettons que l’aventure ne tente personne.

Extrait de Biches en Bazois de Albert Garreau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Bernard Martin PS Conseiller général
mars 2014 en cours Jean-Philippe Panier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 308 habitants, en diminution de -7,51 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
638 653 508 542 845 896 863 902 951
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
916 918 944 959 1 009 1 016 1 042 1 044 1 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 036 1 026 865 691 613 593 550 556 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
373 405 416 381 316 290 337 321 308
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Prieurs de Biches[modifier | modifier le code]

  • 1146 : Thomas, camérier, témoin à Biches d'une donation faite par Seguin de la Tournelle, seigneur de Guipy. Il est peut être en même temps que camérier de la Charité.
  • 1272 : Jean de Champlemy.
  • 1339 : Hugues Polosard, chambrier de la Charité, prieur de Biches. Officiellement ces deux charges ne seront réunies qu'en 1350.
  • 1534 : Dom Guilaume du Chaillon, le 7 mai, affranchit un serf à Brinay. En 1535, il est impliqué dans un procès.
  • 1568 : Dom Gilbert de Thoury.
  • 1624 : Dom Passalogue (Dom Jean Passelaigue) ami de J.P. Camus, évêque de Belley, qui le choisit pour lui succéder à son évêché en 1628, était alors abbé de Notre-Dame de Hambie, prieur de Saint-Victor de Nevers et de la Charité, vicaire général de l'ordre de Cluny.
  • 1629 : Jean Adeline, François de Loron, seigneur de Brinay, lui rend hommage.
  • 1638 : Dom Jean d'Arcy, prieur, seigneur de Biches, le 8 septembre. Il l'est encore en 1643. Ensuite, il n'y a plus, semble t-il, de prieur spécialement désigné pour Biches.
  • 1776 : Dom Philibert Lorin, prieur de la Charité, présent J.B. Balandreau à la cure de Biches.

Curés de Biches[modifier | modifier le code]

  • 1486 : Guillaume Thomas ;
  • 1606 : Étienne Jaubert, parrain d'Alluy ;
  • 1624-1659 : Gaspard Boy ;
  • 1659-1676 : Francis Boy ;
  • 1676-1686: Robert Bernard
  • 1686 : Étienne de Paris ;
  • 1690 : BOY, curé de Biches, le 28 mai ;
  • 1690 : Étienne Lepere curé de Biches le 30 septembre, mort et enterré à Biches en 1694 ;
  • 1694-1717 : Gabriel Millet ou Milliet ;
  • 1717 : Charles Mottet ;
  • 1718 : Henri Souchon : le 29 mai, part le 5 juin pour Commagny ;
  • 1720 : Charles Guyot démissionne le 19 mai ;
  • 1721 : Jean Roc ou Roch, assiste le 26 décembre 1724 à la sépulture de Tintury. Il lui succède à une date inconnue à Biches, son parent, François ROC mort en 1741 ;
  • 1741-1744 : François Silbon ;
  • 1744 : Guillaume Pougault dessert la cure de Biches pendant sa vacance, le 27 juin 1744 ;
  • 1767-1768 : Fayol, son premier acte est du 3 mai 1767, se dernière signature du 28 novembre ;
  • 1768-1776 : Jean Cordillot ;
  • 1776-1793 : Jean Baptiste Balandeau ;
  • 1803-1808 : Nicolas Branlart, curé de Dienne à partir de 1808. La paroisse de Biches demeure sans titulaire jusqu'en 1824 puis elle est confiée à :
  • 1824 : Bourre ou Bouheret, curé de Brinay ;
  • 1827 : Boucherat, curé de Limanton ;
  • 1827-1838 : curé de Brinay ;
  • 1838-1872 : Jacques Granjean, nommé le 1er janvier 1838, meurt en charge le 2 juin 1872 ; enterré au cimetière de Biches. La commune est desservie ensuite jusqu'au 1er octobre 1872 par l'abbé Morel, curé de Brinay ;
  • 1872-1899 : Pierre Betiaux, résidant à Biches jusqu'en 1894, puis à Brinay, d'où il dessert les deux paroisses. Mort à Dion (Allier) le 9 juillet 1901 ;
  • 1899-1900 : Théophile Goure : mort le 5 décembre 1900 à Biches ;
  • 1901-1905 : Creuzet, loue un presbytère à Alluy en décembre 1906 ; transféré à Garchisy le 15 septembre 1907. La paroisse est alors divisée entre les curés d'Alluy et de Brinay. M. Perdriat, curé d'Alluy, dessert Biches en 1919 ;
  • 1919-1952 : François Deguin, installé le 6 avril 1919 ; mort à Biches à 72 ans. En 1947, intérim de R.P. Ribaillier de l'Oratoire ;
  • 1952 : Lauvergeon, curé de Brinay et de Biches :
  • 1958 : Brocart, curé de Brinay et de Biches.

Officiers laïque de Biches[modifier | modifier le code]

  • 1666, juge de Biches : François Pelle ;
  • 1694, procureur d'office à la justice de Biches : François Bernard ;
  • 1673, fermier du prioré, Jean Rossignol ;
  • 1708-1733, lieutenant du prioré : François Bernard ;
  • 1649, procureur fiscal de Biches : Léonard Bernard le jeune ;
  • 1724-1736, François Bernard ;
  • 1624, greffier de Biches : Jehan Jaubert ;
  • 1707, syndic de la paroisse : Jean Marceau ;
  • 1701, procureur d'office de la Commanderie ; Jean Bret ;
  • 1660, fermier du revenu de la Commanderie : Paul Pelle ;
  • 1771, homme d'affaires de la Commanderie : Antoine Derval ;
  • 1714, greffier du prioré et de la Commanderie : Jean Bernard ;
  • 1736, greffier et fermier de la Commanderie : Jean Sautereau ;
  • 1769, greffier de la Justice de la Commanderie : Jacques Segueneau en 1787, qualifié alors de greffier des justices des Prieuré et Commanderie ;
  • Procureur fiscal de la Commanderie et procureur fabricien : Jean Rossignol ;
  • 1781-1787, receveur et procureur général et spécial de la Commanderie Jean Baptiste Gondier de Chérigny ;
  • 1788 : M. Bonneau ;
  • 1734, lieutenant civil et criminel de la justice et gruerie de la Commanderie et du Prieuré : Joseph Rebreguet
  • 1762, procureur d'office de la Commanderie : François Rebreguet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. 47° 00′ 01″ N, 3° 40′ 03″ E.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :