Éric Toledano

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Éric Toledano

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Éric Toledano au déjeuner des nommés des César du cinéma 2012

Naissance 3 juillet 1971 (43 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Nos jours heureux
Tellement proches
Intouchables

Éric Toledano est un réalisateur, scénariste et dialoguiste français né le 3 juillet 1971 à Paris. Il travaille en binôme avec Olivier Nakache à la fois pour l'écriture et la réalisation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et premiers contacts avec le cinéma[modifier | modifier le code]

Eric Toledano naît le 3 juillet 1971 à Paris. Ses parents sont originaires de Meknès au Maroc[1]. Son père, issu d'une famille de rabbins, est énarque et démarre sa carrière dans la haute administration marocaine, puis il rejoint Paris où il va travailler au centre français du commerce extérieur[2]. Éric Toledano a un frère aîné qui vit en Israël[1] et une sœur médecin (gastro-entérologue) à Paris[2].

Il naît et grandit à Versailles où il passe une jeunesse heureuse courant après l'école au Cyrano ou au Roxane, les cinémas de la ville[3]. Il reste à Versailles jusqu'au lycée dans une « ambiance d’intégrisme catholique » qu'il n'apprécie pas beaucoup, ce qui l'incite notamment à quitter la ville une fois le bac en poche[4].

Éric Toledano se passionne dès son plus jeune âge pour le cinéma et porte une admiration particulière pour le réalisateur Woody Allen et en particulier pour son film Annie Hall dont il déclare connaître les dialogues par cœur[5]. Pour Éric Toledano, « Woody Allen est une sorte de modèle. Sa force, c’est la répétition. Il traite du même sujet, des mêmes névroses en étant pourtant à chaque fois différent et toujours aussi brillant. On appelle cela une œuvre. »[3].

C'est également très jeune qu'il se plonge dans les comédies Italiennes[2] ou les films de Claude Sautet[2]. Parmi ses références cinématographiques, il cite également les films de l'équipe du Splendid comme la série les Bronzés ou Le Père Noël est une ordure film dont il déclare également connaître les dialogues par cœur[6].

Adolescence, voyages et formations[modifier | modifier le code]

Ayant été éduqué dans une famille traditionaliste juive, Éric Toledano démontre un attachement particulier au judaïsme, ce qui le guide notamment durant son adolescence et son début de carrière[1]. Il insiste lui-même à plusieurs reprises sur cet aspect de sa biographie dans le journal communautaire Actualité juive qui lui accorde en 1996 puis en 2006 deux portraits, dont le dernier dans la rubrique « Aleph-Beth de »[1],[4]. Éric Toledano considère en effet son rapport à la spiritualité comme : « ténu mais pudique [...] la foi faisant toujours partie intégrante de [sa] vie, elle passe par la fréquentation de la synagogue, par l’étude »[1].

De ce fait, en 1989, après avoir passé son bac, il part étudier un an à l’université hébraïque de Jérusalem[1]. S’il admet « ne pas [y] avoir suivi les cours avec sérieux », il déclare avoir été très assidu aux cours d’hébreu, langue que depuis lors il maîtrise bien, continuant d’ailleurs, après son retour en France, à suivre des cours de guemara à la yeshiva des étudiants[4]. Il déclare à propos de cette expérience : « Partir en Israël, c’était un mythe. J’avais envie de mettre des images sur cette idée, d’être acteur de cette aventure-là et pas seulement spectateur. Ce fut une année déterminante. C’est là-bas que je me suis promis de réaliser un film et de revenir en Israël le présenter »[1]. Ce sera d'ailleurs chose faite lorsque son premier long métrage Je préfère qu'on reste amis... réalisé en 2005 sera présenté à un festival intitulé « Les moments français de Tel-Aviv » organisé à la cinémathèque de Tel Aviv[1].

De même, Éric Toledano souligne lui-même le rôle important dans sa vie et son œuvre d'une autre expérience dans le milieu communautaire juif. De 8 à 16 ans, en compagnie de ses cousins, Éric Toledano participe activement aux activités et aux camps des « Éclaireurs et éclaireuses israélites de France », mouvement de scouts juifs, rattaché au Conseil représentatif des institutions juives de France, basé à Antony[1],[4]. C'est à l'occasion d'activités organisées par un centre de loisirs d'obédience juive du Chesnay qu'il rencontre Olivier Nakache[2]. Par la suite, il rejoint le mouvement de jeunesse communautaire juif « Yaniv » où il est animateur quatre été consécutifs et visite à cette occasion, outre Israël, les États-Unis, l’Italie et les Antilles[4]. Cette expérience sera au centre de son deuxième long-métrage Nos jours heureux réalisé en 2006, à propos duquel il déclare : « Pour Olivier et moi ce film a une place particulière. Il raconte une partie de nos vies. Pendant vingt ans nous avons été successivement pensionnaires, animateurs et directeurs de centres de vacances, notamment à Yaniv ou aux EEIF »[1].

Revenu d'Israël, Éric Toledano reprend ses études, et obtient en 1993 une licence de lettre option Cinéma à l'Université Paris III Sorbonne Nouvelle et en 1995 une maîtrise de science Politique à la Sorbonne avec une spécialisation en sociologie politique, visant à l'époque un Diplôme d'études approfondies dans cette matière[1],[2],[7].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses études, Éric Toledano connait sa première expérience cinématographique en 1993, lorsqu'il travaille en tant qu'assistant metteur en scène sur le film À la folie réalisé par Diane Kurys. Par la suite, il co-réalise assez rapidement son premier court-métrage avec Olivier Nakache en 1995 : Le Jour et la Nuit. En effet, décidant de consacrer leur vie au cinéma, les deux réalisateurs ne désirent s'engager dans de longues études cinématographiques, mais au contraire rentrer « tout de suite dans l'action » avec un premier court-métrage dans lequel ils investissent toutes leurs économies. Cependant, le succès n'est pas au rendez-vous[2].

Proche des mouvements Ras l’front et le Droit au logement, il rencontre les dirigeants d’une modeste radio libre nommée « Paris Pluriel »[4]. Et c’est ainsi qu'à partir de septembre 1995, déjà accompagné d'Olivier Nakache, il anime sur cette fréquence une émission consacrée au cinéma. Ils y reçoivent des réalisateurs (à l'instar de Jean-Paul Lilienfeld, Laurent Benguigui, ou Malik Chibane) et font des dossiers sur des courts métrages[4].

En 1999, surfant sur le phénomène du « stand-up » qui est en train de s'importer en France, leur deuxième film Les Petits Souliers est davantage une réussite, jouissant de la collaboration de jeunes comédiens comme Gad Elmaleh ou Jamel Debbouze. En effet, à cette époque, le duo fréquentent le Trévise qui organise des scènes ouvertes. Et c'est dans ce théâtre qu'ils rencontrent Gad Elmaleh, alors jeune humoriste qu'ils vont faire jouer dans leur deuxième court-métrage et qui va les aider à compléter le casting par d'autres jeunes jeunes acteurs Français, outre Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Atmen Kelif ou encore Gilbert Melki[2],[4]. Le film est sélectionné au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand en 1999 et, la même année, il obtient le Prix du public au festival du film de Paris.

Collaboration avec Omar Sy et enchaînement de succès[modifier | modifier le code]

En 2002 Éric Toledano et Olivier Nakache écrivent et réalisent leur 3e court métrage, Ces jours heureux, qui met en scène le départ et le retour d'une colonie de vacances. C'est à cette période qu'ils font la connaissance d'Omar Sy marquant ainsi le début d'une longue collaboration artistique[8].

Le duo travaille quelque temps dans la société de production de Dominique Farrugia et c'est sur un plateau de la chaîne Comédie qu'ils rencontrent Jean-Paul Rouve[7] avec qui ils se lient d'amitié. Éric Toledano et Olivier Nakache lui propose le 1er rôle du long métrage qu'ils sont en train d'écrire. C'est à cette période qu'il rencontre Nicolas Duval-Adassovsky qui décide de produire Je préfère qu'on reste amis le premier long métrage du duo. Le film, qui sort en France en 2005, connait un succès relatif avec 330 000 entrées. Le deuxième long métrage du duo, Nos jours heureux sort pendant l'été 2006 et connait un succès au fur et à mesure des semaines d'exploitation cumulant en fin de carrière près de 1 500 000 entrées[9].

En 2009 sort leur troisième long métrage, Tellement Proches. Le duo poursuit leur exploration de la vie en groupe en analysant les relations familiales. Tout comme pour Nos jours heureux on retrouve au casting du film Omar Sy marquant ainsi la 3e collaboration du duo avec leur acteur fétiche.

En 2011 c'est la sortie d'Intouchables, leur 4e long métrage. Omar Sy partage l'affiche avec François Cluzet. Le film connait un succès phénoménale en France avec 19,44 millions d'entrées mais également à l'internationale ou le film cumule plus de 30 millions d'entrées[10].

À propos de la biographie d'Éric Toledano (tout comme celle d'Olivier Nakache), le journal Le Monde fait remarquer qu'aucun portrait ne leur a été consacré dans aucun journal, que « d'eux, on ne sait presque rien », et ce malgré cinq longs-métrages dont une troisième place dans la Liste des plus gros succès du box-office en France obtenue par leur film Intouchables, ce que le journal explique par leur éclipsement médiatique au profit de leur acteur vedette (qui apparaît dans trois de leurs longs-métrages) Omar Sy, les intéressés déclarant à ce propos : « Ça nous va de rester en arrière ». Cette distance qu'ils instaurent entre eux et le public se traduit également dans leur volonté de ne pas mélanger « humour, même acide, et rébellion »[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur et scénariste, en collaboration avec Olivier Nakache[modifier | modifier le code]

La Part de l'ombre est la seule réalisation pour laquelle Éric Toledano et Olivier Nakache ne sont pas aussi scénaristes.

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Prix et nominations[modifier | modifier le code]

Tous les prix et toutes les nominations concernent son duo avec Olivier Nakache.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Aleph-Beth d'Éric Toledano », Actualité juive, no 937,‎ 29 juin 2006
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Laurent Carpentier, « Nakache et Toledano, une vie en colo », Le Monde, no 21692,‎ 15 octobre 2014, p. 16-17
  3. a et b [1]
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « Portrait d'Éric Toledano », Actualité juive,‎ 1er février 1996
  5. « Tout ce qu'ils ont toujours voulu savoir sur Woody Allen... », L'express,‎ 22 octobre 2014 (lire en ligne)
  6. « Le grand entretient François Cluzet », Europe1,‎ 10 octobre 2014 (lire en ligne)
  7. a et b « Dans les coulisses d'Intouchables », Grasset,‎ 1er octobre 2013, p. 35
  8. [2]Bio Omar Sy sur Allociné
  9. [3]
  10. [4]
  11. « Fiche du film » sur AlloCiné.fr, consulté le 4 décembre 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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