Cernay-la-Ville

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Cernay-la-Ville
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
René Mémain
2014-2020
Code postal 78720
Code commune 78128
Démographie
Gentilé Cernaysiens
Population
municipale
1 633 hab. (2013)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 27″ Nord 1° 58′ 32″ Est / 48.6741666667, 1.97555555556
Altitude Min. 111 m – Max. 178 m
Superficie 9,77 km2
Localisation

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Liens
Site web Cernay-la-Ville.fr

Cernay-la-Ville est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé sur la D 906 entre Rambouillet et Chevreuse, le village est inclus dans le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et est à proximité de la limite nord-est de la forêt domaniale de Rambouillet. Il se trouve en limite nord-ouest du plateau qui surplombe les Vaux de Cernay, un peu avant le confluent du ruisseau de Prédecelle (ou Rouillon) et du ru des Vaux, affluents de l'Yvette[1] Les communes voisines sont Senlisse au nord et nord-est, Choisel à l'est, Bullion au sud-est, La Celle-les-Bordes au sud et Auffargis à l'ouest. Un étang particulièrement vaste, l'étang des Vaux de Cernay, est également présent sur le territoire forestier de la commune. Le ru des Vaux de Cernay se jette dedans, avant d'en sortir. Il est le résultat du travail de moines établis sur le territoire de la commune durant le Moyen-Age.

En face du plateau où se situe le village, se dressent d'imposantes collines forestières qui débouchent sur un autre grand plateau. Leur importance et leur caractère escarpé nuancent avec le paysage relativement plat du reste de l'Ile-de-France. Certaines de ces collines ont été baptisées par les habitants du village, bien que ces appellations soient purement locales et absolument non officielles, une minorité continue de les employer. On désigne souvent la plus haute sous le nom de "Pic du Carrier", car elle mène à une ancienne carrière d'extractions de pavés, la carrière des Maréchaux. L'altitude est modeste, mais la pente est particulièrement abrupte. On peut en réaliser l'ascension sur son flanc directement, à condition d'adopter une certaine vigilance. On peut aussi emprunter le "Col de la Vallée" (appellation cernaysienne locale, qui n'est pas officielle), un sentier qui serpente sur le flanc occidental de cette vaste colline. Le lieu est prisé pour la randonnée par les touristes, mais aussi pour le ski de fond l'hiver, pour la population locale. La deuxième grande colline, partagée avec Senlisse est parfois dénommée par les Cernaysiens comme étant la "Dent des Pins", en raison de la présence de pins, plutôt rares ailleurs dans la Forêt de Rambouillet. On trouve les célèbres Dix-sept tournants, la seule de ces hauteurs qui porte un nom reconnu en-dehors de la commune de Cernay-la-Ville. Cette côte routière est réputée localement pour sa dangerosité, en particulier pour les motards, en période hivernale. Une autre colline est également présente sur le territoire de la commune, son nom est officiel et pas seulement reconnu. Il s'agit de la Butte de Justice, du nom que l'on donnait à ce type de collines au Moyen-Age. Elle est située sur la route qui mène à Auffargis. Son col permet d'accéder à une ferme.

Le village se trouve un peu à l'écart des réseaux ferroviaires, qui le contournent soit par le nord-ouest (ligne de Versailles à Chartres), soit par le sud-ouest (ligne de Palaiseau vers Voves). La commune est desservie par la ligne de bus 39.03, de la société de transport SAVAC.

Le centre du bourg est organisé autour de l'intersection entre la D 906 et la route menant à Limours en direction du sud-est. Au nord de la commune, les forêts domaniales s'étendent sur les zones escarpées descendant jusqu'au ru des Vaux. Au sud et à l'est, s'étendent des zones agricoles. La commune comprend un hameau, les Vaux de Cernay, situé en contrebas, à l'ouest, dans la vallée, qui est en fait un prolongement de la Vallée de Chevreuse. La route qui mène au hameau des Vaux de Cernay permet également de rejoindre l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, ainsi qu'un autre vaste étang.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme le reste de l'Ile-de-France, la commune connaît un climat semi-continental, typique du bassin parisien, avec une influence océanique dégradée. Les hivers sont froids, avec des températures souvent négatives ou légèrement positives entre fin novembre et début avril. On compte environ vingt jours de chutes de neige par an (dix-sept jours environ à Versailles, quinze jours environ à Paris, quatorze jours environ à l'échelle nationale). Les hivers sans neige au sol au moins une journée sont extrêmement rares. A l'échelle locale, le plateau de Cernay est reconnu comme étant l'un des endroits les plus enneigés du Sud-Yvelines. Le record d'épaisseur de neige est de cinquante-cinq centimètres, mais lors de l'hiver 2009-2010, on a pu observer des congères de près de soixante-dix centimètres de hauteur. L'épaisseur de neige habituelle est comprise entre dix et trente centimètres. Le record de froid est de -28°C, le 17 janvier 1985. La même température avait été mesurée à Saint-Arnoult-en-Yvelines. On a également mesuré -21°C lors de l'hiver 2009-2010, le long de la D 906, entre Cernay-la-Ville et Senlisse. Cette bonne consistance des hivers permet notamment le ski de fond et même le patin à glace, réalisé sur l'étang des Vaux de Cernay. Une vigilance extrême est recommandée, car l'épaisseur de la glace n'est pas toujours suffisante. Ces activités sont surtout prisées des Cernaysiens et des habitants des communes voisines, car l'endroit reste peu connu. Le gel peut-être observé d'octobre à mai.

Les étés sont généralement chauds, parfois étouffants car le vent est parfois totalement absent pendant quelques jours. Certains étés sont cependant frais et pluvieux, lors des années à forte influence océanique (années qui restent assez rares cependant). Le record de chaleur est d'environ 40°C (39,7°C exactement).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sarnetum en 768[2],[3] , Sarnaium au XIIIe siècle, Serneium en 1218, Sarnium, Sarnaia, Sarnaiacum, Sarnei, Sarnee, Sernay, Sairnay[3].

L'étymologie est possiblement similaire aux autres Cernay de France, comme Cernay-lès-Reims (Marne, Sarnacum en 1103)[2],[4]

Un mode de déboisement consistait dans le cernage des troncs; ceux-ci étaient incisés circulairement ce qui faisait périr les arbres. Cerner dans ce sens est employé au Moyen Âge[5], selon une hypothèse initiale formulée par Michel Roblin. Le mot français cerne (d'où cerner et cernage) n'est cependant attesté qu'en 1119 et remonte au latin classique circinus « compas, cercle », lui-même dérivé de circus « cercle »[6]. Par ailleurs, aucune forme ancienne du type toponymique Cernay ne ressemble à un éventuel *Circinetum qui serait devenu *Cernetum par la suite, mais au contraire Sarnacum, Sarnetum, Sarneium qui sont bien établis comme formes les plus anciennes.

En revanche, on note que l'élément Cern- des différents Cernay apparait plus tardivement, c'est-à-dire que les formes les plus anciennes présentent un S initial au lieu d'un C et Sarn- est encore antérieur à Sern-. Cette mutation est sans doute liée à l'action fermante de [r] en syllabe initiale, où le groupe [ar-] a tendance à passer à [ɛr-] ou [er-]. Par contre, [ir-] ne peut pas avoir évolué en [ar-].

Quant au second élément -etum de la forme la plus ancienne, il peut être une latinisation erronée par confusion (fréquemment observée dans les textes) entre ce suffixe et le suffixe -acum[2]. D'ailleurs, on compare avec Cernay-les-Reims (Sarnacum en 1103) ou Cernay (de Cerniaco en 1104)[2].

François de Beaurepaire, à propos de Cernay (Eure), considère que Sarn- représente en fait le gaulois isarnon « fer », suivi du suffixe -acon localisant (latinisé en -acum), d'où le sens global de « lieu où il y a du fer »[7], la chute de la voyelle initiale i ou aphérèse est un phénomène phonétique fréquent. Ce toponyme serait parallèle à l'adjectif néobreton houarnek « ferreux, ferrugineux » issu du vieux breton *hoiarnoc, basé sur hoiarn « fer » équivalent du gallois haearn et au vieux cornique hoern, même sens, tous du proto-celtique *īsarno- (en brittonique le [s] initial est passé à [h] cf. gaulois *succo- « porc, groin de porc », irlandais socc « groin, soc de charrue » mais breton houc'h et cornique hoch « porc »)[8] et le suffixe -oc de même origine que le gaulois -acon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est probable que l'on y ait exploité ou travaillé le fer, dès l'époque de La Tène, comme l'indique le nom celtique de l'endroit.

Au début du Moyen Âge, le roi de France cède aux religieux de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) un terrain, dans la vallée. Ils y fondent l'Abbaye des Vaux-de-Cernay. Les moines sont à l'origine, notamment, de l'étang des Vaux de Cernay. Nombre de leurs ouvrages en pierre sont encore présents. Juste à côté se trouve le moulin de Cernay, avec sa cascade. L'abbé Guy des Vaux de Cernay est l'un des religieux appelés pour aller prêcher dans le Languedoc, vers 1206, afin de ramener les Cathares dans le droit chemin des dogmes de l'Eglise. Il encouragea également Simon IV de Montfort, son ami et voisin, à partir en Croisade dans le Sud de la France. L'abbaye était déjà presque complètement abandonnée lors de la Révolution française. Les derniers biens ecclésiastiques de l'abbaye furent vendus. Il n'en reste que des ruines, ainsi qu'un hôtel particulier, beaucoup plus tardif, bâti à la suite du rachat du terrain abbatial au XIXème siècle.

Le village fut également possession de Jean de Furet qui en fut le seigneur. Il est actuellement enterré dans l'église Saint-Brice, aux-côtés de son épouse.

Dès 1879, une carrière de Grès (géologie) fut ouverte, la carrière des Maréchaux, afin d'approvisionner Paris (distant de 49,5 km) en pavés. Les maisons forestières des carriers sont encore présentes, mais abandonnées. La carrière n'est plus exploitée depuis 1930 à la suite de la concurrence du grès suédois, mais est ouverte au public.

Trente-trois cernaysiens périrent lors de la Première Guerre mondiale, soit environ 4,7% de la population du village.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le résistant Henri Brunet (Forces françaises de l'intérieur) périt sur la route de l'Abbaye, lors d'un combat contre les forces allemandes. Le village fut libéré en août 1944, lors de l'avancée des forces de Philippe Leclerc de Hauteclocque, en route vers Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours René Mémain DVD[9]  
1995 2001 Michel Trempu SE  
1983 1995 Jean Dionisi SE  
1977 1983 Alain Sarzotti SE  
1971 1977 Maurice Corin SE  
1965 1971 Robert Thibault SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 633 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 388 408 440 409 409 424 461 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
466 473 502 504 519 614 624 681 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
741 755 705 677 645 605 545 532 595
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
561 518 969 1 666 1 757 1 727 1 641 1 629 1 641
2013 - - - - - - - -
1 633 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 26,8 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
Pyramide des âges à Cernay-la-Ville en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,8 
3,6 
75 à 89 ans
5,6 
15,1 
60 à 74 ans
13,8 
26,8 
45 à 59 ans
25,0 
18,9 
30 à 44 ans
20,5 
13,9 
15 à 29 ans
13,3 
21,5 
0 à 14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle ;
  • École élémentaire.

L'école est affiliée à l'USEP (Union sportive à l'école primaire) et permet aux élèves de participer à des rencontres inter-écoles (Bullion, Dampierre, La Celle-les-Bordes, Les Essarts-le-Roi, Auffargis et Le Perray-en-Yvelines).

Sports[modifier | modifier le code]

Association Sportive de Cernay-la-ville (ASC)

(football, tennis, VTT, musculation, pétanque).

Activités extérieures[modifier | modifier le code]

Outre les sports proposés, la commune peut être sujette à de nombreuses activités. L'été, la pêche aux poissons blancs est possible en raison des nombreux étangs (bien qu'elle soit prohibée dans l'étang des Vaux de Cernay, elle est autorisée au niveau des autres points d'eau). La Carpe commune, le Gardon (poisson), le Rotengle et l'Ide mélanote sont les principaux poissons blancs. La Truite fario peut également être pêchée. Le caractère sauvage de la forêt est également propice à la randonnée. Cependant le dénivelé est important. Les cols, très sinueux, sont assez longs à gravir. La chaleur estivale permet également la baignade dans le ru des Vaux de Cernay. L'escalade est possible, en raison de la présence de nombreux gros rochers sur les pentes des hauteurs forestières.

En automne et en hiver la chasse est possible. L'enneigement en général non négligeable permet le ski alpin, surtout pratiqué par les Cernaysiens. Lorsque les températures sont assez basses, le patinage est également pratiqué sur l'étang des Vaux de Cernay.

Activités festives[modifier | modifier le code]

La Fête nationale est célébrée dans le square du village et donne lieu à un défilé dans toute la commune, en général dans la nuit du 13 au 14 juillet. Elle est précédée par la fête du village (début juillet) et par la fête de l'école (fin juin).

Le 6 décembre est célébrée la Saint-Nicolas. Le saint rend visite aux enfants devant la bibliothèque municipale, s'ensuit alors une procession jusqu'à la salle des fêtes ou se tient le marché de Noël.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est très agricole. On ne compte pas moins de huit fermes sur son territoire. On y produit du maïs, du blé, du colza, de la pomme de terre, de la betterave à sucre et de l'orge. L'élevage est également important et se traduit via l'élevage ovin, sur des pâturages proches de la forêt, au niveau du plateau de Cernay (zone méridionale) et l'élevage chevalin, dans de grands prés, en bordure de la forêt également, mais au niveau de la zone septentrionale du plateau. L'élevage volailler est aussi représenté, via un grand élevage de faisans de Colchide, basé sur la Butte de Justice.

Outre les activités des champs et de la ferme, la vie économique du village repose également sur les activités forestières. On exploite le bois dans la vallée avant de le vendre sur le plateau.

La carrière et le moulin ne sont plus en activité. Il n'y a plus de pêcheurs de profession. Le bureau de poste n'existe plus non plus.

Enfin, la vie du village est également assurée par ses boutiques (boucherie, boulangerie, épicerie, pharmacie, garages, salon de coiffure, agences immobilières, café et auberges).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Brice, le transept et la base du clocher sont du XIIIe siècle, la nef et le bas-côtés du XVIe siècle ; la pierre tombale à deux effigies du XVIe siècle, la statue de saint Brice en chêne du XIIIe siècle, le grand christ de bois du XVIIe siècle. L'église abrite la tombe de Jean de Furet (décédé en 1539), dans laquelle repose, outre le seigneur, sa femme. Des reliques de Saint Thibaut de Marly, abbé des Vaux de Cernay, sont également présentes dans l'église.
  • Ancienne abbaye des Vaux de Cernay.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

La commune est située en bordure de la Forêt de Rambouillet, réputée pour ses populations de grands mammifères herbivores. Elle est également incluse dans les limites du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. La commune couvre une grande variété de milieux : forêt de feuillus, zone forestière de conifères, ancienne carrière, vastes champs, cours d'eau, étangs, marécages, bocage, collines avec cols parfois difficiles d'accès et prés d'herbes folles. Ainsi, elle est une zone privilégiée pour la faune.

On y trouve de nombreux sangliers, cerfs élaphes, chevreuils et daims européens, présents en grand nombre faute de grands prédateurs. De nombreuses espèces de rongeurs champêtres sont également présentes, des lérots, des loirs gris, des mulots sylvestres, des campagnols roussâtres et des rats des moissons, principalement, que l'on trouve surtout en lisière de la forêt, dans les prés et les champs. La zone de Cernay-la-Ville et de ses alentours est également réputée pour sa population de chauves-souris, grâce à l'abondance de proies, en raison des marécages et des étangs. Les principaux prédateurs forestiers sont le Renard roux, le Blaireau européen, la Belette (dont la présence non négligeable s'est retranscrite à-travers certains toponymes, comme le sentier de la Belette) et la Martre des pins. La présence du Chat sauvage d'Europe et de la Loutre d'Europe n'est pas certifiée, bien que rapportée et mentionnée localement. La présence du Loup gris commun est parfois mentionnée, mais cela reste peu probable. Cette présence n'est pas certifiée par l'Office national des forêts, ni par les autres organismes compétents locaux. D'éventuelles traces de la présence du Castor commun ont été trouvées, mais aucun animal n'a été identifié à ce jour, l'Office national des forêts n'a pas non plus fait état de ces traces. En revanche, le Ragondin et le Rat musqué, deux espèces invasives de rongeurs semi-aquatiques, sont bien présentes. Des populations de chats harets sont également présentes dans la vallée, à proximité du ru des Vaux de Cernay. L'Écureuil roux est un autre rongeur notable de la commune, assez représenté. Enfin, les lapins de garenne et lièvres d'Europe prolifèrent par suite de la présence de nombreuses cultures non céréalières : colza, pommes de terre, betteraves à sucre...

D'importantes populations de rapaces sont présentes sur le plateau de Cernay, où le caractère plat du lieu et les champs leur permettent de chasser les nombreux rongeurs. Les buses variables, les milans noirs et les faucons crécerelles sont les rapaces les plus représentés. Le Héron cendré est omniprésent en raison des étangs et prés humides, qui constituent le bocage cernaysien, qui se mêle aux marécages forestiers. Il s'agit du plus grand oiseau présent sur le territoire de la commune. Les champs permettent à de nombreux autres oiseaux des campagnes de proliférer : corbeaux freux, grands corbeaux, corneilles noires et mouettes rieuses. Les prés et champs comportant de nombreuses mares à bestiaux, on trouve également des canards colverts dans des proportions non négligeables. Le clocher de l'église Saint-Brice abrite des effraies des clochers et des chouettes hulottes, qui sont les deux principaux rapaces nocturnes présents dans la Vallée de Chevreuse et sur le plateau de Cernay. Le Faisan de Colchide est le principal oiseau forestier.

Les reptiles se rencontrent surtout dans la vieille carrière des Maréchaux et sur les pentes forestières des Vaux de Cernay, occupées par d'imposants rochers. La bruyère et le sable, présents dans l'ancienne carrière, leur sont propices. Le Lézard des murailles est le plus représenté. On trouve également le Lézard vert occidental, la Vipère péliade, la Coronelle lisse et dans les zones plus humides la Couleuvre à collier. La présence de la Tortue de Floride n'est pas attestée, ce qui permet une bonne conservation des populations d'amphibiens et de poissons

Les populations d'amphibiens sont remarquablement bien préservées et font l'objet d'importants plans de sauvegarde. La vallée est principalement occupée par le Crapaud commun, la Grenouille rousse et la Salamandre tachetée. Le plateau, avec ses champs parsemés de mares, abrite surtout la Rainette verte et le Triton commun. Un Crapauduc a été mis en place sur la route de l'Abbaye, qui longe un grand étang, qui est une zone de reproduction pour crapauds et grenouilles.

Les étangs et cours d'eau voient évoluer, principalement, des poissons blancs : gardons, rotengles, carpes communes et ides mélanotes. Cependant la Truite de rivière est également présente en petit nombre dans le ru des Vaux de Cernay. La Loche franche et le Chabot commun sont également présents en grand nombre dans le ru des Vaux de Cernay, indiquant une bonne qualité d'eau.

Les invertébrés sont principalement représentés par d'importantes populations de papillons. La présence d'aselles et de gammares dans le ru des Vaux de Cernay est un signe de propreté de l'eau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armand Blanchonnet (1903-1968), coureur cycliste, mort à Cernay.
  • Léon Germain Pelouse (1838-1891) fut le chef de file d'un groupe de peintres, l'école de Cernay, qui doit son nom à la ville.
  • Paul Grimault (1905-1994), réalisateur de films d'animation. il a vécu à Cernay.
  • Jean de Furet (?-1539), seigneur de Cernay-la-Ville au Moyen-Age.
  • L'abbé Guy (?-1210), abbé des Vaux de Cernay aux alentours de 1206, religieux prédicateur en terre cathare.
  • Henri Brunet (?-1944), maquisard, tué par les forces allemandes lors de la Libération.
  • Saint Thibaut de Marly (?-1247), abbé des Vaux de Cernay, canonisé en 1270 et fêté le 28 juillet.

Divers[modifier | modifier le code]

C'est dans l'abbaye des Vaux-de-Cernay que le comédien Jamel Debouzze s'est marié avec Melissa Theuriau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail : carte physique
  2. a, b, c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1978, p. 162b.
  3. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 85 - 86
  5. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2862532207)
  6. CNRTL [1]
  7. François de Beaurepaire, op. cit.
  8. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux celtique continental, éditions Errance 2003, p. 191-192 sous isarnon et p. 284 sous succos.
  9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/078/C1078128.html
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  12. « Évolution et structure de la population à Cernay-la-Ville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011)