Saint-Cézert

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Saint-Cézert
La place du village.
La place du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes Save Garonne Coteaux de Cadours
Maire
Mandat
Claude Butto
2014-2020
Code postal 31330
Code commune 31473
Démographie
Gentilé Saint-Cézeriens
Population
municipale
426 hab. (2014 en augmentation de 21,37 % par rapport à 2009)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 57″ nord, 1° 11′ 43″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 173 m
Superficie 8,94 km2
Localisation

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Saint-Cézert est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de l'aire urbaine de Toulouse est située à 34 km au nord-ouest de Toulouse en Pays Tolosan. C'est une commune limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Cézert
Le Burgaud Aucamville (Tarn-et-Garonne) Aucamville (Tarn-et-Garonne)
Le Burgaud Saint-Cézert Aucamville (Tarn-et-Garonne)
Launac Launac Grenade

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Ruisseau de Marguestaud et le Ruisseau de Saint-Pierre deux affluents de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 894 hectares ; son altitude varie de 125 à 173 mètres[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Cézert-Libre[2].

Ses habitants sont appelés les Saint-Cézeriens.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’abbaye de Mas Grenier, fondée vers 940, est à l’origine de la création d’un prieuré à Saint-Cézert. En 1292 Bertrand Jourdain de l’Isle devint seigneur du domaine de Saint-Cézert et du fort de la Mothe. Au Moyen Âge, les maisons du village était resserrées autour de l’église. Le village était défendu à l’est par un talus et sur les autres côtés par un fossé et un chemin de ronde. Un pont-levis permettait de traverser le fossé, il se trouvait à l’entrée de l’actuelle place occitane. Au début du XVIe siècle, la seigneurie passa par mariage dans la famille Perusse d’Escars. En 1567 celle-ci fit restaurer le château de la Mothe sur les plans du célèbre architecte toulousain Dominique Bachelier. À la Révolution, le château devint bien national et le village fut renommé « Cézert libre ». Au XIXe siècle, sous le mandat de Raymond Sicard, maire de 1825 à 1865, l’église fut reconstruite. Puis en 1899, le maire François Sicard, lui aussi maire pendant 40 ans, fit construire la mairie-école prévue pour abriter les salles de classe, le logement des instituteurs et la mairie[3],[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Save Garonne Coteaux de Cadours et du canton de Léguevin (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Cézert faisait partie de l'ex-canton de Grenade) et avant le 1er janvier 2017 de la communauté de communes de Save et Garonne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Henri Labezin    
mars 2008 en cours Claude Butto DVD Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2014, la commune comptait 426 habitants[Note 1], en augmentation de 21,37 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : +7,06 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314 375 370 401 437 417 415 455 413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
449 418 374 332 326 330 325 314 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
308 300 278 248 278 270 262 264 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
270 221 188 329 402 413 350 341 411
2014 - - - - - - - -
426 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 301 421 199 225 239 278 290 271
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Cézert fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de Save et Garonne[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Orens[modifier | modifier le code]

Le clocher-mur de Saint-Orens de Saint-Cezert.

L’église actuelle fut construite au XIXe siècle. De l’ancienne église, située au même emplacement, elle a conservé la chapelle de la Vierge, le clocher et le portail, sur lequel figure la date de 1772. L’architecte diocésain Delort conduisit le chantier qui débuta en 1864. Malgré des travaux inachevés, l’église fut utilisée à partir du 7 mai 1865. Les travaux reprirent en 1870 et l’église fut consacrée le 27 mai 1877[14]. Le clocher-mur imposant est coiffé d’un pignon triangulaire et percé de cinq baies. Il est soutenu par de puissants contreforts. La nef est de style néogothique avec une voûte en ogive. Elle est encadrée de six chapelles. En 1892 l’abbé Gilard choisit le peintre Laconde, Grand Prix de Rome, pour réaliser le décor du chœur. Prenant comme modèles les visages de ses contemporains de Saint Cézert, il réalisa une œuvre qui conte la vie de Saint-Orens, patron du village. Des travaux de restauration furent réalisés dans les années 1950 : restauration du sommet du clocher, des vitraux, de la voûte, de l’éclairage et du chauffage.

Place du village[modifier | modifier le code]

Il y avait autrefois sur la place une bascule qui servait à peser les animaux et les récoltes avant de les vendre. On voyait aussi sur cette place le travail du forgeron qui servait à ferrer les bœufs. Le panneau fixé sur la façade de la maison Andrieu, à droite de la mairie, présente encore plusieurs modèles de fers de différentes tailles pour les chevaux, les bœufs, les vaches, etc. Sur la place se trouvent également le puits, la croix de mission et une statue de la Vierge. Un ancien pigeonnier est visible à gauche de la mairie. On élevait les pigeons pour en consommer la chair et pour collecter la fiente, appelée colombine[15]. C’était un engrais apprécié, en particulier pour la vigne, une culture importante à Saint Cézert au XIXe siècle. Pendant son mandat qui dura de 1825 à 1865, le maire François Sicard, fit construire, route d’Aucamville, à l’emplacement d’une source ancienne, la fontaine, le lavoir et l’abreuvoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. J. M. Sapène, Monographie de Saint-Cézert, .
  4. Gérard Delpont, Histoire de Saint-Cézert, .
  5. Jean-Louis Frapech et Patrice Lagorce, Le Pays de Save et Garonne, Alan Sutton, coll. « Mémoire en Images », , 128 p. (ISBN 978-2-84910-722-5).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. http://www.cc-saveetgaronne.fr/collecte/saintcezert
  14. Marcel Dirat, Saint-Cézert, 38 p.
  15. Lucien Michel, Pigeonniers en Midi-Pyrénées, Éditions Massin, 2008, 158p. (ISBN 978-2-7072-0557-5)