Castelnau-d'Estrétefonds

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Castelnau-d'Estrétefonds
Castelnau-d'Estrétefonds.
Castelnau-d'Estrétefonds.
Blason de Castelnau-d'Estrétefonds
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Villemur-sur-Tarn
Intercommunalité Communauté de communes du Frontonnais
Maire
Mandat
Daniel Dupuy
2014-2020
Code postal 31620
Code commune 31118
Démographie
Gentilé Estrétefontains, Estrétefontainnes
Population
municipale
6 029 hab. (2014en augmentation de 11.71 % par rapport à 2009)
Densité 213 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 00″ nord, 1° 21′ 33″ est
Altitude Min. 105 m – Max. 224 m
Superficie 28,32 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Castelnau-d'Estrétefonds est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Estrétefontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans l'unité urbaine de Castelnau-d'Estrétefonds à 20 km au nord-ouest de Toulouse en Pays Tolosan. Elle est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castelnau-d'Estrétefonds
Grisolles
(Tarn-et-Garonne)
Pompignan
(Tarn-et-Garonne)
Saint-Rustice
Fronton
Ondes Castelnau-d'Estrétefonds Bouloc
Grenade Saint-Jory Villeneuve-lès-Bouloc
Saint-Sauveur

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par l'Hers-Mort et son affluent le Girou ainsi que le canal de Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 832 hectares ; son altitude varie de 105 à 224 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la route : autoroute française A62 sortie sortie 10.1 (Eurocentre) et par l'ancienne route nationale 20. Par l'autobus : lignes régulières de transport interurbain réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire au Xe siècle[modifier | modifier le code]

Castelnau-d'Estrétefonds existe sous ce nom depuis le Xe siècle, mais l'endroit fut habité dès la préhistoire. En effet, de récentes[Ref] fouilles archéologiques ont permis de découvrir des pierres taillées avec une rare perfection. Les premiers vestiges datent de l'ère romaine, la voie Tolosa (Toulouse) - Aeginum (Agen) passait à côté de Castelnau. Castelnau entre dans l'Histoire à partir du IXe siècle avec les pèlerinages de Saint-Jacques de Compostelle. Des stations d'hébergement sont créées par les Hospitaliers, dont Fronton et le village de Saint-Martin qui deviendra Castelnau à l'arrivée des seigneurs féodaux.

Du XIe siècle au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En l'an 1159, le comte de Toulouse apprend qu'Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, veut lui faire la guerre. Le roi attaque le comte de Toulouse et prend la ville de Cahors, il attaque d'autres châteaux dont celui de Castelnau où il demeura. Ses troupes sont installées au pied du château où un grand champ est encore appelé aujourd'hui Camp del Rei. Le château fut détruit par son chancelier, Thomas Becket (Saint Thomas de Cantorbury) avant de le quitter.

À la fin du XIIe siècle, des documents mentionnent pour la première fois la famille de Castelnau. Aymeric de Castelnau se verra céder la propriété du village par le comte Raymond IV de Toulouse ; le village a désormais son propre seigneur. Au XIVe siècle, Castelnau se distingue par l'existence d'un hôpital de garde renommé, c'est à cette même époque que le calvaire, classé monument historique de France, fait son apparition. En 1500, la famille de Vabres devient la nouvelle famille détentrice de Castelnau. En 1537, Michel de Vabres veut embellir le château, le château comptera 15 pièces avec cheminées, 2 salles d'apparat, 2 grandes salles superposées et un escalier à paliers. C'est au XVIe siècle qu'une nouvelle église est érigée à côté du château, l'église Saint-Martin. Les guerres de religion n'épargnent pas Castelnau ; le Roi Louis XIII séjourna au château en 1621 lors du siège de la ville de Montauban.

Du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours[modifier | modifier le code]

Le 20 janvier 1790, Castelnau devient chef-lieu de canton avec Bouloc, Saint-Jory, Saint-Sauveur, Saint-Rustice, Fronton et Pompignan sous sa juridiction, son rôle comme centre politique grandit jusqu'en 1808Napoléon fit de Fronton le chef-lieu de canton (ce qui est toujours le cas aujourd'hui). Le 3 août 1790, le maire Raynaud va à Toulouse pour adhérer à la Fédération. Le 28 brumaire an III, les anciens presbytères sont mis à la disposition de la municipalité pour installer des écoles; au château sont installés la gendarmerie et le corps de garde, le château servira aussi de prison.

Depuis 700 ans, Castelnau n'avait vu aucun ennemi sur ses terres. En 1814, les Anglais, alliés aux Espagnols, envahissent la vallée de la Garonne, la 3e division stationnera à Castelnau ; aucun combat et aucune destruction ne sont à déplorer.

En 1844, une école de filles voit le jour, dirigée jusqu'en 1974 par les sœurs dominicaines. Peu d'enfants de Castelnau poursuivaient les études, beaucoup restaient pour la culture des terres agricoles. Au XIXe siècle, Castelnau se spécialise dans la culture des artichauts, « Les artichaou de Castelnaou ». En 1855, la construction des chemins de fer facilite le transport des produits agricoles et industriels. En 1875, l'ère industrielle arrive à Castelnau avec la création des deux premières entreprises industrielles du village. Deux briqueteries y sont créées. L'une fermera ses portes en 1886 par manque de rentabilité, le seul vestige restant de cette industrie est la cheminée haute de 45 mètres, classée titre des Monuments historiques. L'autre ferma ses portes lorsque sa mine de terre grasse fut épuisée[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Castelnau-d'Estrétefonds

Son blasonnement est : De sinople aux deux fasces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Castelnau-d'Estrétefonds.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du Frontonnais et du canton de Villemur-sur-Tarn (avant le redécoupage départemental de 2014, Castelnau-d'Estrétefonds faisait partie de l'ex-canton de Fronton).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1983 René Roudoulès    
1983 1989 Georges Crouzil    
1989 2014 Louis Vidal PS  
2014 en cours Daniel Dupuy DVG Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 029 habitants, en augmentation de 11,71 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 404 1 546 1 532 1 704 1 825 1 318 1 816 1 841 1 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 752 1 767 1 717 1 710 1 729 1 618 1 596 1 563 1 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 409 1 351 1 246 1 097 1 135 1 115 1 107 1 094 1 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 240 1 432 1 570 1 853 2 518 2 812 3 790 5 600 6 029
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 48 57 64 53 58 42 36 33
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, Eurocentre, un pôle multimodal se développe à cheval sur les communes de Castelnau-d'Estrétefonds et de Villeneuve-lès-Bouloc.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Viticulture Fronton (AOC)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Castelnau-d'Estrétefonds fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par le école maternelle les Petites Fontaines, l'école élémentaire, ainsi que par l'école privée Saint-Martin[13].

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Salle des fêtes, maison de la culture, maison des associations, maison des jeunes. École de musique,

Sports[modifier | modifier le code]

Terrains de football, terrains de tennis, boulodrome, piste de skate, terrain multisport.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Un parc arboré ("Parc du Terroir"). La commune est adhérente à l'agenda 21.

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du Frontonnais[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Sabine Gova, Castelnau-d'Estrétefonds, 1 000 ans de culture et d'agriculture toulousaines, 1987 (OCLC 462962753)
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031118.html.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. http://www.castelnau-estretefonds.fr/le-scolaire-524.html
  14. http://www.cc-dufrontonnais.fr/index.php/amenager-proteger/environnement
  15. « Église Saint-Martin », notice no PA31000048, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. http://www.petitessoeursdemarie.com/maisoncastelneau.html