Aucamville (Tarn-et-Garonne)

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Aucamville
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Verdun-sur-Garonne
Intercommunalité Communauté de communes Garonne et Gascogne
Maire
Mandat
Henri-Bernard Pech
2014-2020
Code postal 82600
Code commune 82005
Démographie
Gentilé Aucamvillois
Population
municipale
1 052 hab. (2012)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 14″ N 1° 12′ 57″ E / 43.8038888889, 1.2158333333343° 48′ 14″ Nord 1° 12′ 57″ Est / 43.8038888889, 1.21583333333
Altitude 148 m (min. : 97 m) (max. : 168 m)
Superficie 22,91 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aucamville.fr

Aucamville est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Aucamvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 32 km au nord de Toulouse et à 25 km de l'aéroport Toulouse-Blagnac, Aucamville est situé à la limite sud du département de Tarn-et-Garonne, à mi-distance entre Montauban et Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aucamville
Savenès Savenès Verdun-sur-Garonne
Le Burgaud Aucamville Grisolles
Saint-Cézert , Grenade sur Garonne Grenade sur Garonne

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est située à 8 km, sur la commune de Grisolles (gare de Grisolles).

On y a accès depuis Toulouse par la voie lactée (D902) jusqu'à Beauzelle puis par la D2 jusqu'à Grenade sur Garonne, et également depuis l'autoroute française A62, sortie 10.1 Grenade/Eurocentre.

La ville est située à environ 9 km à l'ouest de la RN20 à mi-distance de Toulouse et Montauban, l'axe principal qui traverse la ville est la D3 (prolongation de la D29a dans la Haute-Garonne) reliant Beaumont de Lomagne à Grenade sur Garonne.

Des chemins communaux relient en outre Aucamville aux communes voisines les plus proches de Saint-Cezert (31) ( à 3 km au sud ouest) et Le Burgaud (31) ( à 4 km à l'ouest)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aucamville est cité pour la première fois au XIe siècle sous la forme Ochamsvilla, puis Aucamvilla après 1312[1].

Le blason de la ville représente une oie sur fond violet et blanc (dans un écu ovale, on voit une porte de ville et sur le seuil de la porte une oie passant), car selon la légende, le nom de la commune signifierait « la ville de l'oie », en latin *Aucum Villa, occitan auca « oie ». Ce genre d'explication toponymique est fréquent dans les blasonnements des paroisses et relève généralement de l'étymologie populaire ou latinisante[2], mais elle est généralement sans fondement.

Cette étymologie n'est pas retenue par les spécialistes, d'une part parce que la forme la plus ancienne Ochamsvilla la contredit, d'autre part parce que le [m] final du latin s'était amui depuis longtemps en latin vulgaire, donc a fortiori au moment de la formation des noms en -ville qui datent tous du Moyen Âge. Un composé roman basée sur auca « oie » est possible phonétiquement, si on suppose une nasalisation hypothétique de [a], mais il impose de rejeter comme erronée la forme Ochamsvilla. De plus, sur plusieurs milliers de composés en -ville, seule une petite dizaine contient un nom d'animal, qui pourrait être un sobriquet, mais dont les formes anciennes permettent de formuler cette hypothèse car elles sont parfaitement claires, ce qui n'est pas le cas ici. Ainsi, un premier élément d'origine animale est bien identifiable dans Quièvreville (Capravilla v. 1024) ou Chèvreville (Caprivillam 1186) avec « la chèvre » ou encore Villechien (Villacanis 1112, Villa Canis 1172 - 1182), par exemple, mais Ernest Nègre considère qu'il s'agit de surnoms de personnages, d'après l'animal[3].

Les formations toponymiques en -ville ne sont jamais mentionnés dans la documentation disponible avant la période mérovingienne et ce, contrairement à de nombreux autres toponymes bien attestés à l'époque antique. Les toponymes en -ville sont en outre fréquemment basés sur un nom de personne parfois aisément identifiable, par exemple Ramonville, Martinville, Rogerville, etc., généralement il s'agit d'un anthroponyme de type germanique. C'est pourquoi les spécialistes de la toponymie penchent pour un anthroponyme ayant cette origine, soit Ogmarus, traité comme *Ogamarus[3], soit un nom de femme wisigothique *Auka[4]. On rencontre la variante Aukisa dans Aucazein (*Aukasinga), commune de l'Ariège[5].

Homonymie avec Aucamville qui est peut-être une transposition du nom originel d'après Ernest Nègre[3], en effet ces transferts sont fréquents en toponymie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces les plus anciennes d'habitat ont été retrouvées dans le parc de Nolet ; elles remontent à l'époque gallo-romaine (pièces de bronze), puis mérovingienne (plaques de ceinturons). Des fouilles ont révélé des restes de mosaïque et des vases en terre noire.

L'abbé Galabert rapporte dans son ouvrage qu'aux environs du XIIIe siècle, le village, primitivement établi à environ 500 m au nord du cimetière, fut détruit par un incendie et reconstruit à sa position actuelle.

En 1360, une contribution de 35 florins d'or permis à Aucamville de relever ses murailles[6]

Sur l'emplacement du cimetière subsistent les restes de la chapelle Saint Martin qui était l'ancienne église paroissiale.

La commune d'Aucamville fut intégrée au département de Tarn-et-Garonne le 21 novembre 1808; auparavant, elle dépendait, comme la totalité du canton de Verdun-sur-Garonne, du département de la Haute-Garonne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2020 Henri-Bernard Pech    
mars 2001 2008 André Dargassies    
juin 1995 2001 André Dargassies    
mars 1983 1989 André Dargassies    
mars 1977 1983 Louis Miramont    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 052 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 003 875 1 005 1 074 1 109 1 141 1 098 1 098 1 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 096 1 073 1 058 999 1 042 981 982 962 890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
922 898 806 700 725 699 724 721 756
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
727 699 691 720 744 790 891 904 1 052
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin Inscrite aux monuments historiques
  • Église Saint-Martin (XIIIe siècle ; XVe siècle ; XVIe siècle) classée monuments historiques en 1926
  • Ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe), classée monuments historiques en 1990

Sports et Loisirs[modifier | modifier le code]

La ville comprend plusieurs associations sportives :

  • Le Jujutsu Club d'Aucamville, vous propose la pratique du jujutsu traditionnel "méthode wa jutsu" pour tous ages.
  • Un club de football nommé « la violette sportive aucamvilloise », qui joue en violet et blanc
  • Un club de Judo pour enfants « les ours aucamvillois »

Sont également présentes diverses associations non sportives :

  • une société de chasse (« Saint Hubert aucamvilloise »)
  • une société de pêche (« la rabote aucamvilloise »)
  • une association d'anciens combattants
  • un club réservé aux ainés (« l'amicale des ainés du coteau fleuri »).
  • le collectif ACANOT 82, (« Aucamvillois Contre l'Aéroport du Nord-Ouest Toulousain.» )

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'abbé Jean-Antoine-Firmin Galabert (qui fut le curé d'Aucamville de 1881 à 1907) écrivit et publia en 1890 un ouvrage sur l'histoire de la ville intitulé "Monographie d'Aucamville". Cet ouvrage, encore disponible aujourd'hui, reste le mieux documenté et le plus complet sur l'histoire de la ville.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Firmin GALABERT, Monographie d'Aucamville, 1890, réédition 2004, collection dirigée par M.-C. Micberth

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, Librairie Droz, Genève 1991 (lire en ligne)[1]
  2. Par exemple : les deux tours en feu de Torigni-sur-Vire, basées sur un turris ignis « tours de feu », alors qu'il s'agit en fait, comme tous les Thorigny, Thorigné, d'un ancien Thoriniacum.
  3. a, b et c ibid.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968 (Réédition Guénégaud 1979), p. 34b.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  6. Désastres causés par la guerre de Cent ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle par Firmin Galabert
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.