Équipe de France de rugby à XIII

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Équipe de France de rugby.
Description de l'image Logo-FFRXIII-2017-02.png.
Surnom Les bleus, les Coqs, Les Chanticleers
Stade pas de stade privilégié
maillot maillot maillot
short
Kit socks.svg
Entrée au RLIF 1948
Sélectionneur Drapeau : France Aurélien Cologni
Capitaine Théo Fages
Record de sélections Gilbert Benausse : 49[1]
Record de points Puig-Aubert : 361
Premier match officiel Flag of England.svg Angleterre 32 - 21 France Drapeau : France
Plus large victoire Drapeau : Serbie Serbie 0 - 120 France Drapeau : France
Plus large défaite Flag of England.svg Angleterre 84 - 4 France Drapeau : France
Coupe du monde Phases finales : 15/15
· meilleur résultat Finaliste (1954 et 1968)

L'équipe de France de rugby à XIII, surnommée les "Coqs" ou les "Tricolores", est l'équipe qui représente la France dans les principales compétitions internationales du rugby à XIII. Elle regroupe les meilleurs joueurs français sous l'égide de la Fédération française de rugby à XIII. D'autres équipes représentent la France dans les compétitions internationales de rugby à XIII : l'équipe féminine, l'équipe en fauteuil, des moins de dix-neuf ans, etc.

En 1934, de nombreux joueurs de rugby à XV rejoignent le rugby à XIII et forment les Pionniers sous l'initiative de Jean Galia. Cette sélection effectue une tournée en Angleterre qui marque les débuts de la sélection nationale. Le rugby à XIII prend alors de l'importance en France puisque de nombreux joueurs de rugby à XV changent de code pour le rugby à XIII, toutefois l'élan est stoppé par la Seconde Guerre mondiale et les instances au sein du régime de Vichy qui interdisent la pratique du rugby à XIII au détriment du rugby à XV. Au retour de la guerre, le rugby à XIII est ré-instauré sans pouvoir prétendre à un quelconque dédommagement des instances de rugby à XV qui les ont dépossédés de leurs biens et les obligent à nommer leur sport "jeu à XIII"[Note 1].

Populaire, l'équipe de France devient l'une des meilleurs sélections dans les années 1950 et 1960 comptant dans ses rangs de nombreux joueurs talentueux comme Puig-Aubert, Max Rousié, Raymond Contrastin ou Jean Dop. Seule nation non-anglophone à avoir atteint une finale de coupe du monde (en 1954 et 1968), la France a également remporté à sept reprises la coupe d'Europe des Nations (1939, 1949, 1951, 1952, 1977, 1981 et 2005). Bien qu'occupant la sixième place au classement des équipes nationales en 2017, la France est en recul en termes de résultats depuis les années 1980 vis-à-vis des sélections australienne, anglaise et néo-zélandaise. Un recul à relativiser à la fin des années 2010, qui est d'ailleurs peut être celui du rugby français en général, si on prend comme point de comparaison les résultats de son homologue de rugby à XV (neuvième place au classement des équipes nationales de rugby en novembre 2017)[2].

Le quotidien « Le Monde » estimant même en 2017 que : « l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre ont déjà remporté le titre mondial aussi bien à XIII qu’à XV. A l’inverse de la France, qui semble à présent aussi éloignée d’une consécration dans l’une que dans l’autre de ces disciplines »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du rugby à XIII en France et mise en place de l'équipe de France[modifier | modifier le code]

En 1933, l'Angleterre et l'Australie s'affrontent à Paris dans un cadre amical, il s'agit du premier match de rugby à XIII organisé sur le territoire français, il est remporté par l'Australie 63-13 devant près de 5 000 spectateurs[4]. À cette période, le rugby à XV français rencontre de nombreux problèmes où depuis 1931 son équipe nationale est exclue du tournoi des cinq nations en raison du professionnalisme de certains joueurs et du jeu violent pratiqué sur les terrains (cette suspension prendra fin le )[5]. Jean Galia, international quinziste et champion de boxe français, décide de mettre en place une équipe de France de rugby à XIII et d'effectuer une tournée de six matchs en Angleterre pendant l'année 1934 à la demande de la Rugby Football League (RFL) la fédération anglaise de rugby à XIII. Galia, radié de la Fédération française de rugby à XV en janvier 1933 pour non-respect contesté des règles de l'amateurisme et également pour ses mauvais rapports avec ces derniers, fait appel à 17 joueurs qui se trouvent également en délicatesse avec la fédération du XV, cette équipe appelée « Les Pionniers » (dont le capitanat et le management revient à Galia) dispute six matchs en mars 1934 en Angleterre avec un bilan de deux victoires et quatre défaites face à des équipes anglaises[6]. Ceci marque le coup d'envoi du rugby à XIII en France avant même qu'une fédération voit le jour.

Le premier match de la sélection française disputé en France se tient le 15 avril 1934 contre l'Angleterre que ces derniers remportent 32-21 devant près de 20 000 spectateurs à Paris une semaine après la création de la Ligue française de rugby à XII. Dans les années 1930, la France dispute trois à quatre rencontres par années, elle parvient à battre pour la première fois le pays de Galles en 1935 à Bordeaux (18-11), à tenir en échec l'Angleterre la même année à Paris (15-15) avant de les battre la première fois en 1939 à St-Helens (12-5). Ce succès contre l'Angleterre est suivi d'un autre contre le pays de Galles (19-7) à Bordeaux en 1939[7], qui permet à la France de conquérir leur premier titre majeur, à savoir la coupe d'Europe des nations[8]. Le succès au rugby à XIII en France se veut croissant jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale puisqu'en 1939 la ligue française compte près de 225 clubs à travers son territoire[8]. Cependant, l'arrivée de cette guerre met un terme à la sélection française jusqu'en 1946.

L'interdiction du régime de Vichy[modifier | modifier le code]

Le 3 septembre 1939, la France entre en guerre contre l'Allemagne mais signe finalement l'armistice du 22 juin 1940. Tout d'abord, le comité d'étude de professionnalisme et d'amateurisme instauré par le régime de Vichy et collaborant avec les instances dirigeantes du rugby à XV conclue le 4 octobre 1940 que « Les sports professionnels sont tous supprimés. Un délai de trois ans est accordé au Football, au Cyclisme, à la Boxe et à la Pelote Basque... Pour les autres, Tennis, Lutte, Rugby à XIII, c'est à effet immédiat, ou plutôt le temps que le Commissariat Général puisse aviser les Fédérations intéressées »[9] et d'ajouter le 10 octobre qu'« En raison de la nouvelle organisation du Rugby français, dont le statut est en préparation, les clubs sont avisés que toutes les compétitions de la Ligue sont annulées. En ce qui concerne les cautions, les clubs qui en ont versé seront remboursés en temps opportun. Enfin, il est recommandé aux sociétés de la Ligue de jouer entre elles dès Dimanche au Rugby à XV, de façon à s'adapter le plus tôt possible aux règles du jeu ». Finalement, un décret le 19 décembre de la même année dissout tout simplement la Ligue française de rugby à XIII[10].

Redémarrage du rugby à XIII après guerre[modifier | modifier le code]

Après l'ordonnance d'Alger du 2 octobre 1943 et l'abrogation de tous les textes promulgués depuis le 17 juin 1940, le rugby à XIII est ré-instauré, tout d'abord une réunion à Toulouse le 17 septembre 1944 est organisée autour du nouvel avenir du rugby à XIII, en 1945 le championnat et la coupe de France ont repris leurs droits puis le 13 juillet 1947 la création de la Fédération Française de Jeu à XIII est effective[11]. La sélection renoue avec la compétition en affrontant l'Angleterre le à Swinton (battue 6-16).

"France-Angleterre à XIII a duré cinq minutes de trop" Miroir print" n°130 29 novembre 1948

Quelques années après, elle échoue de peu face à la même sélection anglaise devant 30 000 spectateurs au Parc des Sports à Bordeaux le 28 novembre 1948 (12-5), alors qu'elle menait 5-2 à cinq minutes de la fin du match.

L'âge d'or de la sélection tricolore dans les années 1950 et 1960[modifier | modifier le code]

Équipe de France en 1951.

Tournée de 1951[modifier | modifier le code]

La fin des années 1940 et le début des années 1950 coïncide avec l'une des meilleures périodes de la sélection nationale, emmenée par Puig-Aubert, elle remporte à trois reprises la Coupe d'Europe des nations (1949, 1951 et 1952), la France réalise deux tournées en Australie en 1951 et en 1955 couronnées de succès (en 1951, elle disputa 28 matchs pour 21 victoires, 2 nuls et 5 défaites lors de leur tournée de trois mois).

Coupe du monde 1954[modifier | modifier le code]

Également, la France est l'initiatrice de la coupe du monde de rugby à XIII, en cette qualité, elle organise donc la première édition de 1954 où elle parvient en finale, battue par la Grande-Bretagne 16-12 au Parc des Princes.

Coupe du monde 1968[modifier | modifier le code]

Elle ré-édite cette performance en atteignant la finale de la coupe du monde 1968, battue cette fois-ci par l'Australie 20-2.

Net recul des années 1970 à 1990[modifier | modifier le code]

Le joueur français, Georges Ailleres, porté en triomphe suite à une victoire sur l'Angleterre en 1970.

À partir des années 1970 jusqu'au début des années 2000, la France ne parviendra pas à remporter une quelconque compétition, ni même ses matchs-tests (la dernière tournée remportée fut face à l'Australie en 1978), bien que la sélection dispute toutes les éditions de la coupe du monde. La sélection passe au second plan et ne parvient pas à rebondir, seule demeure une victoire en Coupe d'Europe en 1981.

Au début des années 1990, la France crée cependant une surprise en battant la Grande-Bretagne 25-18 et s'impose à deux reprises contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée en coupe du monde 1989-1992. Elle bat également l'Union soviétique (26-6) lors de leur premier test-match.

En 1995, la France connaît une grosse désillusion lors de la coupe du monde 1995 en étant battue à deux reprises lors de ses deux matchs, 6-28 contre le Pays de Galles puis 10-56 contre les Samoa.

Nouvel élan des années 2000[modifier | modifier le code]

La France opposée à l'Australie.

Lors de la coupe du monde 2000, la France connaît une entame désastreuse avec une défaite inaugurale contre la Papouasie (20-23) avant de remporter ses deux autres matchs de poule contre les Tonga (28-8) et l'Afrique du Sud (56-6). Qualifiée en quarts-de-finale, elle est battue par le futur finaliste la Nouvelle-Zélande (6-54).

Ensuite le Liban les bat à trois reprises en finale de la Coupe de la Méditerranée (2002, 2003 et 2004) avant que la France remporte enfin son premier titre continental depuis 1981 en remportant la Coupe d'Europe en 2005. Ce succès leur permet de participer à la future coupe du monde 2008 qui se déroule en Australie.

Coupe du monde 2008[modifier | modifier le code]

Équipe de France avant la rencontre contre les Samoa.

La sélection s'appuie en 2008 sur le club des Dragons Catalans qui depuis 2006 participe à la prestigieuse Super League où après avoir atteint la finale de la Challenge Cup en 2007, il a terminé à la troisième place de la saison régulière en 2008. Les Dragons fournissent quasiment la moitié de l'effectif des Tricolores qualifié à la coupe du monde[12], parallèlement la Ligue Élite de Rugby a mis en place un championnat semi-professionnel dans les années 2000, permettant de rehausser le niveau du championnat national dont la quasi-totalité des clubs de l'Élite est située dans le sud.

Le 23 septembre, John Monie (sélectionneur) annonce les 23 joueurs retenus pour participer à la compétition[13]. Pour préparer ladite compétition, un stage à Tignes dans les Alpes est organisé début octobre à l'instar des sélections nationales de football et de rugby à XV avant que toute l'équipe parte rejoindre l'Australie, près de Brisbane[14]. Le manager du XIII français, Gilles Dumas, annonce clairement avant la compétition que l'objectif de la sélection est une place en demi-finale tout en regrettant le manque d'impact médiatique en France que cela soulève[15]. La victoire contre l'Écosse en match d'ouverture (36-18) laisse augurer une belle compétition, mais la déroute contre les Fidji (6-42) entraîne l'élimination des Bleus bien avant l'objectif affiché. Ils terminent dernier du groupe B et chutent tout aussi lourdement (10-42) contre les Samoa lors du match de classement pour la 10e et dernière place de la compétition.

2009-2011 : période Bobbie Goulding[modifier | modifier le code]

Invitée au Tournoi des Quatre Nations 2009 où la sélection affronte les trois plus grandes équipes mondiales (Nouvelle-Zélande, Australie et Angleterre), la France se dote d'un nouvel entraîneur : l'Anglais Robert Goulding (ancien international britannique) à la place de John Monie.

Intermède d'Aurélien Cologni[modifier | modifier le code]

2013-2015 : Période Richard Agar[modifier | modifier le code]

L'équipe de France avant le début du match face à Nouvelle-Zélande à Avignon.

Le , la fédération française de rugby à XIII officialise à Toulouse la prise de poste de Richard Agar en tant sélectionneur de l'équipe de France en remplacement d'Aurélien Cologni, cumulativement avec son poste d'entraîneur de la franchise de Super League Wakefield. Il s'entoure des adjoints Jérôme Guisset et Thierry Dumaine en vue de la Coupe du monde 2013. À son sujet, le président de la FFR XIII, Carlos Zalduendo, déclare « Richard a été l'entraîneur de Hull ou de Wakefield, il a toujours pris en mains des équipes de bas de tableau et réussi à les amener en haut. Ses qualités techniques ne sont pas à mettre en doute mais ses qualités humaines sont également essentielles. Il était notre premier choix »[16].

Pour préparer l'évènement, la sélection se réunit une première fois en stage en juin 2013 à Perpignan avec la convocation de quarante joueurs évoluant en Super League et dans le championnat de France[17] suivi de deux autres réunions en juillet et août avant de réunir la sélection à Perpignan début octobre suivi d'un détour par Avignon pour permettre à la sélection de prendre ses marques un mois avant la compétition[18]. En complément, la France affronte dans son unique match de préparation le les États-Unis à Toulouse[19], opposition remportée par ces derniers 22-18. La France, par la voix du président de la fédération Zalduendo, a pour objectif d'atteindre les quarts de finale dans un groupe composé de la Nouvelle-Zélande, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et des Samoa[20].

Richard Agar dévoile la liste des vingt-quatre joueurs avec la présence de seize joueurs des Dragons Catalans retenus pour la Coupe du monde le [21], cette dernière étant rectifiée à la suite des forfaits de Clément Soubeyras et de Mathias Pala remplacés par Benjamin Garcia et Damien Cardace[22].

Elle débute la Coupe du monde par une victoire difficilement acquise contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée 9-8 grâce notamment à un drop de William Barthau[23]. Lors de son deuxième match, elle affronte le tenant du titre la Nouvelle-Zélande, malgré une affluence record à Avignon avec 17 518 spectateurs, la France ne parvient à inscrire d'essai et est défaite sur le score sévère de 48-0[24]. Enfin, dans son ultime match de poule, qualification déjà acquise pour les quarts de finale, la France défie les Samoa. Après une première mi-temps serré (6-6) face à des Samoans très agressifs, ces derniers prennent l'avantage et gagnent 22-6, réservant à la France le soin d'affronter l'Angleterre en quarts de finale[25].

En quart-de-finale, la France affronte le pays-hôte l'Angleterre sur le terrain de Wigan. Devant 22 276 spectateurs, la France prend l'avantage en début de match 0-6 grâce à un essai de Vincent Duport et une transformation de Thomas Bosc. Toutefois, après les sorties sur blessure de Duport et de Kane Bentley, la France encaissent des essais venant des ailiers anglais, Josh Charnley et Ryan Hall. L'Angleterre déroule son jeu et s'impose 34-6. Malgré la sévérité du score, le quotidien l'Équipe stipule que « la France sort la tête haute » de la compétition pour ne pas avoir baissé les bras[26].

En 2014, la France dispute en fin d'année la Coupe d'Europe avec le pays de Galles, l'Écosse et l'Irlande. Le vainqueur de ce tournoi se qualifie pour le Tournoi des Quatre Nations 2016. C'est un groupe remanié et rajeuni qu'Agar décide de convoquer dans l'optique de ces trois matchs où le capitanat est confié à Jason Baitieri (Dragons Catalans). L'objectif de la France est de remporter ce tournoi et de conserver son rang mondial à savoir la quatrième place (derrière l’Angleterre, l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Ce tournoi fût une cruelle désillusion pour la France qui débuta la compétition par une défaite en Irlande. Malgré une victoire face aux Gallois à Albi et une victoire en Écosse, la France termina deuxième, laissant la qualification pour le Tournoi des Quatre Nations à l'Écosse.

Au programme de l'année 2015, un Test Match face à l'Angleterre à Leigh et une participation au tournoi européen en compagnie du Pays de Galles, de l'Écosse et de L'Irlande. Le tournoi européen débuta à Albi par une victoire face à l'Irlande (31-14). Il se poursuivra par une défaite au Pays de Galles et par une victoire face à l'Écosse en Avignon (32-18). Le Pays de Galles remporta cette édition. Mais le fait marquant de cette saison internationale fût la déroute subie par la France face à l'Angleterre. Avec une équipe rajeunie les bleus récoltèrent une correction (84-4) et la plus grosse défaite de l'histoire de la sélection nationale[réf. nécessaire].

2016- : Période Aurélien Cologni et échec relatif en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

En septembre 2016, Aurélien Cologni, alors entraîneur de Lézignan, retrouve le poste de sélectionneur suite à un appel à candidature de la fédération française en remplacement d'Agar non conservé dans l'optique de la préparation à la Coupe du monde 2017 à laquelle la sélection française est qualifiée en tant que quart-de-finaliste de l'édition 2013. Cologni est désigné suite à une décision du comité directeur de la FFR[27]. Il retrouve donc un poste qu'il a occupé un an en 2012 avant que la fédération alors dirigée par Charles Zalduendo l'écarte au profit d'Agar[28]. La volonté affichée de l'actuelle présidence de Palanques est d'avoir un sélectionneur français[28].

En cette fin d'année 2016, la France ne dispute qu'une rencontre contre l'Angleterre et s'incline 6-40 à Avignon, score plus clément que le 4-84 de l'année précédente, mais révèle les insuffisances de la sélection française face à une équipe qui compte de nombreux joueurs en National Rugby League (sept étaient présents dans l'équipe anglaise), et montre à la sélection française le chemin à parcourir dans l'optique d'être performant à la Coupe du monde[29].

En 2017, la France bat la Jamaïque en match de préparation de la Coupe du monde 34-12 à Perpignan avant de s'envoler pour l'Australie. Aurélien Cologni décide de rajeunir l'équipe pour un nouveau cycle en s'appuyant sur des joueurs réguliers de Super League comme Théo Fages (23 ans) qu'il nomme capitaine, Benjamin Jullien (22 ans) ou Fouad Yaha (21 ans). Son premier match en Coupe du monde contre le Liban est décisif pour une qualification en quarts de finale. Ce dernier s'appuie sur des valeurs sûrs de National Rugby League composés de joueurs australiens d'origine libanaise tel Mitchell Moses ou Robbie Farah[30]. Le Liban, malgré des approximations, remporte cette rencontre 29-18 et complique l'objectif de l'équipe de France. Au second match, l'Australie bat logiquement la France 52-6 (essai de Mark Kheirallah côté français). Au dernier match de poule, la France affronte l'Angleterre. L'entame du match est ratée par l'équipe de France qui est rapidement menée 16-0 après dix minutes de jeu, le score final est de 36-6 éliminant ainsi la France dès le premier tour suite à ses trois défaites. Un résultat négatif toutefois à nuancer dans la mesure où elle était dans une poule particulièrement relevée comprenant les futurs finalistes de l'épreuve (l'Australie championne et l'Angleterre, vice-championne[31]).

Histoire du maillot de l'équipe de France et symboles[modifier | modifier le code]

Le lecteur pourra lui-même constater en parcourant la page et les photographies, qu'au cours de l'histoire, le maillot de l'équipe de France a toujours comporté a minima le coq qui représente les équipes nationales sportives françaises, soit de manière explicite soit de manière plus « stylisée » .

Le « scapulaire », caractéristique des maillots de rugby à XIII, a souvent été intégrée sur les maillots du XIII de France.

Notons que le maillot de l'équipe de France n'a pas échappé à la tendance des maillots treizistes d'abandonner rapidement le coton (qui présente l'inconvénient de s'alourdir lorsque le joueur transpire ou lorsqu'il pleut [32]) pour adopter rapidement le synthétique. Les équipementiers se sont également succédè au gré des années et des compétions; Puma; Canterbury....

Le coq français sur le maillot français a également inspiré une équipe australienne de rugby à XIII, Les Eastern Suburbs : ceux-ci n'avaient pas d'emblème tout au long de la première moitié du XXe siècle. En 1967, le club crée son premier logo avec la motion « Easts to Win » après une saison 1966 où il n'avait remporté aucun match. Un coq apparaît alors sur les maillots, ce choix du coq étant une référence au maillot de l'équipe de France qui a pour mascotte un coq.Ce club devint dans les années 2000 un club au palmarès impressionnant dans le rugby à XIII australien, les Sydney Roosters.

Maillots des années 2000-2010 comportant tous les éléments constants du maillot du XIII de France : « scapulaire », coq (traditionnel ou stylisé), sponsors

Autre tendance , les équipes nationales bien avant leur homologues quinzistes ont comporté un sponsor sur leur maillot.

Composition et préparation du XIII de France[modifier | modifier le code]

Composition de l'équipe[modifier | modifier le code]

Effectif actuel de l'équipe de France[modifier | modifier le code]

Théo Fages, capitaine de l'équipe de France à la Coupe du monde 2017.

Les joueurs présents ci-dessous sont issus de la liste de 28 joueurs convoqués d'un stage début septembre 2018 en préparation du Championnat d'Europe des nations 2018.

 Sélection de la France v · d · m 
Effectif actif Entraîneurs
Entraîneur

Légende :

  • (c) : capitaine

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs de l'équipe de France
Période Nom
??-?? Drapeau : France Jean Galia
??-?? Drapeau : France René Duffort
Drapeau : France Jean Duhau
??-?? Drapeau : France Jean-Pierre Lacoste
??-?? Drapeau : France Antoine Jimenez
??-?? Drapeau : France Michel Maique
??-?? Drapeau : France Yves Bergou
1985-1987 Drapeau : Australie Tas Baitieri
??-1994 Drapeau : France Jacques Jorda
??-1994 Drapeau : France Michael Mazare
??-1994 Drapeau : France Jean-Christophe Vergeynst
1994-1997 Drapeau : France Ivan Grésèque
1997-1997 Drapeau : Angleterre John Kear
1999-2004 Drapeau : France Gilles Dumas
2004-2005 Drapeau : Australie Mick Aldous
2005-2009 Drapeau : Australie John Monie
2009-2011 Drapeau : France Bobbie Goulding
2012-2013 Drapeau : France Aurélien Cologni
2013-2016 Drapeau : Angleterre Richard Agar
2016- Drapeau : France Aurélien Cologni

Les matchs du XIII de France[modifier | modifier le code]

Les stades[modifier | modifier le code]

Le Stade Buffalo accueille le premier match de l'histoire de l'équipe de France le .

Le stade qui a accueilli le premier match officiel de l'équipe de France le Stade Buffalo, aujourd'hui démoli, à Montrouge le contre l'Angleterre. Ce stade est régulièrement utilisé lorsque l'équipe de France se produit à Paris. Dans les années 1930, l'équipe de France se produit s'est également produite à Bordeaux (Parc Lescure), Lyon et Marseille.

Au sortir de la guerre, Bordeaux devient l'un des lieux privilégiés de l'équipe de France devant Marseille et Paris puis de Lyon.

Depuis lors, la Fédération française est confrontée à un dilemme: faire jouer la sélection nationale à Paris c'est la faire jouer près des médias nationaux, la faire jouer en régions c'est la faire jouer près des bases de son sport. Force est de constater qu'elle a souvent tranché en faveur des régions réputées treizistes pour assurer des « chambrées » convenables . Ainsi il est intéressant de constater que la dernière fois que la France a rencontré la Nouvelle Zélande en « test-match » à Paris c'était en 1960 [33] et le dernier test match contre l'Australie dans la capitale en 1964 [33].

Le dernier match officiel, joué dans la capitale, date de la Coupe du Monde de 2000, au cours de laquelle la France rencontra la Papouasie-Nouvelle-Guinée, au stade Charlety.

L'équipe de France n'a donc pas de stade attitré, et a tendance à disputer ses matches en province à Perpignan au stade Gilbert Brutus [34], à Carcassonne au Stade Albert Domec, à Toulouse au Stadium, voire plus récemment au Stade Saint Ruf d'Avignon. Avignon semblant être une destination qui a tendance à être de plus en plus retenue; ainsi en 2004, la France reçut l’Angleterre dans le cadre de la Coupe d'Europe des nations de Rugby à XIII de 2004 au Parc des Sports d'Avignon.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Coupe du monde Coupe d'Europe Trophées divers

Parcours en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Parcours de l'équipe de France en Coupe du monde
Année Position Année Position Année Position
1954 Finaliste 1972 Troisième 1995 1er tour
1957 Quatrième 1975 Cinquième 2000 Quart-de-finale
1960 Quatrième 1977 Quatrième 2008 Dixième
1968 Finaliste 1985-88 Cinquième 2013 Quart-de-finale
1970 Troisième 1989-92 Quatrième 2017 1er tour

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rugby à XIII en France.

En France, du fait de l'implantation régionale du sport, la couverture du sport apparait essentiellement régionale, le sport étant également en situation de sous-médiatisation.

Lorsque le rugby à XIII est couvert par la presse nationale, sportive ou non, c'est généralement lorsque l’Équipe de France joue, et les articles sont très succincts si on les compare aux articles relatant les mêmes évènements dans les médias anglophones. Cette situation de sous-médiatisation, plutôt que de confidentialité amène, à ce que la FFR XIII joue à la fois le rôle d'institution et de média et diffuse ses propres informations sur le XIII de France. Situation corrigée partiellement fin des années 2010 par quelques médias « quinzistes » ( Midi Olympique, principalement, rugbyrama de manière plus timide) qui publient de plus en plus de contenu. Le service public télévisuel français est en situation de quasi-carence, car il ne diffuse que quelques matchs, sur la base d'une fréquence irrégulière, laissant même les grands évènements de la discipline (comme pour la coupe du monde en 2017 ) aux chaines privées payantes. La popularisation de l'internet fin des années 1990, change un peu la « donne » puisqu'elle a permis de contourner le traitement habituel par les médias français, en s'adressant directement au grand public. De nombreux sites sont apparus et cela dès la fin des années 1990. Le streaming légal permet ainsi à la fédération française de diffuser plus d'images, d'interviews de joueurs qui sont plus facilement accessibles au grand public.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Joueurs français étant au Rugby League Hall of Fame :

Joueurs français ayant été capitaine de l'équipe lors d'une Coupe du monde :

Quelques repères chronologiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est le 4 juin 1993 que sa fédération peut à nouveau s'appeler « Fédération française de rugby à XIII » (FFR à XIII), à la suite de l'arrêt rendu par la Cour de Cassation qui déboute définitivement la FFR, laquelle était allée en cassation à la suite de son procès d'appel perdu deux ans plus tôt devant la Cour d'appel de Paris laquelle confirmait le jugement (29 septembre 1987) du Tribunal de Grande Instance de Paris et dont les attendus considéraient qu'en tant qu'appellation générique, le terme « rugby » ne pouvait relever de l'exclusivité d'une seule fédération.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Rugby à XIII - Disparition - Décès de Benausse, www.lequipe.fr, 25 novembre 2006, consulté le 24 septembre 2008.
  2. (en) « World Rugby Men's Rankings », sur www.worldrugby.org, World Rugby (consulté le 30 novembre 2016).
  3. Adrien Pécout, « Le rugby à XIII français bouge encore : L’équipe de France participe à la Coupe du monde organisée en Australie à partir de dimanche. Et une nouvelle compétition interrégionale pourrait voir le jour en 2019 pour tenter de relancer ce sport devenu confidentiel. », sur lemonde.fr, (consulté le 18 septembre 2018)
  4. (en) Kangaroo Tour: 1933-1934, www.rl1908.com, consulté le 18 octobre 2008.
  5. (fr) «Histoire tournament», sur rugby-nomades.qc.ca, consulté le 18 octobre 2008.
  6. (fr) Les treizistes français peuvent être fier de leur riche histoire, lemondedurugby.chez-alice.fr, consulté le 18 octobre 2008.
  7. (fr) Palmarès de l'équipe de France, www.ffr13.com, consulté le 18 octobre 2008.
  8. a et b (en) The History Of Rugby League, www.napit.co.uk, consulté le 18 octobre 2008.
  9. L'Auto du 4 octobre 1940
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