L'Isle-Jourdain (Gers)

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L'Isle-Jourdain
L'Isle-Jourdain (Gers)
Tour clocher.
Blason de L'Isle-Jourdain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton L'Isle-Jourdain
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de la Gascogne Toulousaine
(siège)
Maire
Mandat
Francis Idrac
2014-2020
Code postal 32600
Code commune 32160
Démographie
Gentilé Lislois
Population
municipale
8 568 hab. (2015 en augmentation de 16,79 % par rapport à 2010)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 47″ nord, 1° 04′ 53″ est
Altitude 150 m
Min. 136 m
Max. 304 m
Superficie 70,48 km2
Localisation

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L'Isle-Jourdain (L'Isla de Baish en occitan gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.
Ses habitants sont appelés les Lislois et les Lisloises.

La devise de la ville Hospes Atque Fidelis (Accueillante et fidèle).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'Isle-Jourdain est située à l'est du département du Gers, à la lisière de la Haute-Garonne à 35 kilomètres à l'ouest de Toulouse sur la Save et à 45 km au sud-est d'Auch, en Pays Portes de Gascogne[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

L'Isle-Jourdain est limitrophe de douze autres communes dont trois dans la Haute-Garonne.

Communes voisines.
Communes limitrophes de L'Isle-Jourdain[2]
Monbrun,
Beaupuy
Bellegarde-Sainte-Marie
(Haute-Garonne)
Sainte-Livrade
(Haute-Garonne),
Ségoufielle
Clermont-Savès L'Isle-Jourdain[2] Mérenvielle
(Haute-Garonne)
Monferran-Savès,
Marestaing
Auradé Pujaudran,
Lias

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les sols de L'Isle-Jourdain autour de la Save sont de type terrefort. Le relief constitue le début des premiers coteaux du Gers et la commune, d'une altitude moyenne de 150 mètres, culmine à 304 mètres près de Rudelle à l'est de son territoire[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Save à l'Isle Jourdain.
Lac de L'Isle-Jourdain.

La Save traverse L'Isle-Jourdain en son milieu du sud-ouest vers le nord-est. De nombreux petits affluents de la Save traversent également la commune. Les principaux, de l'amont vers l'aval, sont :

  • Ruisseau des Boubées (rd) ;
  • Ruisseau du Gay (rg) ;
  • Ruisseau de l'Hesteil (rd) ;
  • Ruisseau de Noailles (rg) ;
  • Ruisseau des Trouilles (rd), qui délimite une partie de la frontière avec la commune de Ségoufielle.

De nombreux canaux d'irrigation amènent également l'eau de la Save sur tout le territoire de la commune.???

Enfin, au nord-ouest immédiat du centre urbain, se trouve le Grand lac de L'Isle-Jourdain.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de l'Isle-Jourdain.

Par la route : avec la route nationale 124 et les anciennes routes nationales (route nationale 654, route nationale 634 et l'itinéraire à Grand Gabarit).

Par le train : gare de L'Isle-Jourdain sur la ligne SNCF Toulouse - Auch.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le seigneur de l'Isle, étant parti aux croisades, aurait baptisé son fils dans le Jourdain lui donnant le nom de Jourdain (Jordan en occitan). La ville ressemblant à une île au milieu des marais devient L'Isle de Jourdain, ou L'Isle en Jourdain qui a donné le nom à la ville.

Une autre source connue des vieilles familles locales (transmission orale reprise par Bourdeau : Ancienne Gascogne et Béarn) donnerait comme origine INSULA ICTIUM ; insula quartier ou hameau et ictium coup porté avec force encore qu'ICTIUM puisse venir de ictius poisson signe de reconnaissance des premiers chrétiens. En grec, langue véhiculaire du bas empire, l'acrostiche de Jésus comportait le I du iota de Iesos, CH pour christos, TH theou dieu et le S de soter le sauveur ainsi était résumé Jésus Christ fils de dieu sauveur. Le gué sur la Save au lieu-dit Pont Perrin aurait vu l'éclosion d'une halte sur la route de Bordeaux à Toulouse, tronçon de la voie romaine d'Aginuum à Tolosa (ancienne voie gauloise, via décrite dans le Burdigalensis 333 a.p.) alors que les autres parties du peuplement de l'Isle d'aujourd'hui se situaient sur le plateau, emplacement du Castrum de la collégiale actuelle. Les coteaux bordant la route de Ségoufielle plantés de vignes vendangées après la première gelée (bucconiatis, vitis, Gaffiot) d'où l'origine du nom Boucconne[3], d'autres hameaux notamment le haut de la vallée de l'Esteil le long de l'actuelle voie rapide constituaient alors une insula. Les fouilles de La Gravette (lieu-dit sur flancs sud des coteaux) ont mis au jour une nécropole Wisigothe entourée de plus de 600 tombes dont il ne fut pas possible de reconnaître tous les emplacements[4].

La SAUME (POUSTETOS) de 1274/ 1275 écrite en caractère gothique reprend les droits et devoirs des habitants de l'Isle. Elle confirmerait l'origine possible du nom de l' Isle puisque dans le texte est cité l'insula jordanis par son abréviation isla jordanis, il est à noter qu'il y figure comme rédacteur Vital CAYREL dont les descendants (Jean à MONTFORT et Michel à ENDOUFIELLE.) habitent toujours les environs de la ville.

En occitan, elle est nommée L'Isla de Baish (l'île d'en bas) par opposition à L'Isla de haut (l'île d'en haut en occitan gascon) L'Isle-en-Dodon commune située aussi sur la Save plus en amont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seigneurie de L'Isle-Jourdain.

Le relais de Bouccones (mutation buconis) est cité dans le Burdigalensis datant de 333 a.p. J.C., à 7 lieues gauloises de civitas Hungunierro (Gimont) comme 3e étape après la civitas Auscius (Auch) et avant mutatio ad louem (Leguevin)[5].

La mutatio Bucconis fut le siège d'un développement d'une petite agglomération routière dès le Ier siècle. Au IVe siècle, furent édifiés, en proximité, un mausolée[6] et un enclos, complétés au Ve siècle par une église et un baptistère paléochrétiens, un des premiers pôles de christianisation après celui de Toulouse. Cet ensemble constitue le site antique et mérovingien de la Gravette (1 km au sud de l'Isle-Jourdain). Le passage à gué de la Save n'étant pas indiqué sur les documents consultables de nos jours mais la légende du cavalier noyé décrit les marais noirs et profonds situés aux méandres en bas des coteaux plantés de vignes. La voie romaine (chemin passant par Engirette et En Coheberot) se prolongeait vers Agen, la voie Via Tolosa suivait le tracé de la vieille route de Pujaudran où fut construit vers le IXe siècle la halte des Jacquaires au pont de Saint Antoine (Sant Antoni) en bas de la descente en venant de Pujaudran. Si l'on se réfère au tracé du camin francés (codex de Compostelle), les pèlerins sortant de la Hilla allaient vers le moulin de Marestaing. Les invasions des barbares, au Ve siècle, décrites par saint Orens évêque d'Auch dans son poème sur les malheurs du pays gaulois détruisirent les villes, les voies et même les mémoires « voyez combien la fureur de la guerre a fait périr les peuples ». Les seules traces des barbares sont des agrafes trouvées prés de Lacomme et conservées dans un musée toulousain[7].

Aux environs de l'an 877, les deux familles d'Ictio et de la Hihla sont unies pour « tenir » le fief qui va devenir le Comté de l'Isle en Jourdain. La première famille disparaît vers l'an 900 et la famille de la Hilha continue seule à apparaître dans l'histoire locale. Elle est vassale des Comtes de Toulouse et adopte les armoiries du suzerain : croix cléchée vuidée et pommetée[8]. Le seigneur Raymond Bertrand participa à la première croisade sous les ordres de son suzerain.

Soit par guerres, mariages ou achats, les comtes de l'Isle agrandirent leur fief : exemples : Athon.Raymond, en possession de vastes domaines autour de l'Isle vers 1040 obtient la main de Gervaise, fille de Guillaume III Comte de Toulouse dit Taillefer le Fort (source Vie de Saint Bertrand par Jacques Morère), puis achat d'une partie du Gimoez par Jourdain V vers 1195, guerre entre les cousins Isarn Jourdain et Jourdain de l'Isle pour "tenir" l'abbaye de Lacapelle et les domaine de Daux[9]. En 1289, les possessions des seigneurs de l'Isle telles que relevées par le Parlement de Toulouse étaient constituées par : Isle Jourdain, Léguevin (Legabin), forêt de Bouconne, Mondonville, Daux, Montégut, Saint-Paul, Lévignac, Mérenvielle, Pujaudran, Lias, Sainte Livrade, Monferran, Auradé, Thil, Garbic de plus les Comtes percevaient redevances et dîmes des abbayes et cloîtres sis sur leurs terres[10]. Puissants et riches, ils étaient redoutables mais leurs caractères irascibles et leurs crises de colères leurs jouèrent de mauvais tours notamment lors de l'empalement d'un sergent d'armes royal sur son bâton de commandement car il n'avait pas salué le Comte dans les formes rituelles, ce qui constituait alors une insulte. La réponse royale fut de détruire le donjon du château et d'obliger le fautif à se rendre pieds nus, en chemise, la chaîne au cou jusqu'au Parlement de Toulouse et de payer une forte amende en réparation mais le roi refusant son pardon malgré l'intervention du Pape, parrain de Jourdain, le fit saisir, lier et pendre. De même, il fallut que le Comte de Toulouse in personna convoqua Jourdain III de l'Isle et Bernard de Comminges à Verdun (sur Garonne) afin qu'ils missent bas les armes. De Comminges contestait, à bons droits semble-t-il, les droits de Jourdain sur Castera, Lasserre et Moufiel ainsi là sans bonnes raisons, que les péages sur le chemin de Saint Jacques entre Toulouse et Auch.

L'Isle-Jourdain était une ville prospère dès le IVe siècle où Mutatio Bucconis sous l'empereur Constantin est cité par Ausone (309-394[11]), qui fit une partie de ses études à Toulouse. Il en vantait les vins et les blés dans une de ses lettres. La ville fut un point de rencontre grâce aux foires qui se tenaient depuis l'an 800 (date approximative), trois fois par an une fin octobre dite de Saint Martin ou foires aux chevaux et l'autre à la Sainte Anne fin juillet après les moissons, foire aux blés (fiera aus blats) et tous les deux ans la "foire franche" de Barnabas. (Saint Barnabé) droits confirmés "auts cousous" par Jean en 1450 (Lettres Patentes) lors de son entrée dans les murs suite au décès de son père Jean IV d'Armagnac[12]. Ces foires rencontraient un vif succès car les leudes (droits de places) et les péages étaient fixes et détaillées donc sans mauvaises surprises lors des acquittements: Coutumes du 23 Avril 1282. Exception de 1426 perception d'un droit sur le vin et les viandes dont le produit devait servir à relever les fortifications. De plus, la ville abritait tous les samedis un marché : « Primo lou marcat sera tengut un samedi aus bourg l'auta aus mercadieu » comme dit dans les Privilaiges (sic) des Marchés et Justice des Cousous (Consuls) 1545. Depuis 1272 des droits spéciaux obtenus, peu à peu, par négociations avec le Comte donnaient aux Consuls deux pour le bourg et deux pour le mercadieu la gestion en toute indépendance de la communauté : droit de pêche dans la Save entre les moulins de Marestaing et de la Hilla (Isle) et droits de Sceau 1282, droits sur le bois extrait de Bouconne confirmés en 1585 (vente du quart de réserve), paiement du seizième en farine des grains moulus et non le quart, droits de mesurage et d'établir des leudes, droits de Gabelle lettres patentes de 1443. L'importance de la ville est confirmée par le saccage de 1544 où il fut trouvé « moult pierres précieuses, des biens innombrables et de riches tapisseries »[13], les coûteuses visites royales notamment la plus longue en 1578 qui vit Catherine de Médicis attendre Henry, roi de Navarre, son gendre et futur Henri IV de France pendant presque un mois dans le but de ramener la paix entre les parpaillots (huguenots) et les papistes (catholiques) par le respect scrupuleux de l'Édit de Nantes. Venant de Toulouse ou elle était arrivée le 26 octobre elle fit son entrée à L'Isle le premier novembre [14]après une nuit passée au château de Pibrac. La suite nombreuse comprenant entre autres le cardinal de Bourbon, les princes de Montpensier, de Condé fut reçue par les Consuls l'Islois l'avocat BERNEDE, De LAPIERRE, Jehan MAURAN (ou MAURENS) et son cousin CONSTANS et le Viguier SAIGUEDE, fils du notaire Nicolas SAIGUEDE qui avait demandé, en prévoyance, une aide spéciale pour loger tout se monde: séance du 21 octobre 1578[15]. Catherine de Medicis et Michel de l'Hôpital son chancelier avaient substitué aux rigueurs de François II, lequel était influencé par la famille GUISE, une approche des deux religions toute en tolérance. Dès 1560, la ville de l'Isle-Jourdain comprend une forte communauté calviniste qui vit en bonne harmonie avec la population catholique. En février 1562, sur dénonciation anonyme, l'évêque de Toulouse faisait savoir aux huguenots d'avoir à changer de lieux de cultes "faire leurs dits prêches et prières hors lad (sic) ville car ils auraient contrevenus a l'Édit de 1561. La réponse du sénéchal De Fargia fut que les protestants occupaient ces locaux bien avant 1560. La ville dans les murs fut ravagée quatre fois par les protestants, notamment en 1580 où les 7 églises et les chapelles détruites, les murs abattus en grande partie et la population fut réduite de moitié. Les chiffres différent la fourchette 1800 - 2000 survivants parait bonne d’après COMMERES et DIEULEFIT qui donnent comme chiffre 3600 et 4000 habitants, l'un 1410 et l'autre 1530. Ces chiffres semblent être confirmés par la levée de 2 500 livres, une par tette de manants, bien-tenants et habitants dans la ville deux livres pour les propriétaires, somme dont une partie doit servir à l'achat de "six vingt" arquebuses pour la défense., armes livrées le 8 février 1569. Le Comté vit en paix jusqu'au mois de septembre 1572, où parvint les nouvelles de la Saint-Barthélemy et l'emprisonnement de "nost Henric" roi de Navarre au château de Vincennes. La ville est partagée et les deux communautés s'observent les catholiques, plus nombreux, redoutent les calvinistes plus actifs, les demandes d'argent sont fréquents soit royales soit des généraux de passage pour l'entretien des troupes. Les finances sont exsangues et tous les habitants ruinés, le 30 mars 1595 le Sénéchal de Toulouse M. de Cornusson exige pour le roi une somme de quatre cents écus pour payer les soldats. Dans impossibilité de s'acquitter les consuls, désignent SAHUGUEDE, homme de consensus étant catholique, il est respecté par les protestants, pour représenter les doléances de la cité et des alentours victimes d'exactions nombreuses. " la ville a esté ruiné, les villages rasés de pieds en combles par les ravages des gens de guerre de l'ung ou autres partis" Certificat d'indigence délivré par G. du Bourg aux l'Islois 1er octobre 1596. La somme est réduite et ramenée à deux cent dix écus. La famille SAHUGUEDE interviendra longtemps dans l'histoire locale.

L'Isle-Jourdain est chef-lieu de district de 1790 à 1795. Admise dans l'arrondissement de Lombès (actuellement Lombez) en 1801, elle intègre celui de Auch en 1926[16].

L'Isle-Jourdain absorbe en 1823 la commune de Casse-Martin et en 1824 celle d'Aragnès[17].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

1814 Un réformé aide le Maréchal Soult[modifier | modifier le code]

Le Maréchal Soult, chassé d'Espagne, poursuivait sa retraite défensive vers Lannemezan via Tarbes pour emmener son armée à Toulouse afin de se réapprovisionner et se ré-équiper[18]. Le général Foy, commandant l’arriéré garde, attirait l'ennemi vers les coteaux de l'Armagnac. Les bataillons d'infanterie portugaise souhaitant prendre l'armée française de vitesse afin d'occuper Toulouse et priver les Français de poudre et de ravitaillement poursuivaient leur route vers Auch, les unités françaises ne s'engageant pas dans ce département y sachant les routes tortueuses et mal carrossées passèrent par Tournay où ils arrivaient le 21 mars où ils croisaient Ferdinand VII, roi d'Espagne regagnant son pays muni d'un sauf-conduit napoléonien. Dès la matinée, les combats reprenaient entre les éléments retardateurs français, soit un escadron renforcé du 10e Chasseur et le 14th Light Dragon. Puis Soult faisant pivoter son dispositif les envoyaient vers Muret par Saint-Gaudens. ou les survivants du 10e Chasseur se battant à 3 contre un réussissaient à se dégager et rejoignaient le gros des troupes. Le train des équipages anglais poursuivait sa route par Pavie, Auch et l'Isle-Jourdain, le corps de bataille coalisé scindé en 3 colonnes : une vers Muret, une vers Plaisance et la troisième en direction de Isle en Jourdain (sic) atteignaient leurs buts dans la matinée du 24 mars. Après une courte halte, elles se présentaient devant Toulouse.

Le duc de Wellington était à la tête d'une armée composée d'Anglais, d'Espagnols et de Portugais dont les soldes étaient versées par le Trésorier de Campagne anglais. Le corps d'armée anglais lui-même composé d'Anglais, de Gallois, d'Irlandais et d’Écossais qui ne s'appréciaient pas beaucoup[19]. Aux alentours du 24/27 mars, le Trésorier de Campagne anglais fit halte à l'Isle-Jourdain avec son escorte écossaise. Il abritait des fortes rafales de pluie sa lourde berline à 6 chevaux, ou se trouvait le coffre contenant entre autres les soldes des armées, dans la grande remise (actuellement 14 avenue Général-de-Gaulle) en face de l'auberge du relais de poste, devenue plus tard l'épicerie Beyret puis le magasin d’Auguste Labadie, (15 avenue Général-de-Gaulle). Les fonds destinés à payer les réquisitions suivaient les troupes de près, les armées coalisées souhaitant rétablir la royauté dans le calme en séduisant la population, payaient largement et immédiatement le fourrage, les vivres et les billets de logements.

Deux sentinelles et un poste de garde dans la sellerie attenante surveillèrent la grande porte barrée et verrouillée (sellerie devenue en 1920 l’atelier de réparation de cycle de Mr Sellier). Tous ignoraient que derrière le tas de bois mis à sécher au fond de la remise existait une porte ouvrant vers l'extérieur soit le jardin qui donnait sur le lavoir. Ce fut un jeu d'enfants pour certains l'islois curieux et taquins dont Paul ASTE 1789-1872[20], Jean FRESSE (phon) et Louis COURIVO (phon) ce lignard ayant été blessé à la main et ne pouvant plus tirer au fusil avait été réformé. Les 3 avec 2 inconnus, aidé d'un gamin chargé de passer par le "finestrou" et de faire sauter la barre de sûreté entrèrent à pas de loup, en fait pieds nus, Le coffre fut enlevé dans le plus grand silence de la berline et il disparut. Pour que les ressorts de la berline demeurent affaissés, les coquins emplirent l'espace vide de pierres destinées à la réfection de la route de Toulouse. Toujours taquins, dans l'esprit l'islois, ils enfoncèrent des coins sous les vantaux coinçant ainsi la grande porte. Ayant pris du retard suite à un repas très arrosé, le trésorier voulant assister au combat, devançant sa berline, partit à cheval avec une petite escorte. Le vol ne fut découvert que le soir tard, à l'arrivée aux armées, les Écossais ayant goûté longuement les breuvages locaux, dont un semblable au Whisky, donnant comme excuse les vantaux coincés. Le non paiement des soldes explique peut-être le peu d'enthousiasme des troupes à donner l'assaut, notamment à la Patte d'Oie à San Subra (saint Cyprien) ou 250 lignards français avec 6 canons mirent en fuite dans un premier temps 4 bataillons écossais renforcés d'un corps de cavalerie et des unités portugaises.

conclusion[modifier | modifier le code]

La bataille de Toulouse est célébrée comme une victoire par les deux camps. La nouvelle de l'abdication de l’Empereur n'étant pas arrivée à temps suite aux démêlés des émissaires anglais et français avec les autorités locales et les bonapartistes. Par exemple à Montauban, alors qu'ils touchaient au but, les 2 courriers furent emprisonnés sur ordre du Préfet BOUVIER-DUMOLLARD qui refusait de croire à l'abdication. cette obstination fit 4500 morts supplémentaires[21].

En 1945, présence d'un camp d'hébergement de familles polonaises (127 personnes)[22],[23].

1940 1944- Étude 1 : 1940 1942[modifier | modifier le code]

La résistance locale ;

Hospes atque Fidelis.

Dès juin 1940 l’Isle-Jourdain accueille de nombreux « étrangers » évacués des départements du nord de l’hexagone, plus tard juifs fuyant la Gestapo ou les services français de répression. Dès Septembre 40 des hommes disent non au régime totalitaire qui venait de voir le jour à Vichy. Par affinités philosophiques, politiques, professionnelles voire sportives, les affinités familiales jouant aussi beaucoup, certains se regroupent : le « club » Fédérer et Libérer, du moins sa structure locale, fut créé à l’Isle par Barnabé, instituteur, et son collègue Combes, tous deux déçus par la SFIO, qui avait voté les pleins pouvoirs à Pétain[24]. Amis de Sylvio Trentin comme Camille (non inconnu) professeur, Sylvio, libraire toulousain antifasciste italien qui avait donné une conférence début 40 dans une salle de réunion des Républicains Espagnols[25], leur copain François Verdier (futur Forain, responsable régional des MUR) connu d’eux par son premier mariage avec Suzanne, et au travers du rugby local. Ce petit groupe, rejoint par François Sahuguede et son beau-père Jean Baptiste Bartholomé, maréchal-ferrant charron, possédant aussi une entreprise de dépiquage, connaissait de fort longtemps la famille VERDIER et ses produits ou pièces de rechanges (batteuse dépiqueuse LAUZ)[26].  Ces deux derniers, fortement choqués par l’Armistice qu’ils qualifiaient de capitulation, « lou kaiser à Paris es pas possible » disait Jean Baptiste à la Gazette des 4 chemins, appellation des vieux qui discutaient au croisement du centre de l'Isle, n’allaient pas tarder à voir l’un sa santé décliner, tandis que l’autre, victime d’une attaque cérébrale, voyait diminuer son autonomie. Tous commençaient dès septembre 40 à réunir quelques personnes sûres pour discuter de la situation, puis à partir du début 1941 publier des « avis » sur une page reproduite sur du matériel scolaire, et envoyés par la poste depuis la gare Matabiau à Toulouse, où ils connaissaient un postier sûr, cela pour éviter la censure. Ils durent cesser les envois, ayant été menacés par un collègue enseignant, ancien officier d'active, « maréchaliste » à tous crins, qui devait devenir un responsable local du Service d’Ordre Légionnaire de la légion des combattants, légion mise en place dans les Alpes Maritimes au début 41 par les fervents soutiens du Maréchal : DARNAND, GOMBERT et BASSOMPIERRE, organisation transformée en Milice, de triste mémoire, le 3O janvier 1943 par décret de LAVAL[27]. Les créateurs de la Milice furent fusillés entre 1945 et 1947. Les avis furent remplacés mi 42 par un journal clandestin fondé grâce à un don de 10 000 francs de Mr SOLA (phon.) au titre de Libérer et Federer aux sous titres suivant l’imprimerie : Organe des Mouvements Révolutionnaires pour la République Socialiste ou Organe du Mouvement pour la Libération et la Reconstruction de la France. Du 14 juillet 42 à mi-44 le journal parut plus de 25 fois malgré la répression et les restrictions de papier, souvent il était demandé de le faire circuler entre amis sûrs.

En 1942 la résistance locale, appellation globale des anti-vichystes, anti allemands, jeunes refusant de participer à La Relève devenant le Service du Travail Obligatoire en Allemagne à partir du printemps 42, et les militaires ne croyant pas à la collaboration, comme Jeannot PAULY qui dès son retour de Syrie retrouve « ROGER » TOURON et son copain GODARD qui mourut prés de lui à Pujaudran en 1944 durant une liaison.  Jeannot, membre de l'A.S., est transmetteur radio, se déplaçant avec sa « valise » et les câbles antennes. A cette époque le matériel n'était pas discret Jean PAULY le camouflait dans du matériel de monteur de lignes[28]. Cette mouvance comprend plusieurs groupes ou organismes qui se connaissent et parfois travaillent ensemble quelquefois, et s'aident jusqu’au mois d’avril 44 où certains seront regroupés en MLN (Mouvement de Libération Nationale), union découlant des missions de Jean MOULIN et des volontaires non politiques. VERDIER (Forain) pour sa part réunissant les groupes du Sud-Ouest. Les plus anciens mouvements structurés, dans le canton de l’Isle, sont les personnes correspondantes de réseau O’LEARY devenu réseau Françoise, ainsi qu'une structure du contre-espionnage dits « Travaux Ruraux » (camouflage du C.E. 2° Bureau du Cdt PAILLOLE). Les membres du réseau O’LEARY servant de guide accompagnateurs pour des aviateurs alliés, des personnes recherchées ou encore des passagers pour l'Espagne, entre la gare Matabiau à Toulouse et Monferran-Savès où les personnes étaient remise entre les mains de sœur Pauline du refuge pour enfants, sœur Pauline bénéficiant de la « bonté » et couverture de MATET maire de Monferran-Savès.  Les transferts s’effectuaient souvent par la gare d’Escornebœuf, peu fréquentée et susceptible de dévoiler une filature. Quelquefois le jeudi, jour ou Germaine Sahuguede se rendait à Toulouse, , accompagnée de sa fille, pour acheter les fournitures à l’atelier de couture «La Poupée Victoire » de Louise DISSART devenue plus tard « Françoise » lorsqu'elle fut démasquée ainsi qu'une partie du réseau par un traître infiltré. Les trois autres enfants attendaient à tour de rôle, à la descente du train pour accompagner les personnes en transit soit chez sœur Pauline, soit à St Germier ou la famille ESCALAS à Envidalon avait une ferme dont le hangar, situé de l’autre côté de la route, possédait une cache bien dissimulée et commode permettant « d’abriter » les fugitifs. Annie la sœur de Guy Escalas fournissant souvent des « vraies » cartes d'identité. Le transit se poursuivait soit par la route anglaise : St Girons, Seix, où l'auberge servait de point de ralliement, puis le massif du Couflens, arrivée en Espagne à Alos d'Ises, soit par la traversée du Gers vers les cols basques.[29] Jean SAHUGUEDE, l’aîné, partant par deux fois en Allemagne, sous couvert du STO, sur demande d'un comptable à la gare Matabiau, lequel, introduit dans les milieux pétainistes et jouant, plus tard, le double jeu pour le compte du réseau MORHANGE fut abattu par la Gestapo. A bicyclette les « jeunes » passaient les messages dissimulés dans le guidon ou le cadre des vélos depuis le château de Brax ou la maison de Me YVON à Fonsorbes, ou de Saint Lys vers Gimont pour Me ANGELE et Simorre ou Solomiac, Montauban pour Marcel voire AUCH pour VIDAL/ BARRERE pour le compte du groupe. Ricardo (TAILLANDIER) ou de l'A.S., responsable transmission MARCHAL (MASCARENCQ) lequel fut très étonné lorsqu'on lui présentât fin 1945 le fiancé de sa nièce Hélène, de reconnaître André SAHUGUEDE, celui qu’il connaissait comme messager sous le pseudo de AULAIT, et le fiancé de devoir appeler MARCHAL tonton Léopold.

Les garagistes Joseph DANEZAN (Traction) et son frère Paul (Citroën)[30] assuraient des transports par route, étant correspondants des Travaux Ruraux, puis passant naturellement de l'organisation T.R. ancien, ('Contre-Espionnage du Cdt PAILLOLE) chez (Ricardo) MORHANGE, avec changement de pseudo furent responsables du stockage et de l’entretien des moyens de transport et d'une partie de l’armement du réseau, matériel stocké en partie dans le hangar du volailler BORDES. Ce dernier fut arrêté sur dénonciation du « mac » du café du Globe (bordel local)[31], malgré l’intervention « en force » du groupe Danezan. Joseph fut grièvement blessé mais sauvé par le voisin Jean NINARD, qui sous le feu des gestapistes le porta sur son épaule, passant par les jardins jusqu'à la menuiserie toute proche où il fut évacué dans un premier temps sur le charreton de l'atelier jusqu'au "4 Chemins" puis conduit à Lombez, là il fut opéré par Pierre (Cailloux) BARTHELEMY, qui avait été prévenu. Abominablement torturé à la prison St Michel par des membres parisiens de la « carlingue » de Laffont, Bordes disparut, son épouse décéda à Buchenwald, leur dénonciateur fut exécuté dans les bois de St Lys par trois membres du réseau, dont un policier toulousain (RESPIDALIER ?) plus CAMPISTRON, qui avait fourni le moyen de faire sortir le dénonciateur de son environnement l’islois[32]. Dans le même ordre d’idées certains médecins ou vétérinaires de la vallée de la Save se retrouvèrent médecins du maquis :Manu MAGNOAC à l’Isle-Jourdain cousin de Germaine SAHUGUEDE, REYNAUD à Lombez (tué à Meillan), Marius CAMPISTRON vétérinaire futur chef local des UCR et responsable de l’étoile noire (C.F.Pommies), Pierre BARTHELEMY à Auch dont le père avait été ministre de Vichy. À partir de fin 1942, la collaboration tomba alors le masque, Laval déclarait « je souhaite la victoire de l’Allemagne » et lors de l’invasion de la zone Sud les autorités de Vichy refusaient de donner l’ordre à l’armée d’Armistice de se battre, portant un coup fatal à la légende de Pétain "bouclier de la France". Les hommes du 2° Dragon à AUCH furent mortifiés de ne pas recevoir l'ordre de se battre, eux qui cachaient aux Commissions d'Armistice Italo-allemandes un maximum d'armes et de matériel.

La bagarre

Devant l’activité croissante des différents groupes résistants et leur surveillance par des français membres des partis collaborationnistes, des unités de police judiciaire spécialement chargées des menées antinationales, service de police des sociétés secrètes ou de la gestapo, de l’OKW commando 120, les forces d’occupation et les collabos (Milice, service d’ordre PPF) lancent des opérations de grande envergures  pour arrêter ou exécuter sur place les résistants ou membres des réseaux identifiés par leurs services. BORDES et son épouse en furent les victimes,

Dès juin/ juillet 1942, au mépris des conditions de l'armistice, les Allemands s'introduisent en Zone non Occupée grâce à la complicité des services du Maréchal, puis en novembre 42 pénètrent en force. Par exemple, pour l'ancienne région militaire de Toulouse 1°) une équipe du Sicherheisdienst (Gestapo) de 10 hommes, dont le chef d'équipe est le patron de l'ensemble du Kommando, une équipe de l'Abwehr, chargée de la détection des postes radio clandestin avec 15 véhicules gonio, 9 voitures de tourisme avec gonio portatives accompagnés par une section de contre-espionnage Section I de l'Abwehr, deux sections de recherche AMST III[33]. Les services de l'état français fournissant des équipes de policiers français pour procéder aux arrestations, ainsi à Toulouse la 8°Brigade Mobile déjà pénétrée par le groupe Morhange. Ce groupe de 210 personnes, toutes munies de faux papiers français fournis par Vichy. L’Amiral DUPRE avait été dépêché par DARLAN à Paris pour prendre contacts avec OBERG et ABETZ pour la mise au point de cette opération. DARLAN agissant dans le droit fil des Protocoles de Paris qu'il avait signé accordait des facilités de circulations aux Allemands, notamment en zone libre. Le Brigaden-führer SS Carl OBERG, arrivant comme Höhere SS pour la France, accentua la lutte contre les résistants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La place Gambetta.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[34],[35].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription du Gers et de la communauté de communes de la Gascogne Toulousaine. Elle est le chef-lieu du canton.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2015, la commune comptait 8 568 habitants[Note 1], en augmentation de 16,79 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
4 1463 7924 1594 2574 3074 9334 8654 9214 773
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 8674 9544 8644 6714 4794 5724 4424 3054 122
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 8853 7743 3133 5603 5353 5273 5363 4473 675
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
4 0024 1954 3585 0295 5606 1487 2968 3458 568
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[40] 1975[40] 1982[40] 1990[40] 1999[40] 2006[41] 2009[42] 2013[43]
Rang de la commune dans le département 6 6 4 4 4 3 2 2
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

En 2009, l'Isle-Jourdain devient la deuxième commune la plus peuplée du département du Gers après Auch, détrônant la sous-préfecture Condom.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'Isle-Jourdain fait partie de l'académie de Toulouse.

Enseignement public
  • école maternelle Anne Frank, école maternelle Jean de La Fontaine ;
  • école élémentaire René Cassin, école élémentaire Paul Bert, école élémentaire Lucie Aubrac ;
  • collège Louise-Michel, collège Françoise Héritier.
  • lycée Joseph Saverne.
  • Il existe une section bilingue français - occitan depuis 2013 dans les écoles. L'occitan est également présent au lycée depuis 1968 et au collège depuis 1999.
Enseignement privé sous contrat d'association avec l'État
  • école et collège Notre-Dame le Clos fleuri.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Éclats de voix
  • les soirées festives Escota e Minja le premier week-end de juillet : concerts, gastronomie sur la place de la mairie, promotion de la culture occitane
  • un carnaval gascon est organisé tous les ans. Au programme : jeux gascons et crémation de Monsieur Carnaval, un pantin en bois et en paille. Lous coussous « jugent » dans « lou mercat » les nouveaux arrivants et nouveaux mariés avec comme sentence pour l'homme de monter sur l'âne et pour la femme de toucher la queue de l'animal (afin Madame d'avoir des enfants, forts beaux, paillards et juteux orgueils de notre race). Autrefois l'homme était chargé de chaines l'épouse suivait son homme jusqu'au « jugé » suivant, lous coussous chantant les chansons traditionnelles. Tout cela témoignant de l'esprit vif, un peu frondeur et impertinent qui est celui des « vrais » l'islois moins batailleurs que leurs ancétres, qoique !!!

Santé[modifier | modifier le code]

Centre Communal d'Action Sociale, EHPAD,

Sports[modifier | modifier le code]

L'Isle-Jourdain est une ville en expansion qui possède un grand spot de wake-board où se déroulera la coupe du monde de wake-board (Tom Snare y a tourné un de ses clips). Plus récemment un grand terrain de paint-ball a été ouvert. Et grâce à son expansion, en 2011 l'Isle-Jourdain fait construire une piscine couverte et chauffée à l'aide d'énergies renouvelables.

Le sport principal des Lislois est le rugby à XV représenté par L'US Isle-Jourdain. La ville est dans une terre de rugby, et, proche de Toulouse.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

L'Isle-Jourdain est traditionnellement une bourgade agricole dont le commerce de grains est réputé au XIXe siècle[1], (maïs, blé ...) ont encore une place importante mais tendent à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque étant dans son aire urbaine.

L'Isle-Jourdain accueille le siège de la société Ecocert, organisme de certification en agriculture biologique et autres référentiels écologiques. Près de 250 personnes travaillent sur ce site. Le siège social d'Abrisud se trouve aussi à l'Isle-Jourdain.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

De nombreux petits commerces restent en activité à l'Isle-Jourdain, entre autres des restaurants. En entreprise implantée et susceptible de recruter, on trouve notamment : Crusta d'Oc (import agro-alimentaire), Abrisud[48](matériel de loisir), Thalassoline[49] (voyagiste spécialisé), Air cost control (matériel aéronautique), Le Comptoir Électrique Gersois (matériel électrique et éclairage).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Musée européen d'art campanaire,

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième contre-écartelé au I et au IV d'argent au lion de gueules et au II et au III de gueules au léopard lionné d'or, au deuxième et au troisième de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or[61].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. I : Arrondissement d'Auch, Auch, Société Archéologique et Historique du Gers, , 460 p. (ISBN 2-9505900-7-1, notice BnF no FRBNF39151085)
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. L'Isle-Jourdain de ce fait était donc de jus italicum ce qui permet une première datation antérieure à 'empereur DOMITIEN.
  4. Source : PUP Ouvrage de Guyon et Duhamel, Les cimetières du haut Moyen Âge
  5. l'Anonyme de Bordeaux, relation par un pèlerin bordelais de son voyage jusqu'à Jérusalem entre 333 et 337 de notre ère. Toutes les étapes et relais mentionnés.
  6. J. Guyon, M. Vidal, Ch. Duhamel et J.-P. Cazes, Les cimetières du haut Moyen Âge en Languedoc : Des champs d'inhumation « à la campagne » aux premiers cimetières d'églises, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Études », (ISBN 9782354122409, lire en ligne), p. 15–105
  7. Burdigalensis itinéraire de Bordeaux à Jérusalem
  8. (H. de L. t. 111, 493)
  9. (source SAUME de l'Isle f° i 343 déposée à Montauban)
  10. (Histoires des Bénédictins, Bibliothèque nationale COL du Languedoc 1289)
  11. Institut de Recherche AUSONIUS, UMR 5607 Bordeaux
  12. (SAMARAN hist. des Comtes d'Armagnac)
  13. (SAMARAN, histoire des Comtes d'Armagnac)
  14. Edmond Cabié, Guerres religieuses dans le Sud-Ouest, citant une lettre de J. de Saint Sulpice à son épouse donne comme date d'entrée à l'Isle de Marguerite de Navarre le 08/11/1578
  15. (Hist. du Languedoc, XI, p. 662 (note)
  16. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=17498
  17. Notice Cassini
  18. Jean-Baptiste Dumas, Campagnes avec le March. SOULT, Lavauzelle éditeur, Paris, 1907
  19. Alphonse de Beauchamp, Histoire de la campagne de 1814, tome 2, imprimeur Le Normand, Paris, 1815
  20. Paul est enterré à l'Isle-Jourdain dans la concession à perpétuité de sa famille. Toute sa descendance directe fut emportée par le choléra. Il éleva tant qu'il fut valide sa petite nièce Marie qu'il confiât à la sœur du peintre animalier GRANGENEUVE. Ils résidaient tous les 3 la maison en avancée du faubourg de Toulouse, face à la placette. Marie épousa Jean-Baptiste BARTHOLOME.
  21. LAPENE Edouard, Cpte d'Artillerie, 1814 Blagnac pendant la bataille de Toulouse, 3e édition, 1859
  22. Source : American Friends Service Committee Records Relating to Humanitarian Work in France, 1933-1950. Séries II TOULOUSE OFFICE. Sub-series: REPORTS Box 26 Folder 17. American Friends Service Committee 1501 Cherry Street Philadelphia, PA 19102
  23. http://memoiredeguerre.free.fr/pga/camps-francais/rapports-quaker/isle-jourdain.htm#deb
  24. Paul BOULET, député de l'Hérault,"depuis le 6 juillet il régnait une atmosphère de coup d'état," suite aux discours de SPINASSE, député de la Corrèze (témoignage lu au Procès de 1945).
  25. François SAHUGUEDE qui parlait espagnol assistait à cette réunion dont il fit un compte rendu à BARNABEet à COMBES.
  26. Situé 25 rue Matabiau les entrepôts VERDIER et Cie suite à agrandissements se trouvaient chemin du raisin derrière la gare Reynal (gare marchandises)
  27. Annexe Loi n° 63 du 30/1/43 Statuts de la Milice
  28. Conversation avec Jeannot, à l'Isle-Jourdain " Alain" (Albert CAROLIS) travaillait dans une entreprise d'électricité il avait du matériel pratique pour toutes nos activités surtout pour moi avec mon matériel à transporter.
  29. CALVET et RUIDOR, La bataille des Pyrénées, Le Pasd'Oiseaux,
  30. PASSION D'HISTOIRE, 1939-1945, Chapitre La Résistance dans le Sud Ouest
  31. Il était situé au bout de l'avenue de la Gare devenue depuis avenue . de Verdun. Écroule lors de fortes pluies en il fut remplacé par le bureau de la perception aujourd'hui Police Municipale
  32. Imprimerie COCHARAUX AUCH 32 publié à compte d'auteur "Souvenirs" de Marius CAMPISTRON
  33. Colonel Paul Paillole, Services Spéciaux 1935-1945, Robert Laffont
  34. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  35. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/032/032160.html.
  36. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  37. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  40. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  41. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  42. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  43. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  44. « Notre base de loisirs », sur Mairie de L'Isle-Jourdain.
  45. http://www.handballclublislois.fr
  46. http://usbl32.clubeo.com/
  47. Splach athlé l'Isle Jourdain
  48. Abrisud
  49. Thalassoline
  50. [1]
  51. [2]
  52. Notice no PA00094810, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église collégiale Saint-Martin
  53. François Legrand, L'Isle-Jourdain, p. 265-271, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970
  54. [3]
  55. Notice no PA00094811, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Notice no PA00094961, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Le Château de Panat », sur tourisme-gascognetoulousaine.fr (consulté le 6 novembre 2016)
  58. Paolpi, « Historique des anciens propriétaires et héritiers du domaine de Nolet - chateaudenolet.overblog.com », chateaudenolet.overblog.com, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  59. « Portrait sous toutes les facettes au musée Paul-Dupuy », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  60. http://actumecanique.com/violet-le-gersois-vincent-mercier-remporte-le-titre-en-buggy-1600-violet.html
  61. Banque du blason.