Fleurance

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Fleurance
L'église Saint-Laurent de Fleurance.
L'église Saint-Laurent de Fleurance.
Blason de Fleurance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Fleurance-Lomagne
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne Gersoise
(siège)
Maire
Mandat
Emilie MUNOZ-DENNIG
2017-2020
Code postal 32500
Code commune 32132
Démographie
Gentilé Fleurantins
Population
municipale
6 292 hab. (2014 en diminution de 1,07 % par rapport à 2009)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 01″ nord, 0° 39′ 52″ est
Altitude 98 m
Min. 83 m
Max. 181 m
Superficie 43,32 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Fleurance (Florença en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés Fleurantines et Fleurantins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fleurance est une commune située dans l'Armagnac, capitale du Pays de Gaure, sur la route nationale 21 entre Agen et Auch, elle est traversée par le Gers et les anciennes routes nationales RN 653 et RN 654.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fleurance
Pauilhac Castelnau-d'Arbieu Urdens
Sainte-Radegonde Fleurance Brugnens
Préchac et Réjaumont Montestruc-sur-Gers Céran et Lalanne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Gers délimite l'ouest de la ville.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque, Fleurance emprunte son nom à une ville prestigieuse, Florence en Toscane, comme gage du succès de son développement[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la ville au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Fleurance est une de ces villes nouvelles appelées bastides qui ont été fondées au XIIIe siècle et XIVe siècle dans le Sud-Ouest de la France dans un contexte d'essor démographique, de luttes seigneuriales et d'affirmation du pouvoir royal. À l'instar d'autres cités et dans l'espoir d'un avenir prometteur, son nom s'inspire de celui d'une des plus grandes capitales de l'Europe médiévale : Florence.

En 1272, le seigneur local Géraud de Cazaubon, comte de Gaure, ne réussit pas à empêcher le pillage par les comtes d'Armagnac et de Foix de sa capitale Sempuy. Afin d'obtenir la protection royale, il signe avec le sénéchal Eustache de Beaumarchès, représentant du roi, un contrat de paréage qui prévoit l'érection d'une capitale nouvelle pour son comté, avec l'accord de la proche abbaye cistercienne de Bouillas.

Fleurance est ainsi construite sur la butte de Montaglon (ou Mont des glands) selon un plan régulier centré sur la halle. Des palissades en bois délimitent un espace urbain pentagonal constitués d'îlots ou « moulons » délimités par des rues se coupant en angle droit.

Philippe le Bel ayant cédé Fleurance à Édouard Ier d'Angleterre en 1287, celui-ci ordonne, en 1291, une dérivation du Gers et la construction d'un moulin. En 1292, il participe au financement de remparts en briques. La construction de l'église débute enfin.

Temps troublés[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Cent Ans, Fleurance passe en diverses mains. De 1350 à 1354, elle est placée sous l'autorité du Saint-Siège. En 1425, le roi Charles VII fait don du comté à Charles II d'Albret en récompense de son œuvre guerrière. La cité connaît des troubles politiques et, en 1465, les quatre consuls qui administraient la cité sont exécutés.

Cela n'empêche pas le développement de l'industrie textile. Un tissu fait la renommée de la cité à partir XVe siècle : la serge de Fleurance.

À partir de 1542, la cité participe aux guerres de Religion. En 1586, lors d'un siège, les forces protestantes sont repoussées.

Le rattachement de la Gascogne au domaine royal par Henri IV, en 1607, offre de nouvelles perspectives à la ville. Celui-ci renforce l'administration royale et Fleurance devient le siège de l'élection de Lomagne. Aussi, dès lors, de nombreux cadets des familles fleurantines font carrière dans les armées royales.

Mais de nouveaux malheurs touchent la ville. Elle subit la grande peste en 1653-1654 et la famine en 1680.

Embellie économique à partir du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Une embellie économique favorise Fleurance à partir du XVIIIe siècle et bouleverse l'architecture urbaine. La ville s'illustre dans les domaines de la tuilerie, de la distillerie, de l'industrie de la plume à écrire (Léglize et Belliard) et de la chaussure (Établissements Cadéot et, au XIXe siècle, maison Auriac spécialisée dans l'espadrille).

Les remparts sont démolis en 1777. La halle, incendiée en 1833, est remplacée par une nouvelle en pierre en 1837. En 1865, Fleurance est reliée au réseau ferré. La ville s'équipe à l'éclairage au gaz en 1883 et accueille l'électricité en 1892.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Fleurance.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2014, la commune comptait 6 292 habitants[Note 1], en diminution de 1,07 % par rapport à 2009 (Gers : +1,84 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 404 2 920 2 858 2 847 3 410 3 409 3 898 4 309 4 250
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 275 4 516 4 515 4 550 4 443 4 457 4 282 4 237 4 102
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 085 4 050 3 470 3 583 3 467 3 491 3 744 3 816 4 279
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2014
5 154 5 816 6 088 6 368 6 273 6 257 6 255 6 245 6 292
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[6] 1975[6] 1982[6] 1990[6] 1999[6] 2006[7] 2009[8] 2013[9]
Rang de la commune dans le département 3 3 3 3 3 4 4 4
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le carnaval en avril ;
  • Le colloque Cybersécurité et Territoires créé en 2015, qui vise à sensibiliser le public aux questions de sécurisation des données numériques ;
  • Les cuivros foliz en juillet.

Festival du Ciel et de l'Espace[modifier | modifier le code]

Le festival d'astronomie de Fleurance, considéré comme le plus important de France dans ce domaine[10], est organisé chaque année la première dizaine d'août et rassemble plus de vingt mille participants. Depuis le 4 août 2017, jour de l'inauguration de la 27ème édition du festival, l'astéroïde (349606) Fleurance, de la ceinture principale d'astéroïdes et découvert en 2008 par le suisse Michel Ory, est nommé en l'honneur de la ville qui accueille la manifestation. Fleurance devient ainsi la deuxième ville d'Occitanie à inscrire son nom dans l'espace, après Toulouse, qui le fit dès 1874 [11] .

Santé[modifier | modifier le code]

  • Etablissement Public de Santé de Lomagne qui résulte de la fusion des hôpitaux de Fleurance et de Lectoure en 2010. Il compte environ 400 lits répartis sur différents sites:
    • deux services de médecine "Moussaron" à Fleurance et "Armagnac" à Lectoure
    • deux services de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR)
    • trois établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes : l'EHPAD Cadéot et l'EHPAD La Pépinière à Fleurance, EHPAD du Tané à Lectoure
    • un service de Soins Infirmiers à Domicile avec une antenne sur chaque site (SIAD)
    • un accueil de jour Alzheimer à Fleurance[12].
  • Maison de santé pluridisciplinaire intercommunale: 5 cabinets professionnels de médecine générale, 2 bureaux d’infirmières, 1 espace pour les kinésithérapeutes, 1 espace pour les podologues, 2 bureaux pour des chirurgiens-dentistes, 1 bureau pour les vacataires (diététicienne, ostéopathe, psychologue, sophrologue…)[13]

Sports[modifier | modifier le code]

Equipements de sports et loisirs
  • Base de loisirs qui intègre quatre cours de tennis dont un couvert, un bassin de natation, un espace aqualudique et un espace pour les enfants
  • Espace culturel et sportif (handball et basket)
  • Hippodrome du Réchou (deux courses annuelles les premiers et deuxièmes dimanche d'août)
  • Stade municipal et terrains de sport (foot, rugby)
  • Golf de Lassalle (9 trous)
  • Halle Eloi Castaing (espace polyvalent, ping-pong)
  • Salle de Gymnastique et dojo (judo)
Clubs sportifs
  • L’OMS (Office municipal des sports) de Fleurance fait le lien entre les associations sportives de la ville, soit 26 clubs regroupant plus de 2400 licenciés, et organise une manifestation par an, les Fleuransports.
  • Association sportive fleurantine : rugby et football

Économie[modifier | modifier le code]

Fleurance est l'une des villes les plus dynamiques du Gers.[réf. nécessaire] C'est non seulement un centre commercial important mais aussi un centre industriel : constructions mécaniques et métalliques, bâtiment et travaux publics, produits naturels et du terroir, produits diététiques, conserveries, coopérative agricole, commerce équitable.

Fleurance accueille un marché traditionnel de pays le mardi, qui est aussi un marché au gras l'hiver, et un marché de producteurs locaux le samedi matin.

Fleurance possède une zone de loisirs et des équipements sportifs établis sur toute la bordure est de la cité, le long du Gers.

Elle abrite par ailleurs le siège social des éditions Le Drapeau blanc depuis leur fondation en 2016[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Hôtel de ville et halle sur la place centrale à couverts.

L'hôtel de ville est situé sur la place centrale à arceaux. Il est de style néo-classique et surmonte une belle halle en pierre. Il est l'œuvre d'un architecte auscitain : Ardenne. Il fut construit de 1834 à 1837.

Cette halle a remplacé celle du Moyen Âge détruite par un important incendie.

La charpente actuelle est impressionnante. Il faut admirer le soir, le jeu de lumière entre les gros piliers donnant à l'ensemble une aura rose-orangée.

Aux quatre angles de la place siègent quatre statues-fontaines de bronze par Albert-Ernest Carrier-Belleuse représentant les quatre saisons (XIXe siècle) : le printemps au nord-est, l'été au sud-est, l'automne au sud-ouest et l’hiver au nord-ouest.

Église Saint-Laurent

L'église Saint-Laurent ou église Notre-Dame et Saint-Jean-Baptiste, construite de 1280 à 1406, est de style gothique méridional.

Église Saint-Laurent, portail et base de la façade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'aigle bicéphale éployée de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or posées 2 et 1.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Éditions Sud-Ouest, , 123 p. (ISBN 2-87901-693-2, notice BnF no FRBNF40160701)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  7. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. (en) http://www.minorplanetcenter.net/db_search/show_object?object_id=349606
  11. « L'astéroïde 349606 s'appelle Fleurance », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  12. « Etablissement Public de Santé de Lomagne | Mairie de Fleurance », sur www.villefleurance.fr (consulté le 9 août 2017)
  13. « Communauté de Communes de la Lomagne Gersoise - Offre médicale », sur www.lomagne-gersoise.com (consulté le 9 août 2017)
  14. Les éditions Le Drapeau blanc
  15. « L'épopée d'Alexandre Laffont », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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