Fleurance

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Fleurance
L'église Saint-Laurent de Fleurance.
L'église Saint-Laurent de Fleurance.
Blason de Fleurance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Fleurance-Lomagne
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne Gersoise
(siège)
Maire
Mandat
Raymond Vall
2014-2020
Code postal 32500
Code commune 32132
Démographie
Gentilé Fleurantins
Population
municipale
6 292 hab. (2014)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 01″ nord, 0° 39′ 52″ est
Altitude 98 m (min. : 83 m) (max. : 181 m)
Superficie 43,32 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Fleurance (Florença en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés Fleurantines et Fleurantins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans l'Armagnac, capitale du Pays de Gaure, sur la route nationale 21 entre Agen et Auch, elle est traversée par le Gers et les anciennes routes nationales RN 653 et RN 654.

Fleurance est une ville de plaine, vieille rivale de l'aristocratique Lectoure.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fleurance
Pauilhac Castelnau-d'Arbieu Urdens
Sainte-Radegonde Fleurance Brugnens
Préchac et Réjaumont Montestruc-sur-Gers Céran et Lalanne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Gers délimite l'ouest de la ville.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque, Fleurance emprunte son nom à une ville prestigieuse, Florence en Toscane, comme gage du succès de son développement[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la ville au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Fleurance est une de ces villes nouvelles appelées bastides qui ont été fondées au XIIIe siècle et XIVe siècle dans le Sud-Ouest de la France dans un contexte d'essor démographique, de luttes seigneuriales et d'affirmation du pouvoir royal. À l'instar d'autres cités et dans l'espoir d'un avenir prometteur, son nom s'inspire de celui d'une des plus grandes capitales de l'Europe médiévale : Florence.

En 1272, le seigneur local Géraud de Cazaubon, comte de Gaure, ne réussit pas à empêcher le pillage par les comtes d'Armagnac et de Foix de sa capitale Sempuy. Afin d'obtenir la protection royale, il signe avec le sénéchal Eustache de Beaumarchès, représentant du roi, un contrat de paréage qui prévoit l'érection d'une capitale nouvelle pour son comté, avec l'accord de la proche abbaye cistercienne de Bouillas.

Fleurance est ainsi construite sur la butte de Montaglon (ou Mont des glands) selon un plan régulier centré sur la halle. Des palissades en bois délimitent un espace urbain pentagonal constitués d'îlots ou « moulons » délimités par des rues se coupant en angle droit.

Philippe le Bel ayant cédé Fleurance à Édouard Ier d'Angleterre en 1287, celui-ci ordonne, en 1291, une dérivation du Gers et la construction d'un moulin. En 1292, il participe au financement de remparts en briques. La construction de l'église débute enfin.

Temps troublés[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Cent Ans, Fleurance passe en diverses mains. De 1350 à 1354, elle est placée sous l'autorité du Saint-Siège. En 1425, le roi Charles VII fait don du comté à Charles II d'Albret en récompense de son œuvre guerrière. La cité connaît des troubles politiques et, en 1465, les quatre consuls qui administraient la cité sont exécutés.

Cela n'empêche pas le développement de l'industrie textile. Un tissu fait la renommée de la cité à partir XVe siècle : la serge de Fleurance.

À partir de 1542, la cité participe aux guerres de Religion. En 1586, lors d'un siège, les forces protestantes sont repoussées.

Le rattachement de la Gascogne au domaine royal par Henri IV, en 1607, offre de nouvelles perspectives à la ville. Celui-ci renforce l'administration royale et Fleurance devient le siège de l'élection de Lomagne. Aussi, dès lors, de nombreux cadets des familles fleurantines font carrière dans les armées royales.

Mais de nouveaux malheurs touchent la ville. Elle subit la grande peste en 1653-1654 et la famine en 1680.

Embellie économique à partir du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Une embellie économique favorise Fleurance à partir du XVIIIe siècle et bouleverse l'architecture urbaine. La ville s'illustre dans les domaines de la tuilerie, de la distillerie, de l'industrie de la plume à écrire (Léglize et Belliard) et de la chaussure (Établissements Cadéot et, au XIXe siècle, maison Auriac spécialisée dans l'espadrille).

Les remparts sont démolis en 1777. La halle, incendiée en 1833, est remplacée par une nouvelle en pierre en 1837. En 1865, Fleurance est reliée au réseau ferré. La ville s'équipe à l'éclairage au gaz en 1883 et accueille l'électricité en 1892.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Fleurance.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 292 habitants, en diminution de -1,07 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 404 2 920 2 858 2 847 3 410 3 409 3 898 4 309 4 250
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 275 4 516 4 515 4 550 4 443 4 457 4 282 4 237 4 102
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 085 4 050 3 470 3 583 3 467 3 491 3 744 3 816 4 279
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
5 154 5 816 6 088 6 368 6 273 6 255 6 245 6 292 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[6] 1975[6] 1982[6] 1990[6] 1999[6] 2006[7] 2009[8] 2013[9]
Rang de la commune dans le département 3 3 3 3 3 4 4 4
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • les cuivros foliz en juillet
  • le carnaval en avril
  • La ferme des étoiles organise chaque année le Festival du Ciel et de l'Espace.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Fleurance est l'une des villes les plus dynamiques du Gers. C'est non seulement un centre commercial important mais aussi un centre industriel : constructions mécaniques et métalliques, bâtiment et travaux publics, produits naturels et du terroir, produits diététiques, conserveries, coopérative agricole.

Fleurance accueille un marché traditionnel de pays le mardi, qui est aussi un marché au gras l'hiver, et un petit marché de producteurs locaux le samedi matin.

Fleurance possède une zone de loisirs et des équipements sportifs établis sur toute la bordure est de la cité, le long du Gers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville et halle sur la place centrale à couverts.

L'hôtel de ville est situé sur la place centrale à arceaux. Il est de style néo-classique et surmonte une belle halle en pierre. Il est l'œuvre d'un architecte auscitain : Ardenne. Il fut construit de 1834 à 1837.

Cette halle a remplacé celle du Moyen Âge détruite par un important incendie.

La charpente actuelle est impressionnante. Il faut admirer le soir, le jeu de lumière entre les gros piliers donnant à l'ensemble une aura rose-orangée.

Aux quatre angles de la place siègent quatre statues-fontaines de bronze par Albert-Ernest Carrier-Belleuse représentant les quatre saisons (XIXe siècle) : le printemps au nord-est, l'été au sud-est, l'automne au sud-ouest et l’hiver au nord-ouest.

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Laurent ou église Notre-Dame et Saint-Jean-Baptiste fut construite de 1280 à 1406, de style gothique méridional.

Église Saint-Laurent, portail et base de la façade
Extérieur[modifier | modifier le code]

C'est un imposant bâtiment aux proportions dignes d'une cathédrale : 70 m de long pour 35 m de large. C'est un bel exemple du style gothique méridional. L'église a été construite en trois phases du XIVe au XVIe siècle. Ces phases sont visibles à l'extérieur, au niveau des décrochements successifs des toitures de la nef central.

Les matériaux choisis pour sa construction : brique et pierre apportent une polychromie plein de charme.

La façade ouest est percée d'un portail voussuré et il est flanqué de six enfeux décorés. L'ensemble est dominé par un clocher carré à lanternon octogonal percé de baies à meneaux et sommé d'une flèche recouverte de tuiles plates à crochets de la fin du XIVe, début du XVe siècle.

L'influence toulousaine est très nette dans cette construction.

Intérieur[modifier | modifier le code]
Nef de l’église Saint-Laurent

L'église a un plan à trois nefs sans transept, typique du style méridional. Jusqu'au XVIIIe siècle, l'intérieur était en paliers successifs vers le chœur. Cette disposition unique est encore visible sur la base des piliers enterrés à l'est et exhumés à l'ouest.

Le chœur est du début du XIVe siècle. Il est de forme polygonale et percé de trois grandes baies de style rayonnant tardif de la fin du XIVe siècle. Les trois travées suivantes sont de la première moitié du XIVe siècle et les trois dernières, voûtées d'ogives en étoile sont de la fin du XIVe / début du XVe siècle.

La nef centrale est haute de 14 m au niveau du chœur et de 18 m au niveau du portail. La nef est étayée par des bas-cotés de hauteur inférieure et par une série de petits arcs boutants cachés dans les combles. Les difficultés de contrebutement ont limité les possibilités d'ouverture. Les chapelles ont été érigées aux XVe et XVIe siècles dans un style gothique flamboyant.

Les trois verrières du chœur sont dues à Arnaud de Moles, l'auteur des vitraux de la cathédrale d'Auch et partiellement de l'église de Mirande. Les vitraux portent sa signature mais la date inscrite de 1500 a été indiquée lors de leur restauration par E. Hirsch en 1877. Ils représentent au milieu la sainte Trinité et la Vierge, à droite l'arbre de Jessé.

Vierge à l'Enfant du XVe siècle

L'église Notre-Dame de Fleurance abrite une statue du XVe siècle en pierre polychrome dorée. Au cours des guerres de Religion et de la Révolution, la statue fut dite à l'origine de nombreux miracles.

L'église possède aussi de très belles orgues. Le Gers possède une trentaine d'orgues et un tiers de ce patrimoine remarquable est déjà classé. Comme aux XVIIe et XVIIIe siècles, au XIXe siècle les paroisses gersoises, même modestes, s'adressent à des facteurs de renom pour la construction des orgues. Celles de Fleurance, de 34 jeux, sont du facteur Jules Magen, élève de A. Cavaillé-Coll qui les conçut en 1865 dans une facture romantique alors que le buffet est de style néo-gothique. Jules Magen s'était établi à Agen et réalisa les orgues de l'église de Mirande qui sont l'exacte réplique de celles de Fleurance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'aigle bicéphale éployée de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or posées 2 et 1.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Éditions Sud-Ouest, , 123 p. (ISBN 2-87901-693-2, notice BnF no FRBNF40160701)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  7. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]