Hers-Mort

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43° 46′ 28″ N 1° 19′ 37″ E / 43.77444, 1.32694 ()

Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l'Hers-Mort coulant en Haute-Garonne. Pour l'Hers-Vif coulant en Ariège, Aude et Haute-Garonne, voir Hers-Vif.
Hers-Mort
L'Hers-Mort à Fonbeauzard
L'Hers-Mort à Fonbeauzard
Caractéristiques
Longueur 89,3 km [1]
Bassin 768 km2 [2]
Bassin collecteur Bassin de la Garonne
Débit moyen ~6 m3/s (Confluence avec la Garonne)
Régime pluvial
Cours
Source La Tuquelle
· Localisation Laurac
· Altitude 360 m
· Coordonnées 43° 13′ 16″ N 1° 57′ 13″ E / 43.221, 1.9535 (Source - Hers-Mort)  
Confluence Garonne
· Localisation Grenade
· Altitude 108 m
· Coordonnées 43° 46′ 27″ N 1° 19′ 34″ E / 43.7743, 1.3262 (Confluence - Hers-Mort)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Jammas, Thésauque, Gardijol
· Rive droite Ganguise, Marcaissonne, Saune, Sausse, Girou
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Aude, Haute-Garonne
Régions traversées Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

L'Hers-Mort ou simplement Hers[3] est une rivière du sud de la France, dans les deux départements Aude et Haute-Garonne, dans les deux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et un affluent direct, en rive droite, de la Garonne.


Géographie[modifier | modifier le code]

De 89,3 km de longueur[1], l'Hers-Mort prend sa source dans le Lauragais après Fonters-du-Razès, sur la commune de Laurac, à 360 m d'altitude[4], aux confins des départements de l'Aude et de la Haute-Garonne.

Il se jette dans la Garonne au nord de Saint-Jory, au niveau de la commune d'Ondes sur la commune de Grenade, en Haute-Garonne, à 108 m d'altitude[5], après avoir longé du sud au nord la commune de Toulouse, et traversé le canal latéral à la Garonne.

Sa vallée notamment est empruntée par le canal du Midi, l'autoroute des Deux Mers et la ligne ferroviaire Toulouse - Castelnaudary - Carcassonne - Narbonne[6].

Départements et principales communes traversés[modifier | modifier le code]

le Hers Mort à Toulouse

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Le Hers Mort a 80 taxons référencés dont les principaux :

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la vallée de l'Hers, le long du territoire de la ville de Toulouse, la rivière fut canalisée à partir de 1710 (ces premiers travaux ont duré près de cinquante ans). Plus tard, le profond fossé rectiligne qui constitue le lit de l'Hers a été encore élargi et creusé en 1975 suite aux inondations de 1971 et 72. Depuis il ne déborde plus. Il a aussi été consolidé à l'occasion des travaux de construction du contournement autoroutier est de Toulouse à la fin des années 1990.

L'Hers-Mort est de plus réalimenté par le barrage de la Ganguise, situé près du Seuil de Naurouze, pour soutenir la capacité en irrigation de la plaine maraîchère de la région toulousaine.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Hers-Mort a longtemps été une rivière capricieuse aux crues dévastatrices. Les villages qui le bordent sont, pour la plupart, situés sur les hauteurs pour s'abriter de ses inondations catastrophiques.Après 1975 on n'a plus observé de débordements.

Le débit de l'Hers-Mort a été observé sur une période de 49 ans (1965-2013), à Toulouse (pont de Périole), c'est-à-dire assez loin de son confluent avec la Garonne et même bien avant la confluence de son principal affluent le Girou[2]. Le bassin versant de la rivière a une superficie de 768 km2 à cet endroit.

Le module de la rivière à Toulouse est de 3,87 m3⋅/s au pont de Périole à Toulouse. Il est estimé à 6 m3⋅s-1 à son confluent avec la Garonne. Cette différence s'explique notamment par l'apport en eau de son principal affluent : le Girou, au nord de Saint-Jory.

L'Hers-Mort présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes, avec des crues d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 5,2 et 7,4 m3⋅s-1, de décembre à mai inclus (maximum en février), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, entraînant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 0,92 m3 au mois d'août.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : O2222510 - L'Hers Mort à Toulouse (pont de Périole) pour un bassin versant de 768 km2[2]
(08/10/2013 données calculées sur 49 ans de 1965 à 2013)

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable
L'hers Mort à Baziège.

Le VCN3, mesure de la sévérité des étiages, peut chuter jusque 0,15 m3 soit 150 litres par seconde, en cas de période quinquennale sèche.

D'autre part les crues sont fort importantes comme déjà mentionné. En effet, les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 69 et 110 m3⋅s-1. Le QIX 10 est de 140 m3⋅s-1 et le QIX 20 se monte à 170 m3. Quant au QIX 50, il est de 200 m3, soit plus du quart de celui de l'Oise en fin de parcours par exemple.

Le débit instantané maximal enregistré a été de 163 m3⋅s-1 le 11 juin 2000, tandis que la valeur journalière maximale a été de 139 m3⋅s-1 le même jour.

À titre de comparaison, rappelons que le QIX 10 de la Marne à l'entrée de Paris vaut 510 m3⋅s-1, tandis que son QIX 50 est de 650 m3. On voit ainsi que le QIX 10 comme le QIX 50 de l'Hers-Mort, petite rivière à petit bassin et faible débit, sont de près du tiers de ceux de la Marne à Paris.

La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Hers-Mort est de 163 millimètres annuellement, ce qui est médiocre et nettement inférieur à la moyenne de l'ensemble de la France (320 millimètres), et aussi à la moyenne de la totalité du bassin versant de la Garonne (350 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 5,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Écologie[modifier | modifier le code]

Les bords de l'Hers préservent une faune intéressante attirée par le calme et la végétation. On y voit des canards sauvages des hérons, des ragondins. Même des mouettes. Beaucoup d’acacias, des peupliers et frênes. Une coulée verte proche de Toulouse.

Toponymes[modifier | modifier le code]

Le Hers Mort a donné son hydronyme Hers aux deux communes suivantes : Salles-sur-l'Hers et Payra-sur-l'Hers. Peyrefitte-sur-l'Hers bénéficie du même suffixe tout en étant sur le Jammas, un affluent, mais non traversé directement par l'Hers-Mort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Hers Mort (O2--0250) » (consulté le 21 octobre 2013)
  2. a, b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Hers-Mort à Toulouse (O2222510) » (consulté le 21 octobre 2013)
  3. Institut géographique national, Carte de randonnée 2143 O - TOULOUSE, 2009, ISBN 978-2-7585-0891-5
  4. Source de l'Hers Mort sur Géoportail. Consulté le 21 octobre 2013.
  5. Confluence de l'Hers Mort en rive droite de la Garonne sur Géoportail. Consulté le 21 octobre 2013.
  6. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 21 octobre 2013)