Autoroute A24 (France)

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L'autoroute A24 était un projet de liaison autoroutière entre Amiens, Lille et la Belgique qui fut définitivement enterré en août 2010[1] à la suite du Grenelle de l'Environnement.

Son nom a un temps désigné l'actuelle A34 Reims-Charleville-Mézières.

Le projet[modifier | modifier le code]

Cette liaison de 140 km (dont 20 km en Belgique) coûtant plus de 1,3 milliard d'euros (estimation 2007) prétendait répondre prioritairement aux trois objectifs suivants :

  • constituer une capacité de transport complémentaire de celle du réseau autoroutier existant dans les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, et offrir un itinéraire alternatif à l’autoroute A1 en améliorant le maillage du réseau ;
  • placer Amiens et la Picardie sur un nouvel axe d’échange et offrir à Lille et au Nord-Pas-de-Calais une nouvelle ouverture sur l'ouest de la France ;
  • offrir un bon niveau de service propre à réduire l’insécurité routière.

Ce projet était l'objet de controverses entre partisans et opposants d'un tel axe. Les premiers arguant de son utilité en tant qu'axe de déchargement de l'autoroute A1, les seconds mettant en cause son impact écologique et l'alternative de ferroutage.

Surtout, le projet paraît moins stratégique que la mise en 2 × 2 voies de la RN 2 reliant Paris à Mons (Belgique). La RN 2 constitue en effet un barreau parallèle à l'autoroute A1 et pourrait désengorger efficacement son trafic. Des travaux d'aménagements entre Maubeuge et Laon, attendus depuis les années 1980 par la population, suffiraient pour finaliser un axe à double voies entre l'Île-de-France et la Belgique. Ce projet permettrait de désenclaver l'Avesnois, la Thiérache, oubliés des schémas de développement routier et de donner un nouveau souffle à ces territoires qui ont un besoin crucial d'améliorer leur attractivité économique.

Le dossier peut être abordé de deux manières, soit d'un point de vue stratégique des transports, soit d'un point de vue pratique. De ce dernier point de vue, le projet comportait une sorte de virus insoluble : le tronçon final en Belgique, soit 20 km pour établir la connexion avec le réseau autoroutier belge (côté ouest de Lille donc région flamande). Les autorités régionales flamandes (Courtrai) considèrent que les embouteillages de l'autoroute A1 ne sont pas leur problème et refusent de consommer chez elles du gisement foncier pour le tronçon final sans lequel le projet n'a aucun sens. Pour ce qui est de financer un tronçon belge, c'est non également[2].

À noter également que le projet de l'A24 aurait engorgé encore plus la métropole lilloise, alors que la RN 2 permettrait d'absorber un trafic routier important et de participer à un rééquilibrage des infrastructures routières rapides entre l'Île-de-France et la Belgique. À terme, la RN 2 pourrait devenir autoroute A3, le seul moignon de cette autoroute se trouvant actuellement en Île-de-France (liaison A1 - A104/A4).

Le projet est abandonné en 2010 temporairement avec les emprises gelées.

Relance du projet en 2011[modifier | modifier le code]

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Il est à noter le projet d'A24 est revenu sur le devant de la scène en mars 2011[réf. nécessaire] avec la proposition du doublement de la RN 25. L'A24 pourrait dans un premier temps voir le jour entre Amiens et Arras[réf. nécessaire] via un doublement complet de la RN 25, en reprenant son tracé. Ensuite une mise au norme autoroutières des RD 917 / RN 17 / A211 / RN 47 / RN 41 / RD 945 pourrait permettre une liaison Amiens / Lille / Frontière belge[réf. nécessaire].

Cependant, à l'arrivée sur Lille, il faudrait un barreau A25 - RN 58 (belge). La RN 58 est déjà à 2 × 2 voies côté wallon mais côté flamand, la RN 58 est une simple route (à doubler). La conjoncture en Belgique ne permet pas de déterminer si ce barreau peut voir le jour en raison de tensions régionales. Ceci empêche le moindre accord avec les Flamands, qui ne veulent rien savoir sur le devenir de la RN 58 en Flandres[réf. nécessaire].

Une autre solution avait été évoquée, reprendre la RNO (RD 652)[réf. nécessaire], mais cette solution a été écartée pour éviter tout engorgement de cette axe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Fluckiger, « Somme : l'A 24 définitivement enterrée », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne)
  2. Le dossier établi par La Voix du Nord