Jeunes écologistes

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Les Jeunes Écologistes
Image illustrative de l'article Jeunes écologistes
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaires Fédéraux Célia Da Costa Cruz
Hugo Cordier
Fondation 2001 : Forum des Jeunes Verts
2011 : Les Jeunes Écologistes
Siège 3 rue de Vincennes
93100 Montreuil
Positionnement Gauche
Idéologie Écologie politique, Altermondialisme, Écologisme, Fédéralisme européen
Affiliation européenne Fédération des Jeunes Verts Européens
Affiliation internationale Jeunes Verts Mondiaux
Couleurs Vert
Site web https://jeunes-ecologistes.org/

L'association des Jeunes Écologistes est une association regroupant des jeunes écologistes en France et se revendiquant de l'écologie politique. Créée le 29 janvier 2011 à Paris, elle prend la suite des Jeunes Verts.

Les Jeunes Écologistes sont l'unique membre français de la Fédération des Jeunes Verts Européens et des Jeunes Verts Mondiaux[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Les Jeunes Écologistes sont le mouvement de jeunesse de l'écologie politique. Les Jeunes Écologistes affirment leur attachement aux concepts d'écologie politique, d'équité sociale, de féminisme, de solidarité et de démocratie, et leur opposition au productivisme et au nucléaire civil et militaire.

manif_grenoble
Manifestation parodique des Jeunes Écologistes à Grenoble en novembre 2014

L'association allie l'action de type « associatif » et le travail politique « institutionnel ». Les Jeunes Écologistes s'attachent à ce titre à organiser des actions originales, festives et décalées, sans pour autant négliger le message politique de fond à travers un militantisme « plus classique ». Elle soutient activement les projets alternatifs et s'engage dans une démarche de respect des droits humains à l'échelle nationale et internationale.

Le mouvement est organisé en une fédération de groupes locaux autonomes[2] implantés sur tout le territoire français. Ils sont actuellement une vingtaine[3]. Chaque groupe local, tout comme le bureau exécutif fédéral, est animé de façon à respecter la parité. Depuis l'assemblée générale de Dunkerque, en août 2017, Célia Da Costa Cruz et Hugo Cordier sont les deux secrétaires fédéraux[4].

Bien qu'adhérant et défendant les mêmes valeurs et idées fondamentales, ils sont autonomes du parti Europe Écologie Les Verts (EELV) qui reconnaît cette indépendance[5]. Ils sont donc libres de participer à des actions communes avec EELV, sans militer de manière systématique pour eux durant les échéances électorales. De plus, les deux mouvement s'engagent à ne pas interférer dans leurs affaires internes respectives.

Histoire[modifier | modifier le code]

1988 : Fédération des jeunes écologistes européens[modifier | modifier le code]

C'est sous l'impulsion des Verts français et notamment de Gérard Onesta que va naître l'idée de créer un mouvement de jeunesse écologiste, mais l'idée peine à avancer, faute de moyens financiers. Au printemps 1988, des jeunes verts (français, belges, luxembourgeois et allemands) se réunissent à Strasbourg et créent la "Fédération des jeunes écologistes européens", avec l'idée de donner un porte-voix à la jeunesse. La dimension européenne de l'organisation leur permit notamment de bénéficier de soutiens du Conseil de l'Europe et d'organiser régulièrement des ateliers estivaux.

La Fédération est devenue depuis la Fédération des Jeunes Verts Européens[6]. Les Jeunes Écologistes en sont le membre français.

1989-1996 : Ecolo-J[modifier | modifier le code]

Dans la foulée de la Fédération des jeunes écologistes européens, un mouvement de jeunesse des Verts français, Ecolo-J, est fondé en 1989. Il comptait une vingtaine de groupes locaux dont les plus importants se situaient à Béziers, Mallemort (13), Salon-de-Provence, La Ciotat, Paris et Caen. Yann Wehrling, secrétaire national, puis Stéphane Lavignotte, joueront un rôle déterminant dans l'animation de la structure.

D'abord fidèles relais du courant d'Antoine Waechter (« ni droite, ni gauche »), les militants d'Ecolo-J se montrent, à partir de 1993, favorables à l'union avec les forces de gauche. Ils rejoignaient en cela la position défendue par la tendance « les Verts au pluriel » (Dominique Voynet et Yves Cochet). Comme chez les Verts, les années 1993-1994 vont se caractériser chez Ecolo-J par le départ de nombreux adhérents, notamment membres des courants « ni droite, ni gauche » qui avaient été mis en minorité.

1996-2001 : Chiche ![modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chiche !.

En mai 1996, Ecolo-J fusionne avec les jeunes de Convergences écologie solidarité (CES) (formation de Noël Mamère à l’époque), de la Convention pour une alternative progressiste (CAP) et de l’Alternative rouge et verte (AREV) afin de former Chiche !. Cette fusion des mouvements de la jeunesse écologiste française préfigure celle qui aura lieu deux ans plus tard, en 1998, entre les partis politiques (les Verts se sont, en effet, associés à Convergences écologie solidarité et à une partie des militants de la Convention pour une alternative progressiste (CAP)). En 2001, le mouvement se scinde en deux, Le Forum des Jeunes Verts d'un côté et Chiche ! de l'autre, ce qui marque l'échec de Chiche ! en tant que mouvement fédérateur des jeunes écologistes. Coupé de tous financement, Chiche perd de nombreux adhérents en quelques années et ne se réclame depuis d'aucun parti politique.

2001-2011 : Les Jeunes Verts[modifier | modifier le code]

Logo des Jeunes Verts
Logo des Jeunes Verts

Le « Forum des Jeunes Verts » est fondé en 2001. Son assemblée générale fondatrice s’est tenue à Strasbourg en juillet 2001, réunissant des jeunes de toute la France dont notamment ceux des groupes locaux constitués de Paris, Strasbourg et Besançon. Ceux-ci seront alors représentés au sein du tout premier exécutif par respectivement Aurélie Bleton (Coordinatrice), Alexandre Noiriel (Trésorier) et Olivier Sandt (Secrétaire). La Souris Verte – Le forum des Jeunes Verts devient l’organe de jeunesse politique des Verts. En 2003, une partie des adhérents quitte l’association pour fonder Fac Verte. Peu de temps après, un conflit naît au sein de l’association entre les « associatifs » et les « politiques ». En 2004, ils adoptent le nom de « Jeunes Verts – la Souris Verte. ». Alors que le mouvement avait eu l’ambition de regrouper par le passé les jeunes écologistes venant de l’AREV, des Alternatifs, de RPS et des Verts, la nouvelle direction en 2005, fait le constat que le mouvement n’a plus que le soutien des Verts. Aussi, un changement s’opère en s’affirmant clairement mouvement de jeunesse des Verts. Tel est le sens du discours fait par Dominique Trichet-Allaire devant le CNIR des Verts en 2005. Le courant le plus radical, critiquant la politique des Verts, quittent le mouvement. À Coutances, la direction est réélue avec pour la première fois, une direction paritaire (Dominique Trichet-Allaire et Michel Mosser) soutenue par 80 % du mouvement et permet un certain apaisement. L’année 2006-2007 a ainsi jeté les bases d’une rénovation des Jeunes Verts : changement du logo, de la communication visuelle et des statuts, multiplication des partenariats avec d’autres organisations de jeunes, et grande implication dans la campagne de Dominique Voynet lors de l'élection présidentielle de 2007. L’assemblée générale de Toulouse (août 2008), désigna comme secrétaires fédéraux Rémi Guerber et Cyrielle Chatelain, dans le but de poursuivre cette évolution. Leur mandat fut renouvelé pour l’année +2009-2010. Depuis 2010, les Jeunes Verts ont entamé une période de réflexion sur leur avenir, pour s’inscrire dans la dynamique d’Europe Écologie.

Depuis 2011 : Les Jeunes Écologistes[modifier | modifier le code]

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Logo des Jeunes Écologistes depuis 2011

C’est sous le mandat de Marie Toussaint et Noé Pflieger, que les Jeunes Verts sont devenus Les Jeunes Écologistes le 29 janvier 2011. C’est lors d’une l’assemblée générale extraordinaire à Paris à laquelle ont participé tant les adhérents que celles et ceux qui souhaitaient les rejoindre dans ce nouveau mouvement qu’ils ont changé de nom, de statuts et de logo.

Deux ans après cette transformation, un premier bilan montre que le nombre d'adhérents, comme celui de groupes locaux (33 au 25 août 2013), a plus que doublé[réf. nécessaire].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Les Jeunes Écologistes sont une fédération de groupes locaux qui disposent d'une large autonomie quant au choix de leurs actions. Plusieurs fois par an, les membres des bureaux des groupes locaux se réunissent en coordination fédérale et adoptent les positionnements politiques de la fédération[7].

Une fois par an, l'ensemble des adhérents se retrouve en Assemblée Générale pour élire un bureau exécutif fédéral paritaire, composé de 5 à 8 personnes, dont deux co-secrétaires fédéraux paritaires[8]. Le bureau exécutif fédéral est chargé d'assurer la coordination des groupes locaux, la préparation de matériel militant (formation, communication), la représentation du mouvement dans les médias, à l'international ou auprès de ses organisations partenaires.

Responsables nationaux[modifier | modifier le code]

Les Jeunes Verts (2001-2011)

  • 2001-2003 : Aurélie Bleton, coordinatrice fédérale
  • 2003-2004 : Antoine Villard, coordinateur fédéral
  • 2004-2005 : Alban Cormerais, coordinateur fédéral
  • 2005-2006 : Dominique Trichet-Allaire, coordinatrice fédérale
  • 2006-2007 : Dominique Trichet-Allaire et Michel Mosser, secrétaires fédéraux
  • 2007-2008 : Karima Delli et Alexis Prokopiev, secrétaires fédéraux
  • 2008-2009 : Cyrielle Chatelain et Rémi Guerber, secrétaires fédéraux
  • 2009-2010 : Cyrielle Chatelain et Rémi Guerber, secrétaires fédéraux
  • 2010-2011 : Marie Toussaint et Noé Pflieger, secrétaires fédéraux

Les Jeunes Écologistes (2011-aujourd'hui)

  • 2011 : Marie Toussaint et Noé Pflieger, secrétaires fédéraux
  • 2011-2012 : Fanny Dubot et Wandrille Jumeaux, secrétaires fédéraux
  • 2012-2013 : Lucile Koch-Schlund et Wandrille Jumeaux, secrétaires fédéraux.
  • 2013-2014 : Laura Chatel et Lucas Nédélec, secrétaires fédéraux.
  • 2014-2015 : Laura Chatel et Lucas Nédélec, secrétaires fédéraux ; Rosalie Salaün, porte-parole.
  • 2015-2016 : Cécile Germain et Victor Vauquois, secrétaires fédéraux, Michaël Jeanjean, porte-parole
  • 2016-2017 : Oriane Pigache-Le Bec et Benjamin Kaufmann, secrétaires fédéraux.
  • 2017-2018 : Célia Da Costa Cruz et Hugo Cordier, secrétaires fédéraux[9].

Liens avec Europe Écologie Les Verts[modifier | modifier le code]

Les Jeunes Écologistes entretiennent une relation d'"autonomie solidaire" avec le parti politique Europe Écologie Les Verts. Une charte signée par les deux organisations permet de garantir l'autonomie politique des Jeunes Écologistes, tant au niveau local qu'au niveau national.

Une adhésion aux Jeunes Écologistes n'implique pas une adhésion à EELV.

International[modifier | modifier le code]

La fédération des Jeunes Écologistes est un membre actif de structures internationales :

Siège[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « A l’international - Les Jeunes Écologistes », sur jeunes-ecologistes.org (consulté le 27 octobre 2017)
  2. « Présentation - Les Jeunes Écologistes », sur jeunes-ecologistes.org (consulté le 27 octobre 2017)
  3. « Les groupes locaux - Les Jeunes Écologistes », sur jeunes-ecologistes.org (consulté le 27 octobre 2017)
  4. « À Dunkerque, les Jeunes Écologistes élisent une nouvelle équipe fédérale - Les Jeunes Écologistes », sur jeunes-ecologistes.org (consulté le 14 septembre 2017)
  5. « Le Mouvement – EELV | Europe Écologie – les Verts », sur eelv.fr (consulté le 27 octobre 2017)
  6. « Historique | Les Jeunes Ecologistes », sur www.jeunes-ecologistes.org (consulté le 7 novembre 2015)
  7. « Statuts | Les Jeunes Ecologistes », sur www.jeunes-ecologistes.org (consulté le 27 octobre 2017)
  8. « Règlement intérieur - Les Jeunes Écologistes », sur jeunes-ecologistes.org (consulté le 27 octobre 2017)
  9. « Le bureau exécutif fédéral - Les Jeunes Écologistes », sur jeunes-ecologistes.org (consulté le 27 octobre 2017)
  10. « La Fédération des Jeunes Verts Européens (FYEG) | Les Jeunes Ecologistes », sur www.jeunes-ecologistes.org (consulté le 7 novembre 2015)
  11. « Les Jeunes Verts Mondiaux (GYG) | Les Jeunes Ecologistes », sur www.jeunes-ecologistes.org (consulté le 7 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]