Pfulgriesheim

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Pfulgriesheim
La mairie.
La mairie.
Blason de Pfulgriesheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Bouxwiller
Intercommunalité Communauté de communes du Kochersberg
Maire
Mandat
André Jacob
2014-2020
Code postal 67370
Code commune 67375
Démographie
Population
municipale
1 254 hab. (2014)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 40″ nord, 7° 40′ 18″ est
Altitude Min. 147 m – Max. 177 m
Superficie 4,81 km2
Localisation

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Pfulgriesheim

Pfulgriesheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau Pfulgriesheim.JPG

Petit village du Kochersberg situé à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Strasbourg. Il est limitrophe de Lampertheim au nord-est, de Mundolsheim à l'est, de Griesheim-sur-Souffel et Dingsheim au sud, de Stutzheim-Offenheim et de Wiwersheim à l'ouest et de Pfettisheim au nord-ouest. Pfulgriesheim est traversée par le Leisbach, affluent de la Souffel.

La desserte principale de la commune se fait par la route départementale 31, qui part des quartiers Ouest de Strasbourg (Cronenbourg) jusqu'au milieu du Kochersberg où elle se raccorde à la RD 25 (Wasselonne-Hochfelden). Les autres voies classées n'ont qu'une vocation de desserte des communes voisines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Criechesheim avant 1163, Vulncriegesheim en 1163, Vuolen Krichesheim en 1224, Vulcriechesheim en 1243, Vulencriechesheim en 1253[1], Fulcriegesheim en 1302[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques menées en 2001 à l'emplacement du lotissement actuel « le Heuberg » ont permis de prouver l'existence d'habitants à Pfulgriesheim 5000 ans avant notre ère. Ces fouilles ont permis de découvrir la présence de plusieurs occupations humaines aux époques néolithique et protohistorique. Quatre périodes d'occupation ont pu être déterminées :

  • le Néolithique ancien (5300 ans av. J.-C.) ;
  • le Néolithique moyen (4000 ans av. J.-C.) ;
  • la fin du premier âge du fer (4000 ans av. J.-C.) ;
  • le début du second âge du fer (450 ans av. J.-C.).

Sur ce site archéologique ont été découverts vases, ossements d'animaux (un squelette entier de porc), un poinçon, un puisoir et d'autres petits objets.

Les différents propriétaires de l'époque :

  • En 1236 : le Saint-Empire romain germanique et l'évêché de Strasbourg ont la propriété indivise au sein du comté impérial, appelé Reichsgrafshaft.
  • Vers 1350 : l'évêché de Strasbourg, seul propriétaire.
  • Au XVIe siècle : Pfulgriesheim appartient à la famille noble des d’Andlau.
  • Au XVIIe siècle : les héritiers de la famille d'Andlau se partagent trois lots.
  • En 1713 : Joseph Louis Duprés de Dortal de Birkenwald.
  • En 1733 : barons de Wangen-Geroldseck
  • En 1767 : comte Charles Antoine de Hennin
  • En 1774 : André Jaccoud, puis héritiers Prat
  • En 1808 : François Ignace Metz et héritiers Hild
  • Entre 1808 et 1885 : vente des terres à des particuliers.
  • Depuis 1685, l’église est placée sous le statut particulier du simultaneum et est affectée simultanément aux cultes protestant et catholique, une situation aujourd'hui unique dans le Kochersberg.

D'importants corps de ferme témoignent de la prospérité qui régnait au XVIIIe siècle. Chaque ferme possédait étables, écuries, porcheries, basses-cours.

Pour plus de détails, voir « La seigneurie et le village de Pfulgriesheim du Moyen Âge jusqu'au lendemain de la Révolution de 1789 », une étude de l'abbé Robert Metzger, tirage à part du numéro 47 de la revue semestrielle Kocherschbari - été 2003 - 75 pages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Michel Bentz    
1965 1995 Fernand Anstett    
1995 2014 Jean-Pierre Mehn    
2014 en cours André Jacob    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 254 habitants, en diminution de -1,49 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241 236 240 328 326 370 376 377 390
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
419 410 405 407 409 424 427 433 403
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415 402 420 391 374 396 382 381 378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
352 389 866 995 1 081 1 171 1 281 1 239 1 254
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui encore, l'agriculture y est très présente, avec une spécialisation dans la culture du tabac et des asperges.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église simultanée Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Église construite au XVIIIe siècle sur une ancienne église du XIIe siècle dédiée à saint Michel. La tour-chœur est la partie la plus ancienne. Pfulgriesheim est l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée[6]. Les cultes catholique et protestant y sont célébrés depuis plus de trois siècles. L'église est ceinte d'un cimetière surélevé qui a été déplacé à la fin du XIXe siècle.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Egles est l'un des grands poètes et chanteur d'Alsace. Il s'est engagé très tôt pour la promotion de sa langue maternelle : le dialecte alsacien. Il habite dans la commune.
  • Eric Kaija Guerrier est un écrivain, auteur, compositeur et interprète, cofondateur et ancien guitariste (de 1988 à 2013) du groupe de rock français Weepers Circus. Il a vécu quatre ans dans la commune.
  • Brice Conrad est un chanteur français.
  • Odile Schmitt est une comédienne, spécialisée dans le doublage français. Elle est notamment la voix française d'Eva Longoria. Elle a vécu plusieurs années dans la commune avant de s'installer à Paris.
  • Pierre Kupferlé, instituteur et historien du Kochersberg.
  • Jan Suchopárek est un ancien joueur du Racing Club de Strasbourg et ancien international tchèque qui vécut au village durant ses années dans le club de la capitale alsacienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Pfulgriesheim

Les armes de Pfulgriesheim se blasonnent ainsi :
« D'or au griffon de gueules. »[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, p.816, (ISBN 2600001336)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)
  7. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)