Kolbsheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Kolbsheim
Kolbsheim
Le village.
Blason de Kolbsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg
Canton Lingolsheim
Intercommunalité Strasbourg Eurométropole
Maire
Mandat
Dany Karcher
2014-2020
Code postal 67120
Code commune 67247
Démographie
Population
municipale
922 hab. (2015 en augmentation de 12,85 % par rapport à 2010)
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 42″ nord, 7° 35′ 21″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 211 m
Superficie 3,33 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Kolbsheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Kolbsheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Kolbsheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Kolbsheim

Kolbsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Du 1er juin 1974 au 1er janvier 1983, la commune a été fusionnée avec Duppigheim.

Géographie[modifier | modifier le code]

Kolbsheim est un village d'Alsace situé près de Strasbourg, à quelques kilomètres des communes de Hangenbieten, de Breuschwickersheim ou encore d'Ernolsheim-Bruche, d'une superficie de 333 ha dont 26 ha de forêt. Il est situé au bord du Kochersberg, sur des terres de lœss propices à l'agriculture et domine la vallée de la Bruche, rivière bordée d'une zone d'alluvions couverte de forêts et de prairies. La pente assez raide située entre ces deux ensembles mène de l'altitude de 152 m à celle de 211 m. le sous-sol de ce terrain en pente est constitué d'une couche de marnes érodées par le creusement effectué par la Bruche[1]. Jusque dans les années 1900, cette partie de Kolbsheim était en grande partie couverte de vignes. Au contact entre les deux couches géologiques se trouvait la nappe d'eau permettant d'alimenter les hommes et les bêtes grâce à des puits, dont plusieurs sont encore en place dans la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de tombes mérovingiennes atteste de l'occupation du site dès le VIe siècle. Le village de Colobocisheim est mentionné en 737 comme étant une possession de l'abbaye de Murbach. Au Moyen Âge sont édifiés deux châteaux, Altenau, près de la Bruche, et Oberschloss dans la partie haute du village, et chacun d'eux connaît un grand nombre de propriétaires successifs. Le château d'Altenau est détruit en 1419, le château du haut est acheté à la famille de Mullenheim. Le village lui-même est détruit plusieurs fois, en particulier en 1622, durant la guerre de Trente Ans.

L'introduction de la Réforme à Kolbsheim se fait en 1567 et le village devient entièrement protestant, à l'exception de la communauté juive, qui y est présente depuis le XVIe siècle. Avec l'installation de quelques familles catholiques lors de la construction du canal de la Bruche, l'église protestante devient simultanée en 1691. En 1865, sur les 585 habitants de Kolbsheim, 61,20 % sont protestants, 17,60 % catholiques et 21,20 % juifs.


Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Kolbsheim

Les armes de Kolbsheim se blasonnent ainsi :
« D'or aux trois lionceaux de sable, lampassés de gueules. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Dany Karcher  
mars 2008 en cours Dany Karcher[3]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 922 habitants[Note 1], en augmentation de 12,85 % par rapport à 2010 (Bas-Rhin : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433430455533531548530577613
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
597585580619614590576584585
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
608612557525511474509504507
1962 1968 1990 1999 2005 2010 2015 - -
510509668765827817922--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

A l'extrémité est de la commune est implanté un château du début du XVIIIe siècle, inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. L'élément le plus remarquable en est le parc, qui a obtenu le label "Jardins remarquables" et s'étage sur trois niveaux jusqu'à la rivière. La terrasse du château offre par ailleurs une vue exceptionnelle sur la vallée de la Bruche.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


Construite en 1767, elle remplace une église plus ancienne située en contrebas, dont le baptistère a été conservé. Elle est enserrée entre des maisons particulières et le jardin du château, par où le seigneur pouvait se rendre à la tribune seigneuriale dominant la nef de l'église.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe de Jacques et de Raïssa Maritain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte géologique de la France, XXXVIII-16, Strasbourg, BRGM, 1971
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009).
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. . Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)
  9. Cercle d'études Jacques et Raïssa Maritain [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Bernard et Gérard Westphal, Kolbsheim : l'orgue de l'église simultanée, Association des amis de l'orgue de Kolbsheim, Kolbsheim, 1994, 52 p.
  • Olessia Bobrik, « La famille de Jacques Maritain et les musiciens russes, d'après les archives de Kolbsheim », in L'Alsace et la Russie, Institut d'études slaves, Paris, 2011, p. 125-141
  • Caisse de crédit mutuel Les Châteaux (dir.), Kolbsheim : histoire et mémoire, Coprur, Strasbourg, 2004, 415 p. (ISBN 2-8420-8125-0)
  • Roland Debs, Bruno Gasparollo, Gilbert Gentner et Daniel Pfister, Kolbsheim, un village et ses habitants : recueil de photos souvenirs, Ligne À Suivre, Strasbourg, 2003, 109 p. (ISBN 2-84512-020-6)
  • Liliane Freyss, « À la lisière de l'Ackerland-Kochersberg : le village de Kolbsheim », in S'Dorfblättel von Kolbse : la vie au village, Kolbsheim, 1997,
  • André-Marc Haarscher, « Jadis et naguère : la communauté juive de Kolbsheim », in Colloque de la Société d'histoire des israélites d'Alsace et de Lorraine, 2001, no 23, p. 87-105
  • L'orgue de l'église simultanée de Kolbsheim, Uni-Est, Geispolsheim, 1998, 20 p.
  • Yves Parrend, « Un mariage noble à Kolbsheim en 1753 », in S'Dorfblättel von Kolbse : la vie au village, Kolbsheim, 1999, p. 20-23

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :