Élisabeth Dufourcq

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Élisabeth Dufourcq
Fonctions
Secrétaire d'État à la Recherche
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Prédécesseur François Fillon (ministre)
Successeur François d'Aubert
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Seine)
Nationalité Française
Diplômée de IEP de Paris

Paris I
Paris VI

Élisabeth Dufourcq, née le 7 décembre 1940, est une femme politique, haute fonctionnaire et écrivain français.

Entre mai et novembre 1995, elle est secrétaire d'État à la Recherche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Élisabeth Lefort des Ylouses est née le 7 décembre 1940. Elle a suivi des études secondaires au lycée Jean-de-La-Fontaine à Paris puis au lycée Pasteur (hypokhâgne 1957-1958) à Neuilly-sur-Seine. Diplômée de l'Institut d’études politiques de Paris en 1962 (section Service public)[1], elle a également suivi des études supérieures à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ainsi qu'à l'université Pierre-et-Marie-Curie.

Elle est titulaire d'une maîtrise d’histoire sous la direction de Jean Chesneaux en 1971, d'un CAPES d’histoire et géographie en 1973, d'un doctorat en science politique[2] avec habilitation à diriger des recherches (1993)[1], sous la direction du professeur René Rémond, et d'un diplôme d'études approfondies en santé publique et pays en développement, sous la direction du professeur Marc Gentilini (1993).

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la femme de Bertrand Dufourcq, ambassadeur de France, ancien ambassadeur de France à Brazzaville, au Saint-Siège, à Moscou et à Bonn, ancien Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, président d’honneur de la Fondation de France. Ils ont quatre enfants : Jean-Baptiste Dufourcq, praticien hospitalier à l'hôpital européen Georges Pompidou ; Nicolas Dufourcq[3], inspecteur des finances, directeur général de BPI France ; Charlotte Dennery, ancienne élève de l'École polytechnique, administrateur directeur général de BNP Paribas Leasing Solution; et Laure Boucomont, directrice générale Fondation Le Delas.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est d'abord chargée de mission à la société d'études et de développement de l'Algérie (1961-1962), puis, après un séjour à Tokyo et à Moscou, professeur certifiée d'histoire et géographie au lycée d'Ivry (1973) au lycée Claude-Monet à Paris (1974) puis au lycée de Saint-Cloud (1978). En 1979, elle est détachée comme chargée de mission, responsable du bureau de développement des échanges scientifiques avec l'Amérique du Nord au ministère des Affaires étrangères.

Entre 1980 et 1982, elle est chargée de mission à l'Inserm, chef du cabinet du directeur général de l'institution, puis chef du bureau de développement de la recherche médicale dans les pays du Tiers monde entre 1982 et 1985. Entre 1988 et 1995, elle est ingénieur de recherche dans l'unité Inserm 313 « maladies tropicales et sida » dirigée par le professeur Marc Gentilini, membre de la commission scientifique spécialisée Inserm « épidémiologie et santé publique » et de l'intercommission « recherche clinique » (1991-1995)

  • Entre 1994 et 2005, elle est simultanément chargée de cours à l'Institut catholique de Paris (Histoire des Missions)
  • En 1995, elle est nommée Secrétaire d'Etat à la Recherche dans le gouvernement Juppé I

En 1996 elle est nommée inspectrice générale des affaires sociales, fonction qu'elle exerce jusqu'en 2006. Dans ce cadre, elle signe des rapports publiés à la Documentation française notamment sur « Tuberculose et SIDA en Afrique », "Contrôle du compte emploi ressources de Fondation pour la recherche médicale". projet de création de l'École des hautes études en santé publique, introduction de critères sociaux dans les marchés publics, guide de contrôle des associations faisant appel à la générosité du public, la responsabilité sociale des entreprises (avec Geneviève Besse) et les éléments du corps humain en milieu hospitalier (avec le docteur Françoise Lalande). En 1998 elle réalise et signe avec Pierre Trouillet un important rapport non public sur le contrôle des marchés publics de l'Assistance publique Hôpitaux de Paris,

En 1999, elle est nommée par le Premier ministre « haut fonctionnaire au développement durable pour les ministères sociaux », fonction qu'elle exerce jusqu'en 2006. Dans ce cadre, elle est présidente du groupe de travail des ministères sociaux sur la responsabilité sociale des entreprises.

De 2000 à 2006, elle préside la Commission consultative des marchés des organismes de Sécurité sociale. De 2006 à 2011, elle est membre élue du conseil d'administration, et du bureau de 2007 à 2011, de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC) entièrement réorganisée sous la présidence de Jacques Raynaud (conseil d'administration) et du Professeur Jean Marc Egly (conseil scientifique).

Depuis 2012, elle donne des cours d'initiation à l'histoire des sciences à l'Institut catholique de Paris, et sur le même sujet, dans le cadre de l'Association philotechnique, école d'enseignement pour adultes d'inspiration saint-simonienne, fondée en 1848

Fonctions académiques et ministérielles[modifier | modifier le code]

En mars 1994, elle est élue membre titulaire de l'Académie des sciences d'outre-mer[4].

Le 18 mai 1995, elle est nommée secrétaire d'État à la Recherche dans le gouvernement d'Alain Juppé, fonction qu'elle exerce jusqu'au 7 novembre 1995.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Femmes japonaises, Denoël, 1969. 265 p., collection Grand Format Femmes dirigée par Colette Audry
  • Les Aventurières de Dieu, J.-C. Lattes, 1993, prix Cornevin de l'Académie des sciences d'Outre Mer. Médaille de vermeil de l'Académie française 1994 (nouvelle édition revue et corrigée, Perrin, Tempus, 2009, 784 p.)
  • Les Congrégations religieuses féminines hors d'Europe de Richelieu à nos jours, Histoire naturelle d'une diaspora, présentation de René Rémond, Librairie de l'Inde éditeur, 1993, 4 tomes, 1140 p.
  • Histoire des chrétiennes, l'autre moitié de l'Évangile, Bayard, 2008, 1258 p[5].
  • L'Invention de la Loi naturelle, Bayard, 2012, 740 p., prix Saintour de l'Académie des sciences morales et politiques.
  • Lettre au pape François. Mediaspaul. 2014. 205 p. (v. recension F. Euvé in Études, fév. 2015)
  • Histoire des Chrétiennes, édition revue et corrigée en 2 tomes. Tome 1. Des origines évangéliques aux siècles des sorcières. Tome 2. Des découvertes des Nouveaux Mondes aux chocs de la modernité, Paris, Tallandier, collection Texto, nov. 2015. Préface René Rémond
  • L'Esprit d'Invention. Le jeu et les pouvoirs. Editions Odile Jacob. 366 p. juin 2018. (v. L'Express, 13 juin 2018. Les Echos, 15 juin 2018)

Au nombre des articles originaux ou des participations à des livres collectifs[modifier | modifier le code]

  • Approche démographique de l'implantation hors d'Europe des congrégations religieuses féminines d'origine française. Population. ( Revue de l'INED) janv. fev. 1988.
  • Etude de l'Etablissement des congrégations féminines d'origine française dans les Etas-unis du XIXe siècle comme marqueur de certains modes d'occupation du territoire et de distinction sociale. Histoire, Economie de Société. n° 4-1992.
  • Réactions aux événements de vie chez chez 215 sujets porteurs de VIH. Cahiers d'Etudes et de recherches francophones. Ottawa. sept-oct 1994
  • Les Inventions du christianisme, Bayard (sous la direction de René Rémond), 1999.
  • Dans les Archives secrètes du Quai d'Orsay. Cinq siècles d'histoires et de diplomatie. (sous la direction d'Emmanuel de Waresquiel Paris, L'Iconoclaste, 1996) chapitre Des Missionnaires en Chine. L'Église sous la protection de la France, réédition poche sept. 2015
  • La mission au féminin : anthologies de textes missionnaires, Brepols, 2005.
  • Lettres aux catholiques troublés - Inaugurer le dialogue, Bayard/La Croix, 2009.
  • Familles dans la spirale de la pauvreté, Fondation Jean Rodhain, éditions de l'Atelier, 2010.
  • La Bioéthique, pour quoi faire ? par les membres du Comité consultatif national d'éthique (coordonné par Ali Ben Maklouf), Paris, PUF, 2013.
  • Le Féminisme, face aux dilemmes juifs contemporains, (sous la direction de Nelly Las), Les Rosiers, Sèvres, 2013
  • Normal ou naturel ?, Studia canonica. n° 1 49 Mélanges Roland Jacques, Saint Paul University Press Ottawa, sept. 2015

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.sciences-po.asso.fr/profil/elisabeth.dufourcq61_1.
  2. http://www.sudoc.fr/04144793X.
  3. Isabelle Chaperon, Marc Cherki et Bertille Bayart, « Dufourcq dirigera la Banque publique d'investissement », lefigaro.fr, 17 octobre 2012.
  4. Installation par Pierre Messemer, chancelier de l'Institut de France Site de l'Académie des sciences d'outre-mer.
  5. Le Monde des Livres, 21 novembre 2008, article d'Henri Tincq), 2e édition février 2009, 3e édition février 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]