Élisabeth Dufourcq

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Élisabeth Dufourcq
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État à la Recherche

(5 mois et 20 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I
Prédécesseur François Fillon (ministre)
Successeur François d'Aubert
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Seine)
Nationalité Française
Conjoint Bertrand Dufourcq
Diplômée de IEP de Paris
Paris I
Paris VI

Élisabeth Dufourcq, née Lefort des Ylouses le à Boulogne-Billancourt, est une femme politique, haute fonctionnaire et écrivain français.

Entre mai et , elle est secrétaire d'État à la Recherche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et vie privée[modifier | modifier le code]

Elle effectue ses études secondaires au lycée Jean-de-La-Fontaine (Paris) puis une hypokhâgne au lycée Pasteur (Neuilly-sur-Seine)[1].

Diplômée de l'Institut d’études politiques de Paris en 1962 (section Service public)[2], elle est titulaire d'une maîtrise d’histoire sous la direction de Jean Chesneaux (1971) et d'un CAPES d’histoire-géographie (1973). Elle obtient un doctorat en science politique (1991)[3] avec habilitation à diriger des recherches (1993)[2], sous la direction du professeur René Rémond à Sciences Po, et un DEA en santé publique, sous la direction du professeur Marc Gentilini (1993).

Elle est la femme de Bertrand Dufourcq, ambassadeur de France et ancien Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, mort le [4]. Ils ont quatre enfants : Jean-Baptiste Dufourcq, praticien hospitalier à l'hôpital européen Georges Pompidou ; Nicolas Dufourcq[5], inspecteur des finances, directeur général de BPI France ; Charlotte Dennery, ancienne élève de l'École polytechnique, administrateur directeur général de BNP Paribas Leasing Solution; et Laure Boucomont, directrice générale Fondation Le Delas.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est d'abord chargée de mission à la société d'études et de développement de l'Algérie (1961-1962), puis, après un séjour à Tokyo et à Moscou, professeur certifiée d'histoire et géographie au lycée d'Ivry (1973) au lycée Claude-Monet à Paris (1974) puis au lycée de Saint-Cloud (1978).

Dans le cadre de l'IGAS, elle signe des rapports publiés à la Documentation française notamment sur « Tuberculose et SIDA en Afrique », « Contrôle du compte emploi ressources de Fondation pour la recherche médicale ». Projet de création de l'École des hautes études en santé publique, introduction de critères sociaux dans les marchés publics, guide de contrôle des associations faisant appel à la générosité du public, la responsabilité sociale des entreprises (avec Geneviève Besse) et les éléments du corps humain en milieu hospitalier (avec le docteur Françoise Lalande). En 1998 elle réalise et signe avec Pierre Trouillet un important rapport non public sur le contrôle des marchés publics de l'Assistance publique Hôpitaux de Paris,

En 1999, elle est nommée par le Premier ministre « haut fonctionnaire au développement durable pour les ministères sociaux », fonction qu'elle exerce jusqu'en 2006. Dans ce cadre, elle est présidente du groupe de travail des ministères sociaux sur la responsabilité sociale des entreprises. De 2000 à 2006, elle préside la Commission consultative des marchés des organismes de Sécurité sociale. De 2006 à 2011, elle est membre élue du conseil d'administration de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC).

En mars 1994, elle est élue membre titulaire de l'Académie des sciences d'outre-mer[7]. Entre 1994 et 2005, elle est chargée de cours à l'Institut catholique de Paris (Histoire des Missions). Depuis 2012, elle donne des cours d'initiation à l'histoire des sciences à l'Institut catholique de Paris, et sur le même sujet, dans le cadre de l'Association philotechnique, école d'enseignement pour adultes d'inspiration saint-simonienne, fondée en 1848.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Femmes japonaises, Denoël, 1969. 265 p., collection Grand Format Femmes dirigée par Colette Audry
  • Les Aventurières de Dieu, J.-C. Lattes, 1993, prix Cornevin de l'Académie des sciences d'Outre Mer. Médaille de vermeil de l'Académie française 1994 (nouvelle édition revue et corrigée, Perrin, Tempus, 2009, 784 p.)
  • Les Congrégations religieuses féminines hors d'Europe de Richelieu à nos jours, Histoire naturelle d'une diaspora, présentation de René Rémond, Librairie de l'Inde éditeur, 1993, 4 tomes, 1140 p.
  • Histoire des chrétiennes, l'autre moitié de l'Évangile, Bayard, 2008, 1258 p[8].
  • L'Invention de la Loi naturelle, Bayard, 2012, 740 p., prix Saintour de l'Académie des sciences morales et politiques.
  • Lettre au pape François. Mediaspaul. 2014. 205 p. (v. recension F. Euvé in Études, )
  • Histoire des Chrétiennes, édition revue et corrigée en 2 tomes. Tome 1. Des origines évangéliques aux siècles des sorcières. Tome 2. Des découvertes des Nouveaux Mondes aux chocs de la modernité, Paris, Tallandier, collection Texto, . Préface René Rémond
  • L'Esprit d'Invention. Le jeu et les pouvoirs. Editions Odile Jacob. 366 p. . (v. L'Express, . Les Echos, . Etudes 2018) )
  • Intuitions et pièges de la loi naturelle. Editions du Cerf. . 464 p

Au nombre des articles originaux ou des participations à des livres collectifs[modifier | modifier le code]

  • « Approche démographique de l'implantation hors d'Europe des congrégations religieuses féminines d'origine française », Population, (revue de l'INED), janvier-.
  • « Étude de l'Établissement des congrégations féminines d'origine française dans les États-unis du XIXe siècle comme marqueur de certains modes d'occupation du territoire et de distinction sociale », Histoire, Économie de Société, no 4-1992.
  • « Évènements de vie et baisse des défenses immunitaires. Réactions aux événements de vie chez chez 215 sujets porteurs du VIH », Cahiers d'Études et de recherches francophones, Ottawa, septembre-.
  • Les Inventions du christianisme, Bayard (sous la direction de René Rémond), 1999.
  • Dans les Archives secrètes du Quai d'Orsay. Cinq siècles d'histoires et de diplomatie. (sous la direction d'Emmanuel de Waresquiel Paris, L'Iconoclaste, 1996) chapitre Des Missionnaires en Chine. L'Église sous la protection de la France, réédition poche
  • La mission au féminin : anthologies de textes missionnaires, Brepols, 2005.
  • Lettres aux catholiques troublés - Inaugurer le dialogue, Bayard/La Croix, 2009.
  • Familles dans la spirale de la pauvreté, Fondation Jean Rodhain, éditions de l'Atelier, 2010.
  • La Bioéthique, pour quoi faire ? par les membres du Comité consultatif national d'éthique (coordonné par Ali Benmakhlouf), Paris, PUF, 2013.
  • Le Féminisme, face aux dilemmes juifs contemporains, (sous la direction de Nelly Las), Les Rosiers, Sèvres, 2013
  • Normal ou naturel ?, Studia canonica. no 1 49 Mélanges Roland Jacques, Saint Paul University Press, Ottawa,
  • « Ethné des Stoïciens, Caïns des Nouveaux Mondes et nomades d'aujourd'hui », in La Vertu des païens, sous la direction de Sylvie Taussig. Éditions Kimé, 2019.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « élisabeth Dufourcq », laprocure.com, consulté le 12 avril 2020.
  2. a et b http://www.sciences-po.asso.fr/profil/elisabeth.dufourcq61_1.
  3. http://www.sudoc.fr/04144793X.
  4. https://www.fondationdefrance.org/fr/hommage-bertrand-dufourcq-un-homme-de-coeur.
  5. Isabelle Chaperon, Marc Cherki et Bertille Bayart, « Dufourcq dirigera la Banque publique d'investissement », lefigaro.fr, 17 octobre 2012.
  6. Décret du 23 mai 1996 portant nomination (inspection générale des affaires sociales) (lire en ligne)
  7. Annuaire des académiciens, Site de l'Académie des sciences d'outre-mer.
  8. Le Monde des Livres, 21 novembre 2008, article d'Henri Tincq), 2e édition février 2009, 3e édition février 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]