Union internationale des chemins de fer

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Union internationale
des chemins de fer
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Carte des pays ayant au moins un membre actif, associé ou affiliés à l'Union internationale des chemins de fer
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Situation
Région Monde
Création 1922
Type Association professionnelle internationale
Siège 16, rue Jean-Rey
75015 Paris
Coordonnées 48° 51′ 19″ N, 2° 17′ 30″ E
Langue Français, anglais, allemand
Organisation
Membres 200[1]
Président Drapeau de l'Italie Gianluigi Castelli [2]

Site web www.uic.org

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L’Union internationale des chemins de fer (UIC) est une association internationale représentant au niveau mondial les entreprises ayant une activité dans le domaine du chemin de fer.

Historique[modifier | modifier le code]

À la suite du Traité de Trianon qui marque la dislocation de l'Autriche-Hongrie et la création de nombreux États en Europe Centrale, les nouvelles compagnies ferroviaires (Autriche, Hongrie, Italie, Yougoslavie (Royaume des Serbes, Croates et Slovènes), Tchécoslovaquie) rencontrent les représentants des compagnies du Royaume-Uni et de la France dans la station balnéaire de Portorosa (à l'époque en Italie actuellement Portorož en Slovénie) du 15 octobre au 25 novembre 1921. Leur mission était d'établir de nouvelles règles pour faciliter le transport des voyageurs, des bagages et des marchandises entre les nouveaux réseaux et d'envisager une convention européenne formalisant ces accords.


Les 13 articles de cette convention marquent des nouveautés importantes pour faciliter le trafic international : utilisation d'une seule gare frontière à chaque frontière, autorisation de franchissement des frontières par les trains de marchandises y compris la nuit, possibilité de liaisons internationales directes, contrôle douaniers des passagers à bord, etc.


Le directeur général des chemins de fer roumains, Alexandru Perieteanu, propose alors de créer une association des chemins de fer européens et de faire adopter toutes les normes ou les principes de standardisation plus largement avec les autres compagnies européennes. Il suggère aussi que les représentants français établissent un corpus de documentation technique et réglementaire, et initie le projet d'une conférence européenne des chemins de fer à Paris. Les nouvelles compagnies souhaitaient en particulier s'affranchir d'une association créée par la Prusse en 1846 réunissant l'ensemble des compagnies ferroviaires du monde germanique (Association des administrations ferroviaires allemandes (de) ) (VDEV).

Le , lors de la conférence internationale économique de Gênes, les représentants des pays présents valident le principe de la « création d'une administration ferroviaire permanente pour unifier et améliorer les conditions d'établissement et d'exploitation des chemins de fer en vue du trafic international ».

La conférence se tient alors à Paris le . 27 pays et 46 compagnies ferroviaires y sont représentées. Tous les états d'Europe (sauf la Finlande) sont présents, et la Chine et le Japon y participent aussi. Dès sa création, l'UIC comporte 51 membres de 29 pays. Ils sont rapidement rejoints par les chemins de fer de l'URSS (en novembre 1922) puis par ceux du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.[3].

Structure[modifier | modifier le code]

Cette association internationale regroupe les différents acteurs du système ferroviaire : compagnies de chemins de fer, entreprises ferroviaires, gestionnaires d’infrastructure, compagnies de transports publics, activités complémentaires.

Légalement, elle est constituée en association à but non lucratif de droit français[4].

Elle regroupe 200 membres (septembre 2018)[5] sur les 5 continents. Parmi ceux-ci figurent 84 membres actifs, 63 membres affiliés et 63 membres associés[6].

L’UIC a trois langues officielles : français, allemand, anglais. Son siège est basé à Paris dans le 15e arrondissement entre la maison du Japon et la Tour Eiffel.

Mission[modifier | modifier le code]

Marque de l'UIC sur une palette au Canada dans un magasin Ikea.

Cette organisation mène une double action :

  • d’une part de coopération entre les entreprises ferroviaires pour renforcer la cohérence d’ensemble du secteur ferroviaire, contribuer à améliorer sa compétitivité et son interopérabilité. À ce titre, l’UIC publie des « fiches » de prescriptions concernant la technique, l’infrastructure ou l’exploitation, ayant un caractère selon le cas, obligatoire, recommandé ou simplement informatif ;
  • d’autre part de promotion du chemin de fer auprès des gouvernements et des organisations internationales. À ce titre, l’UIC représente le secteur du transport ferroviaire auprès de l’ONU avec un statut consultatif, ainsi qu’auprès de nombreuses organisations internationales, dont la CEMT (Conférence Européenne des Ministres des Transports).

Elle agit également dans le but de standardiser et d’améliorer les conditions de construction et d’exploitation des chemins de fer, particulièrement en matière de trafic international. Par exemple, l'UIC a créé le projet EIRENE. Celui-ci a été mis en place en 1993, et c'est au sein de ce projet que le nouveau standard de communication ferroviaire, le GSM-R, a été créé et spécifié.

Son action est relayée par des organisations régionales, comme la CER (Communauté européenne du rail) en Europe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. UIC, Assemblée Générale du 8 décembre 2009, communiqué de presse n° 21 2009.
  2. « EXECUTIVE BOARD UIC », UIC, (consulté le 18 juin 2018)
  3. Revue générale des chemins de fer, Volume 94, Dunod, 1975 extrait en ligne (consulté le 20 octobre 2010).
  4. http://www.uic.org/IMG/pdf/200909_statutes_fr.pdf
  5. Site uic.org : liste des membres UIC (Vademecum) lire (consulté le 4 septembre 2018).
  6. https://vademecum.uic.org/fr/#memberList (consulté le 4 septembre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]