Jacques Godfrain

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Jacques Godfrain
Illustration.
Jacques Godfrain à Craon, le 5 février 2016.
Fonctions
Ministre de la coopération
Président Jacques Chirac
Gouvernement Gouvernement Alain Juppé (I)

Gouvernement Alain Juppé (II)

Prédécesseur Bernard Debré
Successeur Charles Josselin
Député de la 3e circonscription de l'Aveyron
Prédécesseur Jean Gabriac
Successeur Georges Privat
Prédécesseur Georges Privat
Successeur Alain Marc
Maire de Millau
Prédécesseur Gérard Deruy
Successeur Guy Durand
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Toulouse, Haute-Garonne (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de IEP de Toulouse
Ministère de la coopération

Jacques Godfrain, né le à Toulouse, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après une scolarité au lycée Pierre de Fermat et l'obtention du titre de Lauréat Zellidja, il est diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Toulouse (promotion 1965[1]), avant d'acquérir un diplôme d'études supérieures de sciences économiques obtenu à Paris en 1967.

Il commence son activité professionnelle en 1967 en tant qu'attaché de direction à la Snecma[2]. Puis il rejoint l'Union de transports aériens (1970[3]-1973 et 1974-1978[4]).

Il épouse Martine Lang le 10 juillet 1971[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est membre successivement de l'Union pour la nouvelle République, de l'Union des démocrates pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR), de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté.

Encarté en 1961 à 18 ans à l'Union pour la nouvelle République, il dirige l'association gaulliste des étudiants (AEG) de Toulouse tout en étant responsable syndical - président de l'Amicale de l'IEP de Toulouse, responsable local de la Fédération nationale des associations des grandes écoles (FNAGE) et de la corpo de droit et de sciences[6].

il est l'un des fondateurs de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP); il siège dans son premier bureau national en 1965-1966[7]. Ce sont les événements de mai 1968 qui l'amènent à rejoindre le Service d'action civique (SAC) selon son témoignage donné en 1982 à la commission d'enquête parlementaire sur les activités du SAC. Selon l'historien du SAC François Audigier, il est membre de cette association gaulliste avant 1968; il est responsable de son antenne jeunes à partir de 1967[8]. Ou bien à partir de la fin de l'année 1965[9]. Son parrain en politique Jacques Foccart, inspirateur du SAC au nom du général de Gaulle, le fait entrer en 1967 au comité central de l'Union des démocrates pour la République (UDR ), puis à son bureau exécutif en 1971[10]. Il est alors le plus jeune cadre de l'UDR.

Il fait partie de la tendance minoritaire et droitière de l'UJP pour qui mai 68 est une tentative insurrectionnelle des gauchistes qu'il convient de réprimer. Il participe à l'encadrement de la grande manifestation parisienne de soutien au général de Gaulle, du 30 mai, ainsi qu'à la mise en place des Comités pour la défense de la République (CDR)[11]. Il est parachuté candidat aux législatives de juin 1968, dans les Pyrénées-Orientales, contre le sortant Paul Alduy, sans succès. Agé de 25 ans, il est alors le plus jeune candidat[12].

Il est désigné en 1970, à 27 ans, membre de la section de l'expansion extérieure et de la coopération du Conseil économique et social[13]. Il intègre ensuite le bureau national du SAC, vers 1973 selon ses dires, et fait partie dès lors de son équipe dirigeante autour de Pierre Debizet, au 5 rue de Solférino à Paris, avant d'en être le trésorier de septembre 1976 à février 1978 et le directeur de la publication de son périodique. Il affirme toutefois n'avoir été qu'un trésorier « prête-nom »[14],[15],[16].

En 1973, il se présente en mars aux législatives, cette fois à Paris dans le 7e arrondissement, mais là encore sans succès. Trésorier des CDR selon un article du Monde, il est nommé en juin chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République, auprès de Georges Pompidou, grâce à son mentor Jacques Foccart[17]. Il y est chargé en 1974 de la région parisienne, des voyages du président et des relations avec l'UDR[18].

Il est conseiller municipal de Saint-Affrique (1977-1995), député (1978-1995 puis 1997-2007), conseiller général de l'Aveyron (1979-1992), conseiller régional de Midi-Pyrénées (1992-1998), ministre de la coopération (1995-1997) et maire de Millau de 1995 à 2008.

Il a été membre du bureau de l'UDR, secrétaire national du RPR chargé de la sécurité, des questions sociales et des professions libérales (1984-1990) et, au sein de l'UMP, secrétaire national chargé de l'Afrique de la fédération des français de l'étranger (jusqu'en 2004).

Au titre de son activité parlementaire à l'Assemblée nationale, il a été membre du bureau des groupes RPR et UMP, questeur et secrétaire de la commission des affaires étrangères. Il donne son nom à la loi Godfrain de 1988, portant sur la répression de la criminalité informatique.

Battu à Millau le lors du second tour des élections municipales par Guy Durand, candidat socialiste, il ne parvient pas non plus à accéder au palais du Luxembourg, s'inclinant face à la gauche lors des élections sénatoriales du 21 septembre suivant.

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Il est président de la Fondation Charles de Gaulle depuis le [19]. Il est élu vice-président de l'Odissée le 9 juin 2011[20].

Il est également président des associations France Volontaires qui est chargée de promouvoir le volontariat international [21], Alliés contre la faim[22] et La Méridienne, chargée de la promotion touristique de l'autoroute A75.

Il est également trésorier de la Fondation Pierre Fabre. Dans les années 1980, il a écrit dans la revue du Club de l'horloge, Contrepoint[23].

Franc-maçon, il est membre de la Grande Loge de France[24].

Mandats[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur, par décret en date du , au titre de quarante années de services civils et de fonctions électives. Il est, en outre, officier du Mérite agricole.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des diplômés : Édition du cinquantenaire 2007-2009, Association des diplômés de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 3e trimestre 2009, 488 p., p. 143.
  2. François Audigier, Histoire du SAC. La part d'ombre du gaullisme, Stock, 2003, {{p.[142}}, Biographie sur le site cercle-k2.fr, Biographie sur lexpress.fr, 1er mars 2004 ( de 1967 à 1968 selon cette source )
  3. UTA Entreprise : bulletin réservé au personnel de l'UTA, novembre 1970
  4. UTA entreprise, septembre 1978
  5. UTA entreprise, août 1971
  6. François Audigier, Histoire du SAC, Service d'action civique. La part d'ombre du gaullisme, Stock, 2003, p. 142
  7. Rapport de la Commission d'enquête sur les activités du Service d'action civique. Tome 2, Audition de J. Godfrain, 30 mars 1982, François Audigier, L'étude des mouvements politiques de jeunes : cadre historiographique et enjeux épistémologiques. Le cas des cadets gaullistes, Histoire@politique, 2008/1, n° 4
  8. François Audigier, Histoire du SAC, op. cit., p. 114.
  9. François Audigier, Le gaullisme d’ordre des années 68, dans Vingtième siècle, revue d'histoire, 2012/4, N° 116, Pierre Pellissier, Charles Pasqua, J.C. Lattès, 1987, p. 109
  10. François Audigier, Histoire du SAC, op. cit., p. 285
  11. François Audigier, Le malaise des jeunes gaullistes en mai 68, dans Vingtième siècle, revue d'histoire, n°70, avril-juin 2001, pp. 71-88, Ibid., Histoire du SAC, op. cit., p. 142, Christine Clerc, Jacques, Édouard, Charles, Philippe et les autres, Albin Michel, 1994, p. 42, Philippe Madelin, Les gaullistes et l'argent, Archipel, 2001, p. 54
  12. Ibid., p. 179, Le Monde, 29 juin 1968, Jacques Amalric, "Les candidatures gaullistes illustrent bien les deux méthodes mises en œuvre", Ibid. Daniel Carton, Biographie, 20 juin 1995
  13. Le Monde, 26 janvier 1970, "Les nouveaux membres de section sont désignés", Pierre Cazejust, Beauvau, 44-85: chronique, Editions Lettres du monde, 1995, p. 148
  14. http://bases.ourouk.fr/unite/u-result_frame.php?catalogueID=11306&NumeroJournal=602
  15. http://www.liberation.fr/evenement/0101142066-jacques-godfraincooperation-rpr-52-ans
  16. Rapport de la Commission d'enquête sur les activités du Service d'action civique. Tome 2, Audition de J. Godfrain, 30 mars 1982
  17. Le Monde, 22 juin 1973, François Audigier, Histoire du SAC, op. cit., p. 282
  18. Le Monde, 22 mars 1974
  19. Communiqué de la Fondation Charles de Gaulle : Jacques Godfrain est élu président du Conseil de la Fondation Charles de Gaulle, Paris, le 19 janvier 2011
  20. L'Odissée
  21. [1]
  22. Allied against hunger
  23. Mathias Bernard, « L’opposition de droite après l’alternance de mai-juin 1981 », Histoire@Politique, vol. 1, no 28,‎ , p. 97-107 (DOI 10.3917/hp.028.0097).
  24. Claude Wauthier, "Africa’s Freemasons. A strange inheritance", Le monde diplomatique, Septembre 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]