Margie Sudre

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Margie Sudre
Illustration.
Margie Sudre (à droite) avec Élisabeth Morin-Chartier lors d’un congrès du Parti populaire européen à Varsovie, en 2009.
Fonctions
Députée européenne
Élection 13 juin 1999
12 et 13 juin 2004
Législature 5e et 6e
Présidente du conseil régional de La Réunion
Prédécesseur Camille Sudre
Successeur Paul Vergès
Secrétaire d'État chargé de la Francophonie
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I et II
Prédécesseur Jacques Toubon (ministre)
Successeur Charles Josselin (ministre délégué)
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Vinh (Protectorat du Tonkin, Indochine française)
Nationalité Drapeau de la France Française
Conjoint Camille Sudre
Profession Médecin anesthésiste

Margie Sudre, née Marguerite Demaiche[1], est une femme politique et médecin anesthésiste française née le à Vinh (Indochine française, actuel Viêt Nam). Elle a été présidente du conseil régional de La Réunion (1993-1998), secrétaire d'État chargée de la Francophonie (1995-1997), et députée européenne (1999-2009).

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en Indochine, d’un père d’origine champenoise, officier de la Légion étrangère et d'une mère vietnamienne bouddhiste, elle qui étudie à l’école communale vietnamienne à Saïgon (1949-1950), puis au lycée Marie-Curie (1950-1951) avant de quitter le Viêt Nam en 1951 avec sa famille lors de l'arrivée au pouvoir des communistes[2].

Elle débarque alors à Marseille où son père a été muté. Elle poursuit donc ses études en France à l’école privée Saint-Eugène (1951-1955), puis au lycée Montgrand (1955-1961), avant d’intégrer plusieurs facultés, celle des sciences en 1961, puis celle de médecine de Marseille (1961-1969), avec une spécialisation en anesthésie-réanimation à l’hôpital Nord-Hôtel Dieu, maternité de la Belle de Mai (1969-1972), puis au CES réanimation à Paris en 1976. Elle soutient une thèse d’anesthésie réanimation à Marseille en 1977[2].

Après avoir obtenue son diplôme de médecin anesthésiste-réanimateur elle assure ensuite divers remplacements dans le privé dans ce domaine à Grenoble, Fort-de-France, Avignon, Forcalquier, Manosque et Marseille (1972-1975). C'est lors d'un remplacement à Grenoble qu'elle fait la connaissance de Camille Sudre, lui même médecin, en 1973[2].

Elle arrive à La Réunion en 1976 en compagnie de celui qui deviendra son époux neuf ans plus tard, pour effectuer des remplacements au Port et à Saint-Benoît. Un an plus tard, elle s’installe au Port, à la clinique Jeanne d’Arc appartenant au Groupe Clinifutur de Michel Deleflie (1977-1995), travaillant plus tard à mi-temps[2]. Entre temps, elle fonde avec son mari la station Radio Free Dom dans les années 1980.

Elle entre en politique et devient présidente du Conseil régional le à la suite de l'inéligibilité de son époux, le Conseil d'État ayant annulé l'élection de mai 1992 portant Camille Sudre à la tête de l'institution.

Représentant le courant de centre droit du mouvement Free Dom, elle s'éloigne rapidement de celui-ci lorsqu'il devient un soutien inconditionnel du PCR.

En 1995, elle est nommée secrétaire d'État chargé de la francophonie dans le premier gouvernement Juppé. Elle est reconduite dans le second, restant en poste jusqu’en 1997 et ne faisant ainsi pas partie des « Juppettes » non reconduites.

En 1996, alors secrétaire d'État, elle mène campagne pour l'élection législative partielle de la 2e circonscription de la Réunion, dont le scrutin a été provoqué par l'élection au Sénat de Paul Vergès[3]. Battue au second tour par le candidat communiste Claude Hoarau, elle présente sa démission du gouvernement mais est maintenue en poste par Jacques Chirac et Alain Juppé[4].

Elle finit par abandonner son métier pour satisfaire ses ambitions politiques (juin 1999)[2].

À deux reprises, en 1999 et en 2004, elle est élue au Parlement européen. Elle a été présidente de la délégation des députés européens UMP, qui fait partie du groupe PPE (Parti populaire européen), le groupe politique le plus important du Parlement européen. Elle siègeait dans les commissions parlementaires Pêche et Développement Régional, et présidait l'intergroupe Tourisme du Parlement européen. Elle était également membre de la délégation interparlementaire UE-Russie et de la délégation pour les relations avec les pays de l'Asie du Sud-Est et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE/ASEAN).

Aux élections européennes de 2009, privée de la deuxième et dernière place éligible sur la liste pour l'Outre-mer au profit de Marie-Luce Penchard, elle renonce à se présenter[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Listes des candidats à l'élection des représentants au Parlement européen », sur Legifrance.gouv.fr (consulté le 9 octobre 2014)
  2. a b c d et e « SUDRE Margie née DEMAICHE Marguerite | », sur www.reunionnaisdumonde.com (consulté le 12 juillet 2019)
  3. « La Réunion: une législative avec Margie Sudre », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Chirac refuse la démission de Margie Sudre. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « UMP: Margie Sudre se retire », LeJDD.fr,‎ (lire en ligne)
  6. « Légion d'honneur : tous les médaillés du 14 juillet », EstRépublicain.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]