Jean-Pierre Farandou
| Jean-Pierre Farandou | |
Portrait officiel de Jean-Pierre Farandou en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre du Travail et des Solidarités | |
| En fonction depuis le (9 mois et 4 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu II |
| Prédécesseur | Catherine Vautrin |
| Président de la Société nationale des chemins de fer français | |
| – (5 ans, 11 mois et 11 jours) |
|
| Prédécesseur | Guillaume Pepy |
| Successeur | Laurent Trevisani (intérim) Jean Castex |
| Président de l'Union des transports publics et ferroviaires | |
| – (3 mois et 20 jours) |
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| Prédécesseur | Thierry Mallet |
| Successeur | Thierry Mallet |
| – (1 an, 11 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | Jean-Marc Janaillac |
| Successeur | Thierry Mallet |
| Président de Keolis | |
| – (7 ans, 4 mois et 24 jours) |
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| Prédécesseur | David Azéma |
| Successeur | Thierry Mallet |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean-Pierre Eugène Farandou |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bordeaux (France) |
| Nationalité | Française |
| Diplômé de | Mines Paris - PSL Lycée Michel-Montaigne |
| Profession | Chef d'entreprise |
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Jean-Pierre Farandou, né le à Bordeaux (Gironde), est un dirigeant d’entreprise et homme politique français.
Ayant fait presque toute sa carrière au sein de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) — où il est entré en 1981 — ou de ses filiales, il a été président du transporteur Keolis de 2012 à 2019[1], président de la SNCF du au , puis président-directeur général de la SNCF jusqu'au .
Le , il est nommé ministre du Travail et des Solidarités dans le gouvernement Lecornu II[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Jean-Pierre Farandou est né en 1957 à Bordeaux, dans le quartier de Bacalan, au nord de la ville, d’un père agent des douanes et d’une mère institutrice[3]. Il passe toute sa jeunesse dans ce quartier[4].
Il a fait ses études au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux et est diplômé en 1979 de l'École nationale supérieure des mines de Paris (promotion d'entrée : 1976).
Carrière
[modifier | modifier le code]Au sein du groupe SNCF
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Il commence sa carrière au sein de la compagnie minière AMAX à Denver aux États-Unis avant de rejoindre le groupe SNCF en 1981, au sein duquel il effectue la suite de sa carrière.
Il y occupe d’abord différentes fonctions en production et marketing avant d’être nommé chef de projet pour le lancement du TGV Paris – Lille en 1993[5].
De 1993 à 1998, il est directeur général de Thalys International (filiale du groupe SNCF). Il reprend ensuite des fonctions au groupe SNCF (directeur des cadres RH en 1998 puis directeur adjoint Grandes lignes en 2000).
En 2002, il dirige l'entité régionale Rhône-Alpes[6], avant d’entrer chez Keolis (opérateur de transport public et filiale de la SNCF à 70 %) en 2004, en tant que directeur de Keolis Lyon[7],[8].
En 2006, il est nommé directeur de la branche SNCF Proximités (qui regroupe le Transilien, 20 TER et le groupe Keolis).
En 2012, il est nommé directeur général délégué du groupe SNCF et devient président du directoire de Keolis (63 000 salariés)[9].
À la tête de Keolis
[modifier | modifier le code]Sous la présidence de Jean-Pierre Farandou, l’activité de Keolis croît significativement (de 4,4 milliards d’euros en 2011 à 5.4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017)[10],[11].
Jean-Pierre Farandou accorde une place importante à l’innovation, en développant par exemple des services de navette autonome[12],[13],[14].
Après son départ, il est remplacé à la tête de Keolis par Patrick Jeantet[15].
Direction de la SNCF
[modifier | modifier le code]Jean-Pierre Farandou est nommé par le président de la République Emmanuel Macron le pour succéder à Guillaume Pepy comme président du directoire de la Société nationale des chemins de fer français . Il prend ses fonctions le [16].
Dès son arrivée à la tête de la SNCF, il prône l'ouverture vers les syndicats, assurant vouloir « renouer le fil »[15],[17]. Il entend ramener de l'« apaisement » et de la « sérénité » et évoque la « transition ferroviaire »[18]. Au cours de la présentation de sa feuille de route, Jean-Pierre Farandou condamne les derniers mouvements sociaux liés à un droit de retrait des cheminots après un accident et délivre une première indication en ce qui concerne ses priorités : réduire les files d'attente et imposer, au plus tard à l'été 2020, une durée maximale de 30 minutes dans les files d'attente[19]. « Cela veut dire que j’accepte que l’on mette plus de personnel au guichet. Il n’y a pas de magie »[20].
En , il annonce la création à venir d'une filiale à 100 % détenue par la SNCF, SNCF Renouvelables, dans le but de répondre à l'urgence concernant l'approvisionnement en énergie[21].
En , il est convoqué par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, pour qu'il s'explique sur l'accord de fin de carrière afin d'éviter les grèves pendant les Jeux olympiques d'été de 2024. Cet accord « n’en finit pas de faire polémique » alors que la majorité des Français va devoir travailler deux ans de plus en raison de la réforme des retraites. La convocation a pour but d'expliquer comment il compte financer un accord qu’il a conclu avec les syndicats sans que le gouvernement en soit averti[22]. Il est annoncé qu'il ne sera pas renouvelé pour un deuxième mandat mais que son mandat est prolongé jusqu'à la fin des Jeux olympiques, « afin de garantir la bonne organisation des Jeux olympiques et paralympiques »[23]. Prolongé jusqu’en mai prochain, le PDG de la SNCF se verrait bien rester deux années supplémentaires au sein du groupe public. Il a proposé de se maintenir comme président non exécutif jusqu’à ses 70 ans[24].
Ministre du Travail et des Solidarités
[modifier | modifier le code]En , il est nommé ministre du Travail et des Solidarités dans le gouvernement Lecornu II[2]. Lors de sa première allocution télévisée, il déclare, à propos de la réforme des retraites, « on n’est pas sourds, on n’est pas autistes, on voit bien qu’elle passe mal cette réforme ». Cette intervention, qualifiée de validiste, est notamment critiquée par des élus de gauche[25]. Face à la gravité de la polémique, le ministre revient sur ses propos et s’en excuse dans une publication sur le réseau social X quelques jours plus tard.
Lors de la canicule de juin 2026, il se positionne contre la définition d'une température maximale au travail[26], mais pour le port du bermuda, sous certaines conditions : « Il y a bermuda et bermuda. Si c’est un joli bermuda bien coupé et une chemisette qui a de l’allure, avec des chaussures qui vont avec, je pense que c’est tout à fait possible. »[27].
Autres fonctions
[modifier | modifier le code]Jean-Pierre Farandou a été président du GIE Objectif transport public de 2013 à 2015. Il a été président de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) de 2015 à 2017, date à laquelle Thierry Mallet, PDG de Transdev, lui succède[28]. En 2019, il retrouve la présidence en juin mais l'abandonne trois mois plus tard après sa nomination à la tête de la SNCF[29]. Thierry Mallet prend à nouveau sa suite.
De 2012 à 2014, il a été président du conseil d’administration de l’Orchestre national d'Île-de-France[12].
Prises de position
[modifier | modifier le code]En 2016, Jean-Pierre Farandou s’est investi, en tant que président de l'Union des transports publics et ferroviaires, dans la création de la convention collective nationale du secteur ferroviaire en France[30].
Il s’est aussi prononcé pour l’ouverture des données dans le secteur du transport[31] et contre la gratuité des transports publics en ville, dont il pense qu'elle peut avoir des effets pervers sur le respect du personnel par les usagers et la qualité du service[32].
Prix et distinctions
[modifier | modifier le code]Le , il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « directeur général à la branche SNCF Proximités, président d'une association favorisant l'insertion ; 30 ans de services militaires, d'activités professionnelles et associatives »[33] puis fait chevalier le [34]. Il est promu au grade d'officier le au titre de « président-directeur général d'une société de transport ferroviaire »[34].
En 2017, il reçoit le grand prix du cercle Humania, qui récompense un directeur des ressources humaines (DRH) devenu patron[12].
Vie personnelle
[modifier | modifier le code]Jean-Pierre Farandou indique être amateur de vins de Bordeaux, de rugby, de peinture et de musique classique[12].
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Jean-Pierre Farandou », sur whoswho.fr (consulté le ).
- 1 2 Emmanuel Egloff, « Gouvernement Lecornu : Jean-Pierre Farandou, un cheminot au ministère du Travail », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Décret du 13 juillet 2010 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ Adeline Latrubesse, « Un homme du sérail SNCF », Journal Bacalan, no 67, décembre 2019-janvier 2020, p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « PORTRAIT. Jean-Pierre Farandou : « La SNCF est un bout de la République » », sur Ouest France, (consulté le )
- ↑ « L’État pousse Jean-Pierre Farandou, un « cheminot », pour présider SNCF Réseau », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Ingénieur des Mines, ancien chef de gare… Quatre choses à savoir sur Jean-Pierre Farandou, qui va succéder à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF », sur France Info, (consulté le )
- ↑ « Les dix décideurs du groupe Keolis », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « SNCF : Jean-Pierre Farandou, un patron issu du sérail », sur Libération, (consulté le )
- ↑ « Keolis », sur ville-rail-transports.com (consulté le )
- ↑ « Keolis ou quand la SNCF profite à plein de la concurrence », L'Opinion, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 Julie Le Bolzer, « Jean-Pierre Farandou, des ressources humaines à la présidence - Les Echos », sur lesechos.fr, (consulté le )
- ↑ Gérard Feldzer, « Transportez-moi. L'intelligence artificielle », Franceinfo, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « "En 2040, une voiture sur deux sera autonome." Jean-Pierre Farandou (08/01/2018) », Radio Classique, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « SNCF: Patrick Jeantet va remplacer Jean-Pierre Farandou à la tête de Keolis », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
- ↑ « Jean-Pierre Farandou officiellement nommé patron de la SNCF, en poste le », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Jean-Pierre Farandou, nouveau PDG de la SNCF, cherche la « paix sociale » », 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « Le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, dit vouloir renouer le dialogue social », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « SNCF : Jean-Pierre Farandou dévoile son « programme » », Le Point, (consulté le )
- ↑ Julien Ricotta, « Jean-Pierre Farandou, nouveau président de la SNCF : « Je veux renouer le fil » avec les cheminots », sur Europe 1, (consulté le )
- ↑ « Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou : « Nous allons créer SNCF Renouvelables » pour produire de l’électricité », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-Yves Guérin, Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou sur la sellette après le généreux accord offert aux syndicats, lefigaro.fr, 2 mai 2024
- ↑ « Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, ne sera pas reconduit, annonce le gouvernement », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Jean-Pierre Farandou se verrait bien rester deux ans de plus à la SNCF »
, Challenges, (consulté le ). - ↑ Ségolène Forgar, « « On n’est pas autistes » : le nouveau ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, provoque un tollé pour son premier 20 Heures », Le Figaro, (lire en ligne)
- ↑ « DIRECT. Canicule: 14 nouveaux départements placés en vigilance rouge à partir de demain, 72 concernés au total », sur BFM, (consulté le )
- ↑ « "Si c’est un joli bermuda bien coupé, c'est possible": le ministre du Travail plaide pour les tenues légères pour les hommes au bureau (mais lui est contraint au costume-cravate) », sur BFM BUSINESS, (consulté le )
- ↑ « Thierry Mallet succède à Jean-Pierre Farandou à la tête de l'UTP », sur ville-rail-transports.com, (consulté le )
- ↑ « UTP : Jean-Pierre Farandou élu président le 20/06/2019, succède à Thierry Mallet », sur News Tank Cities (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Farandou, « Pour un secteur ferroviaire sûr, moderne et compétitif », sur lesechos.fr, (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Farandou, « L'ouverture des données, oui ; la fin du secret industriel, non », sur lesechos.fr, (consulté le )
- ↑ « Les transports publics gratuits en ville, une idée qui avance », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ Décret du 13 juillet 2010 portant promotion et nomination.
- 1 2 Décret du 13 juillet 2021 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur.