Dominique Paillé

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Dominique Paillé
Dominique Paillé en novembre 2012.
Dominique Paillé en novembre 2012.
Fonctions
Président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration
Successeur Arno Klarsfeld
Député de la 4e circonscription des Deux-Sèvres
Successeur Jean Grellier
Prédécesseur Albert Brochard
Maire de Nueil-les-Aubiers
Successeur Louis-Marie Baron
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Les Aubiers (Deux-Sèvres)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF (1993-2002)
Parti radical (depuis 1995)
UMP (2002-2011)
UDI (depuis 2014)
Profession Directeur d'hôpital puis avocat
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Dominique Paillé, né le aux Aubiers (Deux-Sèvres), est un homme politique français. Député de la quatrième circonscription des Deux-Sèvres de 1993 à 2007, il est ensuite secrétaire général adjoint (2007-2008) puis porte-parole (2008-2011) de l'UMP, après quoi il devient président du conseil d'administration de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de janvier à août 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études, carrière professionnelle et vie privée[modifier | modifier le code]

Après avoir été élève à Sciences Po, il obtient un DEA en économie à Paris-Dauphine puis est diplômé de l'ENSP.

Directeur d'hôpital entre 1980 et 1989[1], il est militant syndical et occupe la fonction de délégué général du Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) de 1982 à 1988.

Il est divorcé et père d'un enfant.

Le 26 mars 2004, Dominique Paillé est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une peine de dix mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, pour « abus de confiance » dans le cadre d'une affaire privée. Il a ainsi prélevé 40 000 euros pour ses voyages privés et des dépenses personnelles dans les comptes de l'association Appel Europe, qu'il avait créée[2].

Il a été condamné aux prud'hommes à la suite d'une plainte de l'un de ses collaborateurs. Il ne fit pas appel du jugement[3].

Il est avocat au barreau de Paris depuis 2007 et également établi à Bruxelles.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En parallèle de son activité professionnelle et syndicale, Dominique Paillé débute en politique en qualité de militant du PSU[4], puis décide de se consacrer activement aux responsabilités politiques, de façon à être élu maire des Aubiers en 1989 ; il devient également suppléant, en 1988, d'Albert Brochard député de la 4e circonscription des Deux-Sèvres (Bressuire, Thouars).

Membre de l'UDF dès 1993, il rejoint en 1995 le Parti radical[5], qui fait alors partie de la confédération UDF. En 1999, il dirige la campagne européenne de François Bayrou pour l'UDF. En 2002, il rejoint l'UMP, le Parti Radical étant l'un de ses partis fondateurs[6]. En 2011, il quitte l'UMP, à la suite de la décision du Parti Radical de reprendre son indépendance[7].

En septembre 2000, Dominique Paillé est mis en examen dans l'affaire de la MNEF. Il est soupçonné d'avoir favorisé auprès d'Olivier Spithakis l'embauche de son ex-assistante parlementaire à un emploi fictif à la MNEF d'une valeur de 200 000 francs[8]. La création en 1996 d'une société offshore à Chypre, Otco Limited, par elle et Dominique Paillé attira l'attention de la police judiciaire[9], celle-ci le soupçonnant d'avoir obtenu des rétrocessions sur les émoluments de son assistante. Affirmant que les faits dénoncés concernaient seulement son ancienne assistante, il bénéficie d'un non-lieu[10], mais sa réputation restera longtemps entachée[11].

En 2001, il organise la fusion de la commune dont il est le maire avec celle de Nueil-sur-Argent, et reste à la tête de l'entité nouvellement créée jusqu'à l'année suivante : à la suite d'une démission collective du conseil municipal, Dominique Paillé doit abandonner sa fonction de maire, et, aux élections municipales qui suivent en décembre 2002, il n'est pas réélu et devient simple conseiller municipal[12] jusqu'en mars 2008, élection à laquelle il ne se représente pas.

Député des Deux-Sèvres de 1993 à 2007, il siège également au conseil général des Deux-Sèvres de 1994 à 2001, mandat durant lequel il préside la régie départementale d'électricité du département. À l'Assemblée nationale, il s'intéresse notamment aux questions culturelles et à la protection de l'enfance. Aux élections législatives de juin 2007, député sortant de la 4e circonscription des Deux-Sèvres et se représentant pour un quatrième mandat, il est battu au second tour par Jean Grellier (PS), qui obtient 51,41 % des voix.

À la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, il est nommé conseiller auprès du Président de la République. Il est promu secrétaire général adjoint de l'UMP en 2007[13], et demeure membre du conseil national du Parti radical pour les questions de santé[14]. En 2008, il quitte le poste de secrétaire général adjoint et est nommé porte-parole de l'UMP.

Aux élections sénatoriales de septembre 2008, Dominique Paillé échoue à obtenir un des sièges représentant les Français de l'étranger. Il ne recueille que 16 votes (10,60 % des voix) se plaçant derrière Claudine Lepage (PS), Robert Del Picchia (UMP), André Ferrand (UMP) et Christophe Frassa, Français de Monaco, qui s'était présenté en dissident de l'UMP[15].

En janvier 2011, son poste de porte-parole est supprimé et il se voit proposer un poste de secrétaire national de l'UMP[16]. Le , il est nommé par décret président du conseil d'administration de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Il est renvoyé le 31 août 2011[17]. Après la rupture du Parti radical avec l'UMP début 2011, il démissionne de l'UMP et s'engage pour son parti historique aux côtés de Jean-Louis Borloo en vue de la préparation de l'élection présidentielle de 2012 jusqu'à ce que son candidat se retire de la course. Le 11 janvier 2012, il publie Panique à l'Élysée, roman vengeur contre l'UMP où il imagine un second tour des présidentielles entre François Bayrou et Marine Le Pen[18].

Il est candidat à l'élection législative des Français établis hors de France des 3 et 17 juin 2012, sur la 4e circonscription du Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) où il a été investi par le Parti radical et l'Alliance républicaine, écologiste et sociale. Avec 2,5 % des voix, il termine 9e sur 16 candidats et ne passe pas le premier tour[19].

Après avoir soutenu Jean-Christophe Lagarde à la présidence de l'UDI, il intègre la direction nationale de l'UDI et devient le conseiller diplomatique du président en février 2015.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires
Autre fonction

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le service de santé des armées, la face cachée : corruption, abus de pouvoir, omerta, avenir, avec Marc Lemaire et Stéphane Lewden, Paris, L'Harmattan, 2002
  • Dominique Paillé a été codirecteur de la collection « les Cahiers de la Convention démocrate » chez l'Harmattan (2004) :
    • Recycler pour une économie durable et solidaire - colloque du 16 juin 2003
    • La lutte contre la contrefaçon : comment défendre notre patrimoine industriel et intellectuel, actes du colloque du 27 janvier 2004
    • La lutte contre les infections nosocomiales : une urgence hospitalière, actes du colloque du 29 avril 2004
  • Les Deux-Sèvres, l'autre pays du vin, avec Alain Ligné (ancien maire de Thouars). La Crèche : Geste Éditions, 2006.
  • Les Habits neufs des faux centristes : arnaque ou imposture ?, par Dominique Paillé, Le Cherche Midi éditeur, 2009.
  • Panique à l’Élysée, par Dominique Paillé, Éditions Grasset, 2012 (ISBN 9782246789178).
  • La République des Solutions, ouvrage collectif sous la direction de Dominique Paillé, Éditions Pascal Galodé, 2012
  • Sarkozy, retour perdant, Éditions Archipel, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur L'Internaute
  2. Roger Caviardi, « Le Paillé dans l’œil de l’UMP », Bakchich.info,‎ (consulté le 31 juillet 2008)
  3. Yves Delahaie, « Dominique Paillé, le Eric Besson du centre », Nouvelobs.com,‎ (consulté le 19 janvier 2013)
  4. Vincent Nouzille, Dominique Paillé : Pour la liberté de fumer, L'Express, 28 septembre 2006
  5. Sa biographie sur son blog
  6. « Dominique Paillé », lci.tf1.fr, 18 mars 2008.
  7. Yade, Paillé et Jégo réfléchissent à l'après-Borloo pour 2012 - L'Express
  8. Jacques Follorou, « L'affaire de la MNEF met en cause la « génération Mitterrand » », Lemonde.Fr,‎ (consulté le 27 août 2010)
  9. Gilles Gaetner, « MNEF : au tour de la droite », Lexpress.fr,‎ (consulté le 25 août 2010)
  10. « Bras de fer judiciaire autour du procès de la MNEF », Le Parisien, 11 janvier 2002
  11. Philippe Ridet, « Le centriste indocile », Le Monde, 9 septembre 2006
  12. « Résultats de l'élection municipale partielle à Nueil-les-Aubiers, les 1er et 8 décembre 2002 », Ministère de l'Intérieur,‎
  13. « Organigramme de l'UMP », UMP,‎
  14. « Composition du Bureau national du Parti radical », Parti radical,‎
  15. Sénatoriales : Paillé, un des porte-parole de l'UMP, battu ; Le Figaro du 21 septembre 2008
  16. « Dominique Paillé privé de son poste de porte-parole de l'UMP », sur http://tempsreel.nouvelobs.com (consulté le 17 janvier 2011)
  17. (fr) Eric Nunès, « Paillé débarqué de l'office de l'immigration : "Sarkozy a fait pression" », sur lemonde.fr (consulté le 4 septembre 2011)
  18. Pierre Jaxel-Truer, « Politique-fiction à l'Élysée », Le Monde, 17 janvier 2012.
  19. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/04_-_Recensement_CL_04_RESULTATS_TOTAUX_cle8f315f.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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