Burey-en-Vaux

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Burey-en-Vaux
Église paroissiale de Sainte-Libaire de Burey en Vaux.
Église paroissiale de Sainte-Libaire de Burey en Vaux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Vaucouleurs
Intercommunalité Communauté de communes du Val des Couleurs
Maire
Mandat
Dominique Caumirey
2014-2020
Code postal 55140
Code commune 55088
Démographie
Population
municipale
143 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 50″ N 5° 40′ 12″ E / 48.5638888889, 5.6748° 33′ 50″ Nord 5° 40′ 12″ Est / 48.5638888889, 5.67  
Altitude 254 m (min. : 251 m) (max. : 396 m)
Superficie 6,47 km2
Localisation

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Burey-en-Vaux

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Burey-en-Vaux

Burey-en-Vaux est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Christian Lanoix    
mars 2008 en cours Dominique Caumirey    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 143 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 529 498 500 565 547 499 516 510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
464 444 421 407 370 348 348 327 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287 283 243 202 229 223 220 208 237
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
175 164 131 135 133 114 123 127 139
2011 - - - - - - - -
143 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Calvaire de Burey-en-vaux, sur la place du calvaire, statue de Jésus
Calvaire de Burey-en-vaux, sur la place du calvaire, statue de Marie
  • Église paroissiale Sainte-Libaire de Burey en Vaux : Elle a été édifiée en 1777 et agrandie en 1845. Elle possède une relique de Sainte-Libaire donnée par l’Abbé Ignace de Cholet, vicaire général de Toul et seigneur de Burey, le 12 octobre 1788, perdues puis retrouvées en 1886. Elle est également décorée d’un tableau de 1845 représentant le martyre de Sainte-Libaire, de verrières du XIXe siècle représentant des scènes de sa vie, l’institution du rosaire et Dominique de Guzman, Catherine de Sienne et Jésus bénissant des enfants. Elle est également dotée d’un autel-tombeau du XVIIIe siècle, d’un tabernacle en marbre du XIXe siècle orné de chapiteaux corinthiens et de fonts baptismaux du XVIIIe siècle[3].
  • Chapelle Sainte-Libaire : Située au sud et à l’écart du village, elle constitue le cœur de la première église paroissiale. Elle date du XVe siècle. Elle est dotée de verrières du XIXe siècle décrivant la vie de Saint Eulophe et Saint-Euchaire, frères de Sainte-Libaire[4].
  • Château de Burey-en-Vaux : Il s'appelait à l'origine "Monteval" et était situé au bord de la Vaise, à l'entrée de Burey, du côté de Vaucouleurs. Situé à la limite du Barrois mouvant, il relevait de la châtellenie de Vaucouleurs et donc du roi de France. Elle avait droit de basse, moyenne et haute justice. Progressivement le domaine s'adjoint la seigneurie lorraine de Burey. En mai 1582 sont données des lettres d'inféodation en faveur de Claude de la Planche, seigneur de Monteval, entérinées le 2 octobre 1582. Le 20 septembre 1611, la seigneurie est vendue aux enchères au bailliage de Chaumont au profit du sieur de Menil de Vaux, seigneur de Bonnet, son parent. La fille du nouveau propriétaire épouse Jean-François des Morel, seigneur de Berthileville, puis Antoine des Armoises. Il passe ensuite à leur descendance, les familles du Boutet de Maranville, de Varange, de Villeterque et de Housse se partagent les seigneuries de Monteval et de Burey. En 1635, au cours de la guerre de trente ans, le château est pris d'assaut et occupé par cinq compagnies de chevaux-légers lorrains. Il est ruiné. Le 9 décembre 1762, à la mort de Marguerite de Housse, les seigneuries et château de Monteval ou de Burey demeurent inhabités. Progressivement entre 1784 et 1785, l'ensemble est acquis par l'Abbé de Ignace de Cholet vicaire général de Toul aux héritiers de Marguerite de Housse. Les restes de la maison forte sont démolis. Une maison sise plus haut au-dessus de la Vaise, de l'autre côté de la route menant à Vaucouleurs, acquise le 22 mai 1787 de Claude Durand par Antoine, baron de Cholet, Maréchal de camp, seigneur de Mauvages, devient la maison seigneuriale de Burey. En 1789, les droits seigneuriaux disparaissent et l'abbé laisse ses biens à son neveu le baron de Cholet, député de la Meuse sous la Restauration, résidant au château voisin de Mauvages. Vers 1890, sa fille la marquise de Saluces devenue madame de Vellecourt reconstruit le château sur la maison où s'était installé le dernier seigneur de Burey. En 1900, le château passe au neveu de madame de Vellecourt, le comte de Sade, puis à sa petite-nièce la vicomtesse d'Argent de Deux-Fontaines en 1925. Finalement il est vendu, en 1950, sans la majeure partie de son domaine, aux oeuvres privées de centres de vacances qui y installent une colonie de vacances, la "Grande Jeanne". En août 2011, il est cédé à des particuliers originaires de la région[5].
  • Le village possède de nombreuses maisons et fermes des XVIIe et XVIIIe siècles, une fontaine, un abreuvoir et un lavoir du XIXe siècle ainsi qu'un calvaire monumental datée de 1618[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles-Adzir Trouillot (Burey-en-Vaux 1859 - Montmorency 1933) sculpteur - faïencier.
  • Ernest Toussaint (Burey-En-Vaux 1843 - Vaucouleurs 1904 ) sculpteur.
  • Jeanne d'Arc. Lors de son voyage vers Vaucouleurs, Jeanne d’Arc a séjourné durant trois semaines chez son oncle, Durand Laxart (ou Lassois), habitant la ville de Burey-le-petit. Aujourd’hui, le nom de cette ville a changé, et deux villages revendiquent l’ancienne appellation, et le passage de Jeanne d’Arc : Burey-en-Vaux, et Burey-la-Côte. Aucune trace écrite n’est fiable, du fait de changement de nom et de lieu d’habitation de Durand Laxart au cours de sa vie, et du manque de document attestant des changements de noms des communes. Les archives départementale de Nancy possèdent des documents où Burey-en-vaux est appelé Burey-la-Grande et Burey-en-Vaulx à plusieurs reprises et indifféremment. Mais une enquête organisée le 8 octobre 1555 cumule dix témoignages, affirmant que Durand Laxart a habité à Burey-en-vaux. L’explication est peut-être que Durant Laxart ai habité à Burey-en-vaux et à Burey-la-côte à différentes périodes de sa vie, et que Jeanne d’Arc ai séjourné à Burey-la-côte, où une longue tradition désigne une maison comme ayant accueillie la pucelle. Ce n’est néanmoins que l’hypothèse la plus partagée, notamment par Philippe-Hector Dunand, et non une certitude.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Philippe-Hector Dunand, l'Histoire complète de Jeanne d'Arc, 1898.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. a et b [1]
  4. [2]
  5. [Messire Charles-Adrien de Cholet et Messire Ignace de Cholet, Verdun, 1897, réédition, 2004, Editions Lacour-Ollé, Nîmes, 2004]