Traité de Chambord

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47° 36′ 57″ N 1° 31′ 02″ E / 47.61597222, 1.51722222 ()

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Traité de Chambord

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Le château de Chambord, lieu de signature du traité

Ébauche 5 octobre 1551
Signé 15 janvier 1552
(château de Chambord, royaume de France)
Parties
Partie 1 Partie 2
Parties Royaume de France princes allemands
Signataires Henri II Maurice de Saxe

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Le traité de Chambord est signé en 1552, au château de Chambord, situé dans la province de l'Orléanais, entre le roi de France Henri II et des princes allemands s'opposant à l'empereur du Saint-Empire romain germanique, Charles Quint[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Un pacte tenu secret est conclu dès le 5 octobre 1551 entre le royaume de France et des états protestants du Saint-Empire romain germanique[2]Après avoir soutenu le parti de Charles Quint, Maurice de Saxe conclut un accord permettant au roi de France Henri II de s'assurer du soutien de plusieurs princes allemands[3],[4].

Le traité de Chambord permet de ratifier ce pacte le 15 janvier 1552[2].

Henri II, conclut une alliance avec les protestants allemands contre Charles Quint. Par ce traité, Henri II se fait nommer vicaire de l'Empire.

Les princes allemands s'engagent à attaquer Charles Quint et à tenter de le faire prisonnier, pendant qu'Henri II doit se porter sur les Pays-Bas.

Henri II déclara la guerre en février 1552 ; la campagne militaire est d'abord dirigée vers l'Allemagne puis vers les Pays-Bas ; la France remporte d'importants succès initiaux, qui lui permette d'occuper la Lorraine et les Trois-Évêchés.[réf. nécessaire]

Les clauses du traité de Chambord semblent constituées l'une des raisons de la guerre de sept ans (1552-1559) que se livrent Henri II et Charles Quint[5].


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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis de La Saussaye, Château de Chambord, Blois, Chez tous les libraires,‎ 1857, 7e éd., 95 p. (lire en ligne), p. 54
  2. a et b Francis-Michel Chabert, Journal du siège de Metz en 1552 : documents relatifs à l'organisation de l'armée de l'empereur Charles-Quint, et à ses travaux devant cette place, et description des médailles frapées à l'occasion de la levée du siège, Rousseau-Pallex,‎ 1856, 155 p. (lire en ligne), p. VIII
  3. Pierre Imbart de La Tour, Les origines de la Réforme. Calvin et l'Institution chrétienne, t. 4, Paris, Firmin-Didot et Cie,‎ 1935, 506 p. (lire en ligne), p. 384
  4. Géralde Nakam, « Mémoire sur la pacification des troubles », Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, vol. 20, no 20,‎ 1985, p. 62-66 (lire en ligne)
  5. Pierre-Nicolas Chantreau, Élémens d'histoire militaire, contenant toutes les notions nécessaires à l'intelligence de l'histoire militaire des peuples, avec un précis historique et chronologique des guerres qu'ils ont entreprises depuis l'ère des Olympiades jusqu'au traité de Tilsitt, Paris, Amable Costes,‎ 1808, 762 p. (lire en ligne), p. 19

Voir aussi[modifier | modifier le code]