Ménil-la-Horgne

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Ménil-la-Horgne
Image illustrative de l'article Ménil-la-Horgne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Void-Vacon
Intercommunalité Communauté de Communes du canton de Void
Maire
Mandat
Jean-Claude Connesson
2014-2020
Code postal 55190
Code commune 55334
Démographie
Population
municipale
166 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 15″ N 5° 31′ 45″ E / 48.7041666667, 5.5291666666748° 42′ 15″ Nord 5° 31′ 45″ Est / 48.7041666667, 5.52916666667  
Altitude 330 m (min. : 260 m) (max. : 412 m)
Superficie 16,56 km2
Localisation

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Ménil-la-Horgne est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ménil-la-Horgne est située à quelques kilomètres au sud-ouest de Commercy, non loin de la RN 4, entre Saint-Aubin-sur-Aire et Void-Vacon.

Le village de Ménil-la-Horgne s'étire à une altitude d'environ 300 mètres sur un coteau qui borde le plateau calcaire du Barrois qui y culmine à 412 mètres et fait face à la vallée de la Meuse vers Void-Vacon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1987 mars 2001 Claude Bouchot    
mars 2001 mars 2008 Claude Kaiser LCR  
mars 2008 en cours Jean-Claude Connesson    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 166 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 372 419 381 434 452 453 461 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365 362 352 339 333 301 436 329 301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
282 276 243 220 206 183 187 192 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
173 176 126 146 126 133 146 148 166
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2007, Menil la Horgne est dotée d'un parc de 7 éoliennes d'une puissance nominale totale installée de 10.5 MW[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne Abbaye de Rieval (détruite).

L'abbaye de Riéval (ou Riévau) fut fondée au XIIe siècle par Renaud 1er, comte de Bar et son épouse Gisèle de Vaudémont. Elle fut la première abbaye de Prémontrés du diocèse de Toul dans lequel elle créa plusieurs abbayes : Sainte Marie aux Bois, Jandeures, Jovilliers, Rangéval, l'Etanche. Déjà en ruines en 1636, elle vivota ensuite jusqu'à sa destruction définitive par un incendie en 1830[4]. Son premier abbé aurait été un disciple de Saint Norbert, fondateur de l'ordre [5].

L'église dédiée à Saint Bénigne date de 1840, ses fonts baptismaux du VIIIe siècle, en pierre polychrome, proviennent probablement de l’abbaye de Riéval. C'est la troisième église construite dans la commune. La première, celle du hameau de Sorbey, qui desservait les deux localités de Ménil et La Horgne avant leur rattachement a été démolie au début du XVIIIe siècle. De la seconde qui brûla dans l'incendie du village en 1723, il ne reste que la tour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dom Calmet, abbé de Senones, naquit le 16 février 1672 à Menil-la-Horgne, au sein d'une famille modeste. Son père était maréchal-ferrant. Comme il est porté vers les études, ses parents le font entrer au prieuré bénédictin de Breuil. Il entre à 15 ans à l'université de Pont-à-Mousson et suit les cours de rhétorique du père jésuite Ignace L'Aubrussel (qui deviendra le confesseur de la reine d'Espagne)1. À la fin de ces études, il entra chez les bénédictins de la Congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe. Son noviciat se fit à l'abbaye Saint-Mansuy de Toul où il prononça ses vœux le 23 octobre 1689. Il fut envoyé ensuite suivre les cours de philosophie à l'abbaye de Saint-Epvre de Toul et ceux de théologie à l'Abbaye de Munster.

Il est ordonné prêtre le 1er mars 1696 à Arlesheim près de Bâle et dit sa première messe à l'abbaye de Munster le 24 avril 1696.

Il fut chargé d'expliquer les saintes Écritures dans l'abbaye de Moyenmoutier et à Munster (1704), fut nommé prieur à Lay-Saint-Christophe (1714-1715)2 puis devint abbé de Saint-Léopold de Nancy (1718). Il parcourut les divers monastères de son ordre, dévorant les bibliothèques et rédigeant de nombreuses compilations historiques. En 1728, Dom Calmet fut appelé comme abbé de Senones, la capitale de la principauté de Salm. C'est dans la grande abbaye vosgienne qu'il travailla et vécut la dernière partie de son existence, entretenant une correspondance avec de nombreux savants. Il y mourut le 25 octobre 1757.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. The Windpower
  4. [H. Lemoine, Département de la Meuse : dictionnaire des communes, Comédit, Paris, 1991.]
  5. En passant par Bernecourt.