Max Guazzini

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Max Guazzini, né le 23 octobre 1947 à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), avocat de formation, a été successivement président du directoire du groupe de radios NRJ et président du club du Stade français Paris rugby. Il est vice-président de la Ligue nationale de rugby.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Max Guazzini est issu d'une famille d'origine italienne (Toscane)[réf. nécessaire]. Né dans le département des Alpes-Maritimes, il passe son enfance à Marseille où il est l'élève de l'école Notre-Dame-de-la-Viste et son adolescence à Aix-en-Provence. Il passe son bac au collège catholique du Sacré-Cœur à Aix. Il monte à Paris pour s'inscrire à l'Université et entame des études de philosophie et de droit. Rêvant de devenir chanteur, il enregistre deux disques produits sous le nom de Manuel Guazzi et par Orlando, le frère de la chanteuse Dalida. Ne rencontrant pas le succès, il abandonne la musique et devient attaché de presse pour Dalida. Il passe le concours du CAPA et devient avocat, plutôt spécialisé dans le droit pénal.

L'aventure NRJ[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, juriste et connaissant bien le monde du spectacle, on va lui conseiller d’entrer dans le milieu de la radio, que la gauche vient de libéraliser dans la foulée de l’élection de François Mitterrand en 1981.

Il rencontre Jean-Paul Baudecroux, fondateur de la radio libre la musicale NRJ, en 1982. Très vite, Guazzini se rend indispensable dans la nouvelle station, notamment en ce qui concerne la programmation et la promotion, et contribue à son essor. Il en devient secrétaire général, puis en 1984, prend le rôle de directeur des programmes, de directeur général et de vice-président[1].

Il organise la grande manifestation du 8 décembre 1984 pour la défense des radios libres qui réunit près de 300 000 jeunes selon NRJ et sauve NRJ et par là même permet l'essor de la bande FM telle qu'on la connait de nos jours[2].

Il devient président du directoire du groupe NRJ,(NRJ, Chérie FM, Nostalgie, Rires et Chansons) avant de démissionner de son poste le 30 juin 2004, afin de se consacrer à son club de rugby, après vingt deux ans passés à la tête de la direction et des programmes en particulier[3]. Il demeure actionnaire de NRJ Group.

Le Stade français[modifier | modifier le code]

En 1992, Guazzini, amateur de rugby, répond à l'appel d'un club de rugby parisien, le Stade français, qui évoluait alors en quatrième division. Pour renforcer le club, il signe la fusion de la section rugby du Stade français avec celle d’un autre vieux club omnisports, le CASG, en 1995. La fusion permet à la nouvelle équipe de se repositionner en 2e division, permettant ainsi au Stade français-CASG de progresser plus rapidement dans la hiérarchie du rugby français. Par la suite, le club prendra le nom de Stade français Paris.

Guazzini agit d'abord sur le plan sportif, en se concentrant sur les recrues saison après saison. Pour préparer la saison du retour au sommet (1997-1998), il fait par exemple signer 23 nouveaux joueurs, dont des internationaux (Vincent Moscato, Serge Simon, Philippe Gimbert, David Auradou, Diego Dominguez, Christophe Juillet, Christophe Dominici, Marc Lièvremont, Olivier Roumat, Sylvain Marconnet...) pour jouer le titre. Il agit de la même manière lorsqu'en 1995 il fait signer comme entraîneur Bernard Laporte qui connaîtra ensuite le succès avec l'équipe de France.

Guazzini agit en mécène passionné, habitué des médias, désireux de faire parler de son club, et parfois surpris par les mœurs amateurs du milieu[4]. Grâce à ses initiatives un peu décalées, le rugby commence à se faire connaître au-delà de ses bastions traditionnels et de son milieu naturel, auprès de gens qui ne connaissaient pas forcément grand-chose au rugby[5]. Il travaille pour cela sur deux aspects essentiellement : la politique tarifaire et le spectacle.

Alors que le club est en groupe A2, il ouvre gratuitement les portes du stade pour des matchs contre Avenir valencien et Lourdes, puis une autre fois, offre l’entrée aux femmes. Sa logique est simple : « Moi, je préfère avoir 7 000 personnes heureuses dans notre stade que 200 qui rapportent une poignée de francs. C’est une question de philosophie. (…) Nous avons en Île-de-France plus de 20 % de la population de notre rugby et je trouve anormal que les stades soient vides. Ça ne pouvait plus durer ! »[6] Dix ans plus tard, lorsque le club joue au Parc des Princes puis au Stade de France (en 2005 et 2006), la moitié des places sont mises en vente à 5 € ou 10 €.

Côté spectacle, Mathilda May, Madonna et Naomi Campbell seront les marraines officielles du club ; une attention particulière portée aux femmes, et plus tard aux familles ; calendrier mettant en scène les joueurs dénudés qui a changé l'image du rugbyman (Dieux du Stade) ; animations avec musique et pom-pom girls ; catch mexicain avec des luchadors de la CMLL ; voiture télécommandée pour amener le « tee » du buteur sur le terrain ; introduction d'un maillot rose en 2005 ; organisation de matchs au Parc des Princes et au Stade de France, avec feu d'artifice ; entrée du ballon sur un char tiré par des chevaux ; les Tambours du Bronx ; des motards ; le RAID, etc.[réf. nécessaire]

Sous sa présidence, le Stade français Paris sera cinq fois champion de France en dix ans : 1998, 2000, 2003, 2004 et 2007.

Max Guazzini s'est battu pendant 10 ans pour la rénovation du stade Jean-Bouin, stade vétuste et dépassé dans lequel évoluait le Stade français Paris, malgré ses 5 titres de champion de France en onze ans[7],[8]. Un nouveau stade de rugby de 20 000 places a été inauguré le 30 août 2013 lors de la rencontre de Top 14 Stade-Français - Biarritz Olympique.

Max Guazzini démissionne le 30 juin 2011 de ses fonctions de président du Stade français Paris et reste membre du comité directeur du Stade français omnisports[9]. Le 16 novembre 2012, il est élu membre du comité directeur de la Ligue nationale de rugby[10],[11]. Il en est le vice-président, chargé de la communication, des médias et du marketing.

Autres projets[modifier | modifier le code]

Max Guazzini a produit un double CD des 46 principaux chants grégoriens et latins intitulé Credo, sorti le 11 avril 2011 chez Universal Classique[12],[13].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire d'NRJ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 19 novembre 2006
  2. « NRJ suspendue : manifestations dans la rue », sur Live2Times,‎ 8 décembre 1984
  3. « Max Guazzini quitte le directoire de NRJ », sur Le Nouvel Observateur,‎ 15 avril 2004
  4. « L'Equipe.fr - Rugby - L'histoire du Stade français » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  5. Géraldine Meignan, « Le rugby show-biz de Max Guazzini tourneboule l'Ovalie », L’Expansion, 1 mai 2006
  6. « À Paris, le Stade français propose le rugby à l’œil » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur L’Humanité''
  7. David Reyrat, « Guazzini : «Le club ne quittera jamais Jean-Bouin» », sur Le Figaro,‎ 4 juin 2008
  8. David Reyrat, « Guazzini: «La politique devrait s'arrêter aux portes du stade» », sur Le Figaro,‎ 23 octobre 2009
  9. Bernard Poirette, « Stade Français : Max Guazzini quitte définitivement la présidence », sur RTL,‎ juin 2011
  10. « LNR : Max Guazzini candidat à la présidence », sur France Info,‎ 14 novembre 2012
  11. « LNR: Guazzini, Wolff et Pérez élus, pas Lux », sur Rugbyrama,‎ 16 novembre 2012
  12. Benjamin Coste, « Max Guazzini : le président du Stade français rugby s’essaie au chant grégorien », sur Famille Chrétienne,‎ 6 mai 2011
  13. Julien Mielcarek, « Max Guazzini : je me suis un peu perdu, comme tout le monde », sur Pure Médias,‎ 29 mars 2011
  14. « Max Guazzini récompensé », sur Stade.fr,‎ 5 mai 2009
  15. « Max Guazzini reçoit les insignes de chavalier de l'ordre national de la Légion d'honneur à la mairie en plein harlem shake », sur Purepeople,‎ 28 mars 2013
  16. « Guazzini, Chevalier de la Légion d’Honneur », sur RMC Sport,‎ 1er janvier 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]