Qinghai
| Qinghai | |
Carte indiquant la localisation du Qinghai (en rouge) à l'intérieur de la Chine |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Autres noms | chinois : 青海 ; pinyin : Tibétain : མཚོ་སྔོན་ (mTsho-sngon) Mongol : Köke Naγur |
| Abréviation | 青, |
| Statut politique | Province |
| Capitale | Xining |
| Démographie | |
| Population | 5 626 722 hab. (2010) |
| Densité | 7,9 hab./km2 |
| Rang | 30e |
| Nationalités | Hans (54 %) Tibétains (23 %) Hui (16 %) Tu (4 %) Salar (1,8 %) Mongols (1,8 %) |
| Géographie | |
| Superficie | 716 693 km2 |
| Rang | 4e |
| Économie | |
| PIB (2004) | 46 570 MҰ (29e) |
| PIB/hab. | 8 277 Ұ (19e) |
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Le Qinghai (chinois : 青海 ; pinyin : ; littéralement : « mer bleue/verte » [tɕʰiŋ.xaɪ]) est une province du nord-ouest de la République populaire de Chine, qui tire son nom du lac Qinghai, le plus grand lac salé du pays. Elle est bordée au nord-est par le Gansu, au nord-ouest par le Xinjiang, au sud-est par le Sichuan et au sud-ouest par la région autonome du Tibet. Sa capitale et le chef-lieu de province est Xining (chinois simplifié : 西宁 ; pinyin : ). La préfecture la plus peuplée de la province est Haidong, située dans la partie est de la province. La province est le creuset d'un grand nombre de groupes ethniques dont les Han, les Tibétains, les Hui, les Tu, les Mongols et les Salars.
Le Qinghai recouvre une grande partie du pays Tuyuhun (329 – 663), puis plus tard, la plus grande partie de la province historique tibétaine de l'Amdo et, au sud, le nord du Kham, autre province du Tibet historique. La région est devenue officiellement province chinoise en 1928, statut qui est confirmé en 1949, à la fondation de la République populaire de Chine[1].
Cette région est aussi appelée Tso-ngön (mTsho-sngon) མཚོ་སྔོན་ en tibétain et Köke Naγur en mongol. Le nom mongol était le nom utilisé par les Européens jusqu'à la 1re moitié du XXe siècle, retranscrit en Kokonor.
Sommaire |
Histoire[modifier]
Les premiers habitants connus sont le peuple, aujourd'hui minoritaire, Qiang (羌).
Avant l'invasion tibétaine, de 663 à 672, cette région est le territoire du royaume Tuyuhun. Les membres de l'ethnie Tu (Monguor 土族) sont vraisemblablement les descendants de ce royaume[2].
Du XIe au XIIIe siècle, le nord-est de la province de Qinghai fait partie de l'Empire tangut. Le Prince Mongol Köden contrôle la région du Kokonor en 1239[3],[4].
Du XIVe au XVIIe siècle, une grande partie de cette région est directement contrôlée par la dynastie Ming, Han[6],
En 1371, La dynastie Ming transforme le Xining Zhou en Xining Wei, puis installe quatre Weis (défenses) de plus, connus comme étant les 4 Weis de Saiwai. C'est un territoire délimité au sud par Golmud (Gelimu en pinyin), au nord par la montagne Qilian, l'ouest y compris le Bassin Chaidamu (équivalent la province Qinghai actuelle). En 1488, les Ming renforcent la garnison à Xining, contrôlent les tribus mongoles et tibétaines, Xining administre les quatre Weis à partir de cette année-là[7].
Au début du XVIe siècle, une tribu mongole, les khoshuts, exerce sa souveraineté sur la région du Qinghai pendant 70 ans environ[8],[9]. Güshi Khan, qui établit le 5e dalaï-lama comme chef temporel du Tibet en 1642, appartient à cette tribu.
L'Amdo a été conquis par la dynastie Qing en 1724 à la suite d'une victoire sur la révolte d'une tribu mongole[10]
En 1723, Lobjang Danjin (罗布藏丹津) se révolte, la pouvoir des Qing nomme Nian Gengyao, alors gouverneur des provinces du Sichuan et Shaanxi, et Yue Zhongqi, alors commandant d'armée de la province du Sichuan, comme commandants d'une expédition punitive.
Pendant la Révolte de Dungan (1895–1896), suite entre les ordres[pas clair] de deux soufis de la même secte, différents groupes ethniques musulmans des provinces de Qinghai et Gansu se rebellent contre la dynastie Qing. Les wahhabi ont inspiré l'organisation Yihewani puis l'ont rejointe et organisé la révolte, qui est écrasée par les musulmans loyalistes.
Les rebellions Ngolok (1917-1949) sont une série de campagnes militaires visant des zones non conquises du Qinghai, contrôlées par les tribus tibétaines Ngolok. Elles sont conduites par deux généraux Hui, Ma Qi et Ma Bufang, pour le compte du gouvernement de Beiyang et du Guomindang de la République de Chine.
En 1924, la région de Qinghai est pacifiée. Quatre ans plus tard, en 1726, la dynastie Qing décide d'installer deux ambans en Ü-Tsang (Tibet, Tsang-藏)[11],[12].
Après la chute de la dynastie Qing, l'Amdo n'était pas contrôlé par Lhassa à l'époque de la République de Chine[13].
Entre 1911 et 1949, les seigneurs de la guerre Ma, musulmans Hui originaires de la province du Gansu, auparavant fidèles à la cour Qing pour la direction de cette région, administrent la province de Qinghai, ainsi que le Gansu et le Ningxia pour le compte de la République de Chine[14]. Ma Bufang dirige Qinghai, depuis sa résidence de Xining, devenue aujourd'hui un musée (Résidence Qinghai-Xining de Ma Bufang, 青海西宁马步芳公馆).
En 1913, les Britanniques ont convoqué une Conférence à Simla, en Inde, pour discuter du problème du statut du Tibet[15]. À cette conférence, assistèrent les représentants de la Grande-Bretagne, de la Chine, et du Tibet. s'ouvrit le 6 octobre 1913 sous l'égide de Henry McMahon dans le contexte de l'empire colonial britannique. La suzeraineté chinoise fut rappelée par les autorités britannique et de Lhassa. Les Tibétains aspiraient à voir leur indépendance et l'intégrité de leur territoire reconnues, tandis que les Chinois voulaient intégrer à leur territoire les zones tibétaines orientales du Kham conquises par les troupes du général Zhao Erfeng en 1908. Pour résoudre les problèmes frontaliers, Henry Mac-Mahon tranchera le 11 mars 1914 en proposant un accord, la Convention de Simla, définissant la frontière entre l'Inde et le Tibet par la ligne McMahon et divisant le Tibet en « Tibet Extérieur » sous l'administration du gouvernement du dalaï-lama et « Tibet Intérieur » où Lhassa aurait l'autorité spirituelle uniquement. L'Amdo faisait la partie du « Tibet intérieur »[16]. Les deux secteurs étaient considérés comme étant sous la suzeraineté chinoise[17]. Un suzerain est un état qui a une certaine autorité sur un état dépendant. Les trois représentants paraphèrent l'accord le 27 avril 1914[18]. Le gouvernement du Guomindang s'est opposé à la frontière proposée entre Tibet Intérieur et Extérieur et a renié l'accord et le paraphe de son délégué[19]. La ligne Mac-Mahon fut acceptée par le 13e dalaï-lama comme elle l'est par le 14e dalaï-lama, et présentée sur les cartes publiées par l'actuelle Administration centrale tibétaine en exil à Dharamsala, comme frontière sud du Tibet[20].
Malgré la contestation des frontières orientales du Tibet entre Lhassa et la République de Chine ainsi que les autres divergences d'opinions[21], il n'existe pas le désaccord sur le point de la souveraineté chinoise en Amdo[22].
En 1928, la partie nord-est de l'Amdo, région où vit une importante population chinoise, est saisie par le seigneur de guerre Ma Bufang[23]. La région devient officiellement province chinoise en 1929, statut qui sera confirmé en 1949, à la fondation de la République populaire de Chine[24].
Le dernier découpage administratif de septembre 1965 a vu la totalité de l'Amdo annexée aux provinces voisines du Qinghai et du Gansu, tandis qu'une partie importante du Kham était incorporée au Sichuan et au Yunnan. La partie restante du Tibet, composée de l'Ü-Tsang et d'une petite portion du Kham, a été dénommée par les autorités chinoises Xizang Zizhiqu (西藏自治区) « Région autonome du Tibet ». Ses bords coïncident à peu près avec la région qui était indépendante de facto entre les deux guerres mondiales[25], et qui fut historiquement administrée par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing[26]. Aujourd'hui la Chine ne se réfère qu'à cette région lorsqu'elle parle du Tibet, mais le 14e dalaï-lama considère que le territoire du Tibet doit conserver les frontières sur lesquelles ont historiquement régné ses prédécesseurs, donc celles d'avant 1949[27].
Dans l'encyclopédie Universalis, les universitaires Guy Mennessier, Thierry Sanjuan et Pierre Trolliet indiquent que le Qinghai est une « province détachée du Tibet »[28].
Pendant la Grande famine entre 1958 et 1961, le journaliste, historien universitaire et écrivain chinois Yang Jisheng indique que les données officielles estiment le nombre de morts non naturelles à 102 900 et ce pour une population qui comptait environ 2,44 millions d'habitants. Par ailleurs de nombreux cas de cannibalisme sont signalés, ainsi dans la ville de Xining 300 cas d'anthropophagie sont répertoriés. Entre 1958 et 1960, 63 064 personnes sont arrêtées, soit 2,82 % de la population moyenne pour cette époque [29].
Le mercredi 14 avril 2010, la région a subi un violent séisme.
En 2010 et 2012, des lycéens ont manifesté pour la défense de la langue tibétaine dans les préfectures autonomes tibétaines du Golok, du Hainan et du Huangnan[30],[31].
Alors que des Tibétains s'immolent par le feu depuis mars 2011, 4 d'entre eux se sont immolés dans la province du Qinghai : 1 dans le Golog[32], 1 dans le Yushu, 1 dans le Haixi, 1 dans le Hainan[33].
Géographie[modifier]
La province de Qinghai est une des quatre grandes aires géographiques du plateau du Tibet. Situé au nord-est de celui-ci, elle est constitué, du Lac Qinghai, lac salé situé au nord-est de la province, qui lui a donné son nom, situé sur un plateau à plus de 3 000 m, ainsi que de nombreux massifs montagneux, des vallées creusées par les fleuves.
Du fait de la haute altitude, l'oxygène est rare et le temps très sec, la végétation y est donc également très rare.
La plus grande partie de la région est faite de prairie ou peuvent brouter yaks, consommés et utilisé pour faire des vêtements par les différentes ethnies tibétaines (Zang, Golok...) et mongoles (Mongole[Quoi ?], Tu...), ainsi que les moutons, élevés et consommés principalement par les populations musulmanes Hui et Salar.
La principale plante cultivée est l'orge du Tibet, permettant de produire les sucres lent de base et l'alcool local. Quelques autres plantes, d'usage principalement médicinales sont utilisées en médecine traditionnelle. Quelques rares plans de colza sont également cultivés autour du lac Qinghai.
L'ensoleillement annuel a permis de développer l'énergie solaire, que ce soit, par exemple, par des panneaux photovoltaïques ou par des chauffe-eau solaire.
Ces facteurs, climatiques ne permettent pas à la région un grand développement économique, ni d'éviter des carences alimentaires à la population.
Divisions administratives[modifier]
Total des divisions :
- 2 villes-préfectures : Xining (西宁市) et Haidong (海东市)
- 6 préfectures autonomes : Préfecture autonome mongole et tibétaine de Haixi (海西蒙古族藏族自治州, à l'ouest du lac), Préfecture autonome tibétaine de Haibei (海北藏族自治州, au Nord du lac), Préfecture autonome tibétaine de Hainan (海南藏族自治州, au Sud du lac), Préfecture autonome tibétaine de Huangnan (黄南藏族自治州, au Sud du Fleuve jaune), Préfecture autonome tibétaine de Yushu (玉树藏族自治州, l'arbre de jade), Préfecture autonome tibétaine golog (果洛藏族自治州, de la minorité tibétaine Golog).
- 5 districts
- 1 ville-district : Delingha (德令哈市, du mongol : ᠳᠡᠯᠡᠬᠡᠢ ᠬᠣᠲᠠ).
- 1 ville vice-préfecture : Golmud (格尔木市, du mongol : ᠭᠣᠣᠯ ᠮᠣᠳᠤ, γool modu).
- 29 xians
- 7 xians autonomes.
| Délimitations administratives de la province de Qinghai | # | Nom en français | Nom en hanzi | Nom en pinyin | Siège gouvernemental | Population (2010) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| — villes-préfectures — | ||||||
| 3 | Xining | 西宁市 | Xīníng Shì | District de Chengzhong | 2,208,708 | |
| 4 | Haidong | 海东市 | Hǎidōng Shì | District de Ledu | 1,396,846 | |
| — préfectures autonomes — | ||||||
| 1 | Préfecture autonome mongole et tibétaine de Haixi | 海西蒙古族藏族自治州 | Hǎixī Měnggǔzú Zàngzú Zìzhìzhōu | Delingha | 489,338 | |
| 2 | Préfecture autonome tibétaine de Haibei | 海北藏族自治州 | Hǎiběi Zàngzú Zìzhìzhōu | Xian de Haiyan | 273,304 | |
| 5 | Préfecture autonome tibétaine de Hainan | 海南藏族自治州 | Hǎinán Zàngzú Zìzhìzhōu | Xian de Gonghe | 441,689 | |
| 6 | Préfecture autonome tibétaine de Huangnan | 黄南藏族自治州 | Huángnán Zàngzú Zìzhìzhōu | Xian de Tongren | 256,716 | |
| 7 | Préfecture autonome tibétaine de Yushu | 玉树藏族自治州 | Yùshù Zàngzú Zìzhìzhōu | Xian de Yushu | 378,439 | |
| 8 | Préfecture autonome tibétaine golog | 果洛藏族自治州 | Guǒluò Zàngzú Zìzhìzhōu | Xian de Maqên | 181,682 | |
Économie[modifier]
- Élevage du Yak
- Culture de l'orge du Tibet
- Tourisme de loisir et religieux
Démographie[modifier]
Villes[modifier]
À part Xining, sa capitale, dont la population urbaine est de 1,2 million d'habitants en 2010[34], le Qinghai est très peu peuplé et peu urbanisé : la population agricole étant importante dans cette province. Au recensement du 1er novembre 2000 il ne comptait que deux autres villes dont la population urbaine dépassait 50 000 habitants. Le recensement chinois du 1/11/2000 donne les populations urbaines pour les villes de Xining, Golmud et Delingha et les populations urbaines de leurs districts pour les autres villes.
| Ville | 1/7/1990 | 1/11/2000 |
|---|---|---|
| Xining | 592 115 | 854 466 |
| Golmud (Ge'ermu) | 38 114 | 114 330 |
| Delingha | 26 993 | 54 622 |
| District de Ping'an | 22 139 | 37 415 |
| District de Huangzhong | 29 418 | 36 593 |
| District de Gonghe | 52 762 | 34 091 |
| District de Huangyuan | 22 280 | 31 042 |
| District de Ledu | 16 788 | 29 280 |
| District de Yushu | 13 091 | 25 960 |
Santé[modifier]
Dans une analyse du profil nutritionnel de la Chine au milieu des années 1990 publiée le 19 avril 1999, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, plus connue sous le sigle FAO, signalait l'existence de carences nutritionelles importantes au Qinghai, province comportant des zones de peuplement tibétain. Il était indiqué un lien entre le retard de croissance et l'insuffisance pondérale. Au regard de la classification de l'Organisation mondiale de la santé, la prévalence du retard de croissance des enfants était supérieure à 40 %, faisant de la province du Qinghai l'une des plus affectées en Chine[36].
La mortalité infantile moyenne en Chine était de 20,6 ‰, et variait de 8,2 à 49,5 ‰ dans les différentes provinces, le Qinghai étant l’une des plus affectées. En 1996, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans était de 47‰ et le Tibet était une des régions les plus affectées[37].
Les problèmes cardiaques congénitaux chez les enfants de 4 à 18 ans sont également importants dans cette région et participent à une mortalité infantile plus élevée[38],[39].
La faible concentration d'oxygène en altitude et la faible végétation due au climat peuvent participer à ces phénomènes.
Une étude publiée en 2004 sur les enfants Han nés au Qinghai suggère que s'ajoute à l'hypoxie de l'altitude, induisant une plus grande cage thoracique et davantage d'hémoglobine, l’existence d’une faiblesse nutritionnelle en rapport avec la situation économique de la région[40],[41].
Nucléaire[modifier]
Dans le document intitulé Le Tibet, cent questions et réponses publié en 1988 et dans sa version de 2001, la Chine indique qu'elle n'a jamais déployé d'armes nucléaires ni stocké de déchets nucléaires dans la région autonome du Tibet ou Xizang, ce que reconnaît Thierry Dodin, un des auteurs de Authenticating Tibet[42].
Selon Nuclear Tibet, un document publié par International Campaign for Tibet en 1993, la première arme nucléaire a été apportée sur le plateau tibétain en 1971 et stationnée dans le bassin de Tsaidam (= Qaidam), dans le nord de l'Amdo (= la province chinoise du Qinghai). La Chine possède actuellement de 300 à 400 ogives nucléaires, dont plusieurs douzaines se trouveraient au Tibet[43].
Selon International Campaign for Tibet, au moins trois bases de missiles nucléaires se trouvaient au Tibet en 1993[44]. Faisant état de ce rapport, le New York Times signale qu'il est impossible de confirmer de façon indépendant certaines de ses affirmations[45].
Des bases de missiles nucléaires stratégiques DF-4 seraient installées depuis les années 1980 près de Delingha, chef-lieu de la préfecture autonome mongole et tibétaine de Haixi, de Da Qaidam et de Xiao Qaidam dans le bassin de Qaidam[46],[47],[48],[49],[50]
Selon le gouvernement tibétain en exil citant Tashi Chutter, à Drotsang à proximité de Kokonor, une usine de missiles navals a été construite en 1986 et largement développée en 1995. Les essais s'effectuaient dans le lac Kokonor[51].
Culture[modifier]
Les arts Regong, nés dans la préfecture autonome tibétaine de Huangnan, ont été inscrits en 2009 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[52].
À voir[modifier]
- Le monastère de Kumbum ou Kumbum Jampa Ling (tibétain: sku 'bum byams pa gling, en chinois Ta'er Si 塔尔寺 ), grand monastère de l'école Gelugpa du bouddhisme tibétain.
- Mèngdá Tian Chi, lac sur une montagne dans une réserve naturelle sur les bords du Fleuve Jaune ( 黄河 Huáng hé).
- Le lac Qinghai, ou lac Bleu qui a donné son nom à la province, ( 青海湖 Qīnghǎi hú), le plus grand de Chine.
Transports[modifier]
Liaison ferroviaire avec Lhassa[modifier]
Une liaison ferroviaire entre Lhassa et Golmud a été ouverte en juillet 2006. Les voitures sont pressurisées et très résistantes pour supporter les vents de sable, la foudre, les rayons ultraviolets, etc.
Éducation[modifier]
Tourisme[modifier]
Personnalités célèbres[modifier]
Le 14e dalaï-lama est né en 1935 dans le Qinghai, au village de Taktser, entre Xining et le monastère de Labrang.
Notes et références[modifier]
- Chine, 8e édition, traduit et adapté de l'ouvrage China (11th edition), Lonely Planet Publications, 2009, p. 916.
- Judy Bonavia & Mathieu Salem, Route de la soie : De Xi'an à Kashgar, Éditions Olizane, 2006, p. 126.
- (en) Alex McKay, The History of Tibet , 2003, p. 320]
- (en) Turrell V. Wylie, [1] The First Mongol Conquest of Tibet Reinterpreted, Harvard Journal of Asiatic Studies, Vol. 37, No. 1 (June 1977), pp. 103-133.
- source : History and Commercial Atlas of China, Harvard University Press, 1905.
- Carte de la dynastie Ming chinoise en 1415, Université de Harvard, édition 1935 : sur cette carte d'origine occidentale, la partie nord-est de la province actuelle du Qinghai est incluse dans l'empire de Chine.
- Les documents officiels historiques de la province du Qinghai 明洪武六年(1371年)改西宁州为卫,下辖6千户所。以后又设“塞外四卫”:安定、阿端、曲先、罕东(地当今海北州刚察西部至柴达木西部,南至格尔木,北达甘肃省祁连山北麓地区)。
- les documents historiques officiels de la province du Qinghai16世纪初,厄鲁特蒙古4部之一的和硕特部移牧青海,一度成为统治青海的民族。Au début du XVIe siècle, une tribu mongole, les khoshuts, est souveraine au Qinghai pendant un temps.
- Le lama et l'empereur, étude réalisée par le département Humanités et Sciences Sociales de l'École polytechnique, p. 43 : Les Qoshot, établis entre l'actuelle Urumqi et le Kokonor, ont la mainmise sur le Tibet depuis l'opération de Gushri Khan.
- Histoire de la création des Ambans 雍正元年(1723年),罗布藏丹津公开叛乱后,清廷一方面令川陕总督年羹尧为抚远大将军驻扎西宁,以四川提督岳钟琪为奋威将军参办军务,进行武装讨伐。雍正二年(1724年)清政府平定罗布藏丹津之乱于青海后,四年(1726年)议准设立驻藏大臣二人,常川驻藏。
- [2] 1723年10月,清政府任命陕甘总督年羹尧为抚远大将军、四川提督岳钟琪为奋威将军,调集西宁、固原、宁夏等处满州兵、绿营兵和土默特、鄂尔多斯等处蒙古兵进军平叛。1724年(雍正二年)初,奋威将军岳钟琪亲率五千精骑,兼程西进,于2月22曰在柴达木突袭罗布藏丹津营地,罗布藏丹津投奔到准噶尔部的策旺阿拉布坦那里去了。En 1723, la dynastie Qing nomme Nian Gengyao et Yue Zhongqi (deux généraux Han) commandants et mute[pas clair] de nombreuses troupes mandchoues et mongoles, pour réprimer la révolte de Lobjang Danjin 罗布藏丹津. Le 22 février 1724, 5000 cavaliers dirigés par le général Yue Zhongqi, attaquent le camp de Lobjang Danjin. Lobjang Danjin 罗布藏丹津 réussit à s'échapper et se rend chez les Djüngars.
- Dans son Histoire du Tibet, Laurent Deshayes, page 218, présente les limites des provinces chinoises en 1900.
- Heinrich Harrer, 7 ans d'Aventures au Tibet, traduction de Henry Daussy, Éditions Arthaud, Paris, 1983, 1996, 1997. Page 118 : « … le père du dalaï-lama nous explique que dans son district natal, celui d'Amdo, inclus dans la province chinoise de Tsinghai… ». Page 272 : le 10e panchen-lama (né en Amdo) est originaire d'une province chinoise.
- (zh) 附錄:甘、寧、青三馬家族世系簡表, bibliothèque de l'Université nationale Chenghi de Taïwan.
- India's China War, New York, Pantheon, 1970.
- «Histoire du Tibet» de Laurent Deshayes Page 218.
- "Convention Between Great Britain, China, and Tibet, Simla (1914)"
- Calvin, James Barnard, "The China-India Border War", Marine Corps Command and Staff College, April 1984
- Goldstein, Melvyn C., A history of modern Tibet, 1913-1951, 1989, p. 75
- Tawang not China's
- Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, Ch 11, p126, 2000, Calmann-Lévy
- «Histoire du Tibet» de Laurent Deshayes Page 271.
- (en) A-mdo, in Encyclopædia Britannica Online, 2006. Consulté le 7 décembre 2006.
- Chine, 8e édition, traduit et adapté de l'ouvrage China (11th edition), 2009, p. 916.
- (en) TIBET, TIBET, A PERSONAL HISTORY OF A LOST LAND By Patrick French French argues, for the Tibetans to base their claim on roughly the area of the current TAR, whose borders generally coincide with those of the de facto independent state between the two world wars.
- «Histoire du Tibet» de Laurent Deshayes Page 218
- "Tibet, Tibet" de Patrick French, traduit de l'anglais par William Oliver Desmond. Éditions Albin Michel, 2005. Page 24
- Encyclopédie Universalis Chine : cadre naturel
- Yang Jisheng, Stèles. La Grande famine en Chine, 1958-1961, p. 456
- Le Monde, Des collégiens tibétains manifestent dans le Qinghai pour la défense de leur langue, Brice Pedroletti, 25 octobre 2010.
- Brice Pedroletti, Pour l'anniversaire du soulèvement de Lhassa, la crise atteint un nouveau paroxysme au Tibet, 14 mars 2012
- Tibet: un moine s'est immolé par le feu à Darlag, le 15ème depuis mars, RTBF, 8 janvier 2012.
- Tsering Woeser, Le moine Jamyang Palden s’immole le 14 mars, devenant le 28e cas d’immolation au Tibet!, 18 mars 2012
- (en) Données du recensement chinois de 2010, sur le site Geohive.
- city population.de
- Profil nutritionnel de la Chine, FAO.
- télécharger : Aperçu complet, FAO « The infant mortality rate averaged 20.6‰ in the country, and varied from 8.2 to 49.5‰ in the different provinces, with Qinghai, Ningxia, Yunnan, Xinjiang and Guizhou being the most affected. In 1996, the under five mortality rate was on average 47‰ and the most affected provinces were Tibet, Jiangxi, Xinjiang and Yunnan. »
- (en) Epidemiological survey of congenital heart disease among people aged from 4 to 18 in Haidong area of Qinghai province.
- Chine: des enfants souffrant de maladies cardiaques reçoivent des soins médicaux
- (en) Growth of Han Migrants at High Altitude in Central Asia.
- Résumé.
- (en) Thierry Dodin, in Anne-Marie Blondeau, Katia Buffetrille, Wei Jing, Authenticating Tibet: Answers to China's 100 Questions, University of California Press, 2008, 364 p., p. 284 : « It is reported that China has deployed nuclear weapons and dumped nuclear waste in Tibet, damaging the environment there. Is that true? No. "On the contrary », « the authors deny that there have ever been nuclear weapons or disposal of nuclear wastes "in the TAR" (Question 32, 2001). [...] there are indeed no such reports in the case of the TAR [...]. »
- Militarization and Regional Peace « According to Nuclear Tibet, the first nuclear weapon was brought onto the Tibetan plateau in 1971 and stationed in the Tsaidam basin, in northern Amdo. China currently has approximately three hundred to four hundred nuclear warheads, of which several dozen are believed to be in Tibet ».
- (en) Tibetan Environment, International Campaign for Tibet : « Today there are at least 3 or 4 nuclear missile launch sites in Tibet housing an unknown number of warheads. »
- (en) Sheryl WuDUNN, Nuclear dump site reported in Tibet, The New York Times, 19 avril 1993 : « It is impossible to independently confirm some of the report's assertions. »
- The People's Liberation Army as Organization, James C. Mulvenon, Andrew N. D. Yang, chap. 11 : The Chinese Second Artillery Corps: Transition to credible deterrence, pp. 542-543 (voir en ligne [PDF])
- Second Artillery Corps, Nuclear Threat Initiative
- Chinese Nuclear Forces and U.S. Nuclear War Planning, FAS & NRDC, novembre 2006, pp. 67-70 [PDF]
- DF-4 Intermediate-range ballistic missile, sinodefence.com, mai 2006
- Xiao Qaidam [Hsiao-ch'ai-tan / Smaller Tsaidam 37°31'N 95°25'E]
- (en) Environment and Development Desk; Department of Information and International Relations; Central Tibetan Administration, Chapter 7: Nuclear Threats, 26 avril 2000 « Anti-Frigate Missile Centre at Drotsang.A new missile production centre is located at Drotsang (Ch. Ledu; 36.05N, 102.5E), 63 km east of Siling. The secret code number of this centre is 430. It was originally set up in 1986 and was massively expanded in 1995. It is a surrogate of the Ninth Academy and has been producing anti-frigate missiles which are being tested in Lake Kokonor (Chutter 1998). »
- UNESCO : Les arts Regong : Inscrit en 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Traité de paix sino-tibétain de 783
- Subdivision administrative autonome tibétaine de la République populaire de Chine