Kyi chu

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29° 20′ 27″ N 90° 45′ 38″ E / 29.340755, 90.760531

Rivière Kyi
La vallée de la  Kyi chu
La vallée de la Kyi chu
Caractéristiques
Longueur ?
Bassin ?
Bassin collecteur Yarlung Tsangpo
Débit moyen ?
Cours
Confluence Yarlung Tsangpo
Géographie
Pays traversés Drapeau du Tibet Tibet

La rivière Kyi (སྐྱིད་ཆུ་ sKyid chu en tibétain) alias rivière de Lhassa est un affluent nord du Yarlung Tsangpo au Tibet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l'invasion du Tibet par les Chinois, Peter Aufschnaiter, qui était ingénieur agronome de formation, conçut un barrage sur la rivière Kyi chu pour protéger le palais de Norbulingka des inondations ainsi qu'un canal d'amenée d'eau à Lhassa. Heinrich Harrer surveillait la réalisation des travaux[1].

En 1948, Heinrich Harrer doit intervenir afin de renforcer une digue qui protège le Norbulingka des inondations du Kyi chu, large de 2 kilomètres après la mousson. Pour effectuer cette tâche, Harrer dirige 500 soldats et 1 000 terrassiers, il obtient du gouvernement tibétain qu'un salaire soit versé aux ouvriers. Lors des travaux Harrer mentionne quelques difficultés, le rendement des tibétains est très inférieur à celui des travailleurs occidentaux. En particulier les ouvriers s'arrêtent de travailler pour secourir les vers de terre quand ceux-ci sont découverts. Plusieurs centaines de femmes travaillent sur le chantier et les soldats ne manquent pas de lancer des plaisanteries à leur égard, celles-ci leur répondent prestement. De plus Harrer dirige une flottille de 40 barques en peau de Yak. Les bateliers transportent des blocs de granit qui sont extraits d'une carrière située en amont du Norbulingka. Il indique par ailleurs que le chantier destiné à protéger le palais reçoit souvent la visite de membres du gouvernement tibétain. Avant de quitter le chantier, ils remettent des écharpes de soie et font distribuer des récompenses aux ouvriers[2].

Pollution et protection[modifier | modifier le code]

Avant 2011, les eaux usées de Lhassa étaient rejetées sans traitement dans les rivières. En juillet 2011, une usine de traitement des eaux usées, conçue pour traiter 50 000 tonnes d'eaux usées par jour, a été mise en service[3].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Heinrich Harrer Lhassa : le Tibet disparu, texte et photographies de Heinrich Harrer, Édition de La Martinière, 1997 Page 68
  2. Heinrich Harrer Sept ans d'aventures au Tibet, p. 209 et suivantes, traduction de Henry Daussy Arthaud, 1954 (ISBN 2-7003-0427-6).
  3. Chine : fin de la construction de la première entreprise de traitement des eaux usées à Lhassa, Le Quotidien du peuple en ligne, 15 juillet 2011.