Zhao Erfeng

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Zhao Erfeng

Zhao Erfeng ou Chao Erfeng (趙爾豊; 1845 – 1911; chinois: 季和) était un officiel mandchou[1] des Qing et des Huit Bannières, qui a appartenu à la Bannière bleue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avec son frère aîné Zhao Erxun, Zhao Erfeng est un des seigneurs de guerre chinois, qui, au moment du déclin de l'empire des Qing se partagèrent l'administration du Tibet.

Directeur-Général du Chemin de fer Sichuan - Hubei et agissant comme vice-roi de la province du Sichuan, ce général manchou réprima la révolte de 1905 dans la région du Kham (Tibet oriental) pendant laquelle un amban (gouverneur résident) et des missionnaires français avaient été tués.

James Huston Edgar de la Mission à l'Intérieur de la Chine à Bathang était sceptique au sujet du programme de pacification de Zhao Erfeng[2].

Il imposa durement des réformes sur le modèle chinois et créa la province du Xikang, au Tibet de l’Est, dont il devint amban en mars 1908, (dernier amban du Tibet) pendant que l'Amdo devenait la provinces du Qinghai sous la direction de son frère Zhao Erxun[3].

Sa sanglante répression lui valut le surnom de "boucher du Kham" ou de "Zhao le Boucher". Il mena des campagnes armées dans le Tibet, atteignant finalement Lhassa en 1910. Cette intrusion, considérée comme une invasion, entraîna l'exil en Inde du 13e Dalaï Lama. Celui-ci put traverser la vallée de Chumbi grâce au soutien de la population locale qui l'escorta jusqu'à la frontière pour le protéger des troupes de Zhao Erfeng à sa recherche, avec ordre de le capturer ou de le tuer[1].

Zhao Erfeng a été exécuté lors d'une révolte chinoise[1] l'année suivante au moment où l'Empire sombrait : il est considéré comme un des premiers seigneurs de la guerre qui dissolurent la Chine entre 1911 et la période communiste.

Références[modifier | modifier le code]

  • Adshead, Samuel Adrian M. Province and politics in late imperial China : viceregal government in Szechwan, 1898-1911. Scandinavian Institute of Asian Studies monograph series. no. 50. London: Curzon Press, 1984.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, Ch 11, p126, 2000, Calmann-Lévy
  2. (en) Wendy Palace, British Empire and Tibet 1900-1922, p. 57
  3. Elliot Sperling, The Chinese Venture in K'am, 1904-1911, and the role of Chao Erh- feng in The History of Tibet: The medieval period, c. 850-1895: the development of Buddhist paramountcy, Volume 2, Alex McKay, pp. 69-92

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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