Dzoungars

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne peuple dzoungar. Pour l'empire fondé par le peuple dzoungar, voir Khanat dzoungar.
En gris Régions chinoises habités par les mongols, On y voit l'importance que représentait le Khanat des Dzoungars sur la Région autonome du Xinjiang et la province du Qinghai.

Le nom de Dzoungars ou Jüüngars ou Tchoros (du mongol züün gar ; mongol bitchig : ᠵᠡᠭᠦᠨ ᠭᠠᠷ ; mongol cyrillique : Зүүнгар : main gauche) fait référence aux tribus mongoles (parmi les tribus Oïrats) qui formèrent et peuplèrent la Dzoungarie, région située entre l'Altaï et le Tian Shan, actuellement en territoire chinois, aux XVII et XVIIIème siècles. Historiquement, ils ont été l'une des principales tribus de la confédération des Quatre Oïrats. En 2010, 15 520 personnes ont affirmé être d'ascendance « Ööled » en Mongolie. Un nombre inconnu de descendants Dzoungars vivent également en Chine, en Russie et au Kazakhstan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Khanat dzoungar.

Vers 1616, les Torgut et une partie des Dörbets, mécontents de la domination des Tchoros, émigrent dans la région de la basse Volga avec 50 000 ou 60 000 hommes. Quelques années plus tard, ils sont suivis par les Qoshots, dirigés par Güshi Khan, qui émigrent dans le Qinghai vers 1640.

Ces Oïrats annexent le Mogholistan détenus par les Djaghataïdes à la demande de Ak-Taghlik, dans les années 1670, sous le commandement des Dzoungars (ou Tchoros), dans la vallée de l’Ili. Suivant l’ancienne organisation administrative et créent le Khanat dzoungar.

En 1676, Galdan devient le chef des Dzoungars (fin en 1697). Il dominera le bassin du Tarim en imposant la théocratie musulmane des Khodja (1678-1680).

En 1717, les Dzoungars ont battu et tué Lhazang Khan, petit-fils de Güshi Khan, et dernier Roi Khoshut-Oïrats influent au Tibet qu’il tente de reprendre en 1705. Les Dzoungars de Tsewang Rabdan, neveu de Galdan, s’emparent de Lhassa. Ils sont d’abord vus comme des libérateurs, avant qu’ils ne pillent et détruisent les monastères non gelugpa.

Le Kelzang Gyatso, 7e dalaï-lama est soustrait aux Dzoungars par son père et se réfugie au monastère de Kumbum, dans la province de Qinghai au nord-est du Tibet où il se retrouve protégé par la dynastie Qing mandchoue, sous le règne de Kangxi.

Reconquête Mandchoue[modifier | modifier le code]

Tsewang Rabdan continue ses conquêtes et prend les territoires des Khalkhas en Mongolie-Intérieure.

En 1720, les troupes de Kangxi reprennent Lhassa et y remettent Kelzang Gyatso, 7e dalaï-lama sur le trône religieux du Tibet.

Vers 1731, les Dzoungars envahissent également le territoire des mongols Khalkhas en Mongolie-Intérieure, mais ces derniers les repoussent[1].

En 1735, Yongzheng offre un accord à Galdan Tseren.

Entrée des troupes mandchoues près du fleuve Yili en 1755, se rendant sans combattre (Jean Damascene / An Deyi (安德義)

En 1757 la Dzoungarie fut annexée par la Chine après une campagne brutale. Wei Yuan a estimé au XIVe siècle que la population totale des Dzoungars avant la conquête était de 600 000 personnes, et que parmi la moitié qui furent comptée, 40 % moururent de la variole, 20 % s'enfuirent vers la Russie et les tribus kazakhes, et 30 % furent tués par l'armée impériale[2]. Wen-Djang Chu a résumé le récit de Wei Yuan en disant que 80 % des Dzoungars furent détruits par la maladie et la guerre[3], ce qui a été repris par Clarke[4]. Le pays est alors repeuplé par des musulmans de Kachgarie (Tarantchis) et du Gansu (Dounganes).

Elle commence à disparaître à cause de ses traditions consanguines[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Grousset, « L’Empire des steppes — Attila, Gengis-khan, Tamerlan », Classiques de l'Université du Québec à Chicoutimi, p.658-659 « Galdan Tséreng chercha à exploiter le désastre des Chinois en envoyant son oncle Tséreng Dondoub envahir le pays khalkha. De Kobdo délivrée, Tséreng Dondoub poussa jusqu’au Kéroulèn, mais les Khalkha résistèrent énergiquement, fortifiant, nous dit le Tong houa lou, les passages de la rivière Baidarik, du Touin et de l’Ongkin, et les Djoungar ne purent se maintenir chez eux (fin 1731). »
  2. (zh) Yuan Wei, Sheng Wu Ji (聖武記), vol. 4, p. 10-12
  3. (en) Wen-Djang Chu, The Moslem Rebellion in Northwest China 1862-1878, The Hague, Paris, Mouton & co.,‎ 1966, p. 1
  4. In the Eye of Power, Michael Edmund Clarke, see references p37

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