François Weyergans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Francois Weyergans)
Aller à : navigation, rechercher

François Weyergans

Activités écrivain et réalisateur
Naissance 2 août 1941
Etterbeek, Drapeau de la Belgique Belgique
Langue d'écriture français
Genres roman
Distinctions Prix Renaudot (1992)
Prix Goncourt (2005)

François Weyergans, né le 2 août 1941[1] à Etterbeek (Bruxelles) en Belgique, est un écrivain et réalisateur franco-belge. Il est le seul auteur à avoir reçu le Prix Renaudot pour La Démence du boxeur en 1992 et le Prix Goncourt en 2005 pour Trois jours chez ma mère ; il est membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son patronyme vient d'un grand-père paternel forgeron allemand qui vécut à Cologne et qui travaillant en 1914 à Liège dans la construction ferroviaire, prit la nationalité belge « en 24 heures », évitant ainsi l'internement[2]. Fils de Franz Weyergans, écrivain lui aussi, et d’une mère avignonnaise[3] (qui a vécu plusieurs années à Forcalquier), il a mené sa scolarité au Collège Saint-Michel puis dans la même école qu'Hergé, l'Institut Saint-Boniface-Parnasse. Il suit ensuite les cours de l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) et se passionne pour Bresson et Godard.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il écrit des critiques dans Les Cahiers du cinéma de décembre 1960 à juillet 1966.
Il réalise en 1961 un premier film sur Maurice Béjart.
À la suite d'une analyse, il publie en 1973 un compte rendu sarcastique de sa cure. C'est la substance de son roman Le Pitre, remarqué par la critique, qui obtient le prix Roger-Nimier.
Puis, en 1981, Macaire le Copte (Gallimard) est consacré par le prix Rossel en Belgique et obtient aussi le prix des Deux Magots en France. Dès lors, Weyergans se voue entièrement à la littérature, travaillant la nuit, de onze heures du soir au lendemain midi.
Le Radeau de la méduse (Gallimard, Paris, 1983) reçoit le prix Méridien des quatre jurys et La Démence du boxeur obtient le prix Renaudot en 1992. Il écrit aussi Franz et François, allusion à son père et à lui-même, La Vie d'un bébé. Son roman Trois jours chez ma mère obtient le prix Goncourt le 3 novembre[4] 2005 au terme d'une intense compétition avec le roman phare de la rentrée littéraire de cette année-là, La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq.

Il a été élu le 26 mars 2009 à l'Académie française au fauteuil de Maurice Rheims, laissé vacant par le décès d'Alain Robbe-Grillet. Sa réception sous la coupole est célébrée le 16 juin 2011 avec un discours d'accueil prononcé par Erik Orsenna et son double éloge[5] de ses deux prédécesseurs au fauteuil 32[3].

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages
Longs métrages

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Le 2 août 1941 selon le site de l’Académie française, mais le 9 décembre 1941 selon le site Internet Movie Database.
  2. Interview, sur LeTemps.ch. Consulté le 21 mai 2012
  3. a et b François Weyergans en habit vert dans Le Monde du 16 juin 2011.
  4. http://www.prix-litteraires.net/goncourt.php
  5. Alain Robbe-Grillet refusa en effet sa réception à l'Académie, par « costumophobie », et de fait ne prononça jamais l'éloge de son prédécesseur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]