François Cheng

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

François Cheng

Description de l'image  François Cheng.jpg.
Nom de naissance 程抱一
Chéng Bàoyī
Activités essayiste, poète, calligraphe, romancier, universitaire, traducteur, académicien français
Naissance (84 ans)
Nanchang
Langue d'écriture chinois, français
Genres Essai, poésie, roman
Distinctions
Prix Femina (1998), Grand Prix de la francophonie de l'Académie française (2001), Membre de l'Académie française (fauteuil 34)

Œuvres principales

François Cheng (nom d'auteur, en chinois : , « Qui embrasse l'Unité », Chéng Bàoyī en transcription phonétique pinyin), né le en Chine, à Nanchang, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nom originel chinois : Cheng Chi-Hsien 程纪贤. Issu d'une famille de lettrés, après des études à l'Université de Nankin, François Cheng arrive à Paris avec ses parents en 1948 lorsque son père obtient un poste à l'Unesco. Alors que sa famille émigre aux États-Unis en 1949 en raison de la guerre civile chinoise, il décide de s'installer définitivement en France, motivé par sa passion pour la culture française. Il se consacre à l'étude de la langue et de la littérature françaises en vivant dans le dénuement et la solitude[1] avant de faire dans les années 1960 des études universitaires, en préparant un diplôme de l'École pratique des hautes études (EPHE)[2],[3]. Il se lance aussi dans des traductions en chinois de poèmes français puis celles de poèmes chinois en français[4].

Tout d'abord, il publie de la poésie en chinois à Taïwan et à Hong Kong. Ce n'est que tardivement (en 1977) qu'il écrit en français, sur la pensée, la peinture et l'esthétique chinoises et aussi des ouvrages poétiques. Jugeant avoir acquis assez d'expérience, il peut ensuite se lancer dans l'écriture de romans. Il publie également un album de ses propres calligraphies.

Depuis 2008, il est membre du comité d'honneur de la Fondation Chirac[5], créée pour agir en faveur de la paix dans le monde. Il est également membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine cultuel français.

Il est le père de la sinologue Anne Cheng.

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2000, il reçoit le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double Chant. En 2001, François Cheng reçoit le Grand Prix de la francophonie de l'Académie française. Le , il devient membre de l'Académie française; premier Asiatique élu, il est le vingtième récipiendaire du fauteuil 34. Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie.

Il a été promu Officier de la Légion d'honneur le [6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Analyse formelle de l'œuvre poétique d'un auteur des Tang : Zhang Ruoxu 1970
  • Le Pousse-pousse, de Lao She (traduction, 1973)
  • L'Écriture poétique chinoise, Éditions du Seuil, 1977 et 1996
  • Vide et plein : le langage pictural chinois, Éditions du Seuil, 1979
  • L'Espace du rêve : mille ans de peinture chinoise, Phébus, 1980
  • Sept poètes français 1983
  • Henri Michaux, sa vie, son œuvre, 1984
  • Chu Ta : le génie du trait, Phébus, 1986
  • Some Reflections on Chinese Poetic Language and its Relation to Chinese Cosmology dans The Vitality of the Lyric Voice, 1986
  • The Reciprocity of Subject and Object in Chinese Poetic Language dans Poetics East and West, 1988
  • De l'arbre et du rocher, poèmes, Fata Morgana, 1989
  • Souffle-Esprit, Éditions du Seuil, 1989 et 2006
  • Entre source et nuage, Voix de poètes dans la Chine d'hier et d'aujourd'hui, Albin Michel, 1990 et 2002
  • Saisons à vie, poèmes, Encre marine, 1993
  • Trente-six poèmes d'amour, poèmes, Unes, 1997
  • Quand les pierres font signe, 1997 (avec Fabienne Verdier)
  • Le Dit de Tianyi, Albin Michel, 1998 (Prix Femina)
  • Double chant, Encre Marine, 1998 (Prix Roger Caillois)
  • Shitao : la saveur du monde, Phébus, 1998 (Prix André-Malraux)
  • Cantos toscans, Unes, 1999
  • D'où jaillit le chant, Phébus, 2000
  • Poésie chinoise, poèmes, Albin Michel, 2000
  • Et le souffle devient signe, Iconoclaste, 2001
  • Qui dira notre nuit, poèmes, Arfuyen, 2001
  • L'éternité n'est pas de trop, Albin Michel, 2002
  • Le Dialogue, Une passion pour la langue française, Desclée de Brouwer, 2002
  • Le Long d'un amour, poèmes, Arfuyen, 2003
  • Le Livre du vide médian, poèmes, Albin Michel, (2004) - édition revue et augmentée, 2009
  • Que nos instants soient d'accueil, avec Francis Herth, Les Amis du Livre contemporain, 2005
  • À l'orient de tout, poèmes, Gallimard, 2005
  • Cinq méditations sur la beauté, Albin Michel, 2006 (ISBN 2226172157)
  • Pèlerinage au Louvre, Flammarion et Musée du Louvre éditions, 2008
  • L'Un vers l'autre, Editions Albin Michel, 2008
  • Œil ouvert et cœur battant, Desclée de Brouwer, 2011
  • Quand reviennent les âmes errantes, Albin Michel, 2012 (ISBN 978-2-226-24008-8)
  • Cinq méditations sur la mort. Autrement dit sur la vie, Albin Michel, 2013 (ISBN 978-2-226-25191-6)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Bertaud, François Cheng. Un cheminement vers la vie ouverte, Éditions Hermann, 2009; et 2de édition, révisée et complétée, Hermann, 2011.
  • Yinde Zhang, « François Cheng ou dire la Chine en français », Revue de littérature comparée, 2/2007, n° 322, p. 141-152. [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Cheng, Assise, Albin Michel, Paris 2013, p.10
  2. Francois Cheng (Cheng Chi-Hsien), Analyse formelle de l'œuvre poétique d'un auteur des Tang, Zhang Ruo-xu, sous la direction d'Alexis Rygaloff, École pratique des hautes études, 1969, édition EPHE - Paris Mouton, 1970.
  3. François Cheng ou dire la Chine en français par Yinde Zhang, Revue de littérature comparée 2/2007 (n° 322), p. 141-152.
  4. Antoine Gaudemar,Les tribulations d'un Chinois en Cheng. Passeur en France de la culture chinoise et en Chine de la poésie française, François Cheng narre, dans «le Dit de Tianyi», l'itinéraire d'une génération de Chinois qui s'achève dans le chaos de la Révolution culturelle. Libération, 5 novembre 1998
  5. Comité d'honneur de la Fondation Chirac
  6. « La Légion d'honneur du Nouvel An », Le Figaro, 1er janvier 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]


Précédé par François Cheng Suivi par
Jacques de Bourbon Busset
Fauteuil 34 de l’Académie française
2002-
Membre actuel