Ferdinand Foch
| Naissance | 2 octobre 1851 Tarbes, France |
|---|---|
| Décès | 20 mars 1929 (à 78 ans) Paris, France |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Artillerie |
| Grade | Général de division |
| Années de service | 1870 – 1918 |
| Conflits | Première Guerre mondiale |
| Commandement | 13e Division d'Infanterie 8e Corps d'Armée 20e Corps d'Armée IXe armée 1918 : Commandant en chef des troupes alliées |
| Faits d'armes | Bataille de la Marne Offensive finale de 1918 |
| Distinctions | Maréchal de France Maréchal de Grande-Bretagne Maréchal de Pologne Grand-croix de la Légion d'honneur Médaille militaire Croix de guerre 1914-1918 |
| Hommages | Le porte-avions Foch |
| Autres fonctions | Élu à l'Académie française (fauteuil 18) |
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Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, né le 2 octobre 1851 à Tarbes et mort le 20 mars 1929 à Paris, est un officier général et académicien français. Il fut le commandant-en-chef des forces alliées sur le front de l'Ouest pendant la Première Guerre mondiale.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Jeunesse et famille [modifier]
Ferdinand Jean Marie Foch est né à Tarbes, le 2 octobre 1851. Ferdinand est le sixième des sept enfants[1] de Napoléon Foch (1803-1880) et de Sophie Dupré (1812-1883). Son père est un fonctionnaire originaire du Comminges (Gascogne). Quant à sa mère, elle est la fille de Jacques-Romain Dupré (Loriol, 1771 - Argelès-de-Bigorre Hautes-Pyrénées, 26 janvier 1852[2]), retraité capitaine, chevalier de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), chevalier de l'Empire, et de Marie-Anne Ducot. Sophie avait un frère, le chevalier Germain Dupré (10 janvier 1811-« Argelès-de-Bigorre[3] » (Hautes-Pyrénées) - Montpellier, ✝ 11 décembre 1893), médecin et sénateur.
Suivant les affectations administratives de son père, il suivit sa scolarité à Tarbes, à Rodez, Baccalauréat de lettres puis de sciences à la faculté de Lyon. Les collèges jésuites de Saint-Étienne et Saint-Clément de Metz d'où il est chassé par les Allemands et la guerre de 1870, son collège est occupé par un bataillon de Poméraniens. Il passe les concours à Nancy et en novembre 1871 il intègre l'École polytechnique. Le 5 novembre 1883, il se marie avec Julie Bienvenüe (1860-1950) à l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), une petite-cousine de Fulgence Bienvenüe, créateur du métro de Paris. Le couple aura quatre enfants[4] :
- Marie Foch (1885-1972), épouse de Paul Bécourt (✝ 22 août 1914), mort pour la France et postérité dont Jean Bécourt-Foch (1911-1944), compagnon de la Libération ;
- Anne Foch (1887-1981), épouse d'Alex Fournier (✝ 1929), postérité ;
- Eugène Foch (né et ✝ 1888) ;
- Germain Foch (1889 - 22 août 1914), mort pour la France.
À la déclaration de guerre contre l'Allemagne, en 1870, il s'engage au 4e régiment d'infanterie. À la fin de la guerre franco-prussienne, il décide de rester dans l'armée et intègre l'École polytechnique, choisit l'école d'application de l'artillerie et du génie dont il sort en 1873 comme officier d'artillerie. Il est affecté comme lieutenant au 24e régiment d'artillerie. En 1876, il suit au sein de l'école de cavalerie le stage des officiers d'artillerie montée. Le 30 septembre 1878, il devient capitaine. Il arrive à Paris le 24 septembre 1879 comme adjoint au service du personnel du dépôt central de l'artillerie. Il entre ensuite à l'École supérieure militaire comme élève, effectue en 1885 le stage de l'école au 16e corps d'armée et devient lui-même professeur à cette école de 1895 à 1901. Il y est professeur d'histoire militaire, de stratégie et tactique générale, et devient l'un des théoriciens français de l'offensive. Il se fait connaître par ses analyses critiques de la guerre franco-prussienne et des guerres napoléoniennes. Il poursuit son ascension dans l'armée : promu lieutenant-colonel en 1898, il est nommé colonel en 1903, puis général de brigade (1907).
Il assume le commandement de l'École de Guerre de 1907 à 1911, année où il est nommé général de division ; puis en 1913, général commandant de corps d'armée, à la tête du 20e corps d'armée de Nancy.
La société [modifier]
Son dernier frère, Germain Foch (1854-1929), qui lui survivra quelques mois, deviendra jésuite, ce qui freina peut-être la progression de Ferdinand Foch dans l'armée, le gouvernement républicain étant très anticlérical. Il croisera un contexte politique marquant l'affaire des fiches, affaire Dreyfus, loi de séparation des Églises et de l'État. « Le capitaine Foch du 10e RA est affilié à l'Union catholique. Son nom a été relevé au bureau central rue de Verneuil[5]», dans l'affaire des fiches.
Si Georges Clemenceau moqua ceux qu'il appelait "les généraux de jésuitières" (comme Castelnau) il empêcha Foch, qu'il avait fait mander lors de la "Grande Guerre", d'interrompre sa messe quotidienne pour le rejoindre.
Foch fut l'ami de Gustave Doré chez qui il croisa Sarah Bernhardt, Pierre Loti, Charles Gounod, Louis Majorelle et participa à la vie parisienne intense de l'avant-guerre.
Foch et la Première Guerre mondiale [modifier]
Durant la Grande Guerre, il commande le 20e corps d'armée de Nancy, appartenant à la IIe armée du général de Castelnau. Le 14 août 1914, pendant la bataille de Lorraine, son corps avança vers la ligne Sarrebourg-Morhange, subissant de lourdes pertes. La déroute du 15e corps à sa droite le contraignant, cependant, à la retraite. Foch parvint à bien gérer la situation en couvrant la retraite pour livrer la bataille du Grand Couronné qui couvre Nancy et en contre-attaquant, empêchant les Allemands de traverser la Meurthe.
C'est pour ces actes qu'il fut choisi pour commander la IXe armée lors de la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britanniques, françaises et belges durant la course à la mer. Avec le chef de l'état-major, Maxime Weygand, Foch dut gérer la retraite de la Marne, alors qu'il venait à peine d'être nommé à son poste. Il aura alors ces mots restés célèbres : « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque. »[6]. Sa contre-attaque était la mise en pratique d'idées qu'il avait développées en tant qu'enseignant, elle lui permit de mettre un terme à l'offensive de l'armée allemande. Ce succès lui valut une nouvelle promotion et le 4 octobre 1914, il fut nommé commandant-en-chef adjoint de la zone Nord, avec le général Joffre. Le 13 octobre, les Allemands lancèrent une nouvelle offensive, contenue au prix de pertes très lourdes ; situation qui se reproduisit à nouveau lors de la première bataille d'Ypres. À chaque fois, Foch parvenait à sortir les troupes françaises de situations très difficiles.
À l'origine de la bataille de l'Artois (1915) et de celle de la Somme (1916) il tombe en disgrâce provisoire, conséquence de sanglants échecs, (Lucien Lacaze, ministre de la marine et par intérim de l'armée : « au moment où l'état de votre santé vous oblige à abandonner provisoirement un commandement actif, le gouvernement tient à témoigner, une fois de plus par la plus haute des distinctions militaires (médaille militaire) la reconnaissance du pays ». En décembre 1916, le général Joffre le relève du commandement du GAN (groupe d'armée nord). Joffre sera lui-même limogé quelques jours plus tard. Cette disgrâce est relative car le général Lyautey, nouveau ministre de la guerre lui fait obtenir un commandement provisoire du groupe d'armée de l'est (GAE), le 18 janvier 1917, car le général Curières de Castelnau est en tournée en Russie. Il lui est également confié la tâche de réfléchir à l'éventualité d'une violation de la neutralité de la Suisse, il a son poste à Senlis. Plus tard, il sera envoyé en Italie pour rétablir la situation après le désastre de la bataille de Caporetto.
Le 22 août 1917, se tient la première séance de la commission d'enquête (le général Joseph Brugère en est le président, le général Gouraud et Foch y siègent) « chargée d'étudier les conditions dans lesquelles s'est effectuée l'offensive dans la région de l'Aisne du 16 au 23 avril 1917 (bataille du Chemin des Dames) et de déterminer le rôle des généraux qui ont exercé le commandement dans cette offensive »[7] . C'est une mission délicate, « qu'il condamne et il sera accusé par les militaires d'ignorance… qu'il excuse, et il lui sera reproché par les politiques indulgence et esprit de clan »[8]. Le 27 octobre, 2 divisions françaises, 2 divisions britanniques, de l'artillerie lourde et un QG sont dirigés vers l'Italie. Le 28 octobre 1917, le général Duchêne commande sur place une aide franco-britannique sur le front italien. Foch arrive le 29 à Trévise. Il restera en poste de nombreux mois.
Le 7 novembre, le Conseil suprême de guerre, où chaque pays est représenté par le chef et un membre de son gouvernement, est instauré « en vue d'assurer une meilleure coordination de l'action militaire sur le front occidental [… et] de veiller à la conduite générale de la guerre. »[9]. Il a son siège à Versailles.
Le 26 mars 1918, à Doullens, il est nommé commandant-en-chef du front de l'Ouest, avec le titre de généralissime, « le général Foch est chargé par les gouvernements britanniques et français de coordonner l'action des armées alliées sur le front de l'ouest »[10]. Bien qu'il ait été surpris par l'offensive allemande au Chemin des Dames, il parvient à bloquer les dernières offensives allemandes de l'année 1918. Le 6 août 1918, il est fait maréchal de France, et c'est avec cette distinction qu'il planifie et mène l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l'armistice, le 11 novembre 1918.
Il fait partie des signataires alliés de l'armistice de 1918 conclu dans la clairière de Rethondes. Il est élevé à la dignité de maréchal du Royaume-Uni et de Pologne, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Le jour de l'armistice, il est nommé à l'Académie des sciences, et dix jours plus tard il est élu à l'Académie française, au fauteuil no 18.
La Conférence de paix de Paris [modifier]
Dès janvier 1919, une conférence internationale réunit à Paris les États vainqueurs pour préparer les traités de paix, sans la présence de représentants des pays vaincus. La France, les États-Unis et l'Angleterre supervisent la conférence de la paix. Par le traité de Versailles (signé le 28 juin 1919), l'Allemagne est forcée de reconnaître sa responsabilité dans la guerre (article 231 du traité). Alors que les Allemands refusent de signer le traité de Versailles, le maréchal Foch menace de reprendre l'offensive[réf. nécessaire]. Malgré cela, Foch ne semblait pas dupe de l'iniquité du traité, ce qui lui fera dire non sans une certaine pré-science que « ce n'est pas une paix, c'est un armistice de 20 ans »[11]. Les différents traités de paix feront perdre à l'Allemagne 1/7 de son territoire et toutes ses colonies, qui sont attribuées à la France et à l'Angleterre.
Appréciations de la pensée et des actions de Foch [modifier]
À la parution en librairie du Mémorial de Foch, Clemenceau a eu sur lui ce mot : « Il se prend pour Napoléon [...] Il y a du César dans le maréchal. Enfin, un César passé par l'École de guerre[12]. »
Il fut un adepte de l’offensive à outrance en s’inspirant de Clausewitz et de Napoléon Ier. Ses idées eurent une grande influence sur les officiers français en 1914. On lui a reproché par la suite un aveuglement envers les nouvelles armes (l’aviation, les chars…) et son refus d’une dernière offensive en Lorraine en 1918 afin de prendre des gages.
Après-guerre [modifier]
En 1919, il devient le président du Conseil supérieur de la guerre[13]. La même année, l'hôtel de Noirmoutier, au 138 rue de Grenelle à Paris, lui fut attribué; il y mourut le 20 mars 1929.
Des obsèques nationales eurent lieu le 26 mars 1929[14]
Le maréchal Foch repose sous le dôme des Invalides à Paris parmi les grands maréchaux de France qui ont servi la France.
Son tombeau est l’œuvre de Paul Landowski, sculpteur officiel de l’entre-deux-guerres et membre de l’Académie des Beaux-Arts[15].
La parution posthume du Mémorial de Foch fit réagir Clemenceau « par goût de la vérité et, plus encore, de l'équité et de la justice » (Gaston Monnerville, Clemenceau, 1968) en rédigeant, à 88 ans et en sept mois, Grandeurs et misères d'une victoire, son ultime ouvrage, également posthume (avril 1930).
Grades, distinctions et décorations [modifier]
Grades [modifier]
- 20 juin 1907 : général de brigade.
- 21 septembre 1911 : général de division
- 30 septembre 1916 : général de division, maintenu en activité sans limite d'âge.
Dignité et distinctions [modifier]
- 6 août 1918 : maréchal de France.
- 19 juillet 1919 : field marshal britannique
- 13 avril 1923 : « Marszałek Polski (pl) » (en français : « maréchal de Pologne »)
Décorations [modifier]
- Légion d'honneur :
- Médaille militaire - 21 décembre 1916.
- Croix de guerre 1914-1918.
- Médaille commémorative de la guerre 1870-1871.
- Officier de l’Instruction publique.
- Chevalier grand croix de l'ordre du Bain, ordre du Service distingué (Royaume-Uni)
- Grand croix de l'ordre de Virtuti Militari (Pologne)
- Grand cordon de l'ordre de Léopold : (Belgique)
- Grand croix du Ouissam El Alaouite chérifien : (Maroc)
- Distinguished Service Medal (États-Unis)
- Ordre de Lāčplēšis de 3e classe : (Lettonie)
Honneurs [modifier]
Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'université Jagellon de Cracovie en 1918[16].
Hommages [modifier]
- Foch pyrénéen, par Pierre Dumas, Éditions Edouard Privat, 1929, Toulouse.
- Dagnan-Bouveret fit de Foch un portrait qui fut exposé au Salon des artistes français et est à l'exposition « Les Maréchaux de France » au palais de la Légion d'honneur à Paris en 1922 (reproduit h.t. dans l'article d'Albéric Cahuet dans L'Illustration n°4132 du 13/05/1922 - arch.pers.).
Désignations [modifier]
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Son nom fut donné à deux navires de la marine française:
- Le croiseur Foch, lancé en 1931 et coulé lors du sabordage de la flotte française à Toulon en 1942;
- Le porte-avions Foch (R 99), mis en service en 1960 et qui fut rebaptisé São Paulo après sa vente au Brésil en 2000.
Noms de voie et de lieu [modifier]
De prestigieuses voies de différentes villes françaises ou de pays alliés de la France durant la Première Guerre mondiale mais aussi d'autres lieux furent également nommés d'après le maréchal Foch dont :
- En France
- l'avenue Foch à Paris;
- l'avenue Maréchal Foch à Lyon;
- l'avenue Maréchal Foch à Nice;
- l'avenue Foch au Havre;
- l'avenue du Maréchal Foch à Metz, redevenue française en 1918, remplaça le Kaiser Wilhelm Ring;
- l'avenue du Maréchal Foch à Bayonne;
- le Boulevard Maréchal Foch à Grenoble;
- le boulevard du Maréchal-Foch à Angers;
- la place du Maréchal-Foch à Nantes;
- La place du Maréchal Foch à Amiens sur laquelle se trouve le monument aux Morts de la ville et la gare de Saint-Roch;
- la rue du Maréchal Foch à Saint-Avold (Moselle);
- la rue Maréchal Foch dans sa ville natale, à Tarbes;
- la « gare Foch », l'autre nom de la gare de Dijon-ville;
- le lycée Ferdinand-Foch de Rodez, dont le futur maréchal fut l'élève et nommé ainsi depuis 1931;
- un bâtiment de l'École polytechnique, à Palaiseau;
- une station du métro de Lyon, la station Foch;
- une rue à Cassel dans le Nord où Foch avait établi un temps son état-major ;
- À l'étranger
- Fochville, une ville d'Afrique du Sud nommée d'après lui en 1920;
- l'avenue Maréchal Foch à Bruxelles;
- La rue Foch, arrondissement de Verdun à Montréal.
Statues et monuments [modifier]
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De nombreuses statues, souvent équestres, ont été érigées dont à :
- la clairière de l'Armistice, statue en pied réalisée par Firmin Michelet et érigée en 1937. Durant l'Occupation, Hitler fera dynamiter tous les monuments de la clairière, à l'exception de la statue de Foch.
- Paris, sur la place du Trocadéro, statue équestre œuvre de Robert Wlérick et de son élève Raymond Martin. Commandée en 1936 et inachevée avant l'Occupation, elle sera achevée par Raymond Martin après la mort de Wlérick en mars 1944 et érigée après guerre.
- Londres, près de la gare Victoria, statue équestre œuvre de Georges Malissard, réplique de celle érigée à Cassel, érigée en 1930 à l'initiative du duc de Wesminster et inaugurée par le prince de Galles[17]
- Tarbes, sa ville natale, une statue équestre, réalisée par Firmin Michelet. Installée au bout des actuelles allées Leclerc, elle prit la place de la statue de Larrey qui fut déplacée un peu plus loin. On retrouve également plusieurs bustes de Foch dans des villes du département des Hautes-Pyrénées.
- Lille, statue en pied érigée en 1936 dans le square Maréchal Foch, près de la Grand Place, œuvre d'Edgar Boutry
- Cassel, dans le Nord, statue équestre réalisée par Georges Malissard (le socle est l'œuvre d'Edgar Boutry), inaugurée en la présence du maréchal en 1928.
Autres hommages [modifier]
Portent également son nom :
- un cépage de raisin noir, le Maréchal Foch, produit en Amérique du Nord;
- la Chaire de littérature française Maréchal Foch, chaire universitaire de l'université d'Oxford, créée en 1918;
- la 16e promotion du Collège interarmées de défense[18].
Tableau dressé par des contemporains [modifier]
- « Celui-ci [Foch] pouvait expliquer un plan de bataille entièrement par des gestes et quelques exclamations de dessous ses moustaches frémissantes. »[19]
- « Ses phrases sont hachées, incomplètes, dédaigneuses de la correction grammaticale. Il procède par à-coups, néglige les transitions, désigne par 'il' la personne à laquelle il songe, sans l'avoir nommée. Sa conversation est donc une série de devinettes. Elle est pleine de trous. C'est alors que la pantomime vient à son secours.»[20]
- Les Américains le vouent au nues « Foch est le soldat français typique. En lui résident la foi chrétienne et le courage serein de Bayard sans peur et sans reproche, le travail intellectuel permanent, la volonté et la puissance d'apprendre de Turenne, l'abnégation de Desaix, la générosité, la bravoure et la force du plus brillant des théoriciens militaires, Charles Ardant du Picq. »[21]
- « Il [Foch] surpasse tous les généraux que j'ai connus. C'est un esprit ouvert, quoiqu'un peu systématique. Beaucoup de souplesse et de rondeur méridionales avec les Italiens. »[22]
- Foch est très pieux, il prie souvent, s'en remet à la vierge « Maintes fois je me suis vu pris. Alors je m'accrochais à Elle, comme un enfant de deux ans s'accroche à sa mère. Je lui demandais l'inspiration. Elle nous a toujours sauvés. »[23]
- « J'ai prié le Sacré-Cœur, je l'ai prié chaque jour surtout pendant le mois de juin, comme j'ai prié la Sainte Vierge, comme j'ai prié le Saint Esprit, que j'invoque tous les jours, comme j'ai prié sainte Anne, et tous les saints du Paradis, y compris leur maître à tous. »[24]
Citations [modifier]
- « La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait. » (1903)[25]
- « La guerre a été perdue parce que le commandement, le pays n'ont pas voulu la gagner. »[26]
- « Les aéroplanes sont des jouets scientifiques intéressants, mais ne présentent pas de valeur militaire. » (1911)
- « Il faut travailler, toujours travailler pour nous tenir au courant, car les moyens évoluent, les solutions sont chaque jour différentes. Faire la guerre prochaine avec les procédés de la dernière, quelle utopie ! Il faudra que le chef d’alors improvise des solutions nouvelles. Travaillez… les improvisations géniales sur le champ de bataille ne sont que le résultat des méditations antérieures. » (conférence à l'École navale – août 1920).
- « Ce n'est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans. » (1920)
- « De gouverner, c'est prévoir, on a fait: gouverner, c’est attendre » (Les Cahiers – 1926)
- « J'aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu’une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)
- « Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »
- « Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne - 8 septembre 1914)[27]
- « Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."»
- « Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.»
Ses écrits [modifier]
- Écrit dans La Revue de la cavalerie un article sur l'artillerie de la division de cavalerie au combat, un autre sur Mitrailleuse ou canon, une conférence sur L'Attaque décisive
- Les Principes de la guerre. Conférences faites à l'École supérieure de guerre, Berger-Levrault, (1903)
- Ferdinand Foch, Des principes de la guerre, Economica, (2007), 317 p. (ISBN 978-2-717-85480-0) (réédition)
- La Conduite de la guerre, Berger-Levrault, (1905)
- Mémoire pour servir à l'histoire de la guerre 1914-1918, Plon, (1931)
Galerie de photographies [modifier]
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Plaque sur le 138, rue de Grenelle à Paris où le maréchal Foch mourut.
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Statue de Foch au centre de la place du Trocadéro-et-du-11-Novembre, à Paris.
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Hitler (la main au côté) et ses généraux devant la statue du maréchal Foch avant la signature de l'armistice de 1940.
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Blason de Foch : D'or à deux palmes posées en sautoir de sinople, nouées en pointe de gueules, accompagnées en cœur d'un écusson de gueules chargé de trois épées hautes d'argent, montées d'or, posées deux en sautoir, une en pal et chargées d'un globe, cerclé et croiseté d'or ; au chef d'azur chargé de sept étoiles d'or ordonnées 2, 3 et 2.
Notes et références [modifier]
- Dont Gabriel Foch (1850-1925), avoué près le Tribunal de Tarbes, et postérité à nos jours.
- Notice no LH/860/21, base Léonore, ministère français de la Culture
- Armorial du Souvenir
- voir tableaux généalogiques, in Foch, de Jean Autin - Ed. Perrin 1998
- APPP BA 1627
- Mots que J-C Notin ne retrouve pas malgré des recherches dans son ouvrage de référence
- SHD DAT 9Y528, dossier militaire du maréchal Foch
- J-C Notin, op. cit.
- J-C Notin, op. cit. page 293
- texte signé par Milner et Clemenceau
- Winston Churchill, Mémoires de guerre 1919-1941, p. 27, ISBN 978-2-84734-562-9
- Gilbert Prouteau, Le Dernier Défi de Georges Clemenceau, France-Empire, 1979, p. 257
- http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Foch/119769
- Cérémonies publiques, funérailles nationales et obsèques aux frais de l'État (1899-1943), inventaire d'Anne Alonso, Archives nationales.
- http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=898
- (pl) Uniwersytet Jagielloński w Krakowie - Wyróżnienia - Godność doktora honoris causa
- "Georges Malissard, sculpteur au parcours atypique", La Voix du Nord, 1er mars 2010
- Promotion Foch du Collège interarmées de défense.
- Frederick Palmer, My Second Year of the War, New York, DODD, MEAD & COMPANY, 1917
- Lt-colonel Emile Mayer, Nos chefs de 1914, Paris, Stock, 1930.
- Major Robert M. Johnston, USNA, GENERAL FOCH: An Appreciation, Boston & NY: Houghton Mifflin Company, 1918.
- Abel Ferry in Carnets secrets de 14-18, suivi de Lettres et de notes de guerre, Grasset, 2005.
- Brochure Poligan. Fête du centenaire du maréchal Foch (janvier 1962).
- Chanoine J. Briel, Hommes et faits vu par le maréchal Foch, Tolra, 1903.
- Les Principes de la guerre. Conférences faites à l'École supérieure de guerre, Paris, Berger-Levrault, 1903
- J-C Notin, FOCH, 2008
- (fr)(en) Citations de Foch.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Pierre Dumas, Foch Pyrénéen, Éditions Édouard Privat, Toulouse, 1929
- Jean-Christophe Notin, Foch, Perrin, septembre 2008, 648 p. (ISBN 978-2-262-02357-7)
- Rémy Porte, Ferdinand Foch - Vouloir c'est pouvoir, 14-18 Editions, 2009, 83 p. (ISBN 978-2-916385-26-6)
- Porte, Rémy, et F Cochet, Ferdinand Foch, 1851-1929: Apprenez à penser : actes du colloque international, École militaire, Paris, 6-7 novembre 2008, Paris, Soteca, 2010, (ISBN 9782916385433)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la fondation maréchal Foch Dons à la fondation maréchal Foch
- Notice biographique de l'Académie française
- Discours de réception du maréchal Pétain à l'Académie française en hommage au maréchal Foch, auquel il succède au fauteuil 18
- Le 11 novembre raconté par le maréchal Foch
- Statues et Monuments Maréchal FOCH à Cassel
| Précédé par | Ferdinand Foch | Suivi par | ||
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Philippe Pétain |
- Artilleur
- Personnalité de la Première Guerre mondiale
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Général français du XXe siècle
- Maréchal de France
- Maréchal de Pologne
- Maréchal britannique
- Personnalité des Hautes-Pyrénées
- Élève de l'École polytechnique (France)
- Vice-président du Conseil Supérieur de la Guerre
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Récipiendaire de la Virtuti Militari
- Récipiendaire de l'ordre de l'Aigle blanc
- Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918
- Membre de l'ordre du mérite britannique
- Grand cordon de l'ordre de Léopold
- Chevalier grand-croix de l'ordre du Bain
- Compagnon de l'ordre du Service distingué
- Récipiendaire de l'Ordre de Saint-Georges
- Grand-croix de l'ordre Polonia Restituta
- Membre de l'Académie française
- Membre de l'Académie des sciences (France)
- Naissance en 1851
- Naissance à Tarbes
- Décès en 1929
- Décès à Paris