Camelin

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Camelin
Vue sur l'église de Camelin.
Vue sur l'église de Camelin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Vic-sur-Aisne
Intercommunalité Picardie des Châteaux
Maire
Mandat
Francis Borgne
2014-2020
Code postal 02300
Code commune 02140
Démographie
Population
municipale
455 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 32″ nord, 3° 08′ 06″ est
Altitude 73 m
Min. 52 m
Max. 162 m
Superficie 9,15 km2
Localisation

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Camelin est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Camelin est situé du côté axonais de la frontière entre l'Aisne et l'Oise, à 1 km du bourg de Blérancourt (en direction de Soissons) et trois kilomètres du village de Cuts (en direction de Noyon). Il est bâti sur une petite éminence naturelle, dont le sommet a été rehaussé pour y accueillir l'église. La distance moyenne du village avec la capitale régionale, Amiens, est d'environ 80 km, et d'environ 110 km avec Paris.

Le terrain sur lequel est bâti le village est essentiellement constitué d'argile, avec un sous-sol riche en calcaire.

Un seul cours d'eau, le ruisseau du Ponceau, affluent de l'Ailette (rivière), passe à proximité du village et en formait la limite, au Moyen Âge.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village a connu différents noms à travers les époques:

  • Camellum, pendant l'époque romaine.
  • Camelecus, en 870.
  • Cameliacum, en 907.
  • Camelium Castrum, en 917 (témoignant de la présence d'une forteresse).
  • Campus Lini, aux alentours de l'an 1000 (le nom, signifiant "champ de lin" indique un développement agricole sur le territoire).
  • Cameli, en 1205.
  • Camelin, au début du XIVe siècle.

Source: Pierre le Merre, Recueil des actes, titres et mémoires concernant le clergé de France, 1705.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du village[modifier | modifier le code]

L'histoire de Camelin remonte à l'Antiquité puisqu'il serait probable que le village tienne son nom de Camulos, le dieu de la Guerre chez les Gaulois.

À l'époque gallo-romaine, Camelin est un vicus, c'est-à-dire un petit village d'origine gauloise qui a été romanisé et qui sert de relais entre les deux grandes agglomérations de l'époque, Noyon et Soissons.

Au Moyen Âge, Camelin devient une petite seigneurie dépendante de l'abbaye Saint-Médard de Soissons.

Le 15 juin 1791, le village de Camelin fusionne avec le hameau nommé Le Fresne pour devenir Camelin-et-le-Fresne, puis simplement Camelin. Le 1er juillet 1971, Camelin fusionne avec le hameau de Marivaux et le village de Lombray pour former le village actuel de Camelin, qui regroupe ainsi quatre agglomérations.

Source: Georges Samson, Le vicus gallo-romain de Camelin, in La revue archéologique de l'Oise n°25, 1981.

Seigneurs de Camelin[modifier | modifier le code]

Le village fut une seigneurie au Moyen Âge.

Parmi les seigneurs de Camelin, on trouve :

  • Robert de Camelin, seigneur en 1160 ;
  • Eudes de Camelin, seigneur en 1189 ;
  • Pierre de Camelin, seigneur en 1205 ;
  • Nicolas de Camelin, seigneur aux alentours de 1220 ;
  • Simon de Camelin, seigneur en 1241.

Puis, à la fin du XVIe siècle, la seigneurie passe aux mains des seigneurs de Genlis jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Parmi ceux-ci, on peut citer :

  • Philippe, duc d'Halluin, seigneur en 1543 ;
  • Charles Brûlart de Genlis, seigneur le 25 août 1597.

À partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la seigneurie appartient brièvement aux seigneurs de Blérancourt, avant de devenir une commune indépendante, au moment de la Révolution Française.

En outre, la seigneurie était divisée en deux fiefs distincts :

  • le fief du Voisin, appartenant à la famille du Clozel ;
  • le fief du Fresne, appartenant à la famille du Fût.

Au début du XVIIe siècle, un procès-verbal témoigne d'un contentieux entre les deux familles pour savoir qui aurait le droit préséance dans l'église et dans toutes les processions du village.

De multiples rixes opposèrent les deux familles, jusqu'à ce qu'un des fils du seigneur Charles du Clozel soit tué en duel par le fils de Jean du Fût, en 1620.

Le contentieux fut tranché par le Parlement qui reconnut aux Clozel le droit de préséance, puisqu'étant seigneurs sur le territoire d'origine du village, tandis que la famille du Fût ne régnait que sur le hameau du « Fresne ».

Pour entériner la paix, une union entre les deux familles fut consacrée peu après, et une fête dite « du raccommodage » fut célébrée. Elle existe toujours aujourd'hui, en tant que fête du village, le weekend suivant l'Ascension.

Source: Mellevile, Dictionnaire historique généalogique et géographique du département de l'Aisne, 1857.

Source: Pierre le Merre, Recueil des actes, titres et mémoires concernant le clergé de France, 1705.

À Camelin se trouvait le château Voisin (rue du Voisin) ainsi que le château Mégret (près de l'église, en face du monument aux morts). Le "château" actuel (rue du château) est en fait une "cense" (grosse ferme).

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, le village fut occupé par l'armée allemande (présence des troupes allemandes dans la mairie, ainsi que dans plusieurs maisons, transformées en dortoirs et en bains collectifs pour l'occasion). Le village fut bombardé et sévèrement détruit durant le conflit, notamment l'église qui, perchée sur un promontoire, offre un large point de vue sur les alentours. Le village a reçu la Croix de guerre 1914-1918.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un blockhaus fut construit par les troupes allemandes (démantelé dans les années 1980) sur le point le plus haut du territoire (sur les hauteurs de Lombray) afin d'avoir un point de vue panoramique sur toute la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Azoeuf ou Azeuf[1]   maire de Lombray
mars 2001 2014 Pascal Trolard[2]    
2014[3] en cours
(au 12 mai 2014)
Francis Borgne SE Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 455 habitants, en augmentation de 2,25 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
387 632 620 657 722 680 709 700 659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
597 576 585 525 501 440 408 417 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
372 353 356 301 328 308 325 347 287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
298 297 389 402 401 424 439 446 455
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Camelin-et-le-Fresne[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Camelin-le-Fresne
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552 632 620 657 722 680 709 700 659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
597 576 585 525 501 440 408 417 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
372 353 356 301 328 308 325 347 287
1962 1968 - - - - - - -
298 297 - - - - - - -
À partir de 1793 : Habitants; À partir de 1962 : Population sans doubles comptes.
(Sources : INSEE et Cassini)

Histogramme[9]
(élaboration graphique par Wikipédia)

Lombray[modifier | modifier le code]

Avant 1971, Lombray a été une commune indépendante avec sa propre démographique.

Évolution démographique de Lombray
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
45 43 54 78 62 68 72 78 73
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
55 57 58 55 51 54 52 50 41
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
38 37 45 25 28 37 28 24 18
1962 1968 - - - - - - -
28 37 - - - - - - -
À partir de 1793 : Habitants; À partir de 1962 : Population sans doubles comptes.
(Sources : INSEE et Cassini[10])

Histogramme[11]
(élaboration graphique par Wikipédia)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Croix aux Héros de Camelin
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Camelin du XIe siècle, classée Monument historique en 1921.
  • Chapelle Saint-Roch (située sur la route de Blérancourdelle, à la sortie du village).
  • Église de Lombray (très petite, elle est considérée comme une église à cause de sa sacristie, ce qui fait d'elle la plus petite église de France).
  • Nombreux calvaires (plus d'une dizaine dont la croix Saint-Pierre : la plus éloignée du village)
  • La Croix aux Héros (d'époque inconnue mais près d'un camp Cerbin datant au moins de l'époque carolingienne, où des sarcophages en pierre ont été retrouvés). La croix (sorte de mégalithe gravé) se trouve dans le nouveau cimetière. Cette pierre est ornée de quatre têtes sur le haut du monument avec, sur toute la hauteur de la pierre, des dessins sorte de lacets ou de liens, entre-croisés. Elle est percée sur le haut (emplacement d'une croix en bois pour christianiser cette pierre). Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1925.
  • Nombreuses maisons en pierre de taille dont certaines avec, sur les toitures, des « pas de moineaux ».
  • Nombreuses fermes avec pigeonnier carré.
  • Présence d'un cimetière militaire allemand, dans un petit terrain jouxtant l'église, aujourd'hui disparu.
  • Présence d'anciennes carrières de pierre (Carrière de Camelin, carrière de Lombray, carrière de la Bucaille, carrière Nonette, carrière dite "de Jacques Rendu"), transformées en champignonnières, aujourd'hui désaffectées.
  • Présence de deux menuiseries dans le village, ainsi que d'une ancienne usine de fabrication de lampadaires, aujourd'hui désaffectée.

Particularités[modifier | modifier le code]

Le 17 février 1756 à 07h45 du matin, le village a été victime d'un tremblement de terre d'une durée de cinq minutes trente environ. L'événement a été relaté à la fin du registre d'état civil cette année-là par le curé du village. (Source: Archives départementales de l'Aisne).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1879, p223.
  2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  3. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Information sur Le Fresne sur Cassini
  9. Démographie de Camelin-le-Fresne avant sa fusion avec Lombray
  10. Information sur Lombray sur Cassini
  11. Démographie de Lombray avant sa fusion avec Camelin

Liens externes[modifier | modifier le code]