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Abbaye de Vauclair

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Abbaye de Vauclair
image de l'abbaye
Ruines de l'abbaye de Vauclair en 2005.
Nom local Vauclerc
Diocèse Laon
Patronage Notre-Dame
Numéro d'ordre (selon Janauschek) LXXVII (77)[1]
Fondation 23 mai 1134
Dissolution 1791
Abbaye-mère Clairvaux
Lignée de Clairvaux
Abbayes-filles 163 - Le Reclus (1142-1791)
396 - La Charmoye (1167-1791)
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style Art roman / Art gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1970)
Logo monument historique Classée MH (2009)[2]
Coordonnées 49° 27′ 11″ N, 3° 44′ 45″ E[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Picardie
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Commune Bouconville-Vauclair
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Vauclair
Géolocalisation sur la carte : Aisne
(Voir situation sur carte : Aisne)
Abbaye de Vauclair

L'abbaye de Vauclair (ou aussi Vauclerc) est une ancienne abbaye de moines cisterciens, située sur le territoire de la commune de Bouconville-Vauclair, dans le département de l'Aisne. Elle fut fondée en 1134 par Bernard de Clairvaux à la demande de Barthélemy de Jur, l'évêque de Laon auquel il était apparenté.

Elle fut construite à une quinzaine de kilomètres au sud de Laon dans la vallée de l'Ailette au pied du versant nord du Chemin des Dames (Aisne), sur un lieu où se trouvait déjà une église et que l'évêque céda à saint Bernard avec tous ses droits et dépendances.

L'abbaye est grandement détruite lors de la bataille du Chemin des Dames, en . Les ruines de l'abbaye font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

Ruines du colombier de Vauclair.

L'abbaye au Moyen Âge

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Le , un groupe de moines de la communauté de l'abbaye de Clairvaux avec à sa tête l'Anglais Henri Murdac, prit possession de cette nouvelle abbaye cistercienne, la quinzième fille de Clairvaux.

Située dans une vallée orientée d'est en ouest, près de la source de l'Ailette[4], saint Bernard lui donna le nom de Vauclair (Vallis clara), nom inversé de l'abbaye mère (Clara vallis). Aidée par les dons de riches familles, l'abbaye prospéra rapidement en se dotant de nombreuses terres et fermes.

En 1142, à l'initiative de saint Bernard et de Hatton, évêque de Troyes, l'abbaye Notre-Dame du Reclus, au nord de Sézanne, fut mise sous la tutelle de Vauclair[5]. En 1167, à la demande d'Henri Ier le Libéral, comte palatin de Champagne, l'abbaye de Vauclair donna naissance à l'abbaye Notre-Dame de la Charmoye[6] non loin d'Épernay.

Ayant prospéré, l'abbaye est agrandie au 13ᵉ siècle. Les vestiges actuels sont les restes de cette reconstruction[4],[7].

Pendant la guerre de Cent Ans, l'abbaye subit des dommages.

L'abbaye à l'époque moderne

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Dans la seconde moitié du XVIe siècle, pendant les Guerres de religion, l'abbaye connut des vicissitudes.[réf. nécessaire]

L'abbaye à l'époque contemporaine, suppression et ruine

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L'abbaye fut déclarée bien national, durant la Révolution française. Elle fut vendue en 1791 à des particuliers et transformée en exploitation agricole[8].

C'est durant la Première Guerre mondiale que ce qu'il restait de l'abbaye subit le plus de dommages. Sa situation géographique à proximité immédiate du Chemin des Dames a conduit à la destruction presque totale des bâtiments en 1917, lors de l'offensive Nivelle, sous les feux directs de l'artillerie[8]. Il ne reste plus aujourd'hui que des vestiges.

Architecture et description

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Les vestiges de l'abbaye

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À la suite de fouilles[9] entreprises en 1966 par le groupe Source, une association belge, sous la conduite d'un jeune jésuite belge, le père René Courtois  un amoureux de l'abbaye qui y vécut de 1966 à sa mort en 2005[10] , le site est classé monument historique en 1970[2]. L'ensemble des vestiges actuels reste cependant majestueux quand on se représente la taille des édifices détruits.

Le trésor de Vauclair

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Le vendredi , un ensemble de 3 400 pièces en argent a été découvert lors de fouilles. Continuant l'exploration, le jeudi , un second lot de plus de 800 pièces en argent est mis au jour. Ces deux lots de pièces avaient été enfouis chacun dans un sac de tissus. Les pièces trouvées ont été frappées sous différents règnes : Henri III (1574-1589), Charles X (1589-1590), Henri IV (1589-1610), Louis XIII (1610-1643), Louis XIV (1643-1715), Henri Dombes (1592-1608), Henri II de Navarre (1572-1589), Philippe II de Flandre (1555-1589), Albert et Isabelle Brabant (1598-1621), Ernest de Bavière (1581-1612), Ferdinand de Bavière (1612-1650), Charles de Lorraine (1593-1607), Maximilien 1er de Bavière (1623-1651), Philippe II d’Espagne (1556-1598), Philippe III d’Espagne (1598-1621), Philippe IV d’Espagne (1621-1665)[11].

Arboretum et jardin de plantes médicinales

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Un jardin de plantes médicinales, conçu par le père Courtois et par Odette et Fabienne Ballot, herboristes à Laon, a été aménagé et inauguré en 1976[12]. Ce jardin est considéré comme l'un des plus riches de France, avec plus de 400 espèces végétales[13],[14]. Il est géré par l'association des amis de Vauclair, depuis 2006[15].

Un arboretum (ou verger conservatoire) composé principalement de pommiers et de poiriers d'antan du nord de la France est situé à l'entrée du site. Il a été ouvert au public en 1990[16].

L'abbaye est aussi le cadre de manifestations culturelles[17].

Filiation et dépendances

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Vauclair est fille de Clairvaux et mère de Le Reclus et de La Charmoye

Liste des abbés

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En 1134, Bernard de Clairvaux confie à Henri Murdac la tâche de devenir le premier abbé de Vauclair. Il reste à la tête de cette abbaye pendant neuf ans, jusqu'en 1143[18],[19].

Le père Courtois occupe les lieux de 1966 jusqu'à sa mort en 2005. Il est enterré au centre des ruines de l'église de l'abbaye[10].

Galerie de photos

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Notes et références

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  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 125.
  2. 1 2 3 Notice no PA00115546, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Vauclair », sur cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le ).
  4. 1 2 Laurent-Henri (1863-1936) Auteur du texte Cottineau, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. 2 / par Dom L.-H. Cottineau,..., 1935-1938 (lire en ligne)
  5. Virginie Inguenaud, Christophe Wissenberg et Jacques Philippot, « Ancienne abbaye du Reclus » Accès libre, sur inventaire.grandest.fr, (consulté le )
  6. Christophe Wissenberg, Virginie Inguenaud et Jacques Philippot, « Ancienne abbaye de la Charmoye » Accès libre, sur inventaire.grandest.fr, (consulté le )
  7. « personne : Abbaye de Vauclair, Notre-Dame, abbaye O.Cist. (H) », sur Bibale (consulté le )
  8. 1 2 « Les ruines de l’Abbaye cistercienne de Vauclair | Chemin des Dames », sur www.chemindesdames.fr (consulté le )
  9. Page 390 dans Archéologie médiévale
  10. 1 2 « Médecins de la Grande Guerre - Le Belge René Courtois sauva les vestiges de l’abbaye de Vauclair, témoins muets de la bataille du Chemin des Dames », sur www.1914-1918.be (consulté le )
  11. Le Groupe « Sources » et Jean Duplessy, « Un trésor monétaire à l'Abbaye de Vauclair (Aisne) », Revue archéologique de Picardie, vol. 6, no 1, , p. 173–227 (DOI 10.3406/pica.1979.1296, lire en ligne, consulté le )
  12. « Abbaye de Vauclair Le jardin des plantes médicinales », sur philippe.tourteau.free.fr (consulté le )
  13. « JARDIN DE PLANTES MÉDICINALES DE L'ABBAYE DE VAUCLAIR - Comité des Parcs et Jardins de France », sur www.parcsetjardins.fr (consulté le )
  14. Amalia Escriva, « Mesdemoiselles », sur film-documentaire.fr, (consulté le )
  15. « Bientôt 15 ans pour les Amis de Vauclair » Accès payant, sur lunion.fr, (consulté le )
  16. « Les ruines de l’Abbaye cistercienne de Vauclair », sur chemindesdames.fr (consulté le )
  17. « Jeu de piste : "La quête de l’abbaye de Vauclair" | Journées Européennes du Patrimoine », sur journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr (consulté le )
  18. Clay, « The Early Abbots of the Yorkshire Cistercian Houses », Yorkshire Archaeological Journal, p. 16-17.
  19. (en) Janet Burton, « Murdac, Henry (d. 1153) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.

Bibliographie

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  • Guy Lanoë et Denis Muzerelle, Manuscrits datés des bibliothèques de France. 2, Laon, Saint-Quentin, Soissons. Les manuscrits de l'abbaye cistercienne de Vauclair, Paris, CNRS, , 255 p. - 160 p. de pl. (ISBN 978-2-271-07762-2).
  • Dany Sandron, Picardie gothique. Autour de Laon et Soissons. L'architecture religieuse, Paris, Éditions Picard, 2001, p. 425-432 (ISBN 2-7084-0607-8).

Articles connexes

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Liens externes

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