Guyencourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Aisne
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Aisne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Guyancourt.
Guyencourt
L'église de Guyencourt entouré du cimetière.
L'église de Guyencourt entouré du cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Guignicourt
Intercommunalité Champagne Picarde
Maire
Mandat
Béatrice Pourreau
2014-2020
Code postal 02160
Code commune 02364
Démographie
Population
municipale
213 hab. (2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 26″ Nord 3° 50′ 13″ Est / 49.3572222222, 3.83694444444
Altitude Min. 73 m – Max. 200 m
Superficie 4,2 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Voir sur la carte administrative du Nord-Pas-de-Calais-Picardie
City locator 14.svg
Guyencourt

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Guyencourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guyencourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guyencourt

Guyencourt est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Guyencourt se situe à une altitude de 110 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa superficie est de 4,3 km² (densité = 52 hab./km² en 1999). Il s'agit d'une commune rurale de l'Aisne, non loin de la Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Elle est environnée de champs et de bois. Le village est constitué de maisons tassées, groupées avec la mairie, l'église et son cimetière au centre du village. Un autre cimetière se situe à l'extérieur du village pour compenser l'ancien de l'église qui commençait à saturer. Le vieux village côtoie les nouvelles bâtisses. Peu des fermes de la commune sont encore en activité.

Odonymie

Voici le nom des rues à travers les époques :

2016 1832
Rue de Bouffignereux Inexistant
Rue du carrefour Inexistant
Rue des Comtes Idem
Place de l'église

Rue de l'église

Place du Petit Jardin

Rue de la Couture

Rue des Maréchaux Rue du Maréchal
Rue Neuve Idem
Rue Ovide Boulanger Grande Rue
Rue de la Terrière Idem
Rue Trouvelot Rue de la Dette
Rue des Saints-Denis Idem
Rue de Ventelay Inexistant

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois la commune possédait une école derrière la mairie. Aujourd'hui il n'en reste que la cour de récréation appartenant à la mairie et située à l'entrée de celle-ci. À la même époque il y avait dans la commune une petite épicerie qui faisait aussi buvette.

Le 02 mai 1844 à 8h du matin, un feu s'est déclaré dans la commune alors que la majorité des habitants étaient au marché de Roucy ou à la foire de Corbeny. L'ampleur de ce feu fut très important. Les pompiers de Roucy, Cormicy, Ventelay, Hermonville, Pontavert, Berry-au-Bac et Juvincourt aidés des habitants présents combattirent l'incendie de longues heures. Dix-sept maisons et trente bâtiments furent brûlés. Quinze familles se retrouvèrent sans abri. L'incident viendrait de braises qui auraient été mal-éteintes. Après expertise, les dégâts furent estimés à 25875 Francs. Seule une maison était assurée. L'Aisne ne disposant pas d'un bureau central pour les incendies, les habitants ne reçurent pas d'aides publiques. Le maire et le curé de Cormicy touchés par la détresse des Guyencourtois procédèrent à une récolte de fonds. Deux-cents quarante-cinq francs furent récoltés auprès des habitants de Cormicy.

Le 09 mai 1845 à 17h, un bâtiment couvert de Chaume derrière la maison de Monsieur Legros prit feu. A 19 h, le feu fut éteint, laissant trois maisons consumées. Moins d'une semaine plus tard, le 14 mai 1845 à 19h, la maison couvert de Chaume de Monsieur Moreau, résidant rue d'enfer, prit feu. Les pompiers de Roucy vinrent éteindre le feu. Deux maisons et une grange furent consumées. La thèse d'un acte malveillant fut privilégiée. À la suite de ces événements, la décision fût prise d'interdire toute nouvelle construction en toit de chaume dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Alain Tatte[1]    
2014[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Béatrice Pourreau DVD Cadre

La commune de Guyencourt appartient au canton de Guignicourt et à l'arrondissement de Laon.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 213 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 380 371 351 499 507 484 459 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460 440 406 366 350 330 300 300 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233 229 215 172 192 191 171 154 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
141 113 114 135 191 224 232 234 221
2013 - - - - - - - -
213 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Intéressant lavoir bien restauré situé à côté de la place de l'Église. La commune possède depuis quelques années un nouveau cimetière en bordure du village.

L'église

Une inscription du 16ème siécle a été apposé à l'extérieur de l'église. Il s agit d'une épitaphe qui dit : " MESSIRE JEHAN LEFEVRE PRETRE NATIF DE GUIENCOURT ESTANT AU RETOUR DE SAINT JACQUES ACCOMPAGNE DE SON PERE GUILLAUME LEFEBVRE ET GERARD SON FRERE EUX ENSEMBLE ETANT DU PAYS DU BEARN A LA PAROSSE DE LA MADELINNE DEUX LIEUX PRES DE SAINT JEAN DE PIED DE PORCQUE MESSIRE JEHAN LEFEBVRE RENDIT SON AME LE 17eme JOUR DE NOVEMBRE 1556 ETANT AU VOYAGE DE TOURRAINE A LA PAROISSE DECEME DEUX LIEU PRES DU PORC PILE RENDIT AUSSI SON AME A DIEU LE 19eme JOUR DE DECEMBRE AN ET JOUR QUE DESSUS CELUI QUI FAIT FAIRE CE PRESENT EPITAPHE GUILLAUME LEFBVRE DEMEURANT A GUIENCOURT PELERIN DE SAINT JACQUES DEPUIS SON RETOUR EN COMMEMORATION DE LUI ET DE SES DEUX FILS PRIEZ DIEU POUR LEURS AMES EN L'AN 1517 FUT PLANTE L'ARBRE AU DESSUS LA MONTAGNE"

Jusqu'au début du 20ème siècle , la statut de la sainte vierge de l'église était vénérée dans le canton. De nombreux fidèles venaient prier à l'autel de l'immaculée conception. Les fidèles déposaient en offrande à la sainte vierge des fleurs sans cesse renouvelées ainsi que des grappes de raisin lors de la saison.

Lors de la 1ère guerre mondiale, la sacristie de l'église fût pillée par les allemands.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Léopold Trouvelot, physicien et astronome. Né à Guyencourt (26 décembre 1827 - 22 avril 1895). Création de plus de 7000 illustrations astronomiques. Il s'illustrera surtout en important (involontairement) la mite gypsy aux États-Unis. Après cet incident, Trouvelot semble perdre tout intérêt pour l'entomologie et se tourne vers l'astronomie. En l'occurrence, il trouve un bon moyen d'utiliser ses talents d'artiste en illustrant ses observations. Joseph Witok, alors directeur du Harvard College Observatory l'inclut dans son équipe en 1872 après avoir remarqué la qualité de ses illustrations. En 1875, Trouvelot se voit confier l'utilisation de la lunette astronomique de 66 centimètres de l'observatoire naval des États-Unis pour une durée d'un an. Tout au long de sa vie, il produira plus de 7 000 illustrations astronomiques. Il est particulièrement attiré par l'étude du Soleil, à la surface duquel il détectera des « taches voilées » en 1875. À part ses illustrations, il publiera également une cinquantaine d'articles scientifiques. En 1882, Trouvelot retourne en France et rejoint l'observatoire de Meudon. Il dessinera notamment des cratères lunaires et la planète Saturne. Il aura porté le dessin astronomique au sommet de son art. Aujourd'hui une rue de Guyencourt porte son nom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 26 juillet 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.