Guyencourt

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Guyencourt
Guyencourt
L'église de Guyencourt entourée du cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Guignicourt
Intercommunalité Champagne Picarde
Maire
Mandat
Didier Lachambre
2016-2020
Code postal 02160
Code commune 02364
Démographie
Gentilé Guyencourtois, Guyencourtoises
Population
municipale
238 hab. (2015 en augmentation de 5,78 % par rapport à 2010)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 26″ nord, 3° 50′ 13″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 200 m
Superficie 4,2 km2
Localisation

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Guyencourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Guyencourt se situe à une altitude de 110 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa superficie est de 4,3 km2 (densité = 52 hab./km2 en 1999). Il s'agit d'une commune rurale de l'Aisne, non loin de la région Grand Est. Elle est environnée de champs et de bois. Le village est constitué de maisons tassées, groupées avec la mairie, l'église et son cimetière au centre du village. Un autre cimetière se situe à l'extérieur du village pour compenser l'ancien de l'église qui commençait à saturer. Le vieux village côtoie les nouvelles bâtisses. Peu des fermes de la commune sont encore en activité.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Roucy Bouffignereux Rose des vents
N Bouvancourt
Marne
O    Guyencourt    E
S
Ventelay
Marne
Bouvancourt
Marne
Bouvancourt
Marne

Odonymie

Voici le nom des rues à travers les époques :

2016 1832
Rue de Bouffignereux Inexistant
Rue du carrefour Inexistant
Rue des Comtes Idem
Place de l'église

Rue de l'église

Place du Petit Jardin

Rue de la Couture

Rue des Maréchaux Rue du Maréchal
Rue Neuve Idem
Rue Ovide Boulanger Grande Rue
Rue de la Terrière Idem
Rue Trouvelot Rue de la Dette
Rue des Saints-Denis Idem
Rue de Ventelay Inexistant

Histoire[modifier | modifier le code]

Une nécropole mérovingienne a été trouvée à Moitié-Aval, vingt-cinq sépultures avec scramasaxes, vases... Autrefois la commune possédait une école derrière la mairie. Aujourd'hui il n'en reste que la cour de récréation appartenant à la mairie et située à l'entrée de celle-ci. À la même époque il y avait dans la commune une petite épicerie qui faisait aussi buvette.

Le 2 mai 1844 à 8 h du matin, un feu s'est déclaré dans la commune alors que la majorité des habitants étaient au marché de Roucy ou à la foire de Corbeny. L'ampleur de ce feu fut très importante. Les pompiers de Roucy, Cormicy, Ventelay, Hermonville, Pontavert, Berry-au-Bac et Juvincourt aidés des habitants présents combattirent l'incendie de longues heures. Dix-sept maisons et trente bâtiments furent brûlés. Quinze familles se retrouvèrent sans abri. L'incident viendrait de braises qui auraient été mal éteintes. Après expertise, les dégâts furent estimés à 25 875 francs. Seule une maison était assurée. L'Aisne ne disposant pas d'un bureau central pour les incendies, les habitants ne reçurent pas d'aides publiques. Le maire et le curé de Cormicy touchés par la détresse des Guyencourtois procédèrent à une récolte de fonds. Deux-cent quarante-cinq francs furent récoltés auprès des habitants de Cormicy.

Le 9 mai 1845 à 17 h, un bâtiment couvert de chaume derrière la maison de monsieur Legros prit feu. À 19 h, le feu fut éteint, laissant trois maisons consumées. Moins d'une semaine plus tard, le 14 mai 1845 à 19 h, la maison couverte de chaume de monsieur Moreau, résidant rue d'Enfer, prit feu. Les pompiers de Roucy vinrent éteindre le feu. Deux maisons et une grange furent consumées. La thèse d'un acte malveillant fut privilégiée. À la suite de ces événements, la décision fut prise d'interdire toute nouvelle construction en toit de chaume dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Alain Tatte[1]    
2014[2] [3],[4],[5] Béatrice Pourreau DVD  
[3],[4],[5] novembre 2016 Délégation spéciale    
novembre 2016 en cours
(au 4 février 2017)
Didier Lachambre[6]    

La commune de Guyencourt appartient au canton de Guignicourt et à l'arrondissement de Laon.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 238 habitants[Note 1], en augmentation de 5,78 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348380371351499507484459455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460440406366350330300300258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233229215172192191171154150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
141113114135191224232221238
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Intéressant lavoir bien restauré situé à côté de la place de l'Église. La commune possède depuis quelques années un nouveau cimetière en bordure du village.

L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.

Une inscription du XVIe siècle a été apposée à l'extérieur de l'église. Il s'agit d'une épitaphe qui dit : « MESSIRE JEHAN LEFEVRE PRETRE NATIF DE GUIENCOURT ESTANT AU RETOUR DE SAINT JACQUES ACCOMPAGNE DE SON PERE GUILLAUME LEFEBVRE ET GERARD SON FRERE EUX ENSEMBLE ETANT DU PAYS DU BEARN A LA PAROSSE DE LA MADELINNE DEUX LIEUX PRES DE SAINT JEAN DE PIED DE PORCQUE MESSIRE JEHAN LEFEBVRE RENDIT SON AME LE 17eme JOUR DE NOVEMBRE 1556 ETANT AU VOYAGE DE TOURRAINE A LA PAROISSE DECEME DEUX LIEU PRES DU PORC PILE RENDIT AUSSI SON AME A DIEU LE 19eme JOUR DE DECEMBRE AN ET JOUR QUE DESSUS CELUI QUI FAIT FAIRE CE PRESENT EPITAPHE GUILLAUME LEFBVRE DEMEURANT A GUIENCOURT PELERIN DE SAINT JACQUES DEPUIS SON RETOUR EN COMMEMORATION DE LUI ET DE SES DEUX FILS PRIEZ DIEU POUR LEURS AMES EN L'AN 1517 FUT PLANTE L'ARBRE AU DESSUS LA MONTAGNE ».

Jusqu'au début du XXe siècle, la statue de la sainte Vierge de l'église était vénérée dans le canton. De nombreux fidèles venaient prier à l'autel de l'Immaculée Conception. Les fidèles déposaient en offrande à la sainte Vierge des fleurs sans cesse renouvelées ainsi que des grappes de raisin lors de la saison.

Lors de la Première Guerre mondiale, la sacristie de l'église fut pillée par des soldats allemands.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léopold Trouvelot, physicien et astronome. Né à Guyencourt (26 décembre 1827 - 22 avril 1895).
Il s'illustrera surtout en important (involontairement) la mite gypsy aux États-Unis.
Après cet incident, Trouvelot semble perdre tout intérêt pour l'entomologie et se tourne vers l'astronomie. En l'occurrence, il trouve un bon moyen d'utiliser ses talents d'artiste en illustrant ses observations.
Joseph Witok, alors directeur du Harvard College Observatory l'inclut dans son équipe en 1872 après avoir remarqué la qualité de ses illustrations. En 1875, Trouvelot se voit confier l'utilisation de la lunette astronomique de 66 centimètres de l'observatoire naval des États-Unis pour une durée d'un an. Tout au long de sa vie, il produira plus de 7 000 illustrations astronomiques. Il est particulièrement attiré par l'étude du Soleil, à la surface duquel il détectera des « taches voilées » en 1875. À part ses illustrations, il publiera également une cinquantaine d'articles scientifiques. En 1882, Trouvelot retourne en France et rejoint l'observatoire de Meudon.
Il dessinera notamment des cratères lunaires et la planète Saturne. Il aura porté le dessin astronomique au sommet de son art.

A notre époque, une rue de Guyencourt porte son nom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  3. a et b Décret du 8 septembre 2016 portant dissolution du conseil municipal de la commune de Guyencourt (Aisne) , publié au JORF du .
  4. a et b Jennifer Alberts, « Le conseil municipal de Guyencourt (02) dissout par le Conseil des ministres », France 3 Picardie,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Manessa Terrien, « Aisne: le conseil municipal de Guyencourt dissous par le Conseil des ministres », L'Ardennais,‎ (lire en ligne)
  6. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 février 2017)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.