Pierremande

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Pierremande
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Coucy-le-Château-Auffrique
Intercommunalité Communauté de communes Chauny-Tergnier
Maire
Mandat
Dominique Tyberghein
2014-2020
Code postal 02300
Code commune 02599
Démographie
Population
municipale
273 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 20″ N 3° 15′ 04″ E / 49.5722222222, 3.25111111111 ()49° 34′ 20″ Nord 3° 15′ 04″ Est / 49.5722222222, 3.25111111111 ()  
Altitude 67 m (min. : 42 m) (max. : 80 m)
Superficie 7,57 km2
Localisation

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Pierremande est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de l'ancien Laonnois, bâti dans une plaine basse, à 35 kilomètres à l'ouest de Laon, autrefois à l'intendance de Soissons, du bailliage de Coucy, élection et diocèse de Laon, aujourd'hui du canton de Coucy, arrondissement de Laon.

L'Aunois, petit ruisseau qui a sa source dans la basse forêt de Coucy, territoire de Barizis, traverse au nord-ouest le territoire de Pierremande, se jette dans la rivière d'Ailette à Champs. Il n'alimente aucune usine. Son parcours est de 7 500 mètres.

Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La ferme de Saint-Amand : aujourd'hui détruite, elle était située dans l'intérieur du village, près de l'église et appartenait à la prévôté de Barizis.

Les lieux-dits principaux sont : les Loges - la Mare Bacquette - la Marlière - le Pré des Moutiers - le Champ du Seigneur - la Viéville - la Cave - le Champ Saint-Martin - la Haute Borne - le Loup pendu - la Tombe - le Jardin riant - le Bosquet Notre-Dame - le Paissy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté dès 867 sous la forme latinisée Petramantula, Petremantula en 906, Petramanda en 1089, Perremanda en 1158, Pierre Mande en 1174, Petramanda en 1178[1], Piermande puis Pierremande (registres à partir de 1675)[2].

En fait, il s'agit d'un toponyme celtique (gaulois) composé de petru, « quatre » (cf. breton pevar) et de mantalon « chemin, voie, route »[3], d'où sa signification globale de « quatre routes », c'est-à-dire « carrefour »[4].

Homonymie avec Petromantalum, lieu attesté dans l'Itinéraire d'Antonin identifié à Saint-Clair-sur-Epte[5].

L'élément petru- se retrouve dans les Petrocorii « les quatre armées », peuple gaulois qui a laissé son nom à Périgueux et au Périgord. Mantal / mantol est contenu dans Manthes, Manthelon, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Pierremande est très ancien, on pense qu'il fut l'un des villages donnés au 7° siècle, en 661, avec Barisis, par le roi Chilpéric à l'abbaye de Saint-Amand, avec ses douze bonniers de terre, ses quatre serfs et une mense seigneuriale, dotée elle-même de vingt deux menses d'ingénus. Rétrocédé en 664 à l'abbaye de Vallers, en 867, l'autel de l'église Saint-Martin appartenait au prieuré de Barisis avec sa dote.

Culture en 1760 : 5 charrues, 20 arpents de prés, 15 arpents de bois.

Population : en 1760, 187 habitants (45 feux) ; en 1800, 309 habitants ; en 1818, 287 habitants ; en 1836, 332 habitants ; en 1856, 294 habitants ; en 1686, 302 habitants.

On désignait autrefois les habitants de ce pays sous le nom de Crapauds de Pierremande, l'humidité de ses prés et la grande quantité de mares ont probablement été la cause de cette appellation[6].

L'église paroissiale est sous le vocable de Saint-Martin.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune de Pierremande est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 17 octobre 1920, «a été réduite à l'état de ruines glorieuses au cours des combats opiniâtres qui ont immortalisé son nom, faisant preuve, dans l'adversité des plus belles qualités de courage et d'abnégation. a dignement mérité de la patrie»

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Jean Marie Delatte (1736-1794)    
1795 après 1805 Charles Louis Decroix    
avant 1825 1840 François Guilbert (1791-1854)    
1840 1843 Pierre Louis Honoré Nouvian (1806-1886)    
1843 1852 François Guilbert (1791-1854)    
1852 1884 Pierre Louis Honoré Nouvian (1806-1886)    
1884 1892 Charles Césaire Médard Lefevre (1838- )    
1892 mai 1912 Jules Aimable Jean Marie Lefevre (1844- )    
mai 1912 1917 Vincent Louis Bleuet (1874- )    
1917 mai 1925 Virgile Blanchard (1870-1943)    
mai 1925 1927 Prosper Céleste Nocq (1878- )    
intérim mai 1929 Vincent Louis Bleuet, Adjoint    
mai 1929 mai 1943 (révocation) André Lefevre    
mai 1943 mai 1945 Jean Auguste Cambrai    
mai 1945 1947 Marcel Turgy    
intérim oct.1947 Amand Guilbert, Adjoint    
décembre 1947 21 déc. 1956 Louis Coignoux (1887-1956)    
intérim déc. 1948 mai 1951 Léon Auguste Lainey, Adjoint    
intérim déc. 1956 mai 1957 Germain Debrulle, Adjoint    
mai 1957 mars 1989 Germain Debrulle    
avril 1989 5 oct. 1996 Jacques Alexis Martin ( -1996)    
nov. 1996 2006 (révocation) Jacques Pinckers    
2006 mars 2008 Christian Michalski    
mars 2008 mars 2014 Francis Martin    
mars 2014 mars 2020 Dominique Tyberghien    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 273 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
228 309 272 287 288 332 325 315 315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
294 304 303 302 316 287 285 293 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301 274 242 116 190 195 183 194 210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
237 274 270 278 261 260 266 271 276
2011 - - - - - - - -
273 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les cloches de Pierremande

Des trois cloches que l'église de Pierremande possédait, la Révolution n'avait laissé que la plus petite qui ne pesait que 59 livres. Elle était cassée depuis plusieurs années lorsqu'enfin le Conseil municipal, réuni en session le 13 mai 1830, décida de la faire refondre et d'en doubler le poids afin qu'on put l'entendre jusqu'aux extrémités de la commune. Et il vota, à cet effet, un crédit de deux cent cinquante francs. Cette somme ne fut pas suffisante et le Conseil, dans sa séance du 15 mai 1831, ajouta un supplément de quatre vingt six francs, pour compléter le paiement de la nouvelle cloche. Elle mesurait 72 centimètres de diamètre sur 58 centimètre de hauteur et portait l'inscription suivante : L'an 1830, j'ai été bénite par M. Boileau, Doyen de Coucy le Château, assisté de M. Louis Constant Trévenart, desservant de Bichancourt et je suis nommée Adélaïde, par M. François Nouvian et Dame Adèle Guilbert, parrain et marraine. Nouvian Pierre Louis et Guilbert Jean-Charles, Mansart Pierre, Naltier Etienne, tous marguilliers* responsables de la commune de Pierremande. Et dans un petit écusson : "Florentin Cavillier à Carrépuis"

Les Cavillier de Carrépuis : Cette famille a produit de 1548 (Roger) à 1924 (Xavier) une trentaine de maîtres fondeurs.

*Marguillier : laïc chargé de l'administration des biens de la paroisse, de veiller à l'entretien de l'église et tenir le registre paroissial

Cette rescapée de la Révolution fut fondue par les Allemands lors de la guerre 14-18.

Le cimetière autour de l'église étant saturé, un nouvel emplacement est décidé à partir de 1907. Des terrains sont achetés à la sortie du village en direction du bac d'Arblincourt. Malheureusement, les bombardements de la Première Guerre mondiale ont raison de l'église et de magnifiques tombes sont dévastées.

Personnages de la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Carlot, né le 23 février 1760 à Marest-Dampcourt (02), fils de Pierre Carlot, Bourlier et de Marguerite Formentin[10],[11].Il entra au service le 23 juin 1778 comme cavalier au régiment du Roi et quitta ce corps par congé de grâce le 24 mai 1786. Engagé le 10 avril 1787 dans le Régiment de Dragons colonel-général (5e de l'arme en 1791), fait brigadier le 3 mai 1790, maréchal des logis le 3 mai 1791, maréchal des logis-chef le 1er mai 1792, il passa dans le 6e Régiment de Hussards avec le grade de sous-lieutenant le 20 avril 1793. Il servit de 1792 à l'an III à l'Armée du Nord, il fut admis à la retraite le 26 pluviôse. Nommé membre de la Légion d'honneur le 25 prairial suivant, il est mort à Pierremande le 13 juin 1826 à l'âge de 66 ans. Son acte de décès[12] nous informe qu'il était l'époux de Marie Louise Marguerite Prévot, propriétaire. On trouve la trace de 3 enfants : Louis, né le 17 février 1802 à Saarlouis, Maréchal des logis au 7e Régiment des Cuirassiers de Saarlouis, un second fils, Charles Auguste, né à Pierremande le 12 août 1807 et une fille, Marie Adélaïde, née à Pierremande le 18 octobre 1809, couturière.
  • Louis Jean Marie Deullin, curé titulaire de Pierremande de mai 1783 au 18 décembre 1792, jour du retrait du registre paroissial par les Révolutionnaires. À partir de fin 1799, Il devient officier d'état civil puis adjoint au maire de Pierremande jusqu'en 1802. Il reprend ensuite son ministère car de 1811 à 1824, il est cité comme curé de Sinceny desservant Bichancourt. Il décède à Sinceny (Autreville) le 13 janvier 1827.
  • Oscar Léon Deleu, né le 5 décembre 1896 à Zillebeke en Belgique, décédé le 30 juillet 1970. Pierremandois d'adoption depuis son mariage avec une villageoise, Valérie Leblanc, le 3 septembre 1921, réfractaire STO ainsi que son fils Léon, il fut naturalisé français suite à une active participation à la résistance française au cours de la dernière guerre mondiale.
  • Henriette Guilbert, née le 5 avril 1909, centenaire fêtée par tout le village invité à la salle polyvalente de la commune[13],[14].

Dans les actes civils de la commune, on découvre une autre centenaire : Marguerite Dupin, veuve de Jean Oudin, cultivateur de Pierremande, décédée le 13 prairial de l'an 7 (1er juin 1799) à 23h00 à l'âge honorable de 102 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1., Librairie Droz 1990 p. 142.
  2. Dictionnaire historique du département de l'Aisne (1865)
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance,‎ 2003, p. 215
  4. ibid., p. 215.
  5. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jds_0021-8103_1976_num_1_1_1332
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5831522c/f149.image.r=pierremande.langFR
  7. source : registres d'état civil
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. acte de naissance
  11. les fastes de la légion d'honneur
  12. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408861x/f345.image.r=pierremande.langFR
  13. http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/pierremande-henriette-guilbert-fete-ses-100-ans
  14. http://www.aisnenouvelle.fr/index.php/cms/13/article/278320/Henriette_fete_ses_100_ans