Bruyères-et-Montbérault

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Bruyères-et-Montbérault
Bruyères-et-Montbérault
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Laon
Maire
Mandat
Marie-Pierre Tokarski
2017-2020
Code postal 02860
Code commune 02128
Démographie
Gentilé Bruyérois(es)
Population
municipale
1 532 hab. (2017 en diminution de 2,42 % par rapport à 2012)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 31″ nord, 3° 39′ 51″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 199 m
Superficie 11,61 km2
Élections
Départementales Canton de Laon-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bruyères-et-Montbérault
Liens
Site web bruyeres-et-montberault.fr

Bruyères-et-Montbérault[1] est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bruyérois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bruyères-et-Montbérault se situe au centre du département de l'Aisne.

La commune se trouve à 5,6 km au sud-est de la ville préfecture, Laon[3], à 106,7 km au sud-est de la capitale régionale, Amiens[4], à 39,8 km au nord-ouest de Reims[5], et à 120,9 km au nord-est de la capitale, Paris[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bruyères-et-Montbérault
Laon Laon, Athies-sous-Laon Parfondru
Vorges Bruyères-et-Montbérault Chérêt
Presles-et-Thierny Monthenault, Chamouille Martigny-Courpierre

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village a porté le nom de Brueriensis-Pagi[Quand ?] et regroupait les hameaux de Chéret, Chérégel, Vorges ou Valbon[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, la ville est un doyenné de l’évêché de Laon.

En 1130, la ville devient une commune libre[Note 1] [réf. nécessaire] par une charte d'affranchissement du roi Louis VI le Gros.

L'église bâtie de robuste façon est aussi partie de la fortification de la ville qui a alors trois portes. Ce Petit-fort est ensuite agrandi pour entourer toute la ville en 1350 de ses huit tours et trois portes.

Au cours de la guerre de Cent Ans, les Anglais ont pris la ville lors des chevauchées de 1358, 1359 et de 1373.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le , quatre cents huguenots allemands prennent la ville[réf. nécessaire], brûlent l'église dont la nef s'effondre sur le doyen[réf. nécessaire]. Les habitants réfugiés dans les caves du Mont-Pigeon sont massacrés. Lors de la Huitième guerre de religion, des ligueurs ravagent le Laonnois et prennet Bruyères en 1587. Puis en 1652 avec la Fronde, les Espagnols font de même.

Entre 1795 et 1800, Bruyères absorbe Montbérault[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville est fortement endommagée et perd une grande partie de ses archives municipales et paroissiales.

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[9] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [10].

Le , veille de la bataille de Montcornet, le colonel de Gaulle dort dans la commune, comme le rappelle une plaque figurant sur la façade de la maison dans laquelle il passa la nuit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la Première circonscription de l'Aisne.

Après avoir été chef-lieu de canton de 1793 à 1801, elle est rattachée jusqu'en 1973 au canton de Laon, année où celui-ci est scindé, et la commune rattachée au canton de Laon-Sud [8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Laon-2

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Laonnois, créée fin 1992. Celle-ci se transforme en communauté d'agglomération le et prend sa dénomination actuelle de communauté d'agglomération du Pays de Laon. .

Administration locale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre à 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de dix-neuf[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1831 1855 Jean Pierre Petit    
1855 1873 Jean François Housset    
1873 après 1879 Édouard Aristide Housset[12]    
1890 1892 Louis-Ange Desharbes    
1892 ? Charles Devauchelle    
1912 1920 Gustave Pouillart    
1920 juin 1924 (démission) Arthur Guillaumme    
1924   Albert Payen fait fonction    
19 juillet 1924 1929 Albert Payen    
1929 1937 (décès) Arthur Bette Armand    
1937 1940 (décès) Arthur Guillaume    
1940   Armand Noulet (intérim, Gaston Vandorme fait fonction de maire)    
1944 1945 Gaston Vandorme est maintenu dans ses fonctions.    
18 mai 1945 1946 Paul Riquet    
1946 1948 Albert Constant    
1948 1950 démission le 2 octobre) Paul Gleize    
1950 1955 René Giordani    
1955 1967 (décès le 17 août) Gaston Vandorme    
1967 1977 Norbert Chaila    
1977 janvier 2017[13] Gérard Dorel PS Retraité de l'enseignement
Vice-président de la Com de Com du Laonnois (2008 → 2014)
Démissionnaire
janvier 2017[14] En cours
(au 17 janvier 2020[15])
Marie-Pierre Tokarski   Secrétaire-rédactrice à la Banque de France
Conseillère communautaire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2017, la commune comptait 1 532 habitants[Note 2], en diminution de 2,42 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0001 0371 0431 0671 2051 1681 1951 1261 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0891 0731 0281 0461 018975995983944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
957894946675873902869918926
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0301 0731 1081 2691 4101 5121 5521 5761 532
2017 - - - - - - - -
1 532--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire de Bruyères-et-Montbérault.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de Bruyères-et-Montbérault.
  • La batterie de Bruyères, construite entre 1878 et 1882, faisait partie du système Séré de Rivières. Elle participait à la seconde ligne de fortification et défendait Laon. Elle est entretenue par une association[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles-Louis Thérémin d'Hame (1806-1870)[21], général français inhumé dans la commune, défenseur de la forteresse de Laon en 1870.
  • Arsène Houssaye, écrivain, y est né le .
  • Fernand Pinal (1881-1958), artiste peintre, y est né. Entre autres musées, ceux de Laon, Meaux et Château-Thierry conservent de ses œuvres.
  • Charles Charpentier, poète et historien, y est né en 1855.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À ce sujet, Eugène de Mirecourt a écrit dans la biographie qu'il a consacrée à Arsène Houssaye : "Bruyères exerçait le droit de haute et basse justice. On y condamnait à mort. Depuis des siècles, elle restait parfaitement indépendante derrière ses tours et ses remparts, ne subissant le joug d'aucun seigneur, et bravant tous les châteaux voisins. Abeilard y demeura longtemps. Tous les matins, il allait à Laon pour tenir son école, et il revenait le soir à Bruyères".
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté le 25 novembre 2013).
  2. David Malescourt, « Aisne > Bruyères-et-Montbérault (02860) », sur le site habitants.fr d'une société commerciale (consulté le 25 novembre 2013).
  3. « Orthodromie entre Bruyères-et-Montbérault et Laon », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 novembre 2013).
  4. « Orthodromie entre Bruyères-et-Montbérault et Amiens », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 novembre 2013).
  5. « Orthodromie entre Bruyères-et-Montbérault et Reims », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 novembre 2013).
  6. « Orthodromie entre Bruyères-et-Montbérault et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 novembre 2013).
  7. Charles Charpentier, Bruyères-et-Monbérault, l'église Notre-Dame, Matot-Braine, Reims, 1933
  8. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  10. Journal officiel du 24 octobre 1920, p. 16440.
  11. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  12. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1879, p244.
  13. « Gérard Dorel, le maire de Bruyère-et-Montbérault, a décidé de passer la main », sur L'Union, (consulté le 29 juin 2017)
  14. « Passage de relais à la Mairie de Bruyères », sur www.bruyeres-et-montberault.fr (consulté le 29 juin 2017)
  15. « La maire de Bruyères-et-Montbérault en lice pour un second mandat : Bruyères-et-Montbérault Après avoir succédé au maire Gérard Dorel pour un demi-mandat qu’elle a entamé le 31 janvier 2017, Marie-Pierre Tokarski a décidé de continuer. », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le 21 janvier 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. Notice no PA00115559, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 25 novembre 2013.
  20. La batterie de Bruyères
  21. « Charles-Louis Thérémin d'Hame », base Léonore, ministère français de la Culture.